The Hacienda – Isabel Cañas 

Je ne saurais dire pourquoi j’ai choisi de lire ce roman mais j’avais envie de gothique et de grande maison qui fait peur. On peut dire que j’ai été comblée. Imaginez un genre de Rébecca (avec une écriture fort différente) mais au Mexique et avec des conversations sur le racisme et la colonisation en arrière plan. Ce roman, c’est ça.

De quoi ça parle

Mexique, 1830. Le père de Beatriz a été tué suite à la révolution, sa maison a été détruite et elle se retrouve à la merci de la famille de sa tante, qui la regarde de haut car son père était Mexicain. Quand elle reçoit une demande en mariage de Don Solorzano, avec la possibilité d’habiter et de diriger une grande hacienda loin de la ville, elle saute sur l’occasion. Sauf qu’à son arrivée, la cuisinière et sa belle-soeur ne sont pas ravis de la voir arriver et la maison lui apparaît hostile. Elle a des visions et quand son mari doit quitter pour la ville, tout va de mal en pis. Est-ce que le padres Andres, jeune prêtre né dans la hacienda et petit-fils d’une sorcière, pourra l’aider?

Mon avis

J’avais envie d’un roman gothique et j’ai été servie! Ici, on coche toutes les cases et c’est exactement ce que je voulais lire en ce moment. On pourrait reprocher le schéma un peu classique mais pour ma part, j’ai beaucoup aimé la combinaison de la maison qui a une influence malfaisante sur les habitants, de la magie des habitants du village et du discours sur le racisme et les injustices sociales de l’époque. C’est que, longtemps, il y a eu carrément des castes, et que les gens avaient des droits différents selon la quantité de sang blanc dans leurs veines… Comme je ne savais rien du tout sur la révolution mexicaine ou sur ce système, j’ai trouvé ça passionnant. Le personnage d’Andrès, qui doit cacher son héritage de sorcier et qui devient prêtre, est fascinant, en plein dans la dualité entre les deux mondes. La religion catholique en prend pour son grade j’ai beaucoup aimé son implication dans l’histoire et sa lutte avec ses sentiments et ses devoirs. Quant à Beatriz, elle est complètement enprisonnée dans sa condition de femme et, en plus, de femme à l’héritage mixte. Elle fait ce qu’elle peut, ne sait pas à qui faire confiance et réalise petit à petit que ce qu’elle imaginait comme une porte de sortie est en fait un autre enfer.

L’atmosphère est très bien réussie, la tension monte et on doute de l’implication de tous et chacun, de même que de la santé mentale de Beatriz. Je ne pouvais pas le lâcher. Que s’est-il vraiment passé avec la première épouse de Don Solorzano? La jeune femme va-t-elle réussir à faire sa place? C’est bien écrit, les éléments magiques sont bien utilisés (et comme je suis vraiment une grosse flipette, j’ai eu UN PEU peur!) et j’ai apprécié la relation entre les personnages qui évolue petit à petit. Pas de grand drama, juste des interdits… et dès l’intro, on sait ce qui va en advenir.

Bref, très réussi et un très très bon moment de lecture!

1 Commentaire

  1. pourquoi to message était-il parti dans les spams? sans doute parce que le gothique et moi ça fait deux!

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