Le Survenant – Germaine Guèvremont

Survenant.jpg Résumé
Dans le Québec du début-milieu du siècle, Didace Beauchemin vit sur sa terre avec son fils Almable (un grand flanc mou, selon lui) et sa belle fille Alphonsine, qui n’ont toujours pas d’enfants après 3 ans de ménage, ce qui n’est pas du tout normal pour l’époque.   Soudain apparaît un étranger, le Survenant, qui deviendra son homme de main et qui gagnera l’affection de Didace et d’Angelina, une voisine.   Saura-t-il résister à l’appel des routes?

Commentaire
Comme je lis à la vitesse tortue (épidémie qui semble se répandre dans ma région… du moins pour Charlie Bobine et moi!), un commentaire sur un livre lu il y a quelque temps, à la sortie du film, en fait.  Et comme je suis un peu bougonne (j’ai le droit, la grippe me donne tous les droits!!!), quoi de mieux qu’une critique où l’on peut se défouler un peu!

Il faut savoir que c’est un classique de la littérature québécoise et que ce livre a traversé les années, souvent louangé.  Je me suis décidée à le lire quand l’adaptation d’Erik Canuel a envahi nos écrans en 2005, dans le but de lire le livre avant de voir le film.  Je l’ai lu.  J’ai peiné.  Et finalement, je ne suis pas allée voir le film!  Sincèrement… il ne se passe RIEN dans le livre!  Du moins rien qui m’ait intéressée.   Une barque qui disparait,, des récoltes…  Je me suis accrochée jusqu’à la fin mais j’ai franchement trouvé la lecture longue et pénible.  À part Amable et le Survenant, les personnages m’ont paru peu sympathiques en général.  Je n’ai pas accroché à l’histoire entre « La Noire » et son « Grand dieu des routes » et comme la fin est quand même bien connue de la culture québécoise, je n’ai pas eu l’angoisse du questionnement du Survenant, soit rester et épouser Angelina ou partir.  

Anecdote: Germaine Guèvremont, dans la première publication, dévoilait à la fin du roman l’identité du Survenant, lui enlevant ainsi beaucoup de son mystère.  Suite à des commentaires un peu outragés, elle a changé la fin pour la ramener à ce qu’elle est aujourd’hui et ainsi préserver le secret du Grand dieu des routes!

Toutefois, je dois admettre qu’il s’agit d’un ode à la liberté, la liberté de vivre à notre façon, liberté de choisir la vie que nous souhaitons, malgré les convenances.  Le Survenant a fasciné des générations entières, il doit bien y avoir une raison à ça!  J’ai bien aimé savoir qui était en fait le Survenant… et lire le résumé de la suite (Marie-Didace, du même auteur) m’a amplement suffi!  Toutefois, comme ce livre est considéré comme un grand roman québécois… s’il y en a qui ont lu et aimé, je suis vraiment intéressée à savoir pourquoi!  J’ai carrément l’impression d’avoir manqué le bateau sur ce coup-là!

4/10

Gossip girl (tome 2) – You know you love me – Cecily von Ziegesar

gossip-girl-2.jpg Résumé
Deuxième volet de la série « Gossip girl« , qui raconte l’histoire d’adolescents de l’Upper East Side à New York.  Dans ce volume, Blair tente de « le » faire mais voit son 17e anniversaire gâché par le mariage de sa mère avec un homme qu’elle trouve ridicule et tous sont occupés à visiter les grandes universités américaines faisant partie de l’Ivy League en vue de l’an prochain.  

Commentaire
Bon.  Une chose est claire, ce ne sera pas la critique la plus recherchée!!  C’est qu’on parle ici d’une série d’adolescents qui vivent dans un autre monde, qui achètent une paire de pantalons de pyjama à 400$ à leur copain pour qu’il ne les oublie pas, qui ne portent que des vêtements griffés et dont la principale préoccupation est le « paraître ».  C’est franchementl oin de ma réalité.  Mais avec une méga grippe et 39 de fièvre, c’est à peu près la seule chose que mon intellect assomé pouvait absorber aujourd’hui (j’ai suivi le conseil de Fashion et je peux vous assurer que vin chaud et tylenols…  ça fait un drôle de mélange!). 

C’est pratiquement un copier-coller du premier volume, moins la nouveauté.  Même ton, presque les mêmes histoires.  Je ne me suis pas vraiment attachée aux personnages et la chose qui m’intéresse le plus, c’est de savoir qui est la fameuse gossip girl… je ne suis pas certaine qu’on le saura un jour, par contre!  Disons que je me fiche un peu de qui va finir avec qui et de qui va coucher avec qui, ce qui est bien mauvais signe pour ce genre de série, dont c’est le principal intérêt!

Mais les chroniques de Gossip Girl sont toujours comiques et ironiques et ça se lit très très facilement.  Si mon cerveau embrumé par les vapeurs d’alcool (strictement thérapeutique) et de médicaments anti-grippe ont pu décoder facilement l’anglais de ce livre… imaginez!!!  Est-ce que je vais continuer à les lire?  Aucune idée!  Peut-être vais-je acheter le tome 3 pour ma prochaine grippe!  Ca pourrait devenir une tradition, vu que j’avais lu le premier dans des circonstances à peu près semblables, il y a – trop – peu de temps!  Je deviens maso quand je suis malade!!! lol

Série d’ados pour série d’ados, je préfère nettement mes SVH Senior Year, qui sont aussi quétaine, fleur bleue  et « ado »… mais qui se prennent moins au sérieux et qui ont l’avantage de me rappeler des souvenirs!

5,5/10

Mon pays, ce n’est pas un pays… c’est l’hiver!!!

hiver1.jpg Version nuit de tempête

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Version jour nuageux, après une nuit de grand vent! (notez que ce qui a fait un trou dans le patio, c’est mon moi-même… en compagnie de ma tondeuse!).  Dommage, le vent débile a presque tout emporté la neige! 🙁

Jamais autant qu’aujourd’hui je ne me suis autant identifée à la chanson de Gilles Vigneault!  C’est l’hiver!!!  Moi qui mets la dernière main à mon swap Scandinavie (ma date limite est demain!!), je n’en demandais pas tant pour me mettre dans l’ambiance!!! Ok, je rêve du moment où je descendrai les pistes de ski dans la poudreuse mais 15 cm de neige, accompagnés de vents de 70km/h…  ça ne faisait pas partie de ma liste de cadeaux de Noël!!!  Voici un petit aperçu de ma cour arrière et de la ville en bas!

Et qui dit neige dit routes impraticables, conducteurs débiles qui conduisent comme en été et temps fou pour revenir du boulot!  Ca veut aussi dire grippe incroyable et 20 minutes d’attente à la pharmacie pour payer mon sirop… derrière une madame qui a bien tranquillement acheté et validé … pour 79$ de billets de loterie… un par un!!!  J’ai failli éternuer par exprès pour qu’elle ait un peu peur des microbes et se grouille un petit peu!!!! lol

Trève de verbiage… j’ai preeeesque tout trouvé pour mon swap! Il ne reste que quelques petits extras d’extras à ajouter!!!  Le tout va partir lundi matin, faute d’ouverture de bureau de poste la fin de semaine!  Faudrait surtout pas faire d’erreurs de timbres qui pourraient causer du retard!  Que j’aime ça, farfouiller pour gâter quelqu’un.  Ce n’est certainement pas ma dernière swap-expérience! 🙂  Merci de me permettre de participer!

Je vous laisse donc sur les paroles de la fameuse chanson de Vigneault, était beaucoup trop blogonulle pour mettre la vraie chanson en mp3!!!  Mon pays!   Et il a plutôt raison!

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Dans la blanche cérémonie
Où la neige au vent se marie
Dans ce pays de poudrerie
Mon père a fait bâtir maison
Et je m’en vais être fidèle
A sa manière, à son modèle
La chambre d’amis sera telle
Qu’on viendra des autres saisons
Pour se bâtir à côté d’elle

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon refrain ce n’est pas un refrain, c’est rafale
Ma maison ce n’est pas ma maison, c’est froidure
Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

De mon grand pays solitaire
Je crie avant que de me taire
A tous les hommes de la terre
Ma maison c’est votre maison
Entre mes quatre murs de glace
Je mets mon temps et mon espace
A préparer le feu, la place
Pour les humains de l’horizon
Et les humains sont de ma race

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver
Mon jardin ce n’est pas un jardin, c’est la plaine
Mon chemin ce n’est pas un chemin, c’est la neige
Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’hiver

Mon pays ce n’est pas un pays, c’est l’envers
D’un pays qui n’était ni pays ni patrie
Ma chanson ce n’est pas une chanson, c’est ma vie
C’est pour toi que je veux posséder mes hivers

N.P – Banana Yoshimoto

NP.jpg Résumé
« Un écrivain japonais célèbre, émigré aux États-Unis, se suicide en laissant un recueil de nouvelles écrites en anglais.  Le livre ne sera jamais publié au Japon: chaque traducteur commençant la quatre-vingt-dix-huitième nouvelle meurt.  Au cours d’un été étrange, Kazami, l’amie du dernier traducteur, découvrira la vérité.  Et elle finira par croire que « tout ce qui s’est passé était beau… D’une beauté violente, à en perdre la raison ».  

Commentaire
J’ai lu ce livre dans le cadre de mon challenge 2007.  Le fameux « Y »!  Allez savoir pourquoi, même si j’ai finalement réussi à extorquer « Kitchen » à mon bébé frère, je m’étais mise en tête de lire ce titre particulier!!!  J’ai eu des hauts et de bas dans cette – pourtant courte – lecture.   J’ai tout d’abord été intriguée par le mystère entourant la nouvelle, cherchant à découvrir la fameuse « vérité » annoncée.  Par la suite, j’ai été un peu déstabilisée en voyant que le roman allait en fait dans une autre direction et, finalement, j’ai beaucoup aimé la fin du roman et la sensation qu’il m’a laissée.  

En fait, si la fameuse 98e nouvelle est présente tout au long du roman, elle n’est que prétexte à autre chose.  Prétexte à décrire le fameux été vécu par les quatre personnages: Kazami, Saki, Otohiko et Sui.  Pour Kazami, la narratrice, cet été constitue une parenthèse flamboyante à côté de laquelle l’ordinaire semble un peu morne.  Elle a l’impression de vivre dans un roman intense.  Je me suis reconnue dans cette sensation, ce souvenir si fort d’une période qui a été idéalisée et dont un événement particulier marque la fin.  Une période que nous regardons avec émerveillement, malgré les fêlures et les drames qui s’y sont joués.  Une parenthèse, quoi.  

Je crois que c’est davantage ces parallèles qui m’ont touchée que l’histoire en tant que telle.  J’ai eu de la difficulté à comprendre la fascination qu’exerce Sui sur son entourage, j’ai ressenti la détresse mais moins l’exaltation qui semble sous-jacente.   Il m’a manqué un petit quelque chose pour ressentir cette intensité, en parallèle avec celle de l’été.   J’ai beaucoup aimé les dernières scènes, toutefois.  

L’écriture est poétique, imagée.  J’ai pu facilement imaginer les images volées, les sensations décrites. Ayant apprécié le style de l’auteure, je la relirai surement.  J’ai moins aimé les dialogues, qui m’ont semblé jurer avec le reste.  Je crois que je croyais davantage aux personnages quand ils ne parlaient pas!!!   Bref, un bon petit moment de lecture.  

8/10

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Mercredi soir au Bout du monde – Hélène Rioux

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« Quelle heureuse idée a eue Hélène Rioux d’utiliser un lieu – un restaurant plutôt minable appelé Le Bout du monde – , pour construire un roman d’où tout part et où tout revient.  Venez au Bout du monde.  Le monde vous y attend! »

Commentaire
Je ne sais franchement pas par où commencer pour parler de ce roman, que j’ai lu avec délices.  Il m’a fait m’envoler, voyager dans le temps et l’espace, rêver en couleurs et en blanc…  J’ai tout simplement adoré cette lecture, j’ai été transportée dans l’univers de l’auteure.   Dès les trois pages d’introduction, elle y insère des images fortes, captées par hasard, des bribes qui seront retrouvées ailleurs dans le roman et auxquelles il sera fait écho.   Tout part du bout du monde, tout nous ramène au bout du monde.  Chacun a son bout du monde…

Le résumé est très court car il me serait difficile de décrire la trame de l’histoire, qui commence au Bout du monde, petit restaurant au coin de St-Vallier et St-Zotique.  De chapitre en chapitre, nous croisons des personnages qui, d’une façon ou d’une autre, sont liés entre eux.  Chaque chapitre raconte une histoire unique mais je ne décrirais pas ce livre comme un recueil de nouvelles car elles forment indéniablement un tout, avec leurs thèmes entrelacés, leurs transitions fluides et la résonance des chapitres précédents dans chacun de ceux qui suivent.  Tout se passe le même mercredi soir, 21 décembre, dans des bouts du monde différents.   Tous les personnages rêvent, généralement de liberté et un film et sa trame « Broken Wings » sont omniprésents dans le roman.   Des allusions récurrentes à certains thèmes – la Russie, la conquête du Mexique, Gauguin et les vahinés, une photo d’une fille nue sur une plage – sont éparpillées à travers les pages et nous les retrouvons avec bonheur.  J’ai souri doucement à l’évocation de romans, d’oeuvres ou de périodes de l’histoire qui me sont chers (Halmet, les landes et Heathcliff, Gauguin, la révolution russe…).  Le chapitre de Stéphane m’a particulièrement charmée par les images évoquées.  J’ai vraiment aimé. 

La plume est, à mon avis, magnifique, poétique, douce.  D’un chapitre à l’autre, les styles narratifs varient sans pour autant devenir disparates.  Les liens entre les personnages coulent, à aucun moment on n’a l’impression que l’auteure a forcé la chose, que c’est tiré par les cheveux.  Tout s’emboîte et s’enchaîne parfaitement!  

Un merveilleux moment de lecture pour moi, l’atmosphère m’a transportée!  S’il y a un point négatif, c’est que j’aurais aimé en savoir plus sur certains personnages croisés dans les pages… j’en aurais voulu encore!  (À ne pas dire trop fort… comme j’en redemandais… je l’ai relu une deuxième fois!  J’y ai alors remarqué plein de connexions que je n’avais pas observées au premier abord!  Je sais, je suis bizarre!!!)

10/10

À la demande d’Émeraude… un bureau québécois!

Un bureau québécois?  Il semblerait qu’Émeraude veuille savoir à quoi ça ressemble alors voilà, le mystère sera ce soir dévoilé!!! 😉  Je vais donc vous présenter mon bureau d’ordinosaure (hé oui, j’ai encore un gros ordi de table, même pas d’écran plat, qui prend presque la totalité de mon bureau… je fais pitié, hein!!!!) avec les millions de « cossins » qui traînent dessus!  J’ai aussi vu le même exercice chez Caro[line], Fashion Victim, Charlie Bobine et Joelle. (Si j’en oublie, faites-moi signe!!)

Il y a des choses bizarres, vous croyez?  C’est que j’ai tenté de ne pas tricher et de ne pas faire de ménage.  Bon, ok j’ai peuuuut-être enlevé une bouteille de pepsi vide… ou deux!  Et je n’ai quand même pas été jusqu’à photographier mes pieds qui traînent généralement sur le coin du dit bureau (posture totalement non-ergonomique… mes collègues physio et ergo manquent faire une crise cardiaque quand ils me voient organisée comme ça!)!!!  Et j’ai également retiré, pas souci d’esthétique, mon horrible chaise de bureau tout aussi non-ergonomique… mais en plus vraiment affreuse et en mode auto-destruction depuis quelques années!!!  Mais en gros, c’est pas mal de quoi le bureau a l’air ce soir!

Tadaaaam!!!

Bureau-loin.jpg Et on approche un peu… parce que là, on ne voit pas grand chose!

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1)  Bien en évidence, mon écran d’ordinateur, qui fait environ 3 pieds d’épais.  La photo en fond d’écran, c’est mon moi-même sur le bord de l’eau, dans la petite ville où j’habite!  Et le tableau, en haut, c’est une aquarelle représentant ma station de ski! 🙂

2) Mon garde-manger!!!! Ben quoi, ça demande de l’énergie de travailler aussi fort sur l’ordinateur, de faire des listes, de les classer, de faire des recherches intenses et instructives sur les blogs pour trouver des façons d’allonger encore un peu la dite liste!!!   Donc, à droite de l’écran, ma bouteille géante de pepsi diet (parce que je carbure à la caféine… oui oui, je sais, c’est cancérigène… mais bon… faut un p’tit défaut, au moins!) et à gauche, par terre, ma boîte de céréales mini-wheats.  Il y en a qui grignotent des chips… moi je grignote des céréales!  En plus, les petites fibres ont juste la bonne taille pour s’insérer partout entre les touches du clavier… mais sont juste un peu trop grosses pour ressortir!  À bien y penser… c’est pas nécessairement un avantage!!!

3) Des bouquins!  Celui que je suis en train de lire (N.P, de Banana Yoshimoto… je l’ai enfin trouuuuuvé!!! yééé!!!) et celui que je sais un peu par coeur et qui traîne souvent à divers endroits de la maison (« The secret history » de Donna Tartt… j’en suis à mon 3e exemplaire, les deux précédents s’étant soit noyés dans une baignoire ou désintégrés mystérieusement page par page).    Il faut bien avoir des bouquins près de soi… ça aide à patienter quand over-blog fait des siennes!!!

4) Des Cds.  Mon système de son m’a un peu lâché dans le salon… j’écoute donc ma musique sur l’ordi. Aujourd’hui, il y a notamment Pierre Lapointe, Polémil Bazar, Alexandre Belliard et Radiohead.  Je suis malheureusement trop nulle en informatique pour placer ici des extraits de musique québécoise!!!

5) Le petit cahier du petit prince contient mes listes, mes notes, des impressions de lecture.  Notez que j’ai de la suite dans les idées… avec mon tapis de souris du petit prince et mon signet assorti.   C’est que je suis concept, mou-a!!!

6) Le truc jaune pétant, à droite de l’ordi c’est… un gallon à mesurer!!!   J’imagine la question qui vous brûle les lèvres: mais qu’est-ce que ça fout là?!?!?!?!  Réponse bien simple!  Suite à une récente discussion sur « il ne reste presque plus de place dans les bibliothèques, il faudrait que… etc. etc. « , j’ai eu l’idée de génie de mesurer l’espace  qu’il me restait de libre dans chacune des tablettes afin d’arriver avec un argument essscientifique et irréfutable que je ne suis pas si compulsive que ça!!!  Conclusion: en additionnant tous les petits pouces et demi-pouces un peu partout… il me reste 3 pieds 9 pouces et 5/8 de libre!!!  Si j’achète des livres pas trop épais… je peux continuer à magasiner!!!

7) Des tang tang (les trucs en bois à gauche de la photo), ce sont des instruments de musique qui font tang-tang quand on les secoue d’un côté et tchik tchik quand on les secoue de l’autre.  Issssshhhh… je sens que je suis claire de clarté, moi, dans cette description!  Ca occupe les mains et évite des bris matériel (pour cause de mains occupées ailleurs) quand l’ordinosaure décide de « planter » toutes les 5 minutes!!!

8) Une ceinture de baladi.  Si on jouait à « trouver l’intrus », ce serait probablement la bonne réponse!  Explication tout de mêmê!!! Il faut savoir que comme mon seul lecteur CD est dans cette pièce, c’est là que je pratique!  Et quand une envie soudaine me prend (j’allais écrire « quand il me pogne un trip »… mais c’est, disons, un peu familier, et possiblement incompréhensible pour certaines) de danser un peu, j’aime avoir la ceinture tout près!

9) Sur les desus de l’ordi, des factures, des factures et encore des factures!!! Il y a aussi ma carte de RCR… ça, par contre, je n,ai aucune explication logique pour justifier sa présence à cet endroit!

10)  Il reste quoi?  Des crayons, une lampe de poche (pour aller fouiller en arrière de la boîte de l’ordinosaure), des gommettes, une webcam, une pile de CDs vierges et un petit personnage « Hello Kitty » (personnage qui me sert souvent d’avatar), cadeau de d[o_o]b, un copain du net.   Ha oui, et par terre, tout près des céréales, il y a mon séchoir à cheveux!  Ben quoi… c’est une perte de temps que de se sécher les cheveux… pourquoi pas le faire un farfouillant sur le blogs!  Ca ne prend toujours qu’une seule main, tenir un séchoir!

Techniquement, il devrait aussi y avoir mon cellulaire…  SAUF que là, je n’ai aucune idée de l’endroit où j’ai pu le laisser et il est carrément introuvable!  Je lance d’ailleurs un appel à mes copains qui ont le dit numéro de cell…  Si vous apercevez ce message avant 20h, ce serait gentil de téléphoner… et de laisser sonner.  Peut-être que comme ça, je réussirai à mettre la main dessus!!!

Alors voilà!  C’était mon petit paysage intra-mural!  Il semblerait que je doive passer la tag à deux autres bloggueuses (ça me gêne toujours de faire ça!!!  Je n’ai aucune idée de qui aime et qui n’aime pas ce genre de jeu, donc je fais des essais, ok!).   Premièrement, afin d’explorer davantage le phénomène qu’est le « bureau québécois », je demande à Charlie Bobine
Deuxièmement, j’aimerais bien voir le coin bureau de Florinette… parce que ça m’intrigue!! 🙂

Tous les matins du monde – Pascal Quignard

Tous-les-matins-du-monde.jpg Résumé
Après la mort de sa femme, Monsieur de Sainte Colombe vit avec ses deux filles et sa viole pour compagnes.  Ce passionné de musique, qui pouvait, avec sa viole, « imiter toutes les inflexions de la voix humaine » prendra comme élève Marin Marais, qui semble aspirer davantage à plaire au roi qu’à faire de la réelle musique. 

Commentaire
Je viens de déposer ce court roman et je ne sais trop qu’en penser.  Je suis vraiment songeuse car j’ai aimé avec un bémol.  J’ai vu le film il y a plusieurs années et c’est définitivement la musique qui m’avait envoûtée… à vrai dire, je ne me rappelais même pas l’histoire, seuls les airs de viole me revenaient en tête.  Et encore une fois, suite à cette lecture, c’est encore la musique, la passion pour la musique, que j’ai ressentie tout d’abord à travers ses pages.  Derrière chaque ligne de ce roman empreint d’une grande mélancolie, j’entendais une mélodie grave, aux sonorités riches.  J’ai aussi beaucoup aimé l’écriture de Quignard que j’ai trouvé belle, douce, triste. 

Toutefois, j’ai eu beaucoup de difficulté à m’attacher aux personnages.  Le seul pour qui j’avais la de sympathie est monsieur de Sainte Colombe, homme qui vit au passé, dans le souvenir de sa femme morte.  Les filles du dit monsieur ainsi que Marin Marais m’ont peu touchée.  Encore une fois, je crains de ne garder que peu de souvenir de l’histoire, pour me rappeler uniquement une sensation musicale!

De plus, à mon avis purement personnel, donc discutable, je ne voyais pas du tout l’intérêt de mentionner, même aussi brièvement, certains détails du quotidien comme les règles de Toinette ou la masturbation de Monsieur de Sainte Colombe.  Ce genre de ligne (ça ne dure qu’une ligne, ces épisodes) sonnaient comme un accord discordant dans mon morceau musical.  Jen’ai rien contre ça… mais pas dans ce type de livre!

7,5/10

Il faut prendre le taureau par les contes – Fred Pellerin

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Les contes de Fred Pellerin ont ceci de particulier qu’ils sont véridiques, en général… Véritables, comme des contes de faits, hauts et forts, qui parlent d’eux-même et qui sont trop beaux pour ne pas être vrais. Si les histoires de son premier recueil faisaient le tour des amours de la belle Lurette, ceux-ci rapportent l’âme de Babine, le fou du village. 

Des découpures de journée, des légendes en pièces, qui se cousent et secouent pour donner à voir une histoire qui en dit long sur un homme qui avait le dos large.

Commentaire
Ce livre est en fait un recueil de contes mettant en vedette les habitants du village de St-Elie-de-Caxton, en Mauricie, accompagné d’un CD d’extraits de spectacles de Fred Pellerin, conteur.  J’ai déjà vu Fred Pellerin en spectacle à plusieurs reprises et j’ai, à chaque fois, adoré.  Pellerin est un conteur, un vrai, qui cherche à perpétuer la tradition orale avec ses « contes de village ».   St-Elie-de-Caxton (ou de Klaxon, ou de Carton, ou de Canon, dépendant du conte) recèle de personnages hauts en couleurs, de légendes, avec sa sorcière, son fou, son homme fort et son curé neuf!  On retrouve dans les contes cette magie des histoires abracadabrantes de nos grands-mères et une manière de jouer sur les mots piquante.  Par exemple, des titres de contes: « Trop, c’est comme passé », « Il faut semer les uns les autres », faits à partir de jeux de mots tirés de l’oralité québécoise.  

Le texte de Pellerin est drôle (gros éclats de rire à plusieurs reprises, sous les regards interrogateurs de mes compagnons), les personnages sont touchants et la morale, bien que présente, n’est pas trop lourde et ne vient pas gâcher la sauce.  Les millions de détours du conteur nous ramène toujours au fil initial et y apportent à chaque fois un petit quelque chose. J’ai vraiment a-do-ré cette lecture, qui fut pour moi un véritable coup de coeur.   Allie a aussi savouré ce petit livre!

Un petit extrait?  On y parle de Baptiste, un marchand de semences ambulant, qui faisait le tour des villages.

« Les hommes étant occupés à labourer au moment où il passait, il revenait aux femmes de négocier la graine à Baptiste.  Ce qu’elles ne dédaignaient pas. Ça devint une tradition.  Aujour dit, toutes les filles, mères, tantes, soeurs, nièces, demoiselles et pouses se rassemblaient dans le stationnement de l’églisep our attendre cet homme à la graine tant prisée.  Distribuées en haie d’honneur, elles ouvraient le passage à ce courailleux des grands chemins.  Lui qui parcourait à l’enjambée des milles de garnotte depuis tant d’années présentait une poitrine toute en muscles découpés.  Toujours torse nu pour l’effet, il offrait aux yeux de ces femmes avides un teint bronzé sur silhouette robuste.  Un regard perçant, comme le rocher mais au participe présent, achevait de peaufiner son charmeketing. » (p.71)

Le cd est tout aussi savoureux.  Le seul problème, maintenant, c’est qu’il y a trois autres livres-disque de Fred Pellerin en vente… et qui dit « disque dans un livre » dit « ça coûte cher »… Et devinez quoi???  En bonne LCA que je suis… JE LES VEUX!!!

9,5/10

Alabama Song – Gilles Leroy

Alabama-Song.jpg Résumé
« Montgomery, Alabama, 1918.  Quand Zelda, « Belle du Sud », rencontre le lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un tournant décisif.  Lui s’est juré de devenir écrivain: le succès retentissant de son premier roman lui donne raison.  Le couple devient la coqueluche du Tout-New York.  Mais Scott et Zelda ne sont encore que des enfants: propulsés dans le feu de la vie mondaine, ils ne tardent pas à se brûler les ailes….

Gilles Leroy s’est glissé dans la peau de Zelda, aup lus près de ses joies et de ses peines.  Pour peindre avec une sensibilité rare le destin de celle qui, cannibalisée par son mari écrivain, dut lutter corps et âme pour exister… »

Commentaire
Je tiens tout d’abord à mentionner que je ne connaissais aucunement la vie de F. Scott Fitzgerald.  Je savais qu’il était l’auteur de Gastby (que j’ai beaucoup aimé) et qu’il aimait bien fêter… C’est à peu près tout.   Je ne savais même pas qu’il avait été marié ni que ce couple était très en vue dans les années 20.  Je ne savais donc rien de Zelda ou de leur histoire.  Pour moi, Zelda, c’était un personnage du jeu Nintendo auquel j’ai tant joué quant j’étais plus jeune (vous savez, celui où Link , un genre de bonhomme habillé en vert, doit parcourir 8 labyrinthes en deux dimensions pour sauver la fameuse princesse Zelda).  Donc, aucun a-priori! 

D’abord, cette période, entre les deux guerres, est l’une de celles qui me fascine.  J’aime explorer cet univers pour son côté glamour (du moins une partie de la période) et un peu décadent.  Déjà un élément pour me plaire!  J’ai beaucoup apprécié ce portrait de femme qui fut jadis flamboyante et qui jette un regard sur sa vie et ses amours passés avec son mari, son associé.  Les personnages sont vivants, avec leurs qualités et leurs défauts, les sentiments sont parfois inconstants, comme dans la vie.  Il m’a souvent fallu m’auto-recadrer pour me dire que non, ce n’était pas Zelda Fitzgerald qui écrivait!!!   J’ai d’ailleurs beaucoup apprécié le style de l’auteur, très simple mais beau à la fois.  

J’ai ressenti la passion de Zelda, cette enfant gâtée à qui tout était permis et qui pouvait faire n’importe quoi sans que ce soit trop grave, parce que la moitié des rues de la ville portaient son nom.  Qui a continué à céder à ses impulsions, avec son mari tourmenté et génial.   L’épisode de son mois d’amour sur la plage et des conséquences qui en ont découlé est particulièrement touchant.  

La relation entre Scott et Zelda m’est apparue déroutante, entre l’amour passion, la simple association et la haine et je ne sais trop comment l’auteur l’imaginait en fait.  Une grande admiration aurait forcé cette femme flamboyante à agir de cette manière?  L’image projetée était-elle si différente de la réalité?  La réaction de Zelda à la mort de son Goofo, pourtant maintenant loin,  m’a touchée, on aurait dit que c’était une partie d’elle-même qu’elle perdait, que ce qu’elle avait été tombait en ruine avec cette disparition.  La même phrase que Fashion m’est restée en tête dans cet épisode: « Qui désormais se souviendra de nous? »   Ce « nous » a été pour moi très révélateur. 

Bref, j’ai beaucoup aimé mon incursion dans leur univers tourmenté et j’ai fermement l’intention de lire une vraie biographie de l’auteur.  Juste ce bref clin d’oeil me fait regarder son oeuvre, comme « Gatsby », d’une façon un peu différente.  Il m’est impossible de ne pas faire certains parallèles!

8,5/10

Rabbit, run (Coeur de lièvre) – John Updike

rabbit-1.jpg Résumé
« Rabbit Angstrom, partagé entre les impossibles contradictions de l’Amérique, choisit la fuite, loin de sa femme, loin de la petite ville de Pennsylvanie où il habite, loin de cette vie quotidienne aveugle, dominée par la matière. Parce qu’il y a dans cet être faible un appel désespéré vers la vie intérieure, sa course en zigzag est bien plus qu’une tentative pour s’évader d’un monde invivable. C’est un effort désespéré pour sortir de la nuit et rattraper à l’ouest le soleil couchant. »

Commentaire
Précision audépart… ce livre ne parle en aucun cas de lapins ou de lièvres… seulement d’un homme qui court… pour aller ailleurs!

J’ai – finalement – terminé ce livre hier soir et je ne sais toujours pas trop quoi en penser.   J’ai eu vraiment beaucoup de difficulté à entrer dans l’histoire (en fait, jusqu’à la page 100… sur 265) et surtout à m’attacher au personnage de Rabbit qui m’a semblé, tout le temps de sa fuite, détestable, hautain et désagréable.   Vers le milieu du roman, toutefois, j’ai mieux compris le personnage et j’ai réussi à passer outre son « je m’en foutisme » et son narcissisme pour enfin voir un homme qui n’a pas accepté la fin de sa jeunesse et la disparition du halo de ses exploits au basketball.   Mais au tout début, sa vision des femmes, de sa femme – que j’ai trouvée peu sympathique, soit dit en passant, me hérissait le poil sur les bras. J’ai bien aimé la fin de l’histoire… la dernière moitié, en fait mais le début, avec Ruth, m’a peu intéressée.  Avant d’arriver au milieu du roman, je trouvais toujours quelque chose de plus intéressant à faire que de lire!!!  Mauvais signe!

L’atmosphère est bien rendue et le roman plaira probablement aux inconditionnels de la littérature américaine des années 50-60.  On y trouve ce refus de la vie ordinaire, des conventions, cette quête de « plus », même si on ne sait pas trop en quoi ce « plus » consiste…   Ce qui m’a dérangée au début, c’est qu’il quitte une situation pour retourner dans une autre situation qui n’est guère plus reluisante…  Ce n’est que plus tard que j’ai compris son besoin du « n’importe où sauf ici » et son désir de fuir son quotidien, à tout prix.  

Le personnage de Rabbit ne sait plus trop où il en est, il n’a pas de milieu.  Avec lui, c’est tout noir ou tout blanc: il est un réel mauvais garçon ou un presque saint…  Et, bien entendu, il a de la difficulté à vivre dans les deux rôles.  Je n’ai pas bien réussi à saisir qui est Rabbit… je crois que dans le roman, le personnage ne le sait pas lui-même.  Sa seule solution est la fuite.  

Finalement, j’ai bien aimé l’écriture au présent… Dans ce roman, c’est vraiment évident et remarquable.  Une petite critique, qui est bien personnelle: quand un auteur fait une longue description d’un paysage ou d’un événement… j’ai tendance à apprécier quand ça apporte quelque chose à l’histoire, à l’atmosphère, quand ça amène des possibilités de comparaisons ou de réflexion.  Mais au début du roman, la création d’atmosphère a été trop longue pour moi.  Il m’est arrivé à quelques reprises de me demander… « mais pourquoi il nous raconte ça? »

Donc, impression mitigée… mais paraît-il que c’est un classique américain, réponse à « On the road » de Kerouak.  N’empêche que je lirai certainement la suite, puisque les deux romans sont inclus dans mon éditions.  Pas tout de suite, toutefois!  Donc, à vous de voir!

6,5/10

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