The Dragon Republic (The Poppy War #2) – R.F. Kuang

Le comment du pourquoi

Sérieux, je ne sais pas. Je voulais lire totalement autre chose en Fantasy, un autre méga pavé, et je me suis soudain souvenue que j’avais ça à lire et que j’avais aimé le premier tome. Genre, vraiment. Alors j’ai pris The Dragon Republic. Et, visiblement, je ne l’ai pas lâché car 2 jours plus tard, même pas, il était terminé!

De quoi ça parle

Bon, on va éviter de spoiler et on va raconter le début de la série. Et ensuite, on va y aller dans la section spoiler parce que sérieux, très difficile d’expliquer pourquoi j’ai tant aimé ce roman sans expliquer où en sont les personnages. Donc!

Cette série se passe donc dans un monde fantastique basé sur la Chine du 20e siècle. Bon, ok, c’est un mélange d’époques, mais si le tout commence par un roman d’école, un peu Young Adult, la deuxième moitié du premier tome nous emmène totalement ailleurs, dans un monde en guerre qui rappelle un peu le conflit sino-japonais. Nous rencontrons une héroïne sortie de nulle part, avec un petit quelque chose en plus (oui, je sais, je vous entends penser… mais ça s’éloigne de tout ça… drastiquement!), qui va devoir être faire face à son destin, à ses limites, et à ses décisions.

Mon avis

Ok, on va l’avouer d’emblée, j’ai assez vite perdu mon sens critique. Vous savez, quand vous VOYEZ les facilités, mais qu’au fond, vous vous en fichez parce que voulez savoir et que vous les aimez, ces personnages? Ben c’est ça. Je suis rapidement tombée dans ce mood-là… et j’ai perdu la notion du temps. J’ai vibré, je me suis fâchée, j’ai même un peu pleuré, et même si je voyais les choses venir, j’avais envie de les secouer, de les brasser… bref, j’étais immergée dans cette histoire et j’ai eu de la misère à revenir dans la réalité. Assez pour que je préfère y penser dans la voiture ce matin au lieu d’écouter mon autre roman en cours. Mais pour vous expliquer mieux, on va spoiler un peu le premier tome. Et bon, comme il est supposé sortir en mai, il ne faudrait pas hein!

SPOILERS SUR LE PREMIER TOME

Dans ce second tome, on reprend peu après la fin du premier. Rin, notre héroïne, se retrouve dans une position qu’elle n’a pas voulue, et qui la plonge dans un océan de culpabilité. Elle ne sait plus à qui faire confiance et tout ce qu’elle avait appris, tout ce à quoi elle s’accrochait s’est révélé une illusion. Depuis, elle ne veut qu’une chose : se venger.

Ce tome est donc celui des remises en question. Rin n’a pas le contrôle, ni d’elle-même ni de la situation. Elle se retrouve enrôlée dans le projet de quelqu’un d’autre, utilisée comme une arme, une bête de foire. Et le fait de ne pas avoir de responsabilité ne lui déplait pas, loin de là. Elle ne se sent pas à la hauteur de Altan, l’ancien commandant de la Cike, cette brigade spéciale de Shamans. Une grande partie du roman, en plus des histoires de guerre, de conquêtes, d’alliances et de complots, est en lien avec le processus de guérison de Rin, qui doit faire son deuil et accepter de qui s’est passé au quai, à la fin du premier tome. On a affaire avec une héroïne pas du tout en contrôle, qui prend des décisions épouvantables et qui n’a rien d’une sauveuse, la plupart du temps. Ses relations avec les autre ne sont pas au beau fixe et mettons que ses habiletés sociales ne sont pas améliorées par sa crise existentielle. Mais moi j’adore. J’adore quand les personnages font n’importe quoi, quand ils prennent des mauvaises décisions, disent qu’ils vont faire quelque chose et font totalement le contraire… quand ils sont humains, quoi.

J’adore le contexte, la Chine, le Panthéon des dieux et la culture qui est représentée. Dans ce tome, on voit davantage les nuances, les enjeux politiques et le coût de la victoire quand on est engagé dans une guerre. Gagner une guerre, c’est hyper amer, on peut difficilement avoir la conscience tranquille et notre héroïne n’a rien d’une enfant de choeur. Tout ce qu’elle sait faire, c’est la guerre et si on lui enlève ça, elle ne sait pas du tout qui elle est.

Le peuple de l’ouest, les Hespériens, est ici représenté sous son pire aspect. Ils sont condescendants, manipulateurs, certains de leur supériorité et de leur bon droit, ils veulent sauver ces barbares de Nikarans. Bien entendu, on voit avec le regard du peuple de Rin, dans sa tête à elle, les bons, ce sont eux. Elle aime son pays. On pourrait reprocher des facilités, un certain manichéisme (dans les peuples… pas les personnages… ceux-ci sont pleins de zone de gris), mais j’étais tellement prise dans l’histoire que je m’en fichais. Mais éperdument.

Bref, j’ai vibré. Et je ne sais pas comment je vais faire pour attendre le tome 3. Pour moi, ça a été une totale réussite!

Un troisième pavé pour Brize!

2 Commentaires

2 pings

  1. J’ai énormément apprécié le premier tome, donc je pense que je ne vais pas tarder à me plonger dans celui-ci !!

    1. Il faut! On est davantage dans le mood de la 2e partie mais j’adore cet univers et ces personnage. Très hâte de lire la conclusion!

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