La pianiste – Elfriede Jelinek

undefined Résumé
« Elle ne boit pas, ne fume pas, couche encore à 36 ans dans le lit maternel et aime bien rester chez elle.  Chaque fois que ses horaires de professeur de piano au conservatoire de Vienne le lui permettent, elle se plaît à fréquenter les cinémas pornos, les peep-shows et les fourrés u Prater.  Et quand un de ses étudiants tombe amoureux d’elle, Erika Kohut ne sait lui offrir en échange qu’un scénario éculé, propre à redorer la vielle relation du maître et de l’esclave.  

Cru, féroce et en même temps d’un comique irrésistible, ce livre n’épargne ni l’amour maternel et ses vaines ambitions, ni la vénérable institution qu’est à Vienne la grande musique, ni le sexe et ses névroses ».

Commentaire
J’ai fini par le finir.  Je suis allée jusqu’au bout en me disant qu’il y avait peut-être quelque chose à en retirer même si à plusieurs reprises, je me suis dit intérieurement « Ça suffit la torture« !!!  Mais non.  Prix Nobel de littérature ou pas Prix Nobel de littérature, ce livre a été pour moi déplaisant du début à la fin.   Je n’ai vu nulle part de « comique irrésistible »!  Nous ne sommes tout simplement pas sur la même longueur d’ondes lui et moi. 

On y rencontre Erika, professeur de piano et concertiste manquée, qui vit sous l’emprise d’une mère horriblement manipulatrice et contrôlante.  Erika est froide, elle s’auto-mutile, court les peep-show et espionne les gens qui s’envoient en l’air dans un parc.   Pour tenter de ressentir quelque chose, elle qui ne sent rien et qui ne sait pas non plus ce qu’elle veut sentir.  

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire mon impression est froideur.  Froideur et détachement. On y raconte des névroses, des scènes fortes mais je n’ai été que spectatrice et n’ai eu de sympathie pour aucun des personnages.  La mère, qui considère sa fille comme son objet, sa propriété, sa gloire,  m’exaspérait à un point fou; presque à chaque fois qu’on en parlait, j’étais tentée de refermer le livre… et on en parle souvent.  Erika ne me rejoingnait pas du tout (il n’y a que vers la fin où je l’ai trouvée moins désagréable derrière toutes ses défenses) et Klemmer et son pédantisme klemmerien m’agaçaient prodigieusement. J’ai eu l’impression que l’auteur détestait ses personnages.  Sachant que ce roman serait hautement autobiographique, c’est inquiétant.  Le seul passage qui m’a un peu touchée est la toute fin, quand la vie continue pour certains quand d’autres sont démolis.

La musique, ici, devient presque un terme insultant.  Une punition, un snobisme.  Je n’ai pas aimé.  

Et non le moindre, Erika, 36 ans, y est décrite comme vieille (dit au moins 100 fois), ridée, flasque, en décomposition, en train de pourrir… etc.  Sachant que dans 4 ans et quelques semaines j’aurai cet âge… ça m’a fait royalement grincer des dents!  Je sais, je sais… probablement un signe de non-acceptation de mon propre vieillissement…  mais dans 4 ans, je ne serai pas vieille, ni en train de pourrir, ni totalement fini, bon-e!!!

Je suis consciente que le livre est bourré de métaphores, de symboles, que l’emprise de la mère (toujours nommée ainsi dans les passages la concernant… la mère, la fille… comme si elles n’étaient que ça) déteint partout, dans toutes les sphères, toutes les relations d’Erika.   L’écriture est riche, pleine d’images fortes et, surtout au début, bourrée de retours en arrière (là où on désigne Érika par ELLE, en majuscules, comme l’explique Emeraude)… mais ce n’est pas pour moi.   Ce n’est pas le genre de livre que j’ai le goût de lire.   Mais il est souvent désigné comme chef d’oeuvre… peut-être plaira-t-il davantage à d’autres!

2/10

6 choses sans importance…

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Me voilà taguée!  Par plusieurs personnes à part ça!  En effet, Joelle, Ori et Virginie ont pensé à me refiler cette chaîne!  

Je n’irai quand même pas jusqu’à dire 18 trucs inutiles sur moi-même (6 x 3 = 18 pour ceux qui cherchaient le lien…) Je n’aurais certainement pas de difficulté à en trouver une bonne quantité… mais tout de même!!!
Que faut-il faire???

Ecrire le lien de la personne qui nous a tagué 
Préciser le règlement sur son blog 
Mentionner six choses sans importance sur soi 
Taguer six autres personnes en mettant leur lien 
Prévenir ces personnes sur leur blog respectif

Voici donc mes 6 trucs teeeeeeeellement intéressants!!! ;))

1.  Je n’ai aucune mémoire des visages.  Et quand je dis aucune, c’est aucune.  Il m’arrive souvent de ne pas reconnaître de bons copains s’ils ont changé de lunettes, de coiffure ou de chaussures!

2. Je voue une passion sans bornes aux patates frites!  Dommage que mon postérieur fasse entrave à cette histoire d’amour intense!

3.  Je trouve le moyen d’enfiler en dessous de la table de la salle de réunion au moins une fois par mois au boulot.  Mon pied reste coincé dans le bras de la chaise à roulette… la chaise part d’un côté et moi de l’autre.  Je devrais me dompter, mais non…

4.  Quand on me demande mon âge, si je ne n’y réfléchis pas, je donne spontanément mon âge en années + mois + jours.  Ca sort tout seul!!!   En fait, je dis bien des niaiseries à propos de mon âge… mais je n’élaborerai pas ici, ça pourrait être long longtemps!!!

5.  Je n’ai pas le gène de l’ouvrage de porte placé du bon côté dans mon ADN.  S’il faut pousser je tire, s’il faut tirer je pousse.  C’est inmanquable!  J’ai eu un bon nombre de « poques » sur le nez à cause de ça!

6.  Je sais toujours que quelqu’un va appeler avant que le téléphone sonne.  Et, généralement, je sais aussi c’est qui avant que le téléphone sonne.  Ca fait freaker bien du monde!!!

Je refile donc le tag à Lau(renceV), Grominou2, Carole, Mélusine, Arlette et Caro[line] !  Si vous l’avez déjà reçue… ça fera comme pour moi… un deux pour un!!! :))

Les mystères de la poste..

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Hé oui, c’est la thématique de la semaine!!!

Il y a des trucs que je ne comprendrai jamais!  C’est définitivement bien nébuleux, tout ça!

Mise à jour… j’ai re-téléphoné au bureau des facteurs… Et oui, ils avaient interrompu le courrier pour boîte à lettres non accessible, il semblerait que ce soit rentré dans l’ordre aujourd’hui.  Ha bon.  C’est bizarre parce que je ne sais pas trop ce qui peut faire que lundi ce n’était pas interrompu, que maintenant ça l’était, et que ça ne l’est plus… surtout que je n’ai pas touché à mes escaliers depuis samedi dernier.  Il y a certainement une ÉNORME différence!!!    

Et comme j’attendais – et j’attends toujours – mon colis swap avec impatience, me croyez-vous que mes escaliers étaient scrupuleusement grattés?!?!?!?!  Ils m’ont par contre assuré qu’ils n’avaient renvoyé AUCUN courrier… j’ai vérifié 3 millions de fois!  Mon colis swap ne devrait donc pas être perdu dans l’hyper-espace ou le traboulidon!

En tout cas… j’adopte la théorie de Charlie Bobine… il y a des extra-terrestres là-dessous!!!

Ce sont eux qui ont dû avoir pitié de moi et décider de prendre les choses en main pour que l’enveloppe de Fashion arrive… en seulement 5 jours!!!!  Ils n’ont pas pris l’avion normal mais la soucoupe volante!    Ou alors il y a un couloir direct entre chez elle et chez moi!!!  Ce doit être l’explication!!!  Je n’en vois pas d’autres!!!

Parce qu’imaginez-vous que miss Fashion, ma swappée pour le swap noir c’est noir, a décidé de m’envoyer une jolie enveloppe bien remplie pour me remercier de mon colis swap!!!  Affamée de surprises comme je le suis, je me suis précipitée sur mon enveloppe pour découvrir deux livres: les deux premières saisons de « Doggy bag », de Philippe Dijan, pour lesquelles j’avais reviré la librairie Pantoute de bord lors de mon escale à Québec!!!  Inutile de dire que j’étais ravie et non, je n’avais pas mis la main dessus encore!   C’est bien parce que je ne les ai trouvés nulle part!!!

Ces deux livres étaient accompagnés d’un joli petit carnet à l’effigie de « Hello Kitty » (je ne sais bien pas pourquoi elle a choisi ce personnage, n’est-ce pas!!  Elle doit être devin!!!) et une très gentille carte!

Des photos suivront bientôt parce que mon appareil photo numérique est très sélectif en ce qui concerne les batteries…  il a ses sortes préférées, et ses petits caprices!!!  Une batterie le moindrement déchargée, et il lève le nez (ou le zoom) dessus!!!  J’ai bien fait le tour de tous les cossins qui fonctionnent à batteries que j’ai dans la maison, je les ai dépouillés de leur force vitale pour les essayer dans le charmant appareil photo…   mais aucune n’a été à son goût!    Je dois donc attendre que ça recharge!

Yen aura pas de facile n’est-ce pas!!!

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Bon… je n’ai pas su attendre et je viens de faire un aller-retour à la pharmacie pour offrir sa marque de piles préférée à mon appareil photo numérique!!!  Voici donc mon paquet pré-déballage!  En fait, c’est un pré-post-pré-déballage… je n’ai pas pu attendre pour l’ouvrir alors je l’ai ouvert et réemballé pour la photo!  Tant qu’à faire un billet, je vais le faire en grande!!

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Et le contenu!!!  Je suis gâtée, n’est-ce pas!!!  Pour ceux qui trouveraient étrange le fait que je prenne mes photos sur le plancher… c’est que je suis en plein classement de papiers, livres, calepins, carnets, cartables, etc… et que les tables et comptoirs sont utilisés à pleine capacité!  Il faudrait vraiment que je finisse ce fameux classement… un jour, peut-être!!!

Alors un immense, énorme, gigantesque merci à Fashion pour son attention!!  C’est apprécié et je me plongerai bientôt dedans avec délices, j’en suis certaine!!!   Ton enveloppe a ensoleillé ma journée!!!

Vive la poste… la suite!

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Bon ben… mon idée de pancarte, aussi géniale soit-elle, n’a pas fonctionné!  Toujours rien, nothing, niet, nada (demandez-moi pas c’est en quelle langue, ni même si ça veut vraiment dire rien… je sais pas… mais ça commence par « n » et ça donne du poids à mon affirmation, je trouve!)

J’appelle donc le bureau des facteurs, prenant ma petite voix polie et gentille.  Je suis une excellente téteuse quand je veux!

Ben non, ils n’ont pas de courrier pour moi.  Ben oui c’est un adon… pas de courrier pour moi depuis deux semaines!

Ben oui, tsé!   L’Hydro-Québec, Bell Canada, mon câblodistributeur et mon distributeur d’internet se sont donné le mot pour me donner congé de facture le même mois!  Ça doit être un genre de loto!  Gagnez un congé de facture, yé!!!!!  Hautement plausible d’abord!

Quelqu’un doit me voler mon courrier, alors!  J’écarquille les yeux bien grands à cette idée- mais ça, il ne le voit pas!  N’oubliez pas que je suis au téléphone… ça enlève de l’effet, hein!  Logique, en effet!  Vous avez vraiment réponse à tout, monsieur!  Au lieu de défoncer ma porte et de prendre ma méga-télé qui ne me sert à rien parce que je l’ouvre jamais – tiens… c’est d’ailleurs un appel à tous… ça me ferait de la place pour une nouvelle biblio – le gars m’a piqué mes factures!  Intéressant comme butin, une facture d’hydro du mois de janvier!  Vraiment, moi, je n’ai pas assez de la mienne à payer!  Je vais aller piquer celle de la voisine!  Les deux ensemble, ça doit bien monter dans les quatre chiffres, ça!  Heille, j’en rêve depuis toujours, une facture d’Hydro dans les 4 chiffres!   Imaginez ça, vous autres!!!  J’ai un voisin fétichiste qui trippe sur les factures d’Hydro!  

Mais la facture d’huile (que le gars a laissée dans la boîte aux lettres après avoir rempli mon réservoir), ça, il n’en a pas voulu.  Ça ne « fitte » pas dans sa collection!  Ben oui!!!!!   Et les bébés naissent dans des choux, je suppose!!!

Ça, c’est ce que j’ai pensé.  Parce que, bien entendu, je ne l’ai pas dit!  J’ai gentiment bafouillé que j’avais probablement un congéde factures ou un voisin collectionneur bon pour l’asile et j’ai raccroché.  Je sais, je suis niaiseuse!  Mais bon… faudrait pas en plus qu’ils me prennent en grippe et qu’ils retiennent mes colis en otage!!!  Quitte à passer pour une nounoune vraiment crédule et ruiner ainsi ma réputation!

Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour des bouquins et du chocolat hein!!! 

Mets-le au 3! – Louis-José Houde

Mets-le-au-3-.jpg Résumé
1 – Le premier spectacle Louis-José Houde: le texte intégral
2 – Les inédites: des pensées « houdiennes » jamais présentées sur scène
3 – Les chroniques La Presse: l’ensemble des textes proposés par Louis-José Houde de juillet 2003 à avril 2006

Commentaires
Ce que ça peut faire du bien de rire comme ça!!!  J’ai acheté ce livre après mon deuil intense de la série Millénium et je l’ai économisé depuis!  Quelques pages par jour pour finir plus tard!  Bon… peut-être pas par jour… mais quelques pages à la fois, avec plusieurs fois par jour!  J’ai vraiment, mais vraiment ri tout au long de ce livre, avec un gros faible pour la 3e partie.  C’est un peu normal de rire, me direz-vous, c’est le texte d’un spectacle d’humour!  Cette fois, j’avais prévu le coup, je n’ai pas lu ce livre dans un lieu public!  J’ai gardé ça pour chez moi… ou du moins devant public déjà habitué à mes folleries et qui m’aime quand même!

Louis-José Houde, pour ceux qui ne le connaissent pas, est un humoriste québécois.  L’un des rares que je trouve vraiment drôle!   Je suis même allée voir son show, le seul que j’aie vu depuis 12 ans!!  Son humour est fait de tranches de vie et de réflexions un peu idiotes.  J’adore les réflexions idiotes, en particulier ses réflexions idiotes!  Elles sont 100 fois plus drôles que celles que je me fais à longueur de journée!  Que voulez-vous, j’ai le syndrome du « si » (exemple: Et si j’étais un dauphin dans le gros aquarium du milieu du musée des Sciences à Boston… est-ce que je réaliserais que je peux pas traverser la vitre ou j’essaierais pareil?  Et si j’étais née au 18e siècle, quelle robe j’aurais?  Vous voyez le genre… j’y peux rien!)

Mais je divague!  Louis-José Houde, il est bizarre… mais il est drôle, en plus!   Et il parle viiiiite!!!  Même moi j’en suis étourdie!  Alors en lisant ce livre, c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’empêcher de l’entendre parler et de voir ses expressions à chaque punch!  Et j’ai ri comme une folle.  Pour ma part, je ne peux pas ne pas l’aimer… un gars qui traite le céleri de légume « nerd » et illégitime ne peut que m’être sympathique!!!  (Pour ceux qui ne le savent pas, je voue une haine profonde au céleri.  Je milite pour l’abolition du céleri!!!)

J’ai un gros faible pour les textes écrits dans La Presse.  Je n’ai jamais ri autant que dans le texte « Toutes mes excuses », je pense!  J’en pleurais et j’ai failli m’étouffer!  Soyons clair… ce n’est pas nécessairement du second degré et de la subtilité, là!   Mais c’est une lecture qui fait du bien et qui met de bonne humeur.  Impossible de ne pas refermer de ce livre avec un sourire! 

Par contre, pour plusieurs choses, je pense que je suis plus bizarre que lui!!!  

Il dit, dans ses pensées houdiennes: « Quand je conduis, je lis toujours la plaque d’immatriculation de l’auto en avant de moi.   Parfois, elle contient mes initiales et là, je suis content« . (Moi je fais pire… non seulement je me sens dans l’obligation de d’inventer un mot avec ces lettres… mais je m’en rappelle pour le reste de la semaine… et parfois beaucoup plus longtemps si le mot vaudrait cher au Scrabble!!!)

Il dit, toujours dans les mêmes pensées: « Rendu en avril, la neige fond à peu près en même temps que les résolutions » (il est vraiment tenace… moi, ça fond fin janvier, surtout les résolutions impliquant bouquins et librairies!  Les résolutions, bien sur, pas la neige!!!)

Pour voir Louis-José Houde à l’oeuvre, vous pouvez regarder deux extrait de son spectacle – donc qui font partie du livre – ici et ici !  Je n’ai pas trouvé d’extrait où il parlait à toute allure, même si j’ai cherché!  Je ne sais pas si c’est vraiment compréhensible hors-Québec, par contre!  C’est vous qui pourrez me le dire!  

9/10

Vive la poste… grrrr

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Commentaire rapide et matinal (ben oui… j’suis capable d’écrire autre chose que des romans!!!)

Mon facteur ne passe pas. 

Depuis 2 semaines.   

Il y a eu une tempête et il a dû décider que ce n’était pas gratté… mais ne s’est pas donné la peine d’aller voir mes escaliers (grattés et bardés du contenu d’au moins 2 sacs de gros sel), qui sont à plusieurs mètres de la rue.    Et j’avais gentiment laissé la pelle et le reste du sel au bout de l’entrée… en espérant qu’il ferait le lien!  Mais non, il ne fait même pas l’effort d’aller vérifier.

Je le sais parce que les seules traces dans mon entrée sont les miennes.  À moins que le grand gars qu’il est se promène avec des bottes à talons aiguille! (Ben oui… les marches sont assez grattées pour que je gambade dedans en talons aiguille de 4 pouces (qui sont à la veille d’être scap à cause de l’abondance de gros sel)… mais lui,. en bottes de marche, c’est dangereux pour sa vie, je pense)

ET J’AI UNE PEUR BLEUE DE MANQUER MON COLIS SWAP!!!!

Ce matin, je lui ai concocté une jolie pancarte au bout de mon entrée qui lui énonce ce gentil mot d’amour:

« Les marches sont grattées et entretenues. 
J’y ai déversé 2 sacs de gros sel depuis 2 semaines.
Je pense donc que vous pouvez passer mon courrier sans risques. 
Allez voir, au moins!!! »

Je suis adorable, n’est-ce pas?  Adorable et en beau c… !

Pour que je sorte avec le marteau et le coroplast pour fabriquer une pancarte… faut que j’aie hâte de l’avoir mon colis swap!!!

Borderline – Marie-Sissi Labrèche

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« Je suis bordeline.  J’ai un problème de limites.  Je ne fais pas de différence entre l’extérieur et l’intérieur.  C’est à cause de ma peau qui est à l’envers.  C’est à cause de mes nerfs qui sont à fleur de peau.  Tout le monde peut voir à l’intérieur de moi, j’ai l’impression.  Je suis transparente.  D’ailleurs, tellement transparente qu’il faut que je crie pour qu’on me voie »

Commentaire
J’ai lu ce livre dans le cadre de mon
challenge 2008 et j’aibeaucoup de difficulté à en parler parce que je suis encore sous le choc, je pense.  Je ne sais pas si j’ai vraiment aimé ça, mais une chose est certaine, c’est un véritable coup de poing qu’on reçoit à travers ces quelque 160 pages.  

Dans cette auto-fiction, nous retrouvons Sissi à différentes époques de sa vie, à travers lesquelles nous nous baladons le temps des neuf chapitres.  On y raconte la jeune femme qui veut à tout pris être aimée, regardée, qui veut être la princesse qu’on adore et qu’on admire… et qui fait n’importe quoi pour ça.  Boire et s’envoyer en l’air surtout.  Pour qu’on l’aime.   Et on rencontre aussi l’enfant.  L’enfant de 5, 7 et 11 ans qui grandit à l’ombre d’une mère schizophrène et d’une grand-mère manipulatrice qui ne sait plus trop où donner de la tête et qui voudrait que tous les hommes soient des salauds.   

J’ai eu de la peine pour l’enfant qui tente de faire entendre sa voix à travers cette histoire d’horreur quotidienne ainsi que pour l’adulte qu’elle est devenue, pleine des cicatrices de son enfance.  Je me suis retrouvée, à un moment donné en larmes, sans trop savoir pourquoi.   Cette confusion des émotions, des sentiments…  J’aurais voulu donner une baguette magique à la petite Sissi… ou encore lui envoyer une fée marraine pour l’aider un peu.   Dans tout le roman, on sent la démesure, le décousu, le bouillonnement. 

Ce que j’ai trouvé plus difficile, ce sont les mots parfois très crus, vulgaires, mis dans la bouche d’une très jeune enfant, qui appelle sa grand-mère « vieille câlisse » qui dit « rien que des niaiseries », par exemple.    On lit des réflexions bien enfantines pour soudain, voir ça.  Souvent.   L’enfant de sept ans qui a « des sacs d’histoires dans sa tête » et qui veut une Barbie Hawaïenne nous sort soudainement que sa mère a l’air d’une junkie qui vient d’avoir son fix et que sa grand mère est une vieille bitche.    Méchante différence!   Je comprends que ça fait partie du personnage, du contexte mais parfois, le langage vulgaire, ça m’énerve.  C’est ce qui a été le cas ici mais ça, c’est moi!

Anecdote pour finir… J’étais dans mon livre hier soir et, je ne sais trop pourquoi, je me décide à ouvrir la télé…  Et je vois l’auteure à « Tout le monde en parle »!  Méchant adon!  Il paraît que ce livre a été adapté au cinéma!  J’ai un bon « timing », n’est-ce pas!  De plus, l’auteure est bien sympathique et elle parle presque aussi vite que Louis-José Houde!

8/10

La reine dans le palais des courants d’air – Millenium 3 – Stieg Larsson

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Je suis en deuil présentement!  Je sais, je sais, j’avais été avertie par de bonnes âmes que je vivrais une situation de manque incroyable à la fin de cette série si je me la tapais en 4 jours… ce que j’ai tout de même fait!  J’étais juste incapable de m’en empêcher!  Et comme l’auteur est décédé après avoir remis les copies à son éditeur… il n’y aura pas de suite.  Et ça, en ce soir de désintoxication-Milénium, je vois ça comme la fin du monde!!!

Vous avez pu remarquer que je n’ai pas résumé le livre.  Je m’abstiens parce que dire quoi que ce soit en révélerait beaucoup trop et que ce serait vraiment dommage de gâcher la lecture des chanceuses qui n’ont pas encore pu lire la série.  Sachez juste que ce troisième tome, contrairement au précédent qui débute un an après la fin des aventures décrites dans le premier volet, commence immédiatement après les événements qui ont mis fin au second volet de la série.    Dans celui-ci, la plupart des intrigues sont révélées et la plupart des fils sont dénoués.  La plupart.  Il en reste au moins un au sujet duquel je suis décidément curieuse… ET JE NE SAURAI JAMAIS!!!!  C’est duuuuur la vie, des fois!!!

Contrairement à certains qui ont moins aimé cette partie de l’histoire, je crois que c’est celle qui m’a davantage gardée en haleine.  Peut-être est-ce aussi parce que je m’étais davantage attachée aux personnages et que je voulais réellement savoir ce qui allait advenir d’eux. Je ne me suis pas ennuyée une seule minute et je me demandais vraiment comment s’ils pourraient se dépêtrer de tout ça… et surtout, si c’est le cas, comment!   Le suspense est présent tout au long du livre, qui s’avère impossible à lâcher.  C’est rebondissement par desus rebondissement et j’aime bien les nouveaux personnages qui sont introduits.  Pas autant que Foutu Super Blomkvist ou ses acolytes du début mais tout de même!  J’adore leur façon de fonctionner, toujours sur la limite ainsi que les situations dans lesquelles ils réussissent souvent à foutre leurs cibles!    J’ai toujours aimé les personnages un peu troublés, pas nets… et je crois que je les aime encore davantage dans les polars!

Je terminerai donc avec des questions et commentaires qui me sont venus dans ma lecture… Premièrement, je crois que « sale pute » est une insulte très populaire en Suède!  Je crois aussi que l’auteur l’appréciait particulièrement!!!  Au fait… ça j’avais deviné 😉  Et deuxièmement, une petite question: vous dites ça en Europe « une paire d’heures » ou « une paire de minutes »??   Étrange, comme traduction, du moins pour une québécoise!

Finalement…  une série qui deviendra certainement l’une de mes séries culte et un méga coup de coeur.  Je relirai certainement les aventures de Super Blomkvist et de miss hacker.  Donc, ma recommandation: À lire impérativement!  Un incontournable!!!

9,5/10

PS: Comme j’étais en deuil intense de Millénium, très triste, super down, à la limite d’être dépressive même, et qu’un grand danger de sombrer dans une horrible mélancolie sans fin me guettait… j’ai décidé de combattre vaillament la situation, comme un bon petit soldat!!!  Aux grand maux les grand remèdes!  J’ai donc filé à la librairie et j’ai acheté le bouquin des sketches de Louis-José Houde.  Ben quoi… rire, c’est un bon remède contre la déprime… et comme c’est pas un roman… ça compte pas dans mes résolutions!!!  Il a toutes les qualités ce livre…  La solution idéale quoi!!! 😉  Je suis vraiment un petit génie d’y avoir pensé, non?!?!?!

Première ballade et études opus 10, #3 et 12 – Frédéric Chopin – Challenge classique

Depuis que je suis petite, je suis en amour avec Chopin.  Bon, c’était avant de voir sa photo, j’avoue, mais tout de même, sa musique a le don de me transporter ailleurs, de me faire rêver au grand amour lyrique et passionné.  C’est plus fort que moi, ça marche à tous les coups!  J’adore écouter Chopin, j’adore jouer Chopin… J’adore Chopin, quoi!

Il était donc logique que je le choisisse ce compositeur pour ce challenge musique classique afin de découvrir certaines pièces que je ne connaissais pas, ou moins.    J’ai tout de suite pensé aux études, que j’ai écoutées et dont j’ai choisi mes préférées mais je TIENS à parler aussi de la première ballade en sol mieur .  Ca risque de faire encore un joli roman!  Gare à vous!

undefined Frédéric Chopin est né en Pologne,  à Zelozowa-Wola, près de Varsovie, le 1e mars 1810, d’un père français et d’une mère polonaise.  La jeunesse de Chopin fut heureuse et principalement centrée sur la musique.  Il possède l’oreille absolue, joue merveilleusement et compose dès l’âge de 6 ans.  On peut lire que le jeune Chopin possédait un grand sens de l’humour mais que déjà, sa santé était fragile.

Il entra à 14 ans au Conservatoire de Varsovie et , à 15 ans, publiait son premier rondo.   Il s’initie à l’opéra Italien, à Bach et à Mozart.   Très tôt, il est convaincu que la musique qu’il a en lui n’est destinée qu’au piano.  Chopin entame alors sa carrière de virtuose et voyage alors à Berlin, Vienne et Prague.  Il est fêté comme le meilleur pianiste de Varsovie.  À la veille de l’insurrection de Varsovie, en 1830, il quitte son pays, passe quelques mois à Vienne et finit par arriver à Paris, à la fin de 1831.  C’est là qu’il sera consacré.  Toutefois, il restera sa vie durant très attaché à sa patrie, la Pologne.

À Paris, Chopin délaissa après quelques années sa carrière de virtuose pour se consacrer davantage à la composition et à l’enseignement, qui collaient plus à sa véritable personnalité.  Chopin enseignant le piano par passion et non par obligation.  delacroix25.jpg   Il continue à donner quelques concerts mais moins fréquemment et joue davantage pour ses amis dans son appartement de Pigalle.   Parmi ses amis peuvent être comptés Delacroix, Meyerbeer, Balzac et Franz Liszt, avec qui il entretiendra une amitié teintée de compétition.   Il compose toujours, en grande majorité des oeuvres pour piano mais aussi quelques pages pour piano et orchestre.

Les amours tourmentées de Chopin sont relativement connues.  On évoque souvent l’image du musicien séducteur, romantique et  élégant.  En fait, après une première déception amoureuse avec Marie Wodzinska, une amie d’enfance, il rencontre George Sand (Aurore Dupin, barone Dudevant)  en 1836 et ils formèrent un couple jusqu’en 1847.   Chopin est alors déjà malade et un séjour hivernal désastreux à Majorque en 1838 n’améliore pas sa condition.   Par la suite, le couple mènera une vie mondaine et séjourneront fréquemment à Nohant, la maison de campagne de George Sand.   Au cours de cette période, marquée par la mauvaise santé de Chopin, il sombre dans la mélancolie suite aux décès de son ami Matuszinski, de son premier professeur de piano et finalement de son père, Nicolas Chopin, en 1844.

Suite à la séparation d’avec George Sand, en 1847, Chopin effectue un court séjour en Angleterre où il donnera quelques concerts.  Toutefois, la tuberculose fait son oeuvre et le climat londonien ne lui est pas favorable.  Il s’éteindra des suites de cette maladie le 17 octobre 1849, à Paris, et est enterré au cimetière du Père Lachaise.  Selon sa volonté, son coeur a été transporté par sa soeur à l’église Sainte-Croix de Varsovie.

Chopin est l’un des grands pianistes de l’époque romantique (début du 19e siècle au début du 20e siècle), inspirée par le mouvement littéraire du même nom.    Sa musique est souvent comparée à des poèmes reflétant le sentiment, l’émotion.   Chopin croyait que chaque doit avait une sonorité différente et une position idéale sur le piano.  Il insistai beaucoup sur le doigter qui était, selon lui, l’art de bien employer ses doigts.   Il maintenait que la position idéale de la main sur les touches était su mi au si, avec trois doigts sur les touches noires.  De là vient sa prédilection pour les tonalités truffées de dièses et de bémols.  Il est aussi connu pour son célèbre tempo rubato, qui permet à la ligne mélodique de se balader, libérée de la rigueur rythmiquepour favoriser une interprétation expressive  tandis que l’accompagnement reste immuable.   Ceci a fait couler beaucoup d’encre à l’époque.

Première ballade en sol mineur, opus 23
disque-chopin.jpg Il faut que je vous parle de cette oeuvre parce que, la première fois que je l’ai entendue, je me suis dit spontanément: « Ca raconte ma vie, cette musique! »  Elle est particulièrement chère à mon coeur et si je la joue maintenant (avec plus ou moins de succès pour certaines parties, je l’avoue), elle m’a bercée depuis de nombreuses années.  C’était un rêve que de pouvoir l’interpréter… à mon niveau!

Cette ballade a été amorcée à Vienne en 1831 et achevée à Paris en 1835.  Elle était l’une des préférées de son compositeur et Franz Liszt la décrivait comme une « odyssée de l’âme de Chopin ».   Après une ouverture pesante à l’unisson, hésitante, le premier thème, ressemblant à une valse sortie de nulle part, apparaît.   J’aime les accents un peu décalés, les hésitations perçues et les courtes vagues qui reviennent toujours, jusqu’à s’animer et à devenir plus passionnées.  Tout au long de mes écoutes, je ressens une tentative de retenue, de douceur et d’harmonie, qui est là, qui se bat pour exister mais qui est toujours balayée par des élans passionnés, douleureux, irrépressibles, qui viennent transformer les thèmes doux en passages d’une grande intensité.  Les discordances contenues dans ces passages sont très évocateurs pour moi.  Les cadences sont rapides et traversent le clavier à toute allure et les thèmes sont magnifiques.  J’adore également le « presto con fugo » joyeux qui précède la finale et le fait que toutes les voix sont belles.   Certaines modulations majeur-mineur me font frisonner à chaque fois!  Pour moi (et c’est bien personnel), cette balade est une recherche de soi, une tentative de sérénité dans une montagne russe d’émotions impossibles à contenir.  Et à chaque fois, quand mon écoute se termine, je me dis que même si parfois j’aimerais un doux bonheur sans histoires, connaître cette intensité d’émotions, bonnes comme mauvaises, ces batailles face à soi-même, cette exaltation à l’occasion… c’est en soi un grand bonheur.

Mes interprétations favorites sont celles de Rubinstein et de Zimmerman.  Je vous offre cette dernière version ici

Étude opus 10, #3 en mi majeur – Tristesse
J’avais déjà entendu cette étude sans savoir que c’en était une.  Difficile à concevoir à l’écoute!  En effet, une étude, comme son nom l’indique, est centrée sur une difficulté particulière de la technique pianistique et vise à la travailler.  Mais, en fait, si la pièce s’ouvre sur un thème très expressif et mélancolique à trois voix, sur la tendresse duquel j’ai adoré me laisser bercer, la partie centrale est une étude de sixtes qui demande alors un certain niveau de virtuosité. Chopin réussit à garder le sentiment malgré les difficultés techniques, qui est révélé à l’oreille comme un passage plus douloureux et émotif.  Une bourrasque qui passe, toutefois, et l’étude se termine par le thème initial, tout en douceur.
Je n’ai pas trouvé de version qui me transporte pour la placer ici mais vous pouvez l’écouter ici

Étude opus 10, #12 en do mineur – Étude révolutionnaire
Cette étude passe pour avoir été écrite en 1831, après la chute de Varsovie.  Les difficultés techniques, qui pleuvent surtout dans la main gauche avec ses descentes chromatiques en chromatique sont totalement masquées par cle débordement d’émotions.  J’ai ressenti dans cette étude une violence que je n’ai pas entendue souvent chez Chopin.  On y ressent du désespoir, de la colère, parfois même de haine.  Toutefois, des petits moments plus tendres viennent, par petites touches, adoucir l’atmosphère.  Le tout avec l’énergie et la fougue du désespoir, dans un déferlement de notes rapides et fulgurantes.    Quand les deux minutes et demie sont terminées, je me sens comme si j’avais assisté à une tempête dévastatrice.  La finale me laisse toujours une impression de non acceptation, comme s’il était impossible à Chopin de se résigner.  Et malgré la violence contenue dans ces notes… c’est magnifique!
Vous pouvez en entendre une version ici

À noter, ces études opus 10 ont été dédiées à Liszt, également grand virtuose et ami de Chopin.

Et voilà pour ce deuxième billet pour mon challenge classique!  Je sais, je sais, c’est trop long!  Mais je n’ai aucun talent pour le résumé!! 😉

La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Millenium 2 – Stieg Larsson

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« Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés: une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est.  Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth.  Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu: un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. 

Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie.  Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium.  Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. »

Commentaire
Ce deuxième volet de la trilogie de Larsson est aussi bon et haletant que le
premier.  Oui, il s’agit toujours d’une enquête mais elle touche plus directement les personnages principaux et on sent que des portes sont ouvertes… et pas toujours refermées.   Dans ce volume, on en apprend davantage sur Lisbeth, figure on ne peut plus énigmatique dans le premier volet de l’histoire.    En savoir davantage sur son passé, partager quelques une de ses pensées nous permet de mieux la cerner et ainsi de l’apprécier davantage.    En fait, ce volume est davantage centré sur la psychologie des personnages, sans pour autant que le récit soit moins enlevant, bien qu’il ne s’agisse nullement d’une simple chasse au coupable.    J’y ai passé une nuit blanche tellement j’étais prise dans l’histoire!  Actuellement, j’ai l’air d’une lointaine parente de Frankeinstein tellement je suis zombie!!!

Encore une fois, j’ai adoré le mode de narration, qui nous fait voir l’intrigue et les différents protagonistes par le biais du regard de différents personnages.  J’aime aussi les mini retours en arrière où certains événements sont expliqués par la voix d’un autre protagoniste, un peu plus tard.   J’aime les manigances de Lisbeth, ses plans bizarres et sa façon de réfléchir différente.  Son obsession avec le problème mathématique m’a fait sourire à plusieurs reprises (bon, faut dire que ça me rappelle quelqu’un, ça!  Et non, ce n’est pas moi!!!!).  Bien sur j’avais deviné des choses assez tôt dans le roman (sans trop que je sache pourquoi d’ailleurs… je sais jamais pourquoi j’ai telle ou telle intuition) mais ça n’a en aucun cas gâché ma lecture.  Il y a tellement d’éléments que je ne suis pas certaine de les avoir tous assimilés encore!  Un roman vraiment très riche!!

Et les dernières pages!!!  J’ai été sur le bout de mon fauteuil pendant un bon 50 pages!  Que de hauts et de bas!!!

Mon seul petit bémol concernant ce roman est la sur-sur-sur-utilisation du mot « pute », qui m’agaçait prodigieusement à chaque fois!  Ok, je comprends le contexte, il y a des raisons… mais c’est pas beau ce mot-là.  Pas juste sa signification… le mot tout court est laid… mais bon… je déraille et j’accroche sur des détails, parfois!  Une petite lubie personnelle!!  De même, j’aurais pu me passer de certains adverbes (méchamment, vertement, etc.).  Mais ça aussi, c’est l’une des choses qui , de façon générale, m’énervent et me sont propres.  Ça n’enlève rien au texte, c’est juste moi!   

Là, le problème s’énonce comme suit: je voulais me faire patienter un peu avant d’embarquer dans le troisième et dernier volet de la série, histoire de faire durer le plaisir… Mais comment puis-je réussir à faire ça, avec la façon dont se termine ce livre!!!  Ce serait du masochisme pur!!  Alors je crois que je vais m’y plonger dès maintenant!  Ca vous étonne, n’est-ce pas! 

9/10

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