Sonietchka – Ludmila Oulitskaïa

Je vois passer ce roman sur les blogs depuis des années et je crois que tous les avis sont positifs.  Du coup, je ne sais trop pourquoi, j’étais certaine en choissisant ce roman pour le défi de janvier de Madame Lit (littérature russe), j’allais lire THE roman.  En le récupérant dans la bibliothèque, j’ai réalisé que c’était plutôt une nouvelle.  Une longue nouvelle, soit, mais moi qui suis friande de longs romans russes, j’ai dû changer de perspective.  Et finalement, même si je trouve beaucoup de qualités à ce récit, il m’en reste un goût de trop peu… et je dois avouer que j’ai trouvé l’ensemble un peu plat.

 

Sonietchka est surtout pour moi un portrait de personnage en URSS.  Sonia est une femme d’apparence ordinaire.  Elle a le nez en forme de poire et les fesse en forme de chaise.  Son univers, c’est celui des livres, dans lequel elle vit avec délices.  Puis, un jour, à la bibliothèque, elle va croiser la route de Robert Victorovitch.

 

Sonietchka est le roman d’une femme heureuse, sereine, qui est douée pour le bonheur.  Elle le veut le bien des siens et se réjouit pour eux. À travers ses yeux et ceux de ses proches, nous voyons évoluer, petit à petit, les mentalités de l’URSS, un monde où les décisions prises par le gouvernement sont indiscutables,  même si elles peuvent sembler illogiques.  Les descriptions du quotidien m’ont beaucoup plu puisque faites à travers les yeux d’une personne de qui c’est la vie.

 

Toutefois, j’avoue que le récit a pour moi manqué de relief.  Sonia est heureuse, certes, mais aussi terriblement hyporéactive face à ce qui lui arrive.  Je suis donc restée aussi « extérieure » qu’elle face aux événements.  Ce fut donc une lecture en demi-teinte pour moi.   Malgré tout, j’ai beaucoup aimé la plume… et je redonnerai volontiers une chance à l’auteur.

 

Lilly a aimé plus que moi.

23 Commentaires

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  1. Je l’ai lu il y a pas mal d’années et il me semble que j’ai eu les mêmes perceptions que toi. Un peu déçue, j’en attendais davantage vu les nombreux éloges.

    1. Ah, les attentes hein… j’ai bien aimé mais je suis restée quand même à côté.

  2. C’était son premier roman, (1992 en URSS) ceci explique peut-être cela. J’avoue que j’ai un faible pour cette auteure , elle sait rendre une vision du quotidien russe et soviétique si proche de la réalité que mes deux voisines russes si retrouvent totalement et se glissent dans ses romans comme dans un vieux pull !
    J’espère avoir terminé celui que je lis en ce moment pour participer au défi de Madame lit.

    1. Tu me conseillerais quel roman pour poursuivre la découverte? Je pense que je peux aimer mais j’ai besoin de conseils!!

      1. Les pauvres parents, par exemple, des nouvelles qui dépeignent bien la société soviétique. Et tu me diras si celui que je lis pour le défi littéraire te tente, c’est gros pavé, je mettrai un billet dans la semaine.

        1. Je vais aller voir, probablement ce week-end. C’est le temps que je garde pour les blogs… à moins que j’aie le goût de zoner le soir! Je vais noter Les pauvres parents!

  3. « s’y » retrouvent serait mieux !

    1. 😉

  4. ça arrive quand on attend beaucoup d’un livre

    1. Oui, ça arrive. Je devrais me méfier, pourtant! Le pire, c’est que c’est bien… mais je m’attendais à plus.

  5. Je ne crois pas l’avoir lu… ou alors je n’ai pas accroché. Par contre, j’ai beaucoup aimé Mensonges de femmes qui est un recueil de nouvelles. Tu me donnes envie de relire de la littérature russe, tiens ! (je ne participe pas au challenge, j’ai trop de choses en cours !)

    1. J’aime la littérature russe… mais j’en lis trop peu souvent. Je note Mensonges de femmes!

  6. Je ńai pas lu ce bouquin, mais je suis curieuse… je note le titre!

    1. Tu me diras! Il est tout court en plus.

  7. Tu aurais dû lire ma critique. Moi qui aime la littérature russe, je n’avais pas du tout été convaincue.
    http://uneribambelle.over-blog.org/2015/08/sonietchka-ludmila-oulitskaia.html

    1. Oh, je vais aller voir. J’aime aussi la littérature russe, je n’ai pas détesté, mais je n’ai pas été transportée non plus.

  8. J’espère ne pas trop être responsable de cette déception… J’ai noté moi aussi ce goût de trop peu, mais j’ai souvent ce sentiment avec les nouvelles. J’ai aimé le thème de la lecture et la peinture du monde soviétique (aspect qui me charme toujours dans les livres). Pour moi, cette lecture a vraiment été une première découverte d’un auteur dont je veux désormais lire les œuvres plus conséquentes.

    1. Ah non, ne t’en fais pas! J’avais noté et acheté bien avant hein! Moi aussi j’ai aimé le côté « visite de l’URSS »… et je serais fort curieuse de lire d’autres oeuvres de l’auteur, pour voir si les personnages sont plus fouillés.

  9. Bon, je crois que ce n’est pas ici que je vais retrouver de l’inspiration pour une prochaine lecture de l’auteure!! 🙂

    1. Non, je ne crois pas hein! J’ai eu un sentiment de trop peu.

  10. Je n’ai jamais lu cettte auteur, serait-ce une lacune dans ma culture russe ?

    1. Il paraît qu’elle est connue mais je ne la connaissais que par les blogs avant cette lecture.

  11. je vous adresse un poème autour (un petit peu) de Ludmila Oulitskaïa et de la bible. Si ces pauvres mots retiennent votre attention vous le trouverez Lundi 3 Janvier 2022 sur mon blog, ainsi que beaucoup d’autres. J’ai écrit autour de poètes,de la naissance du feu… Bonne lecture
    ‘Il est des semaines, des années, comme celles-ci    
    un amour qui porte avec lui tous les jours à venir,                                                              
    il en est peu de ces temps…   
    Oubliés les temps des amours indifférentes,
    épuisées les passions peccamineuses…                                                                                    
    Si en outre l’amour arrive avec dans les mains
    le livre qui manquait en ce début d’année
    et s’il se trouve que c’est Ludmila qui a gravi l’échelle de Jacob        
    qui la mène par des échelons de générations                                                                                   
    d’un Yo(u)rik à des Lears oulitskaïens,
    alors…     ne reste qu’à aimer.’ © Mermed 
    https://blog.holophernes.com

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