Reine de miel – Simon Paradis

Là, je vous entends penser. Mais pourquoi une fille qui a une peur panique de tout ce qui est rayé jaune et noir, qui vole et qui fait bzzzzz a-t-elle décidé de lire ce roman? À cause du prix des libraires. Voyez-vous, il fait partie des présélectionnés. Du coup, je l’ai lu. Et si j’ai globalement aimé l’écriture, j’avoue par contre n’être que partiellement convaincu par le traitement de cette histoire d’apiculteurs québécois sur 7 générations.

C’était bien parti pourtant, malgré une scène qui a failli me faire faire une crise de nerfs impliquant dards et abeilles tueuses (mon cauchemar récurrent étant petite, c’était de me faire poursuivre par une abeille géante… oui, à ce point). L’univers était bien planté, mystérieux à souhaits, les personnages commençaient à prendre forme… et ensuite, c’est parti dans tous les sens. Mais vraiment. Habituellement, je n’ai aucun souci avec les narrations qui nous promènent de point de vue en point de vue et d’époque en époque mais ici, ça donne un ensemble décousu, où les fils qui nous intéressaient sont noués à la va-vite… ou laissés de côté. Et je suis déçue parce qu’il y avait de quoi faire de ce sujet quelque chose de grand. Et pour moi, c’est retombé comme un soufflé.

Je retiendrai tout de même quelques belles images, une prose agréable (bien qu’un peu trop truffée de référence miellesques à mon goût… le mot me hérissait à la fin du roman), des images fortes. Toutefois, je suis passée à côté du côté émotionnel de l’histoire et je ne me suis attachée à aucun personnage, car je n’ai pas eu le temps de les connaître.

Bref, je n’ai pas détesté ma lecture, loin de là… mais je m’attendais à plus. Et il y avait tellement de potentiel pour faire plus. Et je réalise que je n’ai rien dit de l’histoire, sauf que c’est une histoire d’apiculteurs sur 7 générations. Et quand j’y pense… je ne trouve rien d’autre à dire.

En demi-teinte, donc.

(8 commentaires)

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  1. Il me tente bien celui-là! Je le lirai peut-être éventuellement.
    Peut-être parce que ça me plairait bien d’avoir des ruches! 🙂

    1. Ah ça risque de te plaire encore plus alors. Moi et les abeilles, ça fait deux! S’il y a des ruches chez toi, je ne passerai jamais pas là… à moins d’voir des suits d’astronautes.

  2. Tes demi-teintes sont bien interessantes ☺

    1. Peut-être que ça te rejoindra davantage que moi… j’ai aimé le thème mais j’ai l’impression d’être restée à l’extérieur.

  3. J’ai lu ça aussi. Et je dirais la même chose. Demi-teinte. Tu as bien trouvé. Moi non plus aucun attachement à personne. Et même l’histoire se dissipe dans mon esprit… bref.

    1. La scène la plus marquante pour moi est celle du dressage d’abeilles!

  4. C’est vrai que c’est un peu court comme résumé 😉

    1. Je fais dur hein!

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