Jour 87 – Bodleian Library et Christ Church College

Réveillée de bon matin à l’auberge jeunesse car l’une des filles (la même qui s’est fait un très long – et très odorant – traitement d’inhalo à minuit) s’est préparée pendant UNE HEURE à partir de 7h du  matin. Mais toute une préparation, là, qui impliquant des claquages de portes constants (alors qu’il y avait moyen de la fermer doucement). Les. Gens. J’ai attendu qu’elle parte pour me lever, boire du thé en discutant, et me diriger vers l’accueil de la Bodleian Library pour tenter d’avoir la visite guidée. Il faut réserver à l’avance et seulement la moitié des billets sont dispo sur internet… qu’on se le dise!

Dans la bibliothèque, pas de photos et même pas de cellulaire, car ça crée des interférences avec les micros. Du coup, pas de notes et moins de détails. La bibliothèque a une histoire qui date du 14e et était connue comme la « Duke Humfrey’s Library » pour abriter les livres qu’il avait donnés à la bibliothèque. Toutefois, avec les changements religieux, tout a été vendu, même les meubles et à la fin du 16e siècle, il ne restait que 20 livres en tout.  La bibliothèque a commencé à renaître après le don de Thomas Bodley, fellow de Merton College. On voit d’ailleurs ses initiales un peu partout… sur les gouttières.  Les statues, par contre, ne le représentent pas. Oups! La bibliothèque reçoit une copie de chaque livre publié en Angleterre. Ils ont donc… beaucoup de livres à Oxford et dans un entrepôt près de Swindon, qui va bientôt manquer de place. 5000 livres arrivent chaque SEMAINE! Et oui, paraît qu’il y a vraiment des tunnels pour amener les livres que les gens appellent.  On ne peut rien emprunter ici, seulement consulter. Même le roi n’a pas pu sortir de livre mais quand même, pour lui, on a créé des salles privées, que l’on peut voir dans la salle de lecture de la première bibliothèque.

L’entrée est monumentale et tout autour sont les salles de lectures et des portes rappellent les premières matières de l’université.  Devant, la tour des 5 ordres, avec un étage toscan, un dorique, un ionique, un corinthien et un composite.

À l’intérieur, la fameuse Divinity School, dont j’ai parlé hier, et qui a le plafond le plus extraordinaire du monde.  Il comprend les armes et les initiales des donateurs, mais aussi plusieurs belles sculptures religieuses.  Bref, on pourrait le regarder longtemps.

À l’étage, les liiiiiivres. Orgasme littéraire pour moi.  Plein de livres de cuir, de vieux livres de cuir, dans de vieilles étagères, sur deux étages. La guide nous mentionne qu’au début, les gens devaient lire debout et les livres étaient enchaînés, pour éviter les vols. Imaginez le bruit!!  Fait intéressant, les livres étaient rangés à l’envers, pour en protéger le dos. Évidemment, ça causait quelques problèmes pour lire les titres. Du coup, ils indiquaient un numéro sur la tranche, avec un index sur l’étagère.  Ils ÉCRIVAIENT sur les livres, vous réalisez?  Ceci dit, j’ai retenu un fou rire car un livre est toujours enchaîné pour montrer aux gens… et ils ont dû préciser que ce n’était pas un guest book… et please don’t write in it!  Il y a aussi un système d’alarme. C’est du sérieux ici! Bien entendu, j’aurais beaucoup aimé voir les salles de lecture, mais ce n’est pas possible… dommage. Et je ne pense pas que j’aie les qualifications pour pouvoir y faire un peu de recherche!

Photo d’une photo sous verre… mais bon, ça donne une petite idée.

La montée dans le clocher de St-Mary’s church vaut vraiment le coup.  La vue coupe le souffle et sérieusement, j’ai vu vraiment vu pire côté escaliers! Conseil : allez-y à l’ouverture.  J’étais toute seule, ce qui valait aussi le coup.  On a donc une magnifique vue sur All’s Soul’s college et sur Radcliffe Camera, de même que sur cette « ville château » qu’est Oxford.  Je vous jure, en photo, ça ne donne rien comparé à en vrai!

L’église elle-même est l’église universitaire et son histoire remonte au 11e siècle mais je crois que l’église actuelle date du 13-14e. La tour, en tout cas, date de cette époque. Elle a été le théâtre du procès des martyrs d’Oxford et de derrière le portail bien baroque, il reste tout de même beaucoup de trucs plus gothiques. Il contient aussi une plaque à Amy Robsart, épouse de Robert Dudley, favori d’Élizabeth 1e.  Restée à Oxford, elle a été retrouvée morte chez elle d’un « accident » suite à une chute dans un escalier. En fait, on ne sait pas vraiment hein…  Elle a été enterrée à St-Mary, de là la plaque.

Je continue ma balade en me rendant à Christ Church College dès l’ouverture. C’est cher. Je sais. Mais j’ai adoré cette visite et je suis ravie de l’avoir faite et la cathédrale a vraiment été un moment fort de ma visite. Et bon, c’est quand même l’école de Lewis Carroll!

Nous entrons donc par un édifice du 19e, qui servait de logement aux undergraduates.  Puis, l’escalier du 17e , avec un très beau plafond et que nous avons déjà vu, encore une fois, dans Harry.  Le hall principal, celui qui a inspiré le hall de Poudlard, est juste en haut et est aussi très beau et toujours en utilisation. Au fond, les tables des profs et les longues tables en bois sont alignées. Ceci dit, il y a des pancartes « ne pas s’asseoir » partout partout! Dans un vitrail, le portrait d’Alice Liddell, la fille du Doyen d’alors, bien connu de Dodgson, qui a été prof pendant 47 ans.

Dans la cathédrale, de très très beaux vitraux très compatibles avec le soleil du jour! C’est tellement beau. Je reste émerveillée devant le monument à Ste-Frideswide illuminé et par l’endroit en général. Le plafond du chœur est aussi super beau, on dirait que des lanternes pendent du plafond!

Je me balade un peu dans le marché couvert d’Oxford, je mange des biscuits et je pars jeter un coup d’œil dans les musées de la ville avant mon train à 15h. Le bâtiment du musée d’histoire naturelle est très beau mais si j’ai bien aimé les dinosaures et les fossiles, des animaux empaillés, c’est moins mon truc.  Les enfants trippaient par contre et les explications sur l’évolution des images populaires des dinosaures au fil du temps sont bien.  Et bon, ya des dodos! Enna, j’ai pensé à ton fils en voyant les insectes!

Le musée des sciences comporte beaucoup de sextants et d’instruments de navigation plus beaux les uns que les autres, dont celui de la reine Elizabeth 1e. J’adore ces trucs.  Il y a aussi un tableau où Einstein a écrit des équations lors d’un cours à Oxford. Ils se sont dit « ya un truc là ».. et on décidé de le conserver sous verre!

J’ai passé en coup de vent à Exeter (on ne peut visiter que la chapelle et le terrain principal). La chapelle vaut le coup par contre, et c’est gratuit… quand on réussit trouver l’endroit! J’ai dû demander

Finalement, juste avant le train, un petit cidre avec l’un des pensionnaires de l’auberge de jeunesse, dans The White Horse, un autre pub historique d’Oxford, situé en plein milieu de la librairie Blackwell, dont le fondateur était fort croyant, et fort « contre » l’alcool! Le pub n’a jamais bougé!

Retour en train après cette journée fort chargée, et petite marche d’une gare à l’autre, où j’ai pu découvrir Daunt Books et des anciennes écuries transformées en petites rues super charmantes, que j’ai pris le temps d’explorer avant d’entrer dans mon Eurostar – à l’heure cette fois – et de rentrer tranquillement à Paris, et de réveiller Delphine qui n’en demandait pas tant!! Bref, un super agréable séjour en Angleterre. Encore une fois!

Jour 86 – Oxford et Collèges

Londres, c’est déjà fini! Et on n’a même pas eu le temps d’aller saluer la pierre de rosette ou le jeu d’échecs au British Museum!  C’est over triste, je dis!  Alors que Laurence et Maïka prenaient le métro vers St. Pancras (chargées… très chargées…), j’ai décidé de marcher l’heure et quart nécessaire pour me rendre à Paddington, un peu à l’autre bout de Londres, quand même.  Et quand on s’arrête tout le temps pour regarder les bâtiments, les parcs et tout le tralala… forcément, c’est encore plus long. Finalement, même si j’avais 2 heures pour faire le trajet, j’ai trouvé le moyen d’arriver juste 5 minutes avant mon train. Digne de moi, quoi!

Je suis donc arrivée à Oxford, bien guillerette, beaucoup trop tôt pour le check in à l’auberge de jeunesse où j’avais réservé, mais j’ai pu y laisser mon sac et partir explorer. Oxford, c’est tout petit.  On est toujours à 5 minutes de tout alors ça permet de visiter beaucoup. Surtout quand on est moi.

Comme j’avais une visite prévue à 14h, j’ai commencé par aller faire un tour au musée d’archéologie de la ville, le Ashmolean museum.  L’étage du bas est fait pour les enfants et c’est vraiment bien trouvé. Ça parle des archéologues, des restaurateurs et des responsables de musée ainsi que de leur travail face aux œuvres, en plus de présenter plusieurs pièces intéressantes, notamment venant d’Amérique et d’Asie.  Si le musée a été fondé au départ pour abriter le cabinet de curiosité qu’Ashmole a laissé à l’université, ça a bien changé depuis. Les collections incluent des tableaux, des artéfacts de plusieurs endroits du  monde (vases, bijoux, sépultures) mais aussi quelques « curiosités » comme la lanterne de Guy Fawkes, le masque mortuaire de Cromwell, l’habit de cérémonie du grand chef Powhatan ou encore des vêtements de Lawrence d’Arabie.  Par contre, en photos, ces choses particulières ne donnent pas grand chose. J’aurais pris plus de temps car mettons que les tableaux, je les ai regardés vite et que j’ai bu mon thé, en toit terrasse, à toute vitesse!

J’avais réservé une visite guidée avec visite des colleges mais sérieusement, même si c’était très agréable, je ne suis pas certaine que ça aille beaucoup plus en profondeur que le « free tour » de la même compagnie. En fait, on va dans un collège et dans la Divinity school mais ce sont les seules entrées de collèges. Par contre, la jeune guide était intéressante, drôle et nous a raconté plein de choses autant sur la ville que sur la vie dans l’université d’Oxford.

En fait, l’université d’Oxford, ce sont 38 collèges séparés (certains sites disent 39… c’est donc un des deux), qui ont été ouverts à divers moments de l’histoire. Oxford est toutefois la plus vieille université de langue anglaise au monde (3e en Europe, 2e qui fonctionne toujours, après Bologne), ayant été fondée en 1063, sous une forme un peu différente. Elle est hyper célèbre pour sa bibiothèque, la Bodlean Library ainsi que pour ses nombreux prix Nobel… et premiers ministres anglais! L’université est fort prestigieuse et ce n’est qu’au début du 13e siècle que certains érudits ont fui certains conflits et ont fondé Cambridge, elle aussi bien célèbre, que j’ai visitée y a plusieurs années déjà.  Les plus vieux collèges sont Balliol, Merton et University, qui datent tous du milieu du 13e siècle Avant, il y avait des  Halls religieux, puis d’autres Halls médiévaux, dont seul subsiste St.Edmund’s Hall (que je n’ai jamais trouvé de ma vie). Entendons-nous, à ces époques, ils n’avaient pas leurs formes actuelles, quoiqu’une partie de Merton college (où je me suis faufilée rapidement avant de me faire mettre dehors), daterait du 13e également.  Ceci dit, les collèges étaient soit pour hommes ou pour femmes au départ. Le dernier n’est mixte que depuis le 21e siècle. C’est dire.

Trinity College, que nous visitons, a été fondée par Thomas Pope en 1555. N’ayant pas de descendance et étant très pieux, il souhaitait que quelqu’un se souvienne de lui pour prier pour son âme (du moins, c’est ce que nous raconte la guide). Ça a dû fonctionner parce que ses restes se trouvent en plein chœur de la chapelle du collège… et qu’on ne peut absolument pas l’oublier! La dite chapelle a été dessinée par Christopher Wren, avec des sculptures de Grinling Gibbons, très connu à l’époque.

Les terrains sont vraiment très beaux, avec des bâtiments arrangés autour d’un carré principal et de carrés secondaires. On dirait vraiment des châteaux. Certes, il y a des endroits moins « jolis » (comprendre, bâtiments des années 70… ça dit tout) pour loger certains étudiants mais y étudier doit être vraiment génial.  L’impression de vivre dans une autre époque.  Sur les murs… les résultats de la course d’aviron, sport national dans les universités oxfordiennes, semble-t-il.  Comme la rivière est étroite, on ne peut faire une course avec tous les collèges ensemble. Du coup, le but est de bumper l’équipe devant soi… pour gagner une place.  Ces endroits sont étranges. On voit aussi des terrains de sport mais le SEUL sport de balle et ballon admis est… le croquet! Je l’imagine toujours avec des flamants roses!

Parait-il aussi qu’il y a une terrible rivalité entre Trinity College et son voisin, le Ballial College… et que ça dure depuis de nombreuses dizaines d’années. Ils sont séparés par un mur et des chansons plus ou moins gentilles s’échangeraient par-dessus le dit mur.  Paraîtrait-il que ça a culminé par un  kidnapping de tortue (ouais, les collèges ont aussi une tradition de course de tortues de terre) et que des étudiants ont carrément retourné la terre du parterre de Trinity pour trouver « le corps » de Rosa the Tortoise! Quand je vous dit qu’ils sont bizarres!

Mais je réalise que je ne vous ai pas vraiment parlé d’Oxford la ville.  Bien qu’intimement liée à l’université, son histoire comporte tout de même d’autres éléments intéressants.  La ville a d’abord été anglo-saxonne et on retrouverait des traces de son existence à partir du 9e siècle. Elle a été le siège de plusieurs batailles avec les Danois, qui sont d’ailleurs la raison de la construction d’un – très peu efficace – mur en 911. La situation a tellement escaladé qu’en 1002, une loi a été déclarée comme quoi les anglais pouvaient tuer les Danois, comme ça, sans raison. Tout allait bien, n’est-ce pas. Les Danois se sont enfermés dans une église, les anglais ont brûlé l’église, le roi du Danemark avait de la famille dans la dite église, il n’a pas été content et disons que ça n’a pas aidé à la bonne entente entre ces pays.  Aussi, dans les années 1640, le roi Charles 1e, en a fait sa capitale royale suite à sa fuite de Londres, où il était ma foi très peu apprécié. Il habitait à Christ Church (pas mal comme contexte).

La sainte patronne de la ville est Ste-Frideswide, princesse du 8e  qui souhaitait devenir bonne sœur mais qui a été poursuivie par un prétendant insistant. Quand il aurait tenté de revenir dans la ville, il aurait été frappé par un éclair et serait devenu aveugle. Lorsque la belle lui aurait pardonné, il aurait retrouvé la vue d’un œil.  Lucky guy!  Of course, aucun doute que ça s’est passé EXACTEMENT comme ça!

Si aujourd’hui la ville est touristique, disons que l’arrivée de ceux-ci n’a pas été hyper bien vue au départ.  Le train?  On n’en voulait pas.  Non mais imaginez… les manières de Londres allaient arriver jusque là… et des TOURISTES parmi les élus?  Non mais!!!

On poursuit la visite en se rendant devant la Bodlean Library. Dans ce complexe, la Divinity School (1423, construit sur 60 ans par manque de fonds), premier hall d’examen ou les pauvres étudiants devaient subir un test pouvant aller de 3h à 3 jours… devant public… en latin.  Pauvres types! Ah oui, c’est l’endroit où ont été tournées les scènes d’infirmerie dans Harry Potter (au grand désespoir de plusieurs personnes à l’université) ainsi que les cours de danse. Juste en face, le Sheldonian Theater de Christopher Wren, où ont lieu les cérémonies de graduation et de « matriculation », la véritable entrée des étudiants à Oxford. 

Tout près aussi, la Radcliffe Camera, la première bibliothèque ronde pour mieux avoir la lumière du jour.  Pas besoin de vous imaginer pourquoi cette lumière était nécessaire. Encore aujourd’hui, il faut signer des papiers JURANT qu’aucun feu ne sera amené dans la bibliothèque!

Impossible de passer sous silence le fameux Hertford bridge, librement inspiré du pont des soupirs. Officiellement, c’est pour relier les deux parties du collège mais en fait… Cambridge en avait un. Il en fallait un à Oxford, qui est apparu en 1830!

Nous terminons la visite devant All Soul’s College, très exclusif et très bizarre aussi. Vous devez y être invité pour postuler… et ils invitent 12 personnes par an, qui peuvent faire le processus d’admission. D’habitude, un ou deux sont acceptés mais si ça fonctionne, ils ont 7 ans de recherche payée. Ça vaut le coup.  Avant, l’examen était le « one-word exam ». On leur donnait un mot, et ils avaient 3h pour rédiger un essai à partir de ce mot.  Imaginez quand le mot est « coconut »!  Ils ont aussi une cérémonie bizarre… mais VRAIMENT bizarre. En effet, il semblerait qu’un canard ait été enfermé dans un puits… et qu’il soit toujours vivant! Chaque année, il y a le Mallard Duck Hunt, où tous les étudiants cherchent dans TOUS les placards et les recoins de l’université pour trouver le fameux ancêtre canard. À la fin, ils le trouvaient sur le toit, sur un bâton. Inutile de préciser que maintenant, ce n’est plus un vrai canard mort. Je précise « maintenant »! Imaginez avant!

Après la visite, je me dirige vers le New College, qui contient le fameux arbre de Harry. Oui, il m’en faut peu.  Cette université fondée en 1379, vaut vraiment le coup. On entre dans un grand « quadrangle » qui donne sur le Hall et la chapelle (et là, je lis qu’on ne pouvait pas prendre de photos… oups… il va en avoir).

La chapelle est vraiment belle, avec des murs du 14e. Il y a un très bel orgue et un portrait de St. James d’El Greco. Le cloître derrière est très grand et très beau, même si j’ai une nette préférence pour les petits cloîtres.  Derrière, un beau jardin, avec un petit monticule de la période élizabéthaine, mais aussi les anciens murs de la ville datant du 12e siècle.

Avant le Ghost Tour prévu pour le soir (aucun spectacle, ni rien… donc je m’occupe), je vais manger à la Turf Tavern, lieu de beuverie étudiante depuis le 14e siècle. Il est au bout d’une toute petite mini rue (anciennement appelée Hell’s passage) et a été un lieu culte (et plein d’illégalités) d’Oxford. Y ont traîné CS Lewis, Stephen Hawking et Bill Clinton (who, on se le rappelle, « did not inhale », à cet endroit). Notre guide du soir nous a aussi mentionné qu’il était hanté par une certaine « Rosa »… mais c’est une autre histoire!

J’arrête un peu pour visiter une église (j’ai oublié le nom, again… je m’énerve moi-même)Et hop, je trottine vers le lieu de la marche fantôme, non sans arrêter à la Blackwell Library, une ÉMORME et très belle librairie, qui est maintenant une chaîne. Ici, c’est l’originale. Il y a plus de 3 miles de livres à cet endroit! Je résiste, je résiste… pas de place dans mes bagages!

La visite du soir est très cool, avec les légendes et l’histoire, qui recoupe un peu ce que j’ai vu ce matin. On y voit des petites ruelles, des endroits « fort hantés » et paraît-il  que Thomas Pope et le roi Charles 1e hanteraient la ville!  Rien de moins!

En arrivant à l’auberge, il y a une soirée hot-dogs bières sur la terrasse, à laquelle je participe avec joie, même si je suis visiblement la plus vieille.  J’aime discuter avec les jeunes qui voyagent. J’adore leur enthousiasme, leur drive. J’ai discuté avec un Sud-Coréen, un Américain, deux Allemandes, un Pakistanais, un Italien et quelques Anglais, presque tous des gens qui voyagent pour un bon moment et qui sont hors de leur zone de confort, face à eux-mêmes.  Bref, ça m’a redonné le goût de voyager en auberge jeunesse!

Allez, c’est déjà trop long!  La suite d’Oxford demain!

Jour 85 – Camden et Harry Potter

Ok. Gros aveu. J’ai oublié d’écrire cette journée. Je vais donc être obligée de le faire de mémoire, à partir de mes photos… 3 mois plus tard. Ça va donc être approximatif. Très approximatif. Mais bon, vous allez avoir les photos.

Première étape : aller chercher des sous. Nous sommes tout près du quartier de la finance, mais trouver une banque, c’est un peu la quête du Graal. Ça nous permet toutefois de dire bonjour au Monument. On dirait toujours qu’on tombe sur le monument quand on cherche quelque chose. C’est en effet à 60 quelques mètres de cet endroit qu’a commencé le grand feu de Londres en 1666, dans une boulangerie. Cette fois, j’ai résisté à l’appel des escaliers et je n’ai pas monté!

Nous avons fini par réussir et à prendre le métro, direction Camden. Quand on se balade avec des ados, nous choisissons nos spots. Camden reste pour moi un incontournable. Même s’il n’est plus le quartier très punk et anarchiste qu’il a déjà été, il garde tout de même un petit air décalé et très « londonien ». Je ne me lasse jamais de me promener dans les différents marchés qui le composent (Camden Lock, Stables Market, Camden High Street, Inverness Market street), de fouiner dans les friperies et les boutiques un peu étranges et de chercher des trucs drôles). Cette fois n’a pas fait exception et Maïka a adoré trouver une boutique où la couleur la plus voyante… était le noir! Un rêve pour la miss gothique!

Cette fois, pas de balade sur le Regent’s canal, mais on a bien testé les petits restos de partout dans le monde (indien pour moi… of course) et la glace japonaise au Yuzu. On cherche un peu pour se retrouver, on traverse et retraverse les ponts… Camden, c’est toujours un plaisir.

Nous devons toutefois rentrer au centre de Londres car nous avons planifié un tour « Harry Potter for Muggles », qui commence Southbanks, tout près de l’église de Southwark, qui était, je le rappelle, l’église de Shakespeare. Du moins, il paraît. Peut-être.

Avouons-le d’emblée, ce tour est bien, mais j’avais préféré ceux proposés par London Walks, il y a quelques années. Il fallait prendre le métro et si c’était chouette comme concept et si Maïka a beaucoup aimé, j’ai tout de même fait mieux sur le thème. Par contre, les photos du film pour des comparaisons étaient cool. Nous commençons par le Borough Market, endroit de Londres que j’adore et qu’il était très agréable de revisiter. On nous raconte qu’une scène avec le Magicobus y a été tournée, causant la fermeture du marché… et la grogne des marchands, comme vous pouvez vous l’imaginer. La production a dû y passer une bonne somme en compensation. C’est qu’imaginez-vous que celui qui avait fait les recherches avait oublié la présence… d’un viaduc. Le foutu bus ne passait pas en dessous!

Puis, direction Millenium bridge, qui a été détruit par les Death Eaters dans le film, avant de nous diriger vers la Clink Prison, d’où personne ne s’est échappé pendant plusieurs siècles. Il est possible que JK Rowling s’en soit inspirée pour créer Azkaban, mais je ne sais pas si c’est de source sûre.

Nous retournons aussi vers l’un des plus vieux pubs de Londres pour prendre un verre et se reposer, avant d’observer le bateau qui aurait pu servir de modèle pour celui de Durmstrang.

Nous allons ensuite visiter Godwin’s court, qui aurait pu inspirer Rowling pour Knockturn alley. Bon, encore du conditionnel. Toutefois, c’est un très bon exemple d’une rue londonienne du 17e, étroite… et un peu épeurante à la tombée du jour.

Nous avons aussi visité Leadenhall Market et Cecil’s court, qui auraient aussi pu inspirer Diagon Alley mais c’est assez décevant car en rénovation. Cecil’s court est plein de librairies ésotériques et de boutiques new age. Avant, nous sommes bien passés par Westminster et le ministère de la magie, mais je ne sais pas où j’ai fichu les photos. Et surtout, je ne sais pas ce qui est quoi. Oups, oups, oups. 3 mois plus tard, comme je disais. Pas idéal.

Après un souper « pied » dans un pub, nous finissons la soirée par une balade pour dire au revoir à Londres, avec le ciel d’un bleu magnifique. Demain… une autre aventure.

Jour 84 – Westminster Abbaye and Defiying Gravity

Hello London! Quel plaisir de s’y réveiller pour l’explorer avec Lau et Maïka. Étrangement, Laurence et moi n’avions jamais visité Londres ensemble. Incredible, non?

Ce matin, les filles ont pris un petit déjeuner de la mort qui tue. Et moi… j’ai bu du thé et j’ai pris une poire pour la route. Je sens encore le souper d’hier dans mon estomac, en fait. On prend donc nos pattes et on se dirige vers Westminster Abbey, qui sera LA visite du séjour. Au prix que ça coûte, il faut que ça vaille le coup hein. Nous voulions arriver à l’ouverture pour éviter la file et savez-vous quoi?  C’était pas une bonne idée. Il faut acheter les billets d’avance. Conseil d’ami. J’ai le temps de visiter St Margaret church 3 fois!

La construction de l’abbaye a débuté au 13e siècle, sur les ordres d’Henry III pour honorer Edward le confesseur, et les couronnements des rois s’y sont déroulés depuis Guillaume le conquérant. Comprendre, on a vu beaucoup d’images de l’endroit. On n’a pas le droit d’en prendre, des images par contre.  Interdit. J’ai essayé une fois, juste une, et je me suis fait RAMASSER là, sans bon sens. Tellement bête alors que la fille était super gentille avec les monsieurs qui ont fait la même chose que limite que je vais la mettre ici.  Pffffff…  non, je vas en prendre une sur le net, idéalement libre de droits. Voilà.

Westminster est magnifique et grandiose. Toutefois, l’audioguide est NULLISSIME. Aucun moyen de savoir ce qui est quoi et très peu d’informations en fait.  Laurence et moi étions vraiment déçues. On aurait dû prendre un tour guidé tant qu’à payer ce prix, sérieux. C’est que c’est une vraie nécropole et que trouver qui était où était un vrai casse-tête.

Le coin des poètes est bien entendu mon favori, avec Dickens et Chaucer… et plusieurs autres. Récemment, Stephen Hawkins y a eu sa place. C’est très décoré et, sincèrement, la vue du 2e étage est celle que j’ai préférée. Ils ont réaménagé l’étage supérieur où on peut voir l’historique de l’Abbaye, un très beau triptyque ainsi qu’une expo très intéressante sur les masques mortuaires et les effigies mortuaires.

On y a passé 4 heures hein. Parce qu’on a aussi visité les jardins (la plus belle vu du parlement ces temps-ci) et la Chapter House (je pense qu’on pouvait prendre des photos là) où il y avait une animation pour les enfants et où il y a un très beau plancher d’origine. On n’en voit qu’un bout mais bon. Les peintures murales semblent parler de l’apocalypse et c’est émouvant de voir tout ça aujourd’hui.

Je pense que j’ai déjà dit qu’on était fort lentes!

Mais là, j’ai faim. Vraiment faim. On prend nos pattes et on se dirige vers Trafalgar Square, où se trouve la National Gallery (et Pikachu)(et Lord Nelson) et l’église St-Martin-in-the-fields et son café crypte, dont les scones à la clotted cream me plaisent beaucoup.  C’est donc ce qu’on mange… avec en plus une tartine au saumon pour moi. Le cadre est quand même agréable, bien qu’un peu bruyant. Mais les scones, quoi!!

On fait un tour dans l’église, juste en haut et notre prochain arrêt, c’est Leicester square, parce qu’il y a TKTS… et qu’on aimerait bien voir un musical.  Ce soir, c’est compliqué un peu et il y a relativement peu de places pour les shows que nous voulons voir. Par contre, il en reste pour Wicked, que j’ai déjà vue (et adorée) il y a 8 ans, je pense.  Je pense que ça va le faire. Et watch out les oreilles ensuite.

Avant la pièce, on a encore un peu de temps pour magasiner et après avoir passé dans Picadilly Circus, nous choisissons d’aller magasiner à Soho, dans Carnaby street. J’adooooore ce coin, que je ne connaissais pas vraiment. Comment j’ai réussi à manquer tout un quartier alors que j’y suis allée quand même souvent, à Londres.  Bref, Maïka se trouve des chaussures qu’elle voulait trop, je résiste à tout, et on profite de l’atmosphère en faisant des singeries. Sinon c’est pas drôle.  Maïka a même un peu honte de nous.

À Londres, il y a des choses bizarres. Comme cette boutique de chaussures. Ma nièce, à qui j’ai envoyé les photos, a-do-re tout, tout, tout! Of course. Moi, je suis… sur le derrière, pour ne pas dire autre chose. Je suis surtout découragée de voir qu’il y a vraiment des gens qui ACHÈTENT ces choses, et qui paient hyper cher pour ça. Pas les plus soft, en plus!

On se rend au théâtre à pieds, en passant par Buckingham palace, on observe les mecs qui sortent du boulot et qui envahittent les pubs, on prend une assiette végé apéritive en face, et on s’installe dans nos très bonnes places du théâtre.

Vous savez quoi? C’était top. J’ai encore une fois pleuré. Of course. Et on revient en bus en chantant « popular » pour Maïka et « defying gravity » pour moi. Pauvres oreilles. Oui, vous pouvez imaginer le truc. La catastrophe! On ne peut pas boire à l’auberge mais il était un peu trop tard pour aller au pub (tout était fermé) alors on finit par boire du vin au goulot. Pas dans la chambre, of course. On aurait pas osé! On a l’air sérieuses, mettons! Et demain, ça recommence!

Pour la prochaine fois… I’ll be back!

Jour 83 – London baby and Fish and chips

Ce lundi, on part à Londres. Je suis arrivée tard hier et disons que ce matin, c’est organisation du sac, préparation et repos repos pour être fin prête pour rejoindre Lau et sa nièce Maïka (15 ans depuis quelques jours), que j’accompagne dans leur trip londonien. Je nous apporte de quoi boire (le vin anglais, non merci… j’ai testé) et je me mets en route, à pieds, direction gare du Nord. Le but, avoir le temps de manger rapidement avant le train et comme les filles arrivent de Toulouse (rappelons que ce train arrive à l’autre bout de Paris… merci la ligne 4 d’être directe!), c’est précis comme horaire.

On mange donc des « croque-monsieurs-siciliens-pas-de-top » dans un endroit près de la gare (très fromagé et du coup très excellent à mon goût à moi… je veux pas savoir le nombre de grammes de gras, merci) et go pour l’Eurostar. Qui a la réputation d’être à l’heure. Sauf que non, en fait, pas cette fois. Bien sûr, on bougonne hein… on a tellement peu de temps à Londres! On arrive avec une heure de retard (on peut être dédommagé mais quand on a acheté le billet sur SNCF au lieu de Eurostar, c’est… compliqué.  Disons que j’ai un voucher à donner!). Bref, le sac est lourd, c’est long, et il y a des GENS. Beaucoup de gens.

Finalement, on part… et je réalise qu’en première classe, on a un repas. Alors que je viens de manger. Je me force un peu. Parce que faut rien perdre. Surtout pas le vin, en fait. Mais j’avoue que le thé fourni est un gros plus. Dommage que mon retour ne soit pas première! Par contre, les gens!  Entendu : « Non mais on est en première, incroyable que nous devions porter les bagages nous-mêmes » et « On devrait nous montrer plus de respect, je trouve, c’est la première, quand même ».  Heu… ooookay.

À Londres, on décide de marcher pour se rentre à l’auberge St-Paul, une auberge de jeunesse où on a pris une chambre privée. Ça s’appelle auberge jeunesse mais à part la formule « lits superposés et douches externes », c’est quand même assez straight comme endroit. Pas de réelles activités ou lieux communs, mais le petit déjeuner est possible sur place, dans une genre de cafétéria.  C’est très central, on peut tout faire à pieds et juste pour ça, ça vaut le coup. Vraiment pratique.

À l’arrivée, on admire la gare néo-gothique qui émerveille Maïka et on tente d’aller voir la plate-forme 9 ¾ à King’s Cross. Idéalement prendre la photo. Pour le voir, ok, pas de souci mais pour la photo… on oublie ça. Il y a une file de la mort, on a 4 secondes pour prendre la photo… bref, on ne se tape pas ça à l’arrivée comme ça. La boutique, par contre, oui pourquoi pas!

La fameuse file pour se faire prendre en photo!!

On dépose le tout à l’hostel et on se dirige vers la Tamise pour la balade traditionnelle sur le bord de l’eau. Nous traversons le Millenium Bridge et continuons sur le bord de l’eau en traînassant et en identifiant tous les buildings.  On va jusqu’à Wesminster, même si Big Ben est actuellement dans un cocon. En fait, tout le parlement est en grosses grosses restaurations. On savait hein… mais quand même, ça fait bizarre.

Nous n’avons qu’une hâte : FISH AND CHIPS! On se trouve une toute petite boutique près de la gare : La fishcothèque, présent depuis les années 70. C’est très très bon. Ils ne prennent pas la carte, mais c’est bon et on est ravies. Bon, j’ai trop mangé hein. Beaucoup trop. Mon estomac demande un peu grâce et imaginez à quel point il va se plaindre après la pinte de bière que je vais boire plus tard.

Parce oui, après le retour à pieds, on arrête à The Olde Cheschire Cheese, vieux vieux pub qui fut un jour fort bien fréquenté, tout près de Fleet Street.  Ce sont plusieurs salles en sous-sol, avec un bar tout en bas et de la bière. Des pancartes partout pour nous rappeler de faire attention à ne pas  nous cogner la tête et vraiment, ils sont prêts à tout pour donner un côté authentique. Vraiment.

C’est que nous n’étions pas seules dans les salles. Ils ont poussé le souci du détail jusqu’à intégrer… des souris!  Elles étaient vraiment choupinettes hein… et pas du tout peureuses. Mais mettons que je suis contente d’avoir seulement bu. En espérant que les futs de bière ne leur servent pas de piscine privée! Ceci dit, on a beaucoup ri, comme vous pouvez vous l’imaginer!

Comme tout ferme tôt… au dodo! Demain matin, on part tôt… et visite time!

Jour 82 – Condom et Baïse

Ok, désolée, elle était facile. Mais au moins, Mylène, tu as vu, j’ai mis les trémas. Pour ne pas avoir l’air TROP obsédée. Pas trop.

Dernière journée dans le Gers avant mon train du soir et Mylène, malgré le fameux genou, a l’air bien décidée à me faire faire le plus de choses possible. Nous nous sommes donc dirigées, de bon matin, vers le village de La Romieu, où nous nous sommes amusées à chercher les chats. C’est qu’il y en a un peu partout dans la ville et que même si la légende est hyper récente, je la trouve quand même cute. En effet, le sculpteur se serait inspiré de l’histoire d’Angéline, jeune fille qui aurait sauvé un couple de chats alors que les villageois avaient dû se résoudre à les manger en raison de la famine. Ces deux minets et leurs descendants auraient par la suite sauvé les récoltes des rats qui avaient proliféré et qui les dévoraient. Entendons-nous, les traces de cette histoire datent de la fin 20e. Mais on aimerait bien y croire!

Le village est construit autour de la collégiale St-Pierre, sur le chemin de St-Jacques de Compostelle, dont la construction a débuté au 14e. L’endroit est très beau, avec son unique nef, ses deux tours, et surtout son cloître. J’aime les cloîtres. Si j’avais un grand jardin, je me ferais un cloître dedans, je pense.

Je profite que nous avons le temps pour monter dans les tours. Quand je vois des escaliers, il FAUT que je les monte! Le plafond est hyper beau et travaillé et d’en haut, nous avons vraiment une belle vue sur la ville et sur la collégiale.

Nous profitons de la proximité des jardins de Coursiana pour aller s’y balader un peu, à travers les fleurs et les arbres. Ah oui, les moustiques et les abeilles aussi. Si Mylène est épargnée, moi, je me fais bouffer, as usual!

Ces jardins sont magnifiques et nous en profitons aussi pour boire du thé, manger des glaces… et acheter des pruneaux maison. L’arboretum est très beau, avec de nombreuses espèces d’arbres. Certains ont un peu souffert de la chaleur mais quand même, c’est beau et surtout très calme. Nous assistons à une parade de cygnes… et certaines fleurs me font penser à mon amie Angéla Morelli… devinez lesquelles. On a aussi une très belle vue sur la collégiale, au loin.

Je pense que j’ai mis un peu trop de photos. Mais bon, je ne peux pas résister. Entre fleurs, jardins de simples et roses, il y a beaucoup à voir. Et bon, c’est beau, des photos de fleurs!

Prochaine étape, Condom sur Baïse. Oui, avec des trémas. Mais comme c’Est beaucoup plus drôle sans, je me suis obstinée à les ignorer tout le long, au grand désespoir de Mylène. Mais je peux avoir une mautadite tête de cochon, surtout quand je me trouve drôle! Mais bon, oui, je sais, la Baïse, c’est la rivière qui coule dans la ville. Qui la mouille, comme qui dirait. Sorry, elle était facile!

L’existence d’une ville à cet endroit remonte à il y a très longtemps, même si son origine n’est pas hyper claire selon les historiens. Nous avons profité du temps que nous avions pour nous promener dans la rue principale (en plein dimanche, c’Était plutôt calme, mettons), pour poser avec les statues des mousquetaires (j’ai chanté la chanson de la série avec des chiens pendant 2 jours ensuite… vive moi) et pour visiter la cathédrale St-Pierre de Condom. Amorcée au 14e, plusieurs fois détruites et terminée au 16e, elle comporte aussi… un cloître. Lucky me! Bon, celui-ci est un peu envahi par des sièges, ce qui fait que c’est pas mal moins cute que ça pourrait être!

Et c’est l’heure du train… ces journées auront passé hyper vite. Mais bon, de nouvelles aventures commencent bientôt… et ya rien qui dit que je ne peux pas revenir!

Québec en novembre 2019 – Récapitulatif des billets

Encore une fois, pour tenter de s’y retrouver… voici ce que j’ai repêché à date! Ça inclut les billets dédiés au challenge mais aussi quelques liens que je trouverai sans doute au hasard et qui auront participé sans le savoir! Gnak gnak! Ça vous fera peut-être découvrir d’autres personnes qui parlent de littérature québécoise et c’est ça le but!

1e novembre 2019 – Top 10 à la québécoise

2 novembre 2019

3 novembre 2019

4 novembre 2019

5 novembre 2019

6 novembre 2019

8 novembre 2019

Québec en novembre – Top 10 des nouveautés québécoises repérées alors que j’étais à l’autre bout du monde.

Je viens juste de remettre les pieds dans ma belle province et je n’ai pas encore fait le tour de ma boîte aux lettres, mais je pense déjà à mes futures lectures québécoises. Vous pouvez vous imaginer que je n’ai pas eu le temps de regarder tous les catalogues, mais j’ai quand même spotté des nouveautés que je veux vraiment lire… et ce sera mon top du jour!

Oui, je sais, ce sont souvent des « gros » noms… mais que voulez-vous, je n’ai pas encore eu le temps de fouiner en librairie. Ça ne saurait tarder!

1 – Kukum – Michel Jean (Groupe Librex) – Parce que c’est Michel Jean. Et que ce roman, je sais qu’il m’attend dans ma boîte (mais sans la dédicace… ma mère a bien vérifié!! Lol). Il nous raconte son arrière-grand-mère innue et j’ai bien hâte de la découvrir. (Sur le blog: Elle et nous, Le vent en parle encore, Tsunamis, La belle mélancolie, Amun, Un monde mort comme la lune)

2 – Ta mort à moi – David Goudreault (Groupe Librex) – Encore une fois, pour l’auteur, que je trouve hyper inspirant, hyper drôle, et que sa fille s’appelle du prénom que je préfère sur la terre et que j’aurais utilisé si j’avais eu des enfants. Et on en parle, de cette couverture? Voilà. (Sur le blog : La bête à sa mère, La bête et sa cage… et je n’ai pas chroniqué son recueil de poésie. Oups. Mais j’ai aimé.)

3 – Le poisson et l’oiseau – Kim Thuy et Rogé (La Bagnole) – Parce que c’est Kim Thuy. Parce que c’est Rogé. (Sur le blog de Kim Thuy : Man, Ru, Vi, À toi; De Rogé : Le gros monstre qui aimait trop lire (illustrations)

4 – La grosse laide (graphique) – Marie-Noëlle Hébert (Quai numéro 5) – Parce que je suis fan des dessins au crayons et que le thème – la grossophobie – m’interpelle.

5 – Cuba libre! – Gabriel Anctil (XYZ) – Parce que j’ai envie de Cuba, parce que je reviens de voyage et que j’ai envie de lire des impressions de voyage.

6 – Shuni – Naomi Fontaine (Mémoire d’encrier) – Encore une fois, pour l’autrice… et parce que le thème, des lettres à une jeune blanche, me tente énormément. (Sur le blog : Kuessipan, Manikanetish)

7 – Les abysses – Biz (Leméac) – J’ai tellement été virée de bord par « Naufrage » que je ne peux que continuer à lire l’auteur. (Sur le blog : Naufrage)

8 – Une fille pas trop poussiéreuse – Matthieu Simard (Stanké) – Encore une fois, je suis l’auteur depuis 15 ans. Il faut bien continuer hein! (Sur le blog : Les écrivements, Ici, ailleurs… et les autres, ce sont des billets pré-blog recopiés que je ne ferai pas remonter ici merci!)

9 – Le coeur en bandoulière – Michel Tremblay (Leméac)- Un nouveau Michel Tremblay. Ya que ça à dire. Même si je suis toujours un peu déçue par les rencontres avec lui, je vais toujours continuer à le lire, je pense! (Sur le blog: La grosse femme d’à côté est enceinte, Thérèse et Pierrette à l’école des Saints-Anges, Bonjour, là, Bonjour, La maison suspendue, Un ange cornu avec des ailes de tôle, À toi pour toujours, ta Marie-Lou, Nelligan, Conversation avec un enfant curieux, Le cahier noir, Les héros de mon enfance)

10 – Tempête – Andrée A. Michaud – Pour participer au Black November de Séverine, mois thématique beaucoup plus récent mais beaucoup plus populaire que le nôtre! (Sur le blog: Bondrée)

11 – Pour mémoire – Dominique Fortier – Rafaelle Germain (Alto) – Je connais les deux autrices et leurs styles hyper différents… et je suis hyper curieuse de voir ce que le mix va donner. (Sur le blog, de Dominique Fortier – La porte du ciel, Les villes de papier, Révolutions, Au péril de la mer – De Rafaelle Germain – Soutien-gorge rose et veston noir, Gin tonic et concombre, Volte-face et malaises)

12 – Treize lune d’Okia – Yolande Okia Picard (Hannenorak) – des légendes Wendat, je ne dis pas non. Bon, je n’ai pas trouvé la couverture, par contre. Mais je veux le lire quand même!

Ouais, ça fait douze… je partage avec Laurence le fait de ne pas savoir compter! Mais on s’en fiche un peu! Et vous, quelles nouveautés avez-vous spotté cette année?

Jour 81 – Villa romaine et village gersois.

Aujourd’hui, on avait décidé de prendre ça relax parce que Mylène a à la fois mal au genou et un rhume. Ok, j’avoue, je dois FRÉQUEMMENT lui rappeler de prendre ça relax parce qu’elle veut tout me faire voir de son coin! À chaque demi-heure, elle a une nouvelle idée et je dois la gronder « t’étais pas malade, toi?  On devait pas être calmes? ». Et, POUR UNE FOIS, elle avoue que j’ai raison. Jour à marquer d’une pierre blanche!

Nous prenons donc le temps de traînasser un peu pour passer faire les courses (et à la pharmacie) en matinée (enfin, je traînasse… Mylène a lu 2 livres et écrit 4 chroniques) avant d’aller faire un tour au musée d’Éauze, où on expose les artefacts trouvés dans le coin. C’est que la région est habitée depuis 6 millions d’années. D’ailleurs, ça a longtemps été un endroit assez riche, on n’a qu’à regarder les maisons gasconnes aux alentours.

Le musée est intéressant, surtout la partie du trésor, installé dans le coffre-fort de l’ancienne banque où se trouve le musée. Les deux premiers étages sont surtout des outils préhistoriques (encore une fois, je lève mon chapeau à celui qui a réalisé que ce n’étaient pas des pierres normales) et sur l’histoire de la région, entre les gaulois, les romains, les wisigoths et les mérovingiens.  Elusa, ancienne ville romaine importante (d’ailleurs fidèle à Rome), était tout près de l’ancienne ville d’Éauze, qui est en fait la ville médiévale. Elle semble avoir été habitée à partir du premier siècle mais a décliné à partir du 5e. Le fameux trésor a été enterré au 3e siècle et déterré il y a quelques décennies seulement. Il semblerait que les propriétaires aient dû quitter la région et aient enterré leurs biens dans le quartier des potiers. Sont exposés une importante quantité de pièces de monnaie illustrées d’empereurs mais aussi de vertus, d’animaux et de monuments.  Le détail est impressionnant. Et je ne vous parle même pas des bijoux en émeraude, avec des nœuds d’Hercule.  Ils sont  fins, magnifiques et je les aurais bien portés encore aujourd’hui!

En après-midi, nous visitons la villa de Séviac, villa gallo-romaine découverte au milieu du 19e par un fermier en voulant construire sa maison, qui jouxte d’ailleurs le site . La villa fait 6500 mètres carrée et les thermes privées font 500 m2, sur un terrain de quelques centaines d’hectares, ce qui est d’ailleurs assez raisonnable pour l’endroit et l’époque.  On suit la visite guidée hyper intéressante (elle vaut le coup) et on y apprend qu’il y a d’abord eu, au 1-2e siècle, des bâtiments fermiers sur le site mais que la villa que nous visitons date davantage du 4e siècle.  C’est comme ce qu’on a appris à l’école. Une entrée monumentale qui ouvre sur une cour carrée, avec les pièces distribuées autour. En fait, comme il n’y avait qu’une porte et pas de fenêtres, la cour servait d’éclairage à la villa. À Séviac, il y a certes le dessin des pièces (souvent redessiné à l’époque mérovingienne, où elle a servi de village) mais surtout de magnifiques mosaïques de planchers, avec surtout des motifs floraux, végétaux et géométriques. Certaines sont hyper bien conservées et sont impressionnantes par leur taille et leur précision. La taille des pièces utilisées et la précision des motifs varient selon l’importance de la pièce et on tente souvent d’y insérer de la perspective. La guide nous mentionne que le motif est souvent associé à la fonction de la pièce.  Certaines colonnes sont encore visibles et l’un des bains des thermes a gardé sa mosaïque à vaguelettes. C’est beau, mais c’est beau!

Une partie de l’entrée a été transformée en chapelle à un certain moment donné. La présence d’un baptistère intrigue les archéologues car à l’époque, seul l’évêque avait le droit de baptiser. Est-ce que ça voudrait dire que l’évêque y aurait vécu à un moment? Ils ont aussi découvert une toute petite salle et ont émis l’hypothèse que ce serait l’une des premières douches… mais bon, rien n’est certain.

Bref, magnifique visite. Comme il fait 35 degrés, nous décidons d’aller prendre une citronnade (pour moi) et un thé glacé – et une gaufre – (pour My) sur la place du village de Fourcès, avec lequel je tombe en amour. C’est une bastide ronde, avec des passages à arcades, autour d’une grande place centrale. Aujourd’hui, c’est la fête du village et on a droit à un accompagnement musical over kitsch (ce que j’adore… je connais toutes les chansons) à l’harmonica sur fond de bande sonore. Bon, j’avoue que j’aurais aimé que les deux supports soient dans la même tonalité, mais c’est un détail n’est-ce-pas!  La dolce vita gersoise!

Un dernier petit stop dans le village de Montréal-sur-Gers (je pourrai dire que j’y suis allée) où il y a encore une fois une bien jolie place (mais carrée cette fois) mais beaucoup trop de voitures! On visite l’église gothique, on se balade un peu, on va voir la vue. Tranquillou. Il y a quand même pas mal moins de monde que dans « mon » Montréal.  Il doit y avoir 1000 habitants!

Ce soir, c’est souper pizza et comme ils n’ont pas de Tariquet rosé, je peux goûter au Pellehaut, qui est aussi très bon, je dois l’avouer. IL y a des musiciens plus haut dans Éauze et nous en profitons davantage que ceux de la place principale car nous, on les entend, mais on s’entend aussi! Bref, chouette soirée!

Ah oui, j’oubliais… on est passées chercher du vin au Tariquet. Je pars à Londres dans quelques jours… et mettons qu’on va tenter d’éviter le vin anglais!

Et vous savez pas quoi? J’AI FINI UN LIVRE! Call me the reading queen!

Jour 80 – Abbaye cistercienne et foie gras mi-cuit

Autre agréable journée dans le Gers, avec ses paysages vallonnés (et verdoyants cette année), ses petits villages hauts perchés et ses vieilles églises qui poussent au milieu de nulle part.  C’est vraiment un très beau coin, qui est joli partout où on regarde.  On profite de la route, mettons.

Le matin a débuté par un faux buzz qui a abouti à une réservation… pour les studios Harry Potter. À Londres. En septembre. Totalement imprévu et totalement chouette aussi! Un petit 2 jours à Londres, complètement out of the blue, comme ça.  Du coup, toutes nos réservations sont faites, question de ne pas avoir le temps d’y réfléchir et de changer d’idée!!

Nous partons donc sur les petites routes une demi-heure plus tard que prévu, direction château de Cassaigne pour profiter de la vue et faire le tour du village. Le jardin est très beau et la vue sur la campagne environnante est vraiment belle. J’ai aussi un petit crush pour la cour intérieure.

Puis, l’une des belles visites du jour, l’abbaye de Flaran, abbaye cistercienne fondée au 12e siècle mais terminée au 14e, avec des aménagements aux 17-18e siècles.  Elle était habitée par quelques moines… et je vous jure qu’à la grandeur de l’église, ils avaient de la place pour prier. Le cloître est aussi très beau, avec ses deux étages et tous les bâtiments monastiques sont encore en place.  L’abbaye présente une collection privée (la collection Simonow) de tableaux et de sculptures, dont plusieurs Dali, un Renoir, un Monet, un Bonnard, un Claudel… et je tombe en admiration devant une vue de Venise de Brangwyn. Bref, du beau monde.  Dans l’église abbatiale, une expo de Jean-Paul Chambras et des œuvres de Béatrice Tillier sont dans le réfectoire.  Très très joli.

Nous flânons un peu dans les jardins avant d’aller manger au Florida dans le village de Castera-Verduzan. Et c’est bon, c’est bon!  Je déguste avec délices mon tataki de thon (avec des fraises) tandis que Mylène préfère des cèpes. Bref, on se régale, sous le regard un peu ébahi des poules qui se baladent plus haut.  Par contre, je vous assure que les vieilles dames gersoises qui se parfument (au moins 4 fois) à la naphtaline avant de sortir déjeuner, c’est pénible!  Mon eau goûtait le parfum, je vous jure que je n’exagère même pas! Et My compte toutes les bouteilles de Tariquet qui sont servies ce midi-là! Je suis morte de rire!

L’après-midi est consacré au château de Lavardens, château du 17e ayant récemment été racheté par les actuels propriétaires – dont l’un, avec qui nous avons piqué une jasette, connaît vraisemblablement le Gers au complet et qui nous a bien fait rire (« non mais ces murs, ça a l’air d’une grange, impossible que le compte de Roquelaure ait habité dans un truc pareil! ou encore « Non mais vous avez vu ces deux beaux gosses ») – construit sur le site d’un ancien château médiéval ayant appartenu aux comptes d’Armagnac. Roquelaure était un proche d’Henri IV (encore lui) et l’une des pièces a un pavement en forme de marguerite en l’honneur de Marguerite d’Angoulême, la grand-mère du roi.

Le château est tout plein d’escaliers, n’est-ce pas Mylène? Celle-ci écarquillait les yeux à chaque volée de marche et tentait de les monter en sautillant tant bien que mal en s’excusant à chaque fois à son genou amoché. Il abrite des expos et nous en avons pris plein les yeux, surtout avec la verrerie d’art.  Mon coup de cœur du château? Les pavements originaux du 17e. Chaque salle est unique, avec un motif différent et je m’extasie à chaque fois.  Sérieux, c’est d’une beauté! Nous avons failli craquer pour des objets hors de prix (et, dans mon cas, intransportables dans une valise), mais ça valait le coup.  Clin d’œil à la chapelle qui a été transformée en boulangerie au 18e… ce qui fait qu’il y a une ancienne cheminée en plein milieu, au grand dam du propriétaire!

Une petite pause en terrasse plus tard, nous voilà reparties vers le village de Larressingle, petite bastide fortifiée faisant partie des plus beaux villages de France.  Les fortifications datent de la 2e moitié du 13e siècle tandis qu’il y a des traces du bourg à partir du 10e. Le pont et les fortifications sont super belles, très bien conservées, en particulier l’entrée, une porte fortifiée à brêtèche, avec un pont maintenant en pierre. On se balade, on en fait le tour, on visite l’église de St-Sigismond (on dirait une demi-église, c’est bizarre!), qui a droit à une statue à l’air assez vilain merci! Mylène lui a donné un autre qualificatif, mais nous passerons là-dessus!

Un petit stop au pont roman d’Artigues, probablement du 12e, sur la route de Compostelle et hop, retour pour nous reposer un peu (le genou de Mylène demande grâce) avant d’aller au resto La vie en rose. Je n’ai même pas le choix du menu. My a décrété que je DEVAIS manger du foie franc poêlé aux pêches! Et elle a bien raison parce que c’est bon! Et que dire de la croustade d’ici! Rien à voir avec ce qu’on mange chez nous. En fait, c’est pas du tout la même chose.  On se balade un peu dans « Éauze, ville fantôme pour un vendredi soir » avant de rentrer.  Pas mal non?

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