The joy luck club (Le club de la chance) – Amy Tan

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« Comment vivre la Chine en Amérique?  Deux générations de femmes, quatre mères, quatre filles livrent leur histoire. 

À travers le récit onirique des aînées resurgissent les senteurs et les saveurs d’autrefois.  On y croise des bébés mariés à la naissance, des soeurs jumelles perdues sur une route d’exode, la Dame Lune qui exauce les voeux des enfants, des concubines jalouses et humiliées… Nostalgique et amère parfois, la fable se heurte à un autre langage.  Celui de la réussite et de l’ambition.  Celui d’une deuxième génération qui aspire à une vie différente libérée du poids de la tradition.  

Au carrefour de ces deux mondes, Jing-mei.  La jeune femme découvre au club de la chance la force de l’héritage laissé par les mères.  Naît alors l’espoir d’une réconciliation car les liens du sang sont indéfectibles… »

Commentaire

Il s’agit ici d’un livre que j’ai vraiment, mais vraiment beaucoup aimé.  J’ai pu découvrir une facette de la culture et de l’histoire chinoise, que je ne connaissais pas du tout et sur lesquelles je suis allée m’informer par la suite, grâce à ce roman débordant de sensibilité qui raconte les vies de quatre mères et quatre filles.  Leurs histoires s’influenceront tout au long du roman, à mesure qu’elle seront tour à tour racontées.  

Il y a huit personnages principaux, huit histoires prenantes.   De l’extérieur et du point de vue de leurs filles, les actes et façons de penser des mères, qui nous paraissent incompréhensibles, sont expliquées à travers l’histoire de leur vie.  Beaucoup d’émotions, on y ressent le voeu de se libérer de leurs racine, de leur culture, chez les filles, tandis que les mères recréent par leur façon de vivre une petite bulle chinoise en Amérique.  Un très bon livre, j’ai adoré!

9/10

Lord of the flies (Sa majesté des mouches) – William Golding

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« L’avion qui transportant des collégiens britanniques vient de s’abîmer dans le Pacifique.  Les enfants se retrouvent seuls sur une île montagneuse.  Obéissant à Ralph, le chef qu’ils ont élu, ils s’organisent pour survivre.  Mais, pendant une nuit, leur sommeil se peuple de créatures terrifiantes.  Et s’il y avait vraiment un monstre tapi dans la jungle?  Sous l’impulsion de Jack, violent et jaloux de Ralph, la chasse au monstre est déclarée.  Mais les partisans de Jack et ceux de Ralph ne vont pas tarder à s’affronter cruellement »  

Commentaire

On m’avait souvent dit que ce livre était génial et j’avais très hâte de le lire.  Peut-être avais-je trop d’attentes mais j’ai vraiment été déçue.   Le groupe de jeunes, au départ relativement unis dans l’adversité ne tarde pas à imiter le monde adulte et à devenir d’une cruauté étonnante pour des enfants si jeunes.   En fait, dans certains bouts, je devais vraiment me conditionner à poursuivre car je me disais « mais voyons donc!! »   On y raconte la fin de l’innocence, mais je n’ai été que peu touchée par l’histoire et j’ai vraiment trouvé certaines parties un peu longues.  Je tenterai certainement de relire le livre un jour… peut-être serai-je capable de moins me concentrer sur le désir de tuer et de blesser et de regarder davantage le reste de l’histoire. 

5.5/10

Le parfum – Patrick Süskind

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« Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque.  Il s’appelait Jean-Baptiste Grenouille.  Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n’aurait pas survécu.  Mais Grenouille n’avait besoin que d’un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n’avait besoin de rien.  

Or, ce monstre de Grenouille, car il s’agissait bel et bien d’un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l’univers, car  « qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes ». »

Commentaire

J’ai lu ce livre en lecture obligatoire au Cégep il y a de cela quelques (tousse) années et je l’avais alors adoré.  J’avais trouvé le sujet original,  j’avais beaucoup aimé l’écriture que j’avais trouvée différente.  Je me suis replongée dans le bouquin cet été et, cette fois, ce que j’ai surtout remarqué, c’est la façon différente dont l’auteur dépeint le monde, comme s’il peignait un tableau avec des odeurs au lieu de des images.  Je me suis laissée emportée par ce parfum tout au long du livre, que j’ai encore une fois beaucoup apprécié.  Jean-Baptiste Grenouille me répugne un peu trop pour que le livre devienne un coup de coeur mais chapeau pour l’originalité du thème et l’odeur présente tout au long du roman.  À lire, ne serait-ce que pour découvrir le style du roman!

8/10

Geisha – Arthur Golden

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« À neuf and, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto.  Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne.  Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui en fera une vraie geisha. 

Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour: Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées dela ville.  Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs.  Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale.  Elle rencontrera finalement l’amour… »

Commentaire

J’ai lu ce livre après avoir vu le film du même nom.  J’avais donc les  – superbes – images en tête et je les ai réévoquées à la lecture du roman, dont j’ai apprécié la lecture.   Je ne sais toutefois pas si j’aurais réussi à penser à de si belles images avec seulement le support des mots de l’auteur…  Le texte est toutefois rempli de métaphore et est vraiment très beau!

J’ai trouvé le livre un peu lent à démarrer mais j’ai bien aimé avoir plus de détails quant aux personnages et aux aventures de Sayuri.  Je pu davantage comprendre sa fascination pour le président, que j’avais trouvé étrange dans le film.  Malgré tout, j’ai trouvé spécial la résignation dont elle fait preuve.  L’héroïne a vraiment renoncé à beaucoup de choses en devenant geisha et j’ai eu à m’habituer à sa façon de penser.  

Une belle lecture.  J’ai beaucoup aimé!  J’ai appris sur la culture du Japon (dans ma tête, ce n’était vraiment pas ça, une geisha!) et sur son histoire! 

8/10

Replay – Ken Grimwood

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« En ce 18 octobre 1988, Jeff Winston se trouve dans son bureau New-Yorkais et écoute sa femme lui répéter au téléphone: « il nous faut, il nous fait… »  Il leur faudrait, bien sur, un enfant, une maison plus confortable.  Mais surtout parler.  À coeur ouvert.  

Sur ce, Jeff meurt d’une crise cardiaque.  Il se réveille en 1963, à l’âge de 18 ans, dans son ancienne chambre d’université.  Va-t-il connaître le même avenir?  Non, car ses souvenirs sont intacts.  Il sait qui va gagner le prochain Derby, ce qu’il en sera d’IBM et d’Apple… De quoi devenir l’homme le plus puissant du monde, jusqu’à… sa deuxième mort… et qu’une troisième, puis une quatrième vie commencent…

Commentaire

Je ne parviens plus à me souvenir de qui m’avait suggéré ce livre… mais une chose est certaine, je ne l’ai pas regretté!!!!  Le livre est vraiment palpitant, étourdissant…  Un éternel recommencement, une vie en boucle, choisir les options à chaque fois, avoir la possibilité de tout essayer…!   Un rêve?  Un cauchemar? On nous tient en haleine tout au long du livre, on se demande réellement comment ça va finir!  Vraiment, à lire!

9/10

Notre-Dame de Paris – Victor Hugo

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« Victor Hugo réinvente le Moyen Age et fait, d’une basilique gothique, une héroïne grandiose, servant de cadre à l’une des plus émouvantes histoires d’amour jamais écrites: celle du bossu Quasimodo, sonneur de cloches de Notre-Dame, pris de passion pour Esmeralda, la danseuse gitane dont la beauté excite la convoitise d’un beau capitaine et d’un archidiacre… »

Résumé

La cathédrale Notre-Dame de Paris est sans doute la grande héroïne de ce roman de Victor Hugo.  En effet, l’histoire de Quasimodo et d’Esméralda n’occupe définitivement qu’une petite partie du roman, bien qu’elle soit présente et impreigne une bonne partie de celui-ci.  Ce livre est également un traité sur l’architecture de Paris au Moyen Age et Victor Hugo décrit longuement les caractéristiques des bâtiments de la ville.  Si c’est intéressant, ces descriptions ralentissent sensiblement l’histoire et il m’est arrivé (mais je ne le dis pas trop fort!!!) de compter le nombre de pages avant que ça revienne à l’intrigue!  Dans le livre, il faut avouer que Quasimodo n’a vraiment , mais alors là vraiment rien pour lui…  Il est décrit comme bossu, sourd, affreux et présentant une déficience intellectuelle importante.  L’histoire est triste, soit… mais même si les sentiments de Quasimodo sont sincères, disons que j’ai pu comprendre certaines réactions d’Esméralda!!! (ok, ok, j’avoue, j’imagine que je suis sans coeur!!!)

D’un autre côté, l’écriture est vraiment superbe, on tombe en amour avec Notre-Dame!  On ressent vraiment les atmosphères, les bains de foule, on se croit au Moyen Age!  Toutefois, même si la trame est la même, il ne faut toutefois pas s’attendre à l’histoire intégrale qui est présentée dans la comédie musicale car on risque d’être déçus!!!

8/10

The Great Gatsby (Gatsby le magnifique) – F. Scott Fitzgerald

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Nous sommes dans les années 20, c’est l’époque de la prohibition, des nouvelles fortunes et du clinquant.  Jay Gatz, désormais Gatsby le magnifique, se retrouve fabuleusement riche et tous et chacun est interpellé par le mystère qui se dégage de sa personne, de façon positive ou négative.   Il est l’hôte de fêtes somptueuses et éblouissantes où chacun veut être vu.    

Gatsby étale tout ce luxe afin de conquérir Daisy, mariée avec un riche héritier.  L’histoire est racontée par Nick Carraway, cousin de Daisy fasciné par l’aura de Gatsby le magnifique. 

Commentaire

La médaille et l’envers de la médaille dans le monde du luxe et de la richesse.  J’ai vraiment été interpellée par ce roman, que j’ai dévoré.  J’ai vite été emportée dans l’histoire et j’ai moi aussi voulu en connaître plus au sujet de Gatsby.  J’ai beaucoup apprécié la mode narratif et les héros, qui ne sont pas parfaits mais qu’on apprend à apprécier, avec leurs forces et leurs faiblesse.  La plume de Fitzgerald est particulièrement belle. On ressent vraiment l’époque et le clinquant ne réussit jamais à camoufler totalement la réalité.  Très bon livre… il manque juste ce petit « plus » indéfinissable qui fait le coup de coeur!!!

9/10 

Le club Jane Austen – Karen Joy Fowler

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« En ce début de XXIe siècle, un club singulier voit le jour en Californie.  Comme d’autres jouent au bridge, cinq femmes et un homme se rencontrent régulièrement autour de l’oauvre de Jane Austen.  S’ensuit une sublime chronique sur l’air du temps où la voix de la plus grande romancière anglaise vient éclairer l’éternelle tragi-comédie des sentiments, et son tourbillon de rencontres, d’épreuves, de séductions et de jeux entre l’impossible et le possible que seul peut dénouer l’amour.  Car, comme vont le découvrir les membres du club, il n’est peut-être de plus belle fiction que la plus ordinaire des vies ». 

Commentaire

J’ai choisi ce livre parce que ça parlait de Jane Austen et d’un club de lecture, sujets qui m’ont immédiatement attirée.  Je n’en avais même jamais entendu parler, pourtant, des Austeneries, j’en ai lu plusieurs.   J’aurais tellement voulu aimer ce livre mais malheureusement, il ne m’a pas accrochée plus que ça.  Je crois que je m’attendais à autre chose… j’aurais aimé davantage de discussions que Austen et je n’ai pas vraiment apprécié celles qui m’étaient proposées.  Ce ne sont vraiment pas tous les personnages qui m’ont intéressée.  J’ai par contre apprécié l’histoire de Sylvia et Daniel et j’ai souri devant Jocelyn ainsi que Grigg…  Les autres… plus ou moins. 

Le livre se lit toutefois très bien sauf que ce ne fut pas une lecture marquante pour moi.  

6/10

L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

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« Dans la Barcelone de l’après-guerre civile, « ville des prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours.  

Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique: le Cimetière des Livres Oubiés.   L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à une étrange rituel qui se transmet de génération en génération: il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers.  Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets « enterrés dans l’âme d’une ville » : L’ombre du vent. »

Commentaire

Un gros coup de coeur pour moi que ce livre, qui m’a, dès le début, interpellée avec l’aventure dans le Cimetière.  J’ai beaucoup aimé l’écriture, simple mais belle et j’ai vraiment ressenti l’atmosphère pesante, tendue, gothique qui plane sur le roman.  L’ombre de la guerre plane toujours et est omniprésente.  L’histoire d’une recherche, recherche de Julian Carax mais recherche de lui-même pour le jeune Daniel.  Les ressemblances entre les vies des deux personnages principaux les poussent l’un vers l’autre… Les intrigues sont entremêlées et la vérité nous est révélée par parcelles, par l’intermédiaire des témoins de la vie de Julian.  Une fois que nous sommes entrés dans l’univers, il devient difficile d’en sortir.  Pour ma part, je voulais savoir l’histoire  (dont je me doutais, en partie, j’avoue) mais surtout connaître les sentiments des personnages et les différents liens entre eux.  J’ai vraiment été emportée!

Dommage que les livres de Julian n’existent pas pour vrai, j’aurais le goût de les lire là, maintenant, tout de suite!!!!!

Plusieurs phrases me sont restées en tête (j’aurais dû les noter 🙁 ) mais je me souviens de celle-ci : « … un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous… »   Un bon bouquin pour les amoureux des livres!!!

10/10 

On achève bien les chevaux – Horace Mac Coy

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« Gloria et moi avions été prévenus par des vieux routiers que la seule façon de tenir le coup jusqu’au bout dans un marathon de danse, c’était d’utiliser au mieux ces pauses de dix minutes grâce à une méthode précide: apprendre à manger son sandwich tout en se rasant et en se faisant soigner les pieds, apprendre à lire les journaux en dansant, apprendre à dormir sur l’épaule de son ou de sa partenaire; mais tout cela, c’étaient des trucs sde métier qui demandaient de l’entraînement.  Au début, nous eûmes beauocup de peine à nous y mettre, Gloria et moi.

Commentaire

Ils se connaissent à peine et participent à un marathon de danse, dans les années 30, en pleine crise aux États-Unis.  Ils ont connu bien des tourments et veulent gagner le 1000$ en prix qui sera attribué aux gagnants.  Et bon, de toute façon, un endroit où dormir, un repas chaud, c’est beaucoup mieux que leur quotidien sans espoir et surtout sans avenir.   Vous connaissez les marathons de danse?  Des mois sans dormir, au risque de sa santé.  C’est ne pas craindre les humiliations.  Ça a d’ailleurs été interdit à la fin des années 30 suite à des morts et des troubles graves de santé.  Bref, d’un glauque…

 

Dès le départ, on connait la fin.  Nous sommes au procès et nous savons que Gloria est morte.  Le roman, ce sont les 900 heures du marathon de danse, dans un style court, percutant, qui va droit au but (et souvent dans notre gueule). Cette vie, ce contexte historique, ces gens qui ne se gênaient pas pour profiter du désespoir des gens…. c’est assez atroce.   Et cette fin.  Et ce titre…  

9/10