Une affection rare – Catherine Lemieux

Le pourquoi du comment

Parce que le roman est en lice pour le Prix des libraires du Québec.

C’est quoi, cette histoire?

Un jour, au tournant du siècle, Anna rencontre Sarah. Les deux jeunes filles sont malheureuses et se révoltent contre ce qui fait leur vie et contre la ville de Québec en général. Ville moyenne, avec des gens moyens qui ont des idées moyennes. L’amitié sera intense, fulgurante, mais deviendra aussi fort malsaine…

Mon avis

J’étais certaine que j’adorerais ce roman. J’aime beaucoup les grands bouleversements de l’adolescence, ses contradictions et ses superlatifs. Pourtant, si j’ai apprécié certains aspects du roman, j’en ressors avec l’impression d’être passée à côté du propos, de ne pas avoir tout compris.

En fait, je suis restée fort extérieure au récit, que j’avais l’impression de regarder de loin, sans la vivre. Pourtant, les sentiments qui sont décrits sont puissants, hors-norme et dépassent la raison. Ces amitiés amoureuses de l’adolescence me fascinent mais dans ce cas précis, je ne me suis pas sentie concernée et il m’a semblé anecdotique, ce qui est tout de même fort dommage dans ce type de récit.

Il y a aussi un rapport à la natation et à la maladie, des algues qui attaquent les poumons, des paragraphes sans ponctuation qui sont certes remplis d’images assez percutantes… mais je n’ai juste pas saisi le lien entre ces parties et l’histoire. Peut-être que si j’avais mieux cerné le propos, j’aurais mieux compris l’objectif, le « pourquoi » de ce roman.

J’ai l’air négative, je sais… mais bizarrement, je relirai l’auteure avec plaisir. Il y a quelque chose, un côté malsain et sombre qui me rejoint (ouais, je suis une fille comme ça, j’aime les cerveaux étranges… dans les romans). C’est prometteur!

(4 commentaires)

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  1. Qui n’aime pas, parfois, ce côté malsain d’une lecture ? A petites doses.

    1. Voilà, à petites doses, et en fiction, c’est même un peu fascinant.

  2. Ton billet donne envie ! 🙂

    1. Le début est un peu difficile à aborder mais par la suite, ça m’a plu.

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