Ma vie parisienne – 143 – Danseuse rose et Festival America bis

dsc_1359Tiens… le 11 septembre.  15 ans aujourd’hui.  Je n’aurais jamais pensé vivre un événement dont je me souviendrais exactement des détails, de l’endroit où j’étais, de qui était là, plus de 15 ans après.  Bref, pour le festival América, c’est particulier.  Mon frère et ma belle sœur prennent aussi l’avion ce soir.  Ils ont bien choisi leur date!  Mais j’ai super hâte de les voir!  Ca fait quand même 5 mois!

 

Je dois rejoindre Delphine à 11h et je suis PRESQUE  à l’heure.  Je bouquine tranquillement dans le métro depuis 8 stations quand je lève les yeux.  Qui vois-je?  Delphine!  On avait trouvé le moyen de passer tout le trajet dans le même train, l’une en face de l’autre, sans se voir.  Passionnant, les bouquins, hein!

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On trottine doucement vers le site, moi avec ma hanche qui déconne (je SAVAIS vendredi soir que j’aurais dû arrêter de danser) et elle avec son genou qui semble lui faire des misères, pour rejoindre Martine qui nous attend au café des libraires pour une rencontre sous le thème de « trois femmes puissantes ».   On y retrouve l’auteur de Stella Stark, de Ruby ainsi qu’une auteure qui traite d’une femme indienne qui vit à NY.    Des femmes, certes, mais des femmes aux destins variés, qui réussissent à avoir un impact sur les gens qu’ils rencontrent.  Delphine a lu et a beaucoup aimé.  Je n’ai rien lu, of course, vu que je n’ai rien lu de l’été!  Ceci dit, le discours de l’auteur de Ruby est fort intéressant, alors qu’elle nous explique qu’au départ, elle n’aimait pas ce personnage.  Ça donne envie de voir le comment du pourquoi.

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Seul bémol, le libraire était super passionné… et parlait plus que les invités.  J’ai aussi dû me boucher les oreilles à plusieurs reprises pour ne pas être spoilée.  Dommage.

 

Comme je dois rejoindre Cécile Chi-Chi à 15h30 à l’autre bout de Paris, je n’ai le temps que pour une dernière petite conférence, et c’est celle sur la Nouvelle-Orléans avec, entre autres, Joseph Boyden.  Né au Canada, il habite la Nouvelle-Orléans depuis plusieurs années et considère cette ville comme son chez lui. dsc_1353

 

Leur discours donne envie de visiter la ville, avec ses quartiers si distincts les uns des autres et ses changements profonds subis depuis Katrina, qui a laissé une marque dans les imaginations collectives.  C’est une ville aux identités multiples, qui se rassemblent rarement, sauf après l’ouragan, pour réclamer l’arrêt de la violence.  C’était le bordel, comme ils disent.  La National Guard avait été envoyée par Busch en Irak et du tout, il ne restait presque personne… les parachutistes ont fait ce qu’ils ont pu, ce qui n’était manifestement pas la bonne chose.

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Les auteurs racontent qu’ils ont déjà vu une pieuvre émerger des égoûts tellement l’eau est proche et que les inondations sont fréquentes.  Ils ont déjà vu des cercueils flotter.  De plus, après la catastrophe de BP oils, rien n’est fait.  Lobby, corruption… bref, tout n’est pas rose mais la ville est très très vivante.

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(Non, le mec ne dort pas… au contraire!)

On parle aussi de jazz, avec ses syncopes africaines.  Beaucoup d’instruments avaient été laissés pas l’armée, ce qui a permis la propagation de ces rythmes.  À cette époque, les noirs libres auraient été déclassés suite à l’abolition de l’esclavage et assimilés, ce qui a dû être fort difficile à gérer.  Mais bon, ils en ont parlé très rapidement et je ne suis pas certaine de l’exactitude du truc.

 

Est-ce que ça paraît que ça m’a intéressée?

 

Et le mieux?  Miss Delphine, qui ose tout, est allée voir Joseph Boyden pour lui dire qu’il y avait une collègue canadienne qui le trouvait trop beau et qui voulait une photo.   J’étais over gênée… mais j’avoue, ravie.  JE suis rouge tomate sur la photo!  Et Martine est jalouse!

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(‘aime pas mes bras.  C’est dit)boyden-2

 

Comme il me reste une petite demi-heure, je vais assister à une moitié de conférence, celle sur la jeunesse américaine, avec DViolante, une commentatrice du blog depuis des années!  C’était très chouette de la rencontrer, après tout ce temps.  Ceci dit, je dois quitter avant la fin et il y a un trafic fou dans la salle (magnifique, en fait… dommage, les photos ne donnent rien).  La conférence est sur la jeunesse américaine avec Meg Wolitzer, Molly Prentiss et l’auteur de City on Fire, qui m’a vendu son livre en me disant qu’il avait créé tout un monde, un peu comme Dickens!  I’m in!  Ceci dit, « The interestings » fera partie de me sprochaines lectures.

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(Je trippe sur le plafond!)dsc_1358

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Hop, on se dépêche un peu pour retrouver Cécile, qui doit me remettre mon tableau, ma danseuse rose que je suis raaaavie d’avoir.  Je suis amoureuse de cette toile, pleine de mouvement et dans laquelle on entend les rythmes flamencos.  On prend un coca à une terrasse du 12e et on marche jusqu’aux invalides, que je vois pour la première fois de face.  L’arrivée est vraiment jolie, par cette avenue.

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Petite visite à l’église de Cécile, assez nouvelle, mais que Cécile aime beaucoup.

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Je reviens à pieds, sur le bord de la Seine et en profitant du beau temps.  J’ai l’impression que je vais devoir faire une provision!  Paris, ville d’adoption!

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Ce soir, je suis super spring!  Je sais que JF est parti, il va arriver à 8h demain matin et je ne me peux plus.  Limite que je vais aller les chercher à l’aéroport pour les voir plus tôt.  Et pour leur épargner le bordel du RER à moitié morts et en plein jetlag!  Le champagne est au frais… ils sont attendus!

 

À bientôt!

2 Commentaires

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  1. J’y étais à la conférence sur la jeunesse américaine, je ne t’ai pas vu entrer… ni sortir ! C’est vrai que la salle était très belle !

    1. Ouf, j’ai été plus discrète que je ne le pensais!

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