Le roman de Bergen – Tome 3 – partie 2 – Le crépuscule – Gunnar Staalesen

Le comment du pourquoi

Parce qu’il faut bien finir la série… et que bon, je veux savoir, moi, qui a tué le consul Frimann au début du tome 1!

C’est quoi, cette histoire?

Je ne vais pas tout vous résumer ici… surtout que j’ai déjà parlé du tome 1, du tome 2, du tome 3, du tome 4… et du tome 5. Je sais, je suis répétitive! Sachez seulement qu’en 6 tomes (3 en VO norvégienne), on nous raconte un siècle d’histoire de la ville de Bergen (où j’ai maintenant une envie folle d’aller), à travers celle de plusieurs familles de plusieurs couches sociales. Et pendant la majorité de ma lecture, ça m’a passionnée. Bon, moins vers la fin, je l’avoue… mais quand même, elle est bien, cette série.

Mon avis

Soyons clairs. Les quatre premiers tomes de cette série sont géniaux. Pour les tomes 5 et 6, que j’ai lus un peu plus tard, j’ai été moins passionnée parce que souvent perdue dans les familles (ils ont des noms norvégiens… qui reviennent d’une génération à l’autre, j’ai une bonne mémoire, mais pas tant que ça) et parce que plusieurs événements sont survolés. Après 6 tomes, on croirait que ça traîne mais non, en fait. Dans ce volume 6, il se passe tout plein de choses, pour plein de gens différents, qui ne font l’objet que d’une partie de chapitre, sans que l’on y revienne nécessairement plus tard. J’en garderai le souvenir d’un dernier tome intéressant au plan historique mais très eu au plan romanesque. Heureusement, le tout a été sauvé par la fin, où nous voyons apparaître un certain Veum… Varg Veum.

Nous survolons donc ici la fin du siècle, les années 80 et 90, marqués par la tragédie de la plate-forme pétrolière Alexander Kielland, la spéculation et la modernisation. Dans la maison de retraite, une certaine Cecilie Brandt (née Frimann), a été le témoins privilégié du siècle qui nous est raconté dans la série, sans toutefois bien comprendre comment s’est déroulé l’événement qui a marqué sa vie, l’assassinat de son père quand elle avait 18 mois. Et c’est pour elle que sera finalement révélé ce qui s’est passé au début du premier tome. Il va sans dire que l’intérêt du roman ne se limite pas à ça.

Une série que je conseille donc de lire peut-être pas tout d’une traite, mais il ne faut quand même pas trop traîner… et gardez une copie de l’arbre généalogique fournie au tome 5 pas trop loin. Petit conseil d’ami! Ceci dit, le portrait de la ville, qui est le véritable personnage principal de la série, est magnifiquement tracé et chaque événement majeur ayant transformé son visage fait partie de ceux qui marquent, davantage que ce qui se passe dans les vies des personnages. À la fin, j’ai eu l’impression de l’avoir vécu, ce siècle… et je compte bien aller faire un tour en Norvège, ne serait-ce que pour voir cet endroit !

La métamorphose – Franz Kafka

Le pourquoi du comment

Je veux lire Kafka depuis Prague. Oui, la première fois, c’était en 2016. Je suis parfois longue à la détente.

C’est quoi, cette histoire?

Je pense que la prémisse de l’histoire est bien connue. Un matin, Gregor Samsa, un représentant commercial qui se réveille un matin transformé en coquerelle géante. Une grosse bibitte dégueu, quoi. Very glamour.

Et mon avis…

J’ai a-do-ré ce truc. Rien de moins. Vous savez, le genre de roman complètement jubilatoire, complètement n’importe quoi, complètement à côté de la plaque? C’est tout à fait ce genre de livre. Je ne sais trop ce que l’auteur avait en tête mais j’ai dû m’amuser à interpréter le texte de 12 manières différentes. Je suis consciente qu’il me manque sans doute des clés mais sérieusement, Kafka était à la fois génial et complètement barré.

Nous passons donc ces cent quelques pages dans la tête de Gregor, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et qui tente de s’y adapter sans trop réaliser ce que ça représente. Certes, il y a cette métamorphose-là, mais celle qui fascine, c’est celle qui s’opère chez sa famille suite à cette transformation et c’est celle que nous suivrons tout au long du roman. Le père qui se reprend en main, la soeur qui se détache petit à petit, le tout à la fois par à coups et subrepticement. Et ça, c’est passionnant.

Quant à savoir ce que l’auteur veut représenter, c’est une autre histoire. Mais les réactions à la transformation pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie, physique ou mentale. En fait, ça y ressemble tellement que ça fait peur et que ça rappelle fortement ce qui arrive parfois, quand le détachement se fait quand la personne est toujours là et qu’on cesse de la considérer comme une personne. Et ça, c’est terrible. Ça pourrait aussi être une métaphore de la différence en général, mais aussi du génie, le génie incompris, celui qui dérange. J’ai adhéré à 100%.

Comme quoi, les classiques, parfois, ça surprend agréablement. Même quand ça parle de blattes. Tant qu’elles restent dans les romans et pas dans ma maison!

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Le pourquoi du comment

Je voulais un peu de douceur dans ce monde de brutes. Ouais, dure semaine.

C’est quoi, cette histoire?

Pauline a la trentaine, un tout-petit très choupinou… mais plus de mari. En effet, Ben, son grand amour, son âme soeur, est parti et Pauline est persuadée qu’il va lui revenir. Elle va donc décider de lui écrire, de lui rappeler les bons souvenirs de leur amour et de leur couple. Et un peu péter les plombs et passer des vacances avec sa famille en même temps. C’est donc une histoire d’amour romantique, mais aussi une histoire de famille et d’amour filial. Et la famille, si c’était simple, ça se saurait.

Et mon avis…

Les romans de Virginie Grimaldi, c’est toujours la promesse d’un moment de détente assez divertissant. En effet, c’est le genre de livre qui se lit tout seul, avec des chapitres courts, qui font qu’on veut toujours en lire « juste un autre ». C’est souvent drôle, parfois émouvant et même si je ne suis jamais aussi enthousiaste que la plupart des lecteurs, je suis presque assurée de passer un bon moment. Et c’est encore ce qui est arrivé ici, malgré quelques enfonçages de portes ouvertes.

On alterne donc entre le quotidien de Pauline et les souvenirs qu’elle envoie à Ben. Comme je suis une presque sans coeur, j’avoue que les souvenirs cutes et émouvants, ça me rejoint assez peu. C’est mignon, on comprend ce qu’elle a perdu, Ben est clairement un bon gars, mais ce n’est clairement pas le plus intéressant dans le roman à mes yeux. J’ai davantage aimé l’exploration des relations familiales et ce même si j’avais tout vu venir. Être la mère de… la fille de… la soeur de… c’est compliqué. Vivre avec le passé et les souvenirs, réussir à faire la paix avec tout ça, c’est souvent l’histoire de toute une vie. Et cette partie-là m’a touchée.

Ah oui! J’ai aimé la fin. Surprenant, n’est-ce pas! Virginie Grimaldi réussit à nous faire voir les choses selon plusieurs angles différents et le cheminement des personnages m’a semblé fort crédible. Ce sont des gens qui ne font que ce qu’ils peuvent et qui ont des limites. Par contre, pas certaine que je payerais pour ce psy. Ça m’énerve, les psys qui ne disent que des évidences dans les romans. Mais ça, c’est moi. Et j’suis pas psy. Donc je ne me fie qu’à mes propres expériences!

Un roman drôle, avec des pointes d’humour (même s’il me manquait quelques références) et des scènes complètement WTF. À noter qu’elle est presque aussi gaffeuse que moi et ça mérite d’être mentionné. J’ai bien dit presque!

Je lirai bien l’autre, là, le truc des étoiles!

Ailleurs

Mylène, Stephie (toutes deux plus enthousiastes que moi)

Les étrangères – Lucie Lachapelle

Le pourquoi du comment

J’aime beaucoup Lucie Lachapelle, que j’ai connue avec ses Histoires nordiques ainsi que Rivière Mékistan. Du coup, même si l’auteur ne nous emmène cette fois pas chez les premières nations, je n’ai pas hésité à lire ce nouveau roman. 

C’est quoi, cette histoire?

C’est donc l’histoire de Rose, qui a tout laissé derrière elle dans sa Gaspésie natale. Elle arrive donc à Montréal avec son fils William et, n’ayant presque pas d’argent, elle aboutit dans un immeuble où on loue au mois et où les gens repartent aussi vite qu’ils sont arrivés, sans laisser d’adresse. Les locataires viennent d’un peu partout, du Québec et d’ailleurs, et toutes ont une histoire et des blessures.  Petit à petit, la réserve initiale va fondre et ces femmes apprendront à vivre ensemble. Et c’est beau. 

Et moi, j’en pense quoi?

Je pense que vous vous en doutez, j’ai beaucoup aimé cette histoire, même si j’en aurais pris plus. Il me semble que j’aurais fait un bout de chemin un peu plus long avec ces femmes qui se tiennent debout comme elles peuvent et qui font preuve de beaucoup de courage.   La détresse de Rose est palpable et son désir de repli apparaît total. Pourtant, peu à peu, la méfiance diminue, les barrières s’entrouvrent et les femmes de l’immeuble commencent non seulement à se confier, à se connaître, mais aussi à se supporter et s’entraider. 

Le fait de voir les fils se tisser lentement n’enlève rien au plaisir de lecture qui réside, selon moi, dans le fait de faire la connaissance de ces femmes et de leurs histoires.  Lentement, on voit leurs points communs émerger, malgré leurs différences et origines variées.  C’est avec une plume très ancrée dans la diversité montréalaise mais à la fois sensible et percutante. Encore une fois, Lucie Lachapelle a réussi à me toucher!

Magnus Chase et les Dieux d’Asgard – 1 – L’épée de l’été – Rick Riordan

Le comment du pourquoi

C’est la faute de Michèle. Voilà. C’est sa faute et c’est tout. En plus, j’avais décidé de faire lire The Neveu #1. Un chapitre par jour. Avec moi. Ceci dit, la réussite est partielle, vu qu’il en est au chapitre 19 et que j’ai fini par le finir… parce que j’avais hâte de voir comment ça allait finir. Oui, j’ai quatre ans dans ma tête!

C’est quoi, cette histoire?

Magnus Chase a 16 ans et il vit dans la rue depuis que sa mère a été assassinée dans leur appartement de Boston. Par des loups. Oui, je sais. Le jour de son anniversaire, il se retrouve en grave danger et il est brusquement recherché par plusieurs personnes différentes, dont sa famille, qu’il n’a pas vue depuis un bon moment. Il découvrira donc que son père… était un dieu de mythologie nordique. Nous voilà donc entraînés dans cet univers… et c’est bien.

Pour ceux qui se posent la question, non, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Percy Jackson pour lire ce roman. Je n’ai lu qu’un tome et si nous retrouvons brièvement Annabeth, je n’ai eu aucun souci pour bien comprendre. Cool, non?

Mon avis

J’avais très, très bon espoir que ça plaise à Neveu-Nathan parce que le rythme est hyper rapide, on tombe tout de suite dans l’action, le tout s’enchaîne super vite et on ne s’ennuie pas une minute. Bon, trois mois plus tard, il n’a pas terminé. Mais c’est un gros livre, non? Je ne désespère pas qu’il le finisse un jour! Parce que bon, j’ai vraiment aimé. Quel univers!

Cet univers, c’est la mythologie nordique. Thor, Odin, Loki et toute cette joyeuse petite bande. Vous savez, les Valkyries, qui amènent les valeureux guerriers au Valhalla? Bref, j’ai beaucoup aimé les tours de passe-passe que Rick Riordan a faits pour intégrer les éléments mythologique. J’ai quand même un petit coup de coeur spécial pour l’arbre et sa vision du Valhalla. J’ai ri très fort quand j’ai compris de quoi il s’agissait.

Magnus est drôle, souvent sarcastique, c’est plein de références et j’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, qui ne sont assez caractérisés, mais qui comportent quand même quelques zones grisâtres par moments. C’est plein de rebondissements, on passe d’un monde à l’autre, il y a des nains, des elfes, des dieux, des moyens de passer d’un monde à l’autre, le tout pour récupérer la fameuse épée de l’été, qui va pouvoir retarder la fin du monde. En effet, il y a un gros méchant enchaîné sur une île et sa libération va entraîner le Ragnarok.

J’ai beaucoup aimé l’humour et les références à la pop culture, la grande gueule de certains personnages, et ça m’a donné envie d’en lire davantage sur la mythologie nordique. Je continuerai la série. Idéalement avec the neveu. S’il finit un jour le premier!

Querelle de Roberval – Kevin Lambert

Le pourquoi du comment

Parce que son premier roman m’avait fait fortement réagir, parce qu’il est nominé pour le Prix des libraires du Québec et parce que quand il était petit, l’auteur allait jouer dans ma salle d’orthophonie quand il était petit et qu’il attendait son papa au bureau. Ça ne me rajeunit pas.

C’est quoi, cette histoire?

Imaginez le Querelle de Genet transporté à Roberval, de nos jours, en plein pendant une grève dans une scierie, à l’ombre de la prison. Querelle fascine, particulièrement les jeunes hommes et garçons de Roberval, qu’il cruise sur Grindr pour leur faire passer un moment inoubliable. Mais la grève s’éternise et les les esprits s’échauffent…

Et mon avis…

Premièrement, ce n’est pas pour tout le monde. Deuxièmement, c’est un roman qui dérange et qui nous laisse limite assommés. Tout à l’heure, je parlais à une copine qui vient de le commencer et, à la page 50, elle me disait qu’elle voyait tout à fait ce que je voulais dire. Nope, girl. Tu ne vois pas. Mais vraiment pas. La fin de ce roman est… comment dire… violemment violente. Dans le roman de Genet, la violence, le meurtre, le sexe étaient clairement présents, pas seulement suggérés, mais ils nous sont montrés plus brièvement, de façon moins crue. Ici, c’est « in your face »! Les fluides corporels sont très bien décrits et le sexe gay, entre hommes, est explicite. Toutefois, j’ai aimé ma lecture, même si elle m’a mise profondément mal à l’aise. J’ai été secouée, brassée et j’ai apprécié les références et les similitudes avec « Querelle de Brest ».

Kevin Lambert a un style assez distinctif, avec une oralité assumée mais avec une poésie sous-jacente. Il nous trace ici le portrait d’employés d’une « shoppe » de bois, souvent mal dégrossis, homophobes et pleins de préjugés. Il sont dehors avec leurs pancartes et chacun a ses raisons d’être là. Aucun n’est parfait, ils ont tous leurs bibittes et leurs bassesses. L’histoire raconte la solidarité qui se transforme en violence sans morale et qui nous laisse pantois. En marge du récit comme de la société, trois jeunes qui ne seront jamais nommés, à la fois trash et évanescents.

La position du lecteur évolue avec le texte et est impuissant face au fil des événements. L’auteur porte un regard critique sur plusieurs institutions et situations typiques de notre société, mais avec un fond de bienveillance pour ces marginaux, malgré ou à cause de leurs failles et de leurs démons. Un texte à découvrir si on a le coeur bien accroché et un jeune auteur à suivre, assurément.

L’âge d’or – tome 1 – Pedrosa / Moreil

Non, mais c’est une véritable oeuvre d’art, cette BD? Pedrosa et moi, c’est une longue histoire d’amour. On dirait que ça fonctionne à chaque fois et ça encore été le cas ici.

C’est quoi, cette histoire?

Nous sommes dans un monde de contes de fées médiéval. Le roi est mort et sa fille, son héritière doit monter sur le trône. Mais un complot se trame et elle se retrouvera sur la route, en compagnie de deux hommes, Tankred et Bertil, qui ont juré de la protéger. En arrière plan, une légende, celle de l’âge d’or, où tous les gens étaient égaux.

Mon avis

Le seul problème avec cet album, c’est qu’il se finit. Et qu’il faut attendre 2020 pour avoir la suite et fin de l’histoire. Parce que pour le reste, c’est pour moi un sans faute. Je suis totalement fan de l’atmosphère un peu onirique, avec des illustrations qui ressemblent à des enluminures. Les fonds sont riches, les couleurs contrastées, irréelles, parfois en surimpression, bref, c’est magnifique. Je suis particulièrement fan de ces paysages où nous voyons les personnages à plusieurs endroits sur la route, comme s’ils avançaient à la fois dans l’espace et dans le temps. Visuellement, c’est magistral, rien de moins.

J’ai aussi beaucoup aimé les différents aspects de l’histoire. Intrigue politique, conte, récit de rébellion et de justice sociale, de magie et de légende, on est à mi-chemin entre plusieurs genres et les personnages se laissent découvrir petit à petit. Si certains sont des personnages-types, les personnages principaux sont plus difficiles à connaître et voir certains d’entre eux changer au cours de l’histoire. C’est incroyable ce qui se passe dans les regards.

Une totale réussite pour moi… et cette fin, fort intrigante, donne vraiment envie de voir ce qui va se passer! Un chef d’oeuvre.

Tous les billets chez Moka

Viens, on s’aime – Morgane Moncomble

Des fois, j’ai envie de romance. C’est ce qui m’est arrivé hier soir (bon, comprendre qu’on est mi-janvier, qu’il fait -34 plus les vents et que j’ai besoin de doudouitude. Ça se comprend). Du coup, j’ai pris le premier roman d’amour que j’avais sous la main, et c’était celui-là. Je n’ai aucune espèce d’idée de la façon dont il est arrivé dans ma pile par contre. J’ai été limite surprise de le trouver.

C’est donc l’histoire de Violette, 19 ans, qui habite depuis peu à Paris pour étudier à l’école de stylisme. Le soir du nouvel an, elle reste coincée dans l’ascenseur avec un voisin et c’est un coup de foudre amical. Il est en couple avec Lucie, il en est très amoureux et elle a bien besoin d’amis. Flash Forward un an plus tard. Lucie n’est plus là et Loam (c’est le nom du voisin) habite avec Violette et Zoé, question de sauver des sous. Violette a un nouveau petit copain, Clément, et pour une raison qui n’est pas tout à fait logique, elle ne veut pas lui avouer qu’elle est toujours vierge. Devinez vers qui elle va se tourner pour régler ce « petit problème »?

Ce qu’il faut savoir, c’est que je suis très fan du concept « amis à amoureux » dans la romance. Ça et les mariages arrangés, ça me plaît toujours, je ne comprends pas pourquoi. Ceux qui me connaissent auront des sourires entendus et me diront qu’eux, comprennent très bien pourquoi (rassurez-vous, je n’ai jamais eu à subir un mariage arrangé) mais c’est un détaillounet n’est-ce pas! Du coup, même si rien n’est original dans la trame de ce roman, je suis tout de suite entrée dedans et je l’ai enchaîné dans une soirée. Oui, il y a des clichés, mais en gros, ça passe bien. J’ai bien apprécié que les personnages prennent des mauvaises décisions, qu’ils fassent des erreurs et que ce ne soit pas toujours dramatique. J’ai aussi apprécié le fait que les personnages fassent parfois des blagues stupides, qu’ils aient des préjugés, et que ça n’en fasse pas nécessairement de « mauvaises personnes ». Est-ce que ça paraît que j’en ai mon voyage du trop politically correct?

Violette est maladroite, elle parle à tort et à travers, elle a son histoire et son passé sans que ça tombe nécessairement dans le drame. Idem pour Loan, même si dans son cas, j’aurais quand même aimé en savoir un peu plus sur le dit passé. Le groupe d’amis est réellement vivant et important, ils ne servent pas que de décor. Bref, j’ai bien aimé cet aspect. Par contre, j’ai eu un peu de mal avec le fait que tous les copains soient des mecs… qu’à part Zoé, toutes les femmes sont vues comme des rivales. Ça me gosse toujours un peu.

Par contre, il y a franchement des longueurs, surtout dans la deuxième partie du roman. Un certain épisode reste en plan (et je n’ai pas compris son intérêt), il y a des répétitions et le tout aurait pu être resserré. J’ai parfois levé les yeux au ciel (mais ça m’arrive tout le temps) mais surtout, surtout… les « mon meilleur ami » et « ma meilleure amie » dans la narration… je n’en pouvais plus. Au bout de 20 fois, on le sait que Zoé est sa meilleure amie et que Liam est son meilleur ami. Surtout quand c’était loin d’être aussi clair que ça. De plus, le traitement de l’amitié homme-femme, m’a plus ou moins convaincue.

Ceci dit, malgré quelques maladresses, un héros un peu trop parfait et des longueurs, j’ai passé un bon moment. Ce qui est déjà pas mal!

Tag A à Z livresque… prise 2

J’ai une première version de ce tag non publiée qui date de… 2013. Comment on dit… oups?

Bref, je vais essayer de le finir, cette fois. Comment on gage que je vais encore arrêter au milieu? Ou me tanner quand va venir le temps de mettre des photos? Ouais, je vote pour ça. Ou alors on aura un billet pas de photo… surprise surprise!

A pour Auteur, l’auteur dont tu as le plus de romans

Ok, déjà, c’est compliqué. Parce que ya les romans que j’ai, que j’ai lus… et ceux que je n’ai pas lus… mais si on compte le nombre de copies des romans, dans différentes langues, je dirais Dickens. Quoi que je me demande bien ce que je vais faire avec ma version en croate de « Bleak House ». Mais je ne suis pas à une contradiction près.

B pour Best, la meilleure suite de série

Hmmmm… est pas facile celle-là. Je dirais que le premier tome est souvent mon préféré. Je vais donc tricher. On va dire que les Chroniques du pays des mères de Vonarburg est le deuxième tome de la série (vu que ça se passe après Le silence de la cité)… et je vais choisir celui-là!

C pour Current, lecture en cours

En audio, je suis dans The Nightingale de Kristin Hannah et en papier, dans « Ouvrir son coeur » d’Alexie Morin. Et aussi dans un Zafon en espagnol (qui avance à vitesse d’escargot léthargique mais – ô miracle – je comprends)… et dans un ouvrage sur les représentations de la Bible dans la peinture. Et un autre sur le développement de la communication et de la lecture dans le cadre d’une communication avec un outil de suppléance à la communication orale. Ouais, je suis orthophoniste. On ne se refait pas.

D pour Drink, la boisson qui accompagne tes lecture

Du pepsi diet! Ouais, je suis pas une vraie blogueuse, je ne bois pas de thé toute la journée. Bon, j’en bois pas mal, mais je bois plus de pepsi diet. Il me faut bien un défaut hein. Je prendrais bien du champagne hein… mais ma lecture risquerait d’être moins… profonde, mettons.

E pour Ebook, Ebook ou roman papier ?

Les deux. Comme je voyage beaucoup, je n’ai pas eu le choix de m’habituer au ebook. Ce fut… une épreuve, au départ. Mais maintenant, je suis vieille et j’avoue que le p’tit éclairage me plait pas mal. En fait, ça me permet de ne pas être obligée de me relever le soir pour aller fermer la lumière. Call me paresseuse. Ah oui… j’ai aussi dit que j’avais plus de place hein?

F pour fictif, Un  personnage fictif avec lequel tu serais effectivement sortie au lycée

Rheeeeeett! J’étais complètement « in love avec Rhett Butler ». Au point que maman me disait toujours « ben voyons, c’est un vieux de 35 ans… en vrai, tu te sauverais en courant ». Et plus jeune, d’âge collège, c’était Gilbert Blythe, dans La maison aux pignons verts. Je pleure toujours la mort de Jonathan Crombie d’ailleurs.

G pour Glad, un roman pour lequel tu es contente d’avoir donné une chance

On va dire « une deuxième chance » et c’est à Madame Bovary. Bon, je vais raconter encore une fois la même affaire (je radote cette histoire-là depuis les 12 ans que je blogue) mais je l’ai lu à 13 ans et j’étais en amouuuuur par dessus la tête, imaginez, une fille qui trompe son chum, c’est une salope, pis a mérite de mourir, na. Ca a été pour moi le PIRE livre de mon adolescence. Du coup, je suis DRÔLEMENT contente de lui avoir redonné une chance adulte, quand j’avais découvert les tons de gris! J’en garde un merveilleux souvenir… et quelle écriture.

H pour Hidden, un roman que tu considères comme un joyau caché

J’ai tellement des lectures « maintream » que je ne pense pas connaître de joyaux cachés. Me semble que je ne lis que tout ce que tout le monde connaît. Mais on va y aller avec « La vie de Liszt est un roman » de Zsolt Harsanyi, qui n’est pas si caché vu qu’il est sorti en poche, direz-vous!

I pour important, un moment important dans ta vie de lectrice

Non mais vous en avez des questions! Aucune idée, en fait… j’ai toujours lu. J’ai appris à lire toute seule (ma mère a d’ailleurs été très surprise) avec « Petit ours bleu » et « La soupe aux boutons ». Ça doit donc être ça!

Ah non! C’est quand j’ai ouvert ce blog, dans un moment de désoeuvrement, pour me souvenir de ce que je lisais. Qui aurait cru que j’y rencontrerais mes twinettes et que je commencerais à voyager vraiment!

J pour Juste, le roman que tu viens juste de finir

Qui a tué l’homme-homard de J.M. Erre, un auteur qui me déçoit rarement. Et ça a encore bien fonctionné cette fois. Le billet est écrit… et devrait paraître d’ici 3 mois. Bienvenue dans ma vie!

K pour kind, le genre de roman que tu ne liras jamais

Il ne faut jamais dire jamais. Et vu que je suis LA définition de l’esprit de contradiction, il suffit que j’écrive quelque chose ici pour commencer à lire tout à fait ça demain matin. J’ai depuis longtemps cessé de chercher à me comprendre. Mais y pas grand chance que je commence à lire des livres de développement personnel (si j’essaie, je finis toujours par les balancer à l’autre bout de la pièce), ou des témoignages de vedettes qui croient qu’ils ont vécu un truc hyper universel et qui en sont sortis grandis. Si je veux lire ça, je vais acheter un magazine (et là, j’ai essayé d’en nommer un… et je ne suis absolument pas capable d’en trouver. Oups).

L pour long, le plus long roman que tu aies jamais lu

La recherche, c’est un seul roman, hein? N’est-ce pas? Ça fait beaucoup de pages, ça? Oui, je sais, nice try. Sinon, c’est 2666 de Bolano. 1376 pages que j’ai dégustées. Ah oui, j’ai aussi une version de Gone With de Wind de 1464 pages. Parce que celui-là aussi, je l’ai en plusieurs exemplaires!

M pour Major, le roman qui t’a causé le plus gros « book hangover »

Sans hésitation « Le maître des illusions » de Donna Tartt. Après chaque lecture de ce roman, on dirait que je suis en deuil et j’oublie que ces personnages-là, ils n’existent pas pour vrai! Ah oui, c’est d’ailleurs une autre de mes lectures en cours, mais en espagnol. Comme je le sais par coeur, ça se lit limite vite!

N pour nombre, le nombre de biblio que tu possèdes

Attendez que j’y pense… 10 dans la pièce bibliothèque, 4 dans la chambre d’amis, 4 dans des garde-robes… ça fait 18. Et il y a des piles de livres un peu partout dans la maison. MEttons que c’est pas gagné!

O pour One, un roman que tu as lu plusieurs fois

Autant en emporte le vent et Le maître des illusions. Je les sais par coeur, et ce n’est même pas une façon de parler. Et le comte de Monte Cristo. Et Bleak House. Et Anne la maison aux pignons verts (les tomes 1-2-3-8 surtout). Et les trois mousquetaires. Bref, je relis tout le temps.

P pour Préféré – ton endroit préféré pour lire

Dans ma verrière. Assurément. Avec un feu dans le poêle. Mais je peux lire n’importe où, en fait!

Q pour quote, une citation, d’un livre que tu as lu, qui t’inspire ou qui t’a fait ressentir le plein d’émotions

Je ne suis pas très « citations ». Je peux réciter ben des pages par coeur, mais des citations… On va y aller avec un vers de Lamartine « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé ».

R pour Regret, un regret de lecteur

NO REGRETS!

S pour Série, une série que tu as commencée mais pas finie (et dont tous les livres sont sortis)

Ha. Ha. Ha. Vous n’en voulez qu’une? Je pourrais vous en nommer 72. Au moins! Je ne finis jamais les séries, surtout les séries jeunesse. En fait, faudrait que je les lise quand tous les tomes sont sortis, pis que je les enchaîne!

T pour trois, trois livres préférés de tous les temps

Le maître des illusions (Donna Tartt), Gone With the Wind (Margaret Mitchell), Nous sommes éternels (Pierrette Fleutiaux) et je rajoute Cyrano. Parce que Cyrano, quoi!

U pour Unapologetic, Quelque chose dont tu n’éprouves aucun remord d’etre fan(girl)

Doctor Who! Genre Ten, dans Doctor Who (Daviiiiiiid chou!). Comment ça, c’est pas un livre? YA DES LIVRES, BON! Même que certains sont lus par David lui-même! Donc ça compte. Suis allée 3 fois exprès à Londres pour voir David-chou au théâtre. Et j’ai pleuré comme une madeleine (en duo avec une Angéla Morelli aussi hystérique que moi) devant des enfants ébahis et complètement interloqués devant la regénération de Ten en Eleven à Doctor Who Experience. Bref, mode fangirl on.

V pour Very, un roman dont tu attends la sortie avec grande impatience, plus que celle des autres

Le tome 6 de Game of Thrones. Oui, je sais, je suis d’une originalité folle. Ou le tome 3 de la série de Patrick Rothfuss!

W pour Worst, ta pire habitude livresque

Ben voyons… parfaite de suis! J’ai ZÉRO mauvaise habitude! Quoi, vous en doutez?

X pour x, commence à compter en haut à gauche de ton étagère et prends le 27e livre

Non mais faudrait savoir laquelle. Dans celle qui est la plus proche de moi, celle des SPs, le 27e livre, c’est « De brume, de métal et de cendre » de Gwendolyn Clare.

Y pour Your, ton dernier livre acheté

Acheté pour moi? C’est Avant l’Après de Frédérick Lavoie. Que je n’ai toujours pas lu d’ailleurs. Pour les autres, c’est sans doute un tome de Bone pour the filleul!


Z pour « Zzz » : le dernier livre qui t’a tenue éveillée bien trop tard dans la nuit

Aussi étrange que ça puisse paraître, c’est The Vanishing Stairs de Maureen Johnson. Et si je dis étrange, c’est que je l’ai lu DANS MON LIT. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis endormie à 3h30 du matin, alors que normalement, je pose ma tête sur l’oreiller, pis je dors. Genre, je m’endors au milieu des phrases. Et ya des témoins!

Bon…et là, yé tard. Et j’ai pas de photo. Pour changer. On va l’enregistrer en brouillon, et peut-être qu’il paraîtra un jour. Peut-être!

37, étoiles filantes – Jérôme Attal

Le pourquoi du comment

Résister au Paris de la fin des années 30, à Montparnasse, à ces artistes et à cette atmosphère festive et bohême? Moi? Comment pourrais-je?

Ça parle de quoi?

1937, Paris. Alberto Giacometti se fait écraser un pied par une Américaine, au volant d’une américaine. Il commence à être connu mais n’est pas encore au sommet de son art. Autour de lui évolue Jean-Paul Sartre qui, ayant entendu parler de sa mésaventure, fait tourner un bon mot  » IL LUI EST ENFIN ARRIVÉ QUELQUE CHOSE ». Dans la tête de Giacometti, une idée fixe : il va lui casser la gueule. Rien de moins. De là part cette histoire, avec laquelle j’ai somme toute passé un bon moment.

Mon avis

J’avoue avoir mis un bon moment avant d’écrire ce billet parce que j’avais beaucoup de mal à écrire un avis un tant soi peu constructif et intéressant. J’entends les mauvaises langues penser : « toi, intéressante ou constructive? Depuis quand? » Je sais, je sais, mais bon, J’ESSAIE!

J’ai apprécié la lecture pour l’ambiance, pour errer dans ce Paris qui est devenu mythique et qui m’a rappelé ma promenade littéraire et culturelle dans Montparnasse. J’aime énormément Giacometti (son oeuvre… entendons-nous, je ne l’ai pas connu) et j’ai apprécié le voir créer à travers ses pages, créer à partir de tout et de rien, dessiner, sculpter… J’aime voir ces personnages prendre vie et l’auteur a réussi à nous faire ressentir l’atmosphère bouillonnante du Montparnasse de l’époque. Sartre est dégoulinant de vanité, prêt à tout pour un bon mot et pour être sur le devant de la scène et on aurait bien envie que Giacometti réussisse son coup.

J’avoue par contre que pour ce qui est de l’intrigue en soi, une histoire de police et de carte de visite retrouvée, j’en garde assez peu de souvenirs quelques semaines plus tard. Elle ne m’a pas nécessairement marquée et je garde plutôt le souvenir d’une plume légère, truffée d’humour et de bons mots (des fois, ces intellectuels disent des trucs qui ne veulent ma foi pas dire grand chose… et s’en délecte). Je me souviendrai aussi d’Alberto (tout le monde s’appelle par son prénom, ce qui est parfois un peu mélangeant quand on est un peu inculte – genre, moi) marchant dans Paris avec ses « sculptures portatives » (comprendre « ses béquilles »).

Un roman qui m’a fait rire, découvrir des choses et replonger dans une époque qui me fait rêver mais qui, j’avoue, ne me laissera pas un souvenir impérissable outre cela. Ce qui est déjà pas mal!

Aller à la barre d’outils