Le lambeau – Philippe Lançon

Le pourquoi du comment

Pourquoi, vous pensez? Parce qu’on le voit partout et qu’il est sélectionné pour le prix des libraires du Québec. En fait, c’est surtout surprenant que je ne l’aie pas lu avant!

C’est quoi, cette histoire?

Philippe Lançon est journaliste. Le matin du 7 janvier, avant d’aller à Libération, il s’est arrêté à Charlie, pour la rencontre. Ce matin-là, tout était normal. Jusqu’à ce que ce ne soit plus normal et que l’horreur et l’extrémisme s’en mêle. Ce sera le début d’un lent processus personnel de rééducation et de retour à la vie après avoir survécu à l’attentat et s’être vu défiguré.

Mon avis…

Le lambeau est un roman qu’il est fort difficile d’oublier après l’avoir lu. D’abord parce qu’il est magnifiquement écrit et ensuite parce l’attentat de Charlie Hebdo a bouleversé. M’a bouleversée. C’est comme si cet événement m’avait ouvert les yeux sur une réalité que je refusais de voir, et qui m’a confrontée à moi-même comme je ne l’aurais pas cru possible… bref, on va passer.

La première chose qui m’a frappée et dont je me souviendrai, c’est la langue. C’est hyper, hyper bien écrit, rempli d’images et de réflexions qui frappent. Il y a aussi un rapport à l’art et à la littérature qui m’a beaucoup parlé. Ça parle beaucoup de Proust, entre autres, et à son rapport au temps, au temps présent, à la fracture entre le moi d’aujourd’hui et le mois d’avant. La façon de parler d’une fracture dans l’existence est fort juste et m’a rappelé le discours de plusieurs personnes que j’ai connues et qui ont vécu un bouleversement dans leur vie suite à un accident ou une maladie subite. Le discours est à la fois introspectif et extérieur (oui, je sais, c’est bizarre… mais c’est ça quand même), ce qui permet au lecteur de garder une certaine distance. Parce qu’il en faut.

Ceci dit, bizarrement, je ne me suis aucunement attachée au narrateur, à Lançon. Peut-être est-ce parce que ces histoires de réadaptation, de retour à la vie, je les vis quotidiennement au travail, avec des gens que je connais, dont je connais la famille. Du coup, forcément, c’est moins « nouveau » et moins prenant émotivement. Les scènes qui m’ont le plus émue sont celles de la réunion de Charlie. L’avant.

Ceci dit, il y a des moments où j’ai trouvé la lecture fastidieuse, répétitive. C’était beaucoup de détails, beaucoup d’opérations, beaucoup de détails et de fistules. Je me demande si c’était vraiment nécessaire de tous nous raconter dans le détail. Peut-être parce que pour ma part, je sais comment ça se passe. La relation avec les soignants, les réflexions étaient intéressantes, mais les parties plus cliniques m’ont moins rejointe… et je me suis lassée, surtout au milieu du livre.

Une plume remarquable. Vraiment. Et un auteur que je relirai. Toutefois, je suis quand même moins enthousiaste que la plupart des gens. Encore. Je pense que je difficile ces temps-ci alors que je suis miss bon public normalement.

Une affection rare – Catherine Lemieux

Le pourquoi du comment

Parce que le roman est en lice pour le Prix des libraires du Québec.

C’est quoi, cette histoire?

Un jour, au tournant du siècle, Anna rencontre Sarah. Les deux jeunes filles sont malheureuses et se révoltent contre ce qui fait leur vie et contre la ville de Québec en général. Ville moyenne, avec des gens moyens qui ont des idées moyennes. L’amitié sera intense, fulgurante, mais deviendra aussi fort malsaine…

Mon avis

J’étais certaine que j’adorerais ce roman. J’aime beaucoup les grands bouleversements de l’adolescence, ses contradictions et ses superlatifs. Pourtant, si j’ai apprécié certains aspects du roman, j’en ressors avec l’impression d’être passée à côté du propos, de ne pas avoir tout compris.

En fait, je suis restée fort extérieure au récit, que j’avais l’impression de regarder de loin, sans la vivre. Pourtant, les sentiments qui sont décrits sont puissants, hors-norme et dépassent la raison. Ces amitiés amoureuses de l’adolescence me fascinent mais dans ce cas précis, je ne me suis pas sentie concernée et il m’a semblé anecdotique, ce qui est tout de même fort dommage dans ce type de récit.

Il y a aussi un rapport à la natation et à la maladie, des algues qui attaquent les poumons, des paragraphes sans ponctuation qui sont certes remplis d’images assez percutantes… mais je n’ai juste pas saisi le lien entre ces parties et l’histoire. Peut-être que si j’avais mieux cerné le propos, j’aurais mieux compris l’objectif, le « pourquoi » de ce roman.

J’ai l’air négative, je sais… mais bizarrement, je relirai l’auteure avec plaisir. Il y a quelque chose, un côté malsain et sombre qui me rejoint (ouais, je suis une fille comme ça, j’aime les cerveaux étranges… dans les romans). C’est prometteur!

La coupure – Fiona Barton

Le pourquoi du comment

Parce que j’ai discuté avec Fiona Barton au salon du livre de Montréal et qu’elle était fort sympathique. Oui, je sais, il m’en faut peu.

C’est quoi, cette histoire?

Une coupure de journal peut-elle changer des vies? C’est ce que va faire un entrefilet relatant la découverte du squelette d’un bébé dans un chantier de construction. Du coup, Kate Waters, journaliste d’enquête, va être intriguée et elle va décider de mettre son nez dans cette histoire. Ailleurs, il y a Emma, la quarantaine, éditrice qui travaille de son appartement londonien, pour qui cette nouvelle est un raz-de-marée. Et il y a aussi Angela, qui va revivre malgré elle le pire jour de son existence : celui où sa fille a été kidnappée dans sa chambre de la maternité.

Nous allons donc suivre ces personnages (et quelques autres) pendant les jours où l’enquête va prendre de l’ampleur et que leurs vie sont sans dessus dessous.

Mon avis

Je vais encore être la vilaine. Ce roman a eu beaucoup de succès. L’auteure est adorable. Et moi…ben j’ai trouvé ça moyen. Vous savez, quand vous avez l’impression que la solution est é-vi-den-te, que les personnages principaux ont tout pour faire les liens… et qu’ils ne le font pas? Ben avec moi, ça a été pas mal ça. Pendant une grande partie du roman. Disons qu’après un moment, c’est un peu longounet comme expérience. Je n’en pouvais plus de les foire patiner alors que ça me semblait vraiment logique.

Ceci dit, quand on a le « Ohhhhhh » en même temps que les personnages, j’imagine que la sensation doit être différente. Le début m’a beaucoup plu, et j’aime bien le personnage de Kate, journaliste d’expérience, qui se sent un peu dépassée par l’évolution de son métier tout en sachant ce qu’elle vaut. Elle est loin d’être parfaite, elle est prête à beaucoup pour avoir un scoop, mais pour moi, le personnage fonctionne. Le portrait du monde du journalisme est bien esquissé et c’est l’aspect qui m’a le plus accrochée.

Il faut quand même souligner la justesse des portraits de femmes qui sont au bord de craquer et qui dont les souffrances se répercutent forcément dans leurs comportements. Elles ne sont pas toujours attachantes, on sent comme lecteur les secrets devenir trop lourds et nos perceptions changent graduellement (un personnage est tellement, tellement à taper… mais bon). Ce n’est donc pas mal fait… mais pour moi, beaucoup, beaucoup trop simple comme résolution. Sérieux, je savais presque depuis le départ. Mais ça, c’est normal. Par contre, pendant le dernier quart, ils avaient TOUT pour comprendre… et j’avoue avoir perdu patience.

Ceci dit, comme j’aime bien Kate, je lirai peut-être La veuve, le premier tome la mettant en scène. Maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais peut-être apprécier davantage.

Gone Girl (Les apparences)- Gillian Flynn

Le pourquoi du comment

Bon, ok, j’avoue. J’avais « Les apparences » dans ma bibliothèque de livres audio et je ne savais pas que c’était Gone Girl. Je l’ai réalisé quand je me suis lassée de l’écouter, parce que c’était trop long à écouter (et bon, je voulais tous les deux les trucider pendant la première partie), j’ai réalisé que j’avais la VO dans ma pile… et que c’était le fameux Gone Girl. Sans commentaire.

C’est quoi cette histoire?

Le jour de leur 5e anniversaire de mariage, Amy, la femme de Nick, disparaît. Dans le salon, une scène de bataille. Rien n’a disparu, sauf Amy. Le couple est de retour depuis peu dans la ville d’enfance de Nick, afin de soigner sa mère gravement malade. Amy est une vraie New-Yorkaise, fille d’auteurs célèbres. En effet, c’est elle, « L’épatante Amy », le prête-nom de la fillette qui a accompagné tous les enfants de la génération précédente. Et comme « c’est toujours le mari », rapidement, Nick devient le suspect idéal…

Mon avis…

Hey, vous savez quoi? J’avais deviné. Non seulement le « premier twist » mais pas mal comment ça allait se terminer. Vous ne pouvez pas savoir comment je m’auto-tape sur les nerfs. Et je ne fais même pas exprès, en plus. Du coup, quand on est certain de ce qui va arriver, tant de pages, ça semble long. Fort long. Ce qui fait que même si j’avoue que ce roman est addictif, que la construction est fort intéressante, je n’ai pas adhéré autant que la majorité des gens. J’ai nettement préféré « Les lieux sombres », de la même auteure.

D’abord, il faut savoir que le texte alterne les chapitres « Après le jour où », où nous sommes avec Nick, et le journal d’Amy, qui revient sur le « avant ». Leur vision des choses semble à un univers de distance, et ça a un côté assez universel, en fait. Cette façon de nous amener « au jour où » m’a bien plu.

Dans la première partie, les deux personnages m’ont tellement semblé antipathiques, c’était fou! Sainte-Amy me tapait royalement sur le système, j’avais le goût de secouer Nick qui fait carrément n’importe quoi et qui se coule lui-même, avec brio à part de ça. J’avais le goût de lui crier « Pourquoi… mais POURQUOI tu dis ça! ». Bref, je fatiguais.

Heureusement, dans la deuxième partie, j’ai apprécié davantage ces personnages ma foi très imparfaits et ils m’ont beaucoup fait rire à certains moments. Ouais, j’ai un humour bizarre. Je ne peux pas vous en dire davantage pour ne rien spoiler mais plus je découvrais l’Épatante Amy, plus je la trouvais intéressante, voire même un peu fascinante.

Ceci dit, quand on ne voit pas venir, j’avoue que ça doit claquer. Je comprends l’engouement pour le roman, je regarderai la série… et je relirai l’auteure. Non mais POURQUOI je suis devin hein? Pourquoi!

Néachronical – 1 – Memento Mori – Jean Vigne

Le pourquoi du comment

Parce que toute la blogo en parle? En fait, je le cherche depuis un moment et je me suis dit qu’une intégrale, c’était pas mal du tout, vu que j’aime bien enfiler les sagas de bout en bout. Bon, je n’ai lu que le 1 pour l’instant, je vais tenter le coup avec le tome 2… et we’ll wee!

C’est quoi, cette histoire?

Néa a 15 ans. Un soir, elle s’échappe pour aller rencontrer un garçon… et se réveille dans un marais. Le problème, c’est que quand elle se réveille, 5 ans ont passé. Retourner à l’école, ce n’est étrangement pas si simple, surtout qu’en plus, elle se reconnaît difficilement. Quelque chose en elle semble avoir changé.

Mon avis

Les avis étaient tellement dithyrambiques que j’avoue que mes attentes étaient très, très élevées. Je pensais aussi que c’était un roman adulte (je ne sais pas pourquoi d’ailleurs… si quelques thèmes sont matures, le rythme, le style et la façon de mener le récit sont clairement jeunesse. Après une déception initiale en réalisant ça, j’ai finalement bien aimé cette histoire originale, sans toutefois ressentir le coup de coeur de plusieurs lecteurs.

Le scénario démarre sur des chapeaux de roues. Il y a de l’action, on se demande ce qui a bien pu arriver à Néa et son désarroi en retournant à l’école est fort crédible. Les pages se tournent toutes seules et il y a une histoire intéressante derrière tout le côté paranormal. Je ne suis toutefois pas certaine que j’aime l’endroit où ça s’en va à la fin… mettons que ce n’est pas mon thème préféré mais on me dit que la suite est mieux que le premier tome… nous verrons!

Par contre, je dois avouer que le personnage de Néa, avec son parlé imagé et sa façon de dire les choses, m’a fort peu rejointe. Elle ne m’a pas vraiment plu, je n’ai pas du tout compris sa façon d’appréhender ce qui lui arrive et j’ai eu l’impression qu’on s’est « débarrassé » de certains personnages, et malheureusement, ils sont du type que j’aime trouver dans les romans jeunesse. Par contre, le deuxième personnage principal m’a davantage touchée… mais je ne vous en dirai rien.

Un roman certes addictif, qui a généralement beaucoup plu… mais qui était peut-être moins fait pour moi!

Ailleurs…

Galléane, Mélisende,

Le roman de Bergen – Tome 3 – partie 2 – Le crépuscule – Gunnar Staalesen

Le comment du pourquoi

Parce qu’il faut bien finir la série… et que bon, je veux savoir, moi, qui a tué le consul Frimann au début du tome 1!

C’est quoi, cette histoire?

Je ne vais pas tout vous résumer ici… surtout que j’ai déjà parlé du tome 1, du tome 2, du tome 3, du tome 4… et du tome 5. Je sais, je suis répétitive! Sachez seulement qu’en 6 tomes (3 en VO norvégienne), on nous raconte un siècle d’histoire de la ville de Bergen (où j’ai maintenant une envie folle d’aller), à travers celle de plusieurs familles de plusieurs couches sociales. Et pendant la majorité de ma lecture, ça m’a passionnée. Bon, moins vers la fin, je l’avoue… mais quand même, elle est bien, cette série.

Mon avis

Soyons clairs. Les quatre premiers tomes de cette série sont géniaux. Pour les tomes 5 et 6, que j’ai lus un peu plus tard, j’ai été moins passionnée parce que souvent perdue dans les familles (ils ont des noms norvégiens… qui reviennent d’une génération à l’autre, j’ai une bonne mémoire, mais pas tant que ça) et parce que plusieurs événements sont survolés. Après 6 tomes, on croirait que ça traîne mais non, en fait. Dans ce volume 6, il se passe tout plein de choses, pour plein de gens différents, qui ne font l’objet que d’une partie de chapitre, sans que l’on y revienne nécessairement plus tard. J’en garderai le souvenir d’un dernier tome intéressant au plan historique mais très eu au plan romanesque. Heureusement, le tout a été sauvé par la fin, où nous voyons apparaître un certain Veum… Varg Veum.

Nous survolons donc ici la fin du siècle, les années 80 et 90, marqués par la tragédie de la plate-forme pétrolière Alexander Kielland, la spéculation et la modernisation. Dans la maison de retraite, une certaine Cecilie Brandt (née Frimann), a été le témoins privilégié du siècle qui nous est raconté dans la série, sans toutefois bien comprendre comment s’est déroulé l’événement qui a marqué sa vie, l’assassinat de son père quand elle avait 18 mois. Et c’est pour elle que sera finalement révélé ce qui s’est passé au début du premier tome. Il va sans dire que l’intérêt du roman ne se limite pas à ça.

Une série que je conseille donc de lire peut-être pas tout d’une traite, mais il ne faut quand même pas trop traîner… et gardez une copie de l’arbre généalogique fournie au tome 5 pas trop loin. Petit conseil d’ami! Ceci dit, le portrait de la ville, qui est le véritable personnage principal de la série, est magnifiquement tracé et chaque événement majeur ayant transformé son visage fait partie de ceux qui marquent, davantage que ce qui se passe dans les vies des personnages. À la fin, j’ai eu l’impression de l’avoir vécu, ce siècle… et je compte bien aller faire un tour en Norvège, ne serait-ce que pour voir cet endroit !

La métamorphose – Franz Kafka

Le pourquoi du comment

Je veux lire Kafka depuis Prague. Oui, la première fois, c’était en 2016. Je suis parfois longue à la détente.

C’est quoi, cette histoire?

Je pense que la prémisse de l’histoire est bien connue. Un matin, Gregor Samsa, un représentant commercial qui se réveille un matin transformé en coquerelle géante. Une grosse bibitte dégueu, quoi. Very glamour.

Et mon avis…

J’ai a-do-ré ce truc. Rien de moins. Vous savez, le genre de roman complètement jubilatoire, complètement n’importe quoi, complètement à côté de la plaque? C’est tout à fait ce genre de livre. Je ne sais trop ce que l’auteur avait en tête mais j’ai dû m’amuser à interpréter le texte de 12 manières différentes. Je suis consciente qu’il me manque sans doute des clés mais sérieusement, Kafka était à la fois génial et complètement barré.

Nous passons donc ces cent quelques pages dans la tête de Gregor, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et qui tente de s’y adapter sans trop réaliser ce que ça représente. Certes, il y a cette métamorphose-là, mais celle qui fascine, c’est celle qui s’opère chez sa famille suite à cette transformation et c’est celle que nous suivrons tout au long du roman. Le père qui se reprend en main, la soeur qui se détache petit à petit, le tout à la fois par à coups et subrepticement. Et ça, c’est passionnant.

Quant à savoir ce que l’auteur veut représenter, c’est une autre histoire. Mais les réactions à la transformation pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie, physique ou mentale. En fait, ça y ressemble tellement que ça fait peur et que ça rappelle fortement ce qui arrive parfois, quand le détachement se fait quand la personne est toujours là et qu’on cesse de la considérer comme une personne. Et ça, c’est terrible. Ça pourrait aussi être une métaphore de la différence en général, mais aussi du génie, le génie incompris, celui qui dérange. J’ai adhéré à 100%.

Comme quoi, les classiques, parfois, ça surprend agréablement. Même quand ça parle de blattes. Tant qu’elles restent dans les romans et pas dans ma maison!

Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldi

Le pourquoi du comment

Je voulais un peu de douceur dans ce monde de brutes. Ouais, dure semaine.

C’est quoi, cette histoire?

Pauline a la trentaine, un tout-petit très choupinou… mais plus de mari. En effet, Ben, son grand amour, son âme soeur, est parti et Pauline est persuadée qu’il va lui revenir. Elle va donc décider de lui écrire, de lui rappeler les bons souvenirs de leur amour et de leur couple. Et un peu péter les plombs et passer des vacances avec sa famille en même temps. C’est donc une histoire d’amour romantique, mais aussi une histoire de famille et d’amour filial. Et la famille, si c’était simple, ça se saurait.

Et mon avis…

Les romans de Virginie Grimaldi, c’est toujours la promesse d’un moment de détente assez divertissant. En effet, c’est le genre de livre qui se lit tout seul, avec des chapitres courts, qui font qu’on veut toujours en lire « juste un autre ». C’est souvent drôle, parfois émouvant et même si je ne suis jamais aussi enthousiaste que la plupart des lecteurs, je suis presque assurée de passer un bon moment. Et c’est encore ce qui est arrivé ici, malgré quelques enfonçages de portes ouvertes.

On alterne donc entre le quotidien de Pauline et les souvenirs qu’elle envoie à Ben. Comme je suis une presque sans coeur, j’avoue que les souvenirs cutes et émouvants, ça me rejoint assez peu. C’est mignon, on comprend ce qu’elle a perdu, Ben est clairement un bon gars, mais ce n’est clairement pas le plus intéressant dans le roman à mes yeux. J’ai davantage aimé l’exploration des relations familiales et ce même si j’avais tout vu venir. Être la mère de… la fille de… la soeur de… c’est compliqué. Vivre avec le passé et les souvenirs, réussir à faire la paix avec tout ça, c’est souvent l’histoire de toute une vie. Et cette partie-là m’a touchée.

Ah oui! J’ai aimé la fin. Surprenant, n’est-ce pas! Virginie Grimaldi réussit à nous faire voir les choses selon plusieurs angles différents et le cheminement des personnages m’a semblé fort crédible. Ce sont des gens qui ne font que ce qu’ils peuvent et qui ont des limites. Par contre, pas certaine que je payerais pour ce psy. Ça m’énerve, les psys qui ne disent que des évidences dans les romans. Mais ça, c’est moi. Et j’suis pas psy. Donc je ne me fie qu’à mes propres expériences!

Un roman drôle, avec des pointes d’humour (même s’il me manquait quelques références) et des scènes complètement WTF. À noter qu’elle est presque aussi gaffeuse que moi et ça mérite d’être mentionné. J’ai bien dit presque!

Je lirai bien l’autre, là, le truc des étoiles!

Ailleurs

Mylène, Stephie (toutes deux plus enthousiastes que moi)

Les étrangères – Lucie Lachapelle

Le pourquoi du comment

J’aime beaucoup Lucie Lachapelle, que j’ai connue avec ses Histoires nordiques ainsi que Rivière Mékistan. Du coup, même si l’auteur ne nous emmène cette fois pas chez les premières nations, je n’ai pas hésité à lire ce nouveau roman. 

C’est quoi, cette histoire?

C’est donc l’histoire de Rose, qui a tout laissé derrière elle dans sa Gaspésie natale. Elle arrive donc à Montréal avec son fils William et, n’ayant presque pas d’argent, elle aboutit dans un immeuble où on loue au mois et où les gens repartent aussi vite qu’ils sont arrivés, sans laisser d’adresse. Les locataires viennent d’un peu partout, du Québec et d’ailleurs, et toutes ont une histoire et des blessures.  Petit à petit, la réserve initiale va fondre et ces femmes apprendront à vivre ensemble. Et c’est beau. 

Et moi, j’en pense quoi?

Je pense que vous vous en doutez, j’ai beaucoup aimé cette histoire, même si j’en aurais pris plus. Il me semble que j’aurais fait un bout de chemin un peu plus long avec ces femmes qui se tiennent debout comme elles peuvent et qui font preuve de beaucoup de courage.   La détresse de Rose est palpable et son désir de repli apparaît total. Pourtant, peu à peu, la méfiance diminue, les barrières s’entrouvrent et les femmes de l’immeuble commencent non seulement à se confier, à se connaître, mais aussi à se supporter et s’entraider. 

Le fait de voir les fils se tisser lentement n’enlève rien au plaisir de lecture qui réside, selon moi, dans le fait de faire la connaissance de ces femmes et de leurs histoires.  Lentement, on voit leurs points communs émerger, malgré leurs différences et origines variées.  C’est avec une plume très ancrée dans la diversité montréalaise mais à la fois sensible et percutante. Encore une fois, Lucie Lachapelle a réussi à me toucher!

Magnus Chase et les Dieux d’Asgard – 1 – L’épée de l’été – Rick Riordan

Le comment du pourquoi

C’est la faute de Michèle. Voilà. C’est sa faute et c’est tout. En plus, j’avais décidé de faire lire The Neveu #1. Un chapitre par jour. Avec moi. Ceci dit, la réussite est partielle, vu qu’il en est au chapitre 19 et que j’ai fini par le finir… parce que j’avais hâte de voir comment ça allait finir. Oui, j’ai quatre ans dans ma tête!

C’est quoi, cette histoire?

Magnus Chase a 16 ans et il vit dans la rue depuis que sa mère a été assassinée dans leur appartement de Boston. Par des loups. Oui, je sais. Le jour de son anniversaire, il se retrouve en grave danger et il est brusquement recherché par plusieurs personnes différentes, dont sa famille, qu’il n’a pas vue depuis un bon moment. Il découvrira donc que son père… était un dieu de mythologie nordique. Nous voilà donc entraînés dans cet univers… et c’est bien.

Pour ceux qui se posent la question, non, il n’est pas nécessaire d’avoir lu Percy Jackson pour lire ce roman. Je n’ai lu qu’un tome et si nous retrouvons brièvement Annabeth, je n’ai eu aucun souci pour bien comprendre. Cool, non?

Mon avis

J’avais très, très bon espoir que ça plaise à Neveu-Nathan parce que le rythme est hyper rapide, on tombe tout de suite dans l’action, le tout s’enchaîne super vite et on ne s’ennuie pas une minute. Bon, trois mois plus tard, il n’a pas terminé. Mais c’est un gros livre, non? Je ne désespère pas qu’il le finisse un jour! Parce que bon, j’ai vraiment aimé. Quel univers!

Cet univers, c’est la mythologie nordique. Thor, Odin, Loki et toute cette joyeuse petite bande. Vous savez, les Valkyries, qui amènent les valeureux guerriers au Valhalla? Bref, j’ai beaucoup aimé les tours de passe-passe que Rick Riordan a faits pour intégrer les éléments mythologique. J’ai quand même un petit coup de coeur spécial pour l’arbre et sa vision du Valhalla. J’ai ri très fort quand j’ai compris de quoi il s’agissait.

Magnus est drôle, souvent sarcastique, c’est plein de références et j’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, qui ne sont assez caractérisés, mais qui comportent quand même quelques zones grisâtres par moments. C’est plein de rebondissements, on passe d’un monde à l’autre, il y a des nains, des elfes, des dieux, des moyens de passer d’un monde à l’autre, le tout pour récupérer la fameuse épée de l’été, qui va pouvoir retarder la fin du monde. En effet, il y a un gros méchant enchaîné sur une île et sa libération va entraîner le Ragnarok.

J’ai beaucoup aimé l’humour et les références à la pop culture, la grande gueule de certains personnages, et ça m’a donné envie d’en lire davantage sur la mythologie nordique. Je continuerai la série. Idéalement avec the neveu. S’il finit un jour le premier!

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