The Poppy War – R.F. Kuang

Le pourquoi du comment

Parce que mai est le mois de la fantasy et que j’avais celui-ci depuis un moment. Et bon, la guerre sino-japonaise, ça me parle. Et c’était bien! Très bien!

C’est quoi, cette histoire?

Rin est orpheline de guerre. Elle a été élevée par un couple de fournisseurs d’opium violents et qui veulent la marier à un homme de plusieurs fois son âge. Pour elle, une seule solution, passer le Keju, le test qui lui permettra d’intégrer l’école supérieure.

Difficile de parler de vous donner envie (parce que j’ai envie de vous donner envie) (je sais, ça fait beaucoup de « envie ») sans en dire un peu plus. Je vous dirai donc que ça va fonctionner et que Rin va entrer dans l’école la plus prestigieuse. Et oui, elle sera un peu spéciale. Oui, je sais, je sais, on a déjà vu ça. Mais il y a autre chose. Le roman se divise en deux parties bien distinctes: l’école et la guerre. Loin de nous l’idée de voir un remake de Harry Potter. On n’est pas dans ça. On va explorer l’évolution de Rin dans l’académie, ses ratés, les petites mesquineries du quotidien, mais ça va rapidement évoluer vers autre chose car la guerre va être déclarée. Et ça va tout changer. Vraiment tout.

Mon avis

On ne va pas se le cacher, ça m’a énormément plu. C’est l’un des rares romans qui m’a vraiment accrochée depuis la mi-avril, moment où mon bébé-frère a été très malade… et qui mis toute la famille dans un genre d’état second. Donc, ne serait-ce que pour ça, pour avoir réussi à me sortir de mon quotidien et pour m’avoir amenée à réussir à m’intéresser à quelque chose d’autre, ça mérite quelques étoiles!

Le roman commence de façon assez classique: une jeune fille, orpheline, sortie de nulle part, acceptée dans une grande école et qui se révèle particulière et l’univers clos d’une école (militaire, cette fois) dans un monde fantasy basé sur la mythologie asiatique (oui, je reste vague par exprès… je ne connais tellement rien là-dedans… mais l’auteure est spécialiste en histoire moderne de la Chine). Si plusieurs ont vécu difficilement le changement drastique de ton au milieu du roman, moi, j’ai encore mieux aimé la seconde partie, beaucoup plus trash, beaucoup plus violente… et qui rappelle plusieurs éléments horribles de l’histoire de la Chine (genre ça). L’écriture n’est pas particulièrement poétique, ni particulièrement belle, mais elle est over-efficace, C’est plein d’action, souvent très dur, les personnages sont tout pleins de zones de gris. Aucun n’est réellement ce qu’il semble être à la base et l’évolution du personnage principal fait vraiment peur. Et quand on sait sur qui l’auteure s’est basée pour le créer… ça fait encore plus peur.

Bref, non seulement l’histoire est intéressante mais l’idée de suivre l’évolution d’un personnage qui part de rien et qui risque de tomber du mauvais côté de la force me fascine. Ça parle de choix, de décision, de colère et de vengeance. Ça parle aussi de l’horreur de la guerre, de ce qui arrive vraiment quand on sort des livres et des théories et ça, personne ou presque n’était préparé à ça. Certes, certains éléments sont très tirés par les cheveux (indice… ça commence par « s »), rien n’est réellement imprévisible, et on sent clairement que ce n’était d’ailleurs pas le but du récit.

Bref, un excellent moment et un roman auquel j’ai pardonné quelques incohérences en raison de son côté addictif. Et j’ai très très hâte de lire la suite!

(2 commentaires)

  1. Une lecture qui est arrivée au bon moment.

    1. Oui, voilà. J’avais besoin de complètement autre chose, de m’immerger dans l’ailleurs. ON aurait dit que tout ce qui semblait trop réel manquait de réalité pour moi.

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