Juil 02 2018

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Reflex – Maud Mayeras

Oh my god ce roman.  Je l’ai refermé, un peu abasourdie, C’est un roman noir, un véritable thriller psychologique, avec des personnages bien développés, très imparfaits.  L’ambiance est poisseuse, lourde, collante et on a presque autant de mal à respirer que les protagonistes dans cet endroit un peu anonyme, sans repères.

 

C’est l’histoire d’Iris Baudry, photographe pour la police. C’est celle qui mitraille les scènes de crime, sous tous les angles.  Chaque plaie, chaque visage, chaque horreur.  Elle a peu d’attaches et est toujours prête à partir avec son reflex. Un jour, elle est appelée sur un meurtre dans sa ville natale, l’endroit où elle avait juré de ne jamais retourner. Celui où elle a grandi, où l’attend sa mère qui a gâché sa vie et surtout le souvenir de son fils, mort assassiné il y a une dizaine d’années.  Sur la scène du crime, elle croit reconnaître la signature du meurtrier de son fils qui, pourtant, est en prison.  Et elle va replonger dans cette histoire pendant les quelques jours où elle restera sur son lieu de naissance.

 

En parallèle, retour dans le temps.  On rencontre aussi Julie Carville, 13 ans.  Nous sommes à la fin de la première guerre mondiale et son chemin va croiser des soldats, pour son grand malheur. Elle va vivre l’opprobre de sa famille et graduellement, nous allons connaître sa descendance.  On se doute que les deux histoires vont se croiser… reste à savoir comment.

 

Ce n’est pas une histoire simple.  Il y a des tiroirs, et des tiroirs dans des tiroirs.  On apprend des choses jusqu’à la toute fin, la construction est intelligente, tout se tient et si l’histoire met un petit moment à se mettre en place, une fois dedans, il est difficile de le lâcher. J’aime énormément cette construction qui nous balade d’un point de vue à l’autre, d’une époque à l’autre, comme des instantannés.  Les personnages sont ambigüs, complexes, on entre profondément dans leur psychologie et rien n’est gratuit dans le récit. Bref, une réussite pour moi, qui aime les histoires où il y a un peu (un petit peu) de psychogénéalogie et où les relations familiales laissent des traces indélébiles sur les personnages.

 

De plus, j’ai adoré la plume, avec ces chapitres qui commencent pas « je n’aime pas », qui nous permettent de cerner le personnage d’Iris et qui semblent annonciateurs de malheur et de noirceur.  Malgré le côté sombre (voire même très sombre) du roman, il y a souvent une réelle poésie dans l’écriture et ça m’a beaucoup plu.

 

Ah oui… j’ai tenté l’audio… et je ne recommande pas. Le ton adopté par la narratrice m’a insupportée et en plus, comme le personnage bégaie, l’orthophoniste en moi n’a pas pu s’empêcher de compter le pourcentage de syllabes bégayées… bref, un vrai calvaire d’écoute pour mes oreilles bizarrement habituées.  Et je vous entends penser… est-ce que mon côté devin avait tout vu venir?  Une partie… et il y a une petite incohérence dont je ne peux pas parler qui m’a fait douter.  Bref, c’est bien fait, et pour une fois, je n’avais pas tout bien emboîté.  Ce qui vaut la peine d’être mentionné!

 

À lire si vous n’avez pas peur d’être brassés.

Juin 29 2018

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Les petites reines – Clémentine Beauvais

Je ne vois pas ce que je pourrais ajouter qui n’a pas déjà été dit sur ce roman jeunesse.  On l’a vu partout partout.  Et comme je suis souvent à contre-courant sur ces romans que tout le monde aime, je n’en attendais pas grand chose.  Ouais, je suis comme ça.  Et quelle surprise, j’ai adoré!  Un des très bons romans jeunesse lus ces dernières années.

 

Même si tout le monde connaît l’histoire, je pitche quand même.  La narratrice s’appelle Mireille Laplanche.  Elle a été élue « Boudin de bronze » sur la page facebook de Milo, son ancien meilleur ami d’enfance (qui, visiblement, ne l’est plus).  Surprise!  C’est que les deux dernières années, elle était « Boudin d’or ».   Elle a été remplacée par Astrid Blomval, nouvelle à l’école et le boudin d’argent est Hakima Idriss, 12 ans.  Pour plusieurs raisons (que je ne révélerai pas), elle se retrouvent et décident d’aller à Paris, à vélo, pour gatecrasher la garden party du 14 juillet à l’Élysée.  Le financement?  Vendre des… boudins!

 

Que dire… d’abord, pour une fois, ici, pas de langue de bois.  Mireille dit les choses comme elles sont, avec un ton hyper ironique, souvent cynique.  C’est pour se protéger, certes, mais disons qu’elle est à la fois hilarante et qu’elle dépote.  Elle n’est pas toujours sympa et semble se ficher éperdument de ce qu’on dit d’elle.  Disons qu’elle n’a pas eu le choix d’apprendre à réagir.  Et qu’elle sait bien cacher ses insécurités.  Mireilles vit avec sa mère et son beau-père, qu’elle tient à distance le plus possible… avec un sens de la répartie à tomber.

 

Un roman sur le harcèlement scolaire, certes, mais qui parle de girl power, de prise en mains, de projets fous et d’amitiés improbables.  Il y a également une réflexions sur les médias, les réseaux sociaux et ses hashtags, et l’absence de réaction de plusieurs personnes.   J’ai trouvé le propos intelligent, drôle, plein des contradictions des gens qui souffrent et de cheminements personnels réalistes.  J’ai beaucoup aimé suivre les aventures des #troisboudins, j’ai ri par moments et été émue à d’autres, notamment par le personnage du Soleil, vétéran de guerre.  Ici, pas de petite morale niaise ou guimauve, pas de transformation extrême mais des jeunes filles qui se croisent… et qui en profitent pour grandir.

 

Bref, très rafraîchissant et très rythmé.

J’avais commencé en livre audio mais bon, il y avait une petite déformation sur les « s » et des tons de voix exagérés pour certains personnages… et ça me gossait!  J’ai donc alterné les deux formats!

Juin 27 2018

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Le dernier mot – Caroline Roy-Élément / Mathilde Cinq-Mars

Pendant une réunion de famille, la bombe est lâchée.  Le grand-père, qui a travaillé en lettrage toute sa vie, ne sait ni lire ni écrire.  Tout le monde est soufflé.  Dans cette famille où les gens ont fait des études, personne n’a même douté du fait que le grand-père savait lire.  Pour eux, ça allait de soi.

 

Le malaise s’invite donc au souper.  Trahison.  Mensonge, Colère. Pitié.  Certains tente de savoir pourquoi, d’autres s’intéressent plutôt aux cachotteries.  Bref, chacun se met au centre de la situation sauf l’une des petites filles, qui est certes déconcertée, mais qui regarde réellement son grand-père.

 

On traite ici de secrets de familles et d’analphabétisme.  C’est surtout un bel exemple d’amour, de confiance et de courage.  C’est intime, il y a beaucoup de silences et d’affection démontrée autrement que par des mots.

 

Cette belle histoire est servie par de magnifiques illustrations.  Nous avons droit à un mélange de dessins et de mots découpés où rien n’est anodin.  De la calligraphie aux mots découpés jusqu’aux choix de métaphores visuelles, tout est parfaitement assumé et magnifique.  J’ai aimé le côté onirique, l’atmosphère créée… bref, une réussite.  J’ai emprunté la bande dessinée mais je vais certainement l’acheter, ne serait-ce que pour le thème et les images.

 

En relisant le billet de Fanny, qui m’a tentée, je réalise que je ne dis rien de plus qu’elle… et que je recommande aussi!

Juin 25 2018

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L’enfant perdue – L’amie prodigieuse #4 – Elena Ferrante

C’est fini.

Il est temps pour moi de quitter Elena, Lila ainsi que tous les personnages auxquels je me suis attachée.  Dans ce tome, nous retrouvons nos héroïnes mi-trentaine, alors qu’elles vivent toutes les deux des bouleversements.   À la fin, elles ont la soixantaine et nous leur disons au revoir, alors que nous les avons connues enfants, adolescentes et adultes.  Mêmes pour les personnages secondaires, j’étais toute émotionnée par ce qui leur arrive.  C’est toujours comme ça quand je suis des personnages sur une vie entière.  Je deviens nostalgique à la fin, alors que je me sens comme si je les avais connus enfants… bref, je m’égare.

 

Ici, on boucle la boucle.  Comme dans la vie, qui tend à aller dans tous les sens, comme le dit Lila, tout n’est pas clair et net, chaque fil n’est pas noué.   Nous découvrons sans cesse de nouvelles facettes aux personnages, qui sont pleins de contradictions, de défauts et d’introspection.   À travers leurs yeux, nous voyons aussi défiler un demi-siècle, avec ses révoltes, ses compromis et ses enjeux.  De plus, petit à petit, on prend conscience du regard biaisé qui était porté sur les petits mafieux du quartier, les protagonistes les ayant connus enfants. Dans ce tome, des choses terribles, des chocs et des deuils énormes, des décisions regrettables et des personnages qu’on a souvent le goût de secouer.

 

Je ne peux que saluer la plume de Ferrante (et de sa traductrice) ainsi que son habileté à choisir les bons détails pour que l’univers soit foisonnant et bouillonnant sans que nous nous ennuyions une seule seconde.  Du moins, c’est ce qui est arrivé avec moi.  Et bon, ils existent, ces personnages.  Dans ma tête.  Inutile de me contredire, je refuse de croire que ce ne sont que des gens de papier!  Et j’ai la tête dure.

 

Je conseille, pour ceux qui n’ont pas peur des romans fleuve!

Juin 22 2018

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Poste restante : Alger – Boualem Sansal

Je voulais découvrir cet auteur pour le défi de Madame lit, alors qu’elle souhaitait en juin découvrir un auteur algérien. C’était tout petit et en plus, il y avait « Alger » dans le titre. Parfait, non?

 

En fait, la réponse c’est non. Je suis absolument incapable de parler adéquatement de ce livre parce que je ne suis clairement pas le public cible, et qu’il me manque les bases, les connaissances, pouravoir une opinion qui soit le moindrement valable. Mais peut-être n’est-ce pas votre cas alors j’explique.

 

Dans cette oeuvre, Boualem Sansal s’adresse à ses compatriotes algériens et les incite à se soulever contre le pouvoir actuel qui semble être une dictature et qui – selon ce qui est mentionné dans l’essai – a décidé pour le peuple et qui leur dicte qui ils sont.  Ça parle de langue, d’identité, d’histoire, de religion et de pouvoir. On nous rappelle – avec un biais, of course – l’histoire de l’Algérie, de ses origines en passant par la colonisation et la guerre, les événements de 1988 et la guerre civile, jusqu’à l’époque actuelle.

 

Il y a une prise de position certaine, un appel à la diversité et à l’intégration de toutes les populations dans l’histoire du pays. Un cri qui incite à regarder devant et à se libérer. À se battre différemment. C’était intéressant, certes,. mais tel que mentionné au début du billet, je me vois bien mal placée pour avoir quelque opinion que ce soit. Ça semble logique, sain, et j’aurais tendance à adhérer au propos. Mais bon. À part ce que j’ai lu ensuite sur Wikipedia, que sais-je de tout ça, pour avoir une opinion face à la réalité et la souffrance des habitants d’un endroit du monde où je n’ai jamais mis les pieds?  On pourrait me raconter n’importe quoi!

 

Une lecture que j’ai appréciée et qui m’a donné envie d’en savoir plus. C’est toujours ça de gagné!

 

Juin 20 2018

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Les petites victoires – Yvon Roy

Je suis toujours preneuse des témoignages de parents d’enfants vivant avec différents diagnostics.  Cette fois, nous rencontrons Marc, qui a un petit garçon parfait, Olivier.  Mais le langage tarde à venir et entrer en contact avec lui est tout un défi.  Puis, le verdict tombe.  Olivier est autiste.

 

Ici, il n’y a pas de méchant, seulement des personnes bien intentionnées qui font tout ce qu’elles peuvent pour aider Olivier.   Marc a ses croyances, il les respecte, et il tente le coup en se fiant à son instinct et à ses émotions.   Certes, ses méthodes sont les siennes, ça va parfois à l’encontre des recommandations, mais rien n’est diabolisé.  On a affaire à un père qui aime profondément son fils, qui veut ce qu’il y a de mieux pour lui et qui y croit à fond.   Il a certes ses moments difficiles, ses défis pour accepter qui est son fils mais ce qui ressort, c’est un attachement profond qui fait plaisir à voir.

 

Un album d’une profonde tendresse, plein d’espoir et poignant de vérité.  J’ai beaucoup aimé le fait qu’on mette l’accent sur l’individualité de l’enfant.  Il ne dit pas à tout le monde que c’est ÇA qu’on doit faire.  Il dit juste que pour son enfant, ça a fonctionné et que son fils est heureux.  Je déteste les généralités quand on parle des enfants et des traitements… du coup, cet album m’a beaucoup parlé.

 

C’était ma BD de la semaine

Juin 18 2018

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La bête humaine – Émile Zola

Me voilà à vous parler du 17e tome des Rougon-Macquart, commencée en 2016… ou 2017.  Oui, je sais, j’ai attendu longtemps.  Mais une fois partie, rien ne peut m’arrêter.  Ce roman est très sombre, mais de façon assez différente de l’Assomoir ou de Germinal.  On explore ici le côté sombre de l’être humain, celui qui le pousse à tuer, pour diverses raisons.  Avidité, vengeance, pulsion… les personnages tuent, parfois sans aucun remord.  Un portrait sans concession du côté bestial des hommes et des femmes, de celui qui dépasse parfois leur raison.

 

Le Rougon-Macquart de ce roman est Jacques Lantien, fils de Gervaise et de Lantier dans l’assomoir.  Oui, je sais, on peut se demander d’où il sort celui-là, vu qu’il n’est pas mentionné dans ce dernier roman.  Mais il s’agit du petit frère d’Étienne et de Claude, rencontrés dans Germinal et l’Oeuvre.  Il est conducteur de train et mène tous les jours la Lison, sa machine, de Paris au Havre.  Sa machine, il la cajole, il l’aime et elle est presque humanisée dans le roman. Avec les femmes, c’est plus complexe car l’idée d’aimer une femme éveille en lui un désir irrépressible de meurtre.

 

Autour de lui, le couple Roubaud.  Ils sont liés d’une certaine façon et entre lui et Séverine, la femme du couple, qui semble sermer la désolation autour d’elle, se crée une relation passionelle qui, on le sait parce que c’est Zola, ne peut pas bien se terminer.

 

J’ai adoré ce roman.  Il est dur, violent, certaines scènes sont terribles mais aussi terriblement belles.  Certains actes tellement démesurés, tellement fous, tragiques.  Et ces hommes qui restent des animaux, malgré les progrès scientifiques et technologiques, malgré leur soi disant culture et leur morale.   Les scènes de train, que ce soit une bataille contre les éléments ou contre la main humaine sont magistrales et celles, plus intimes mais tout aussi grisantes le sont tout autant.  C’est la passion qui perd le contrôle, les affronts que nous font l’ordinaire.

 

Et derrière tous ces crimes, en filigrane, il y a le développement de la voie ferrée et les conditions de travail des employés.  Il y a aussi la justice à la morale extensible et les politicailleries qui prennent le pas sur la loi.  Il y a toute cette hérédité maudite, ce poids des générations… bref, on est chez Zola.  Et j’aime toujours autant.

Juin 17 2018

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L’abeille à miel – Isabelle Arsenault / Kirsten Hall

Comme plusieurs m’ont mentionné être pas mal jaloux quand ils ont vu cet album dans ma story sur Instagram, j’ai décidé de vous en parler tout de suite. Oui, je suis comme ça. I aim to please.

 

Pour moi, Isabelle Arsenault rime avec qualité. Imaginez ça en combinaison avec La Pastèque. J’étais vendue d’avance alors vous pouvez vous imaginer ma joie quand j’ai vu l’album arriver dans ma boîte à lettre.  Il s’agit ici d’un joyeux mélange documento-poétique qui a pour but de nous faire observer de près ces abeilles qu’il ne faut pas trop approcher. J’ai une peur bleue de tout ce qui est rayé jaune et noir (vous savez maintenant comment vous déguiser pour me faire freaker… je vous passe sur mon rêve récurrent où je suis par une abeille géante avec un tutu… whatever…) alors croyez-moi, je suis bien contente de les voir juste en dessin!

 

À travers un texte mignon et tout en rimes, on nous raconte les abeilles, si nécessaires et pourtant menacées. Les petits pourront les voir butiner, danser et faire le miel et ainsi en apprendre davantage sur elles. C’est instructif, bien écrit, et magnifiquement illustré par Isabelle Arsenault, avec des touches brillantes et des fleurs partout. Même les abeilles ont l’air sympathiques quand elle les dessine.

 

Bref, je suis conquise. Et la Charlou-nièce aussi.  Bon, je n’ai pas réussi à lui apprendre la danse-des-abeilles tel que souhaité, mais elle a beaucoup aimé les détails et les mots jolis tandis que moi, j’étais ravie de pouvoir lui apprendre des nouveaux mots et de chanter les phrases en rythme.  On valide toutes les deux!

Juin 16 2018

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Le célèbre catalogue Walker and Dawn – Davide Morosinotto

Quel chouette roman jeunesse! Tout ce que j’aime et tout ce que j’aimais quand j’étais jeune. De l’aventure, de l’histoire, des méchants, une traversée épique des États-Unis, que demander de plus!

 

Nous sommes donc en Louisianne, au début du 20e siècle.  Nous rencontrons 4 enfants des bayous, qui vivent avec presque rien, dans une grande pauvreté.   P’tit Trois vit avec sa mère et ses frères, Eddie avec sa famille et ses Angoisses (avec un A majuscule) tandis que Julie (blanche) et son frère Min (noir) sont dans le dénuement le plus total. Ils vont un jour tomber, presque miraculeusement, sur 3$. Ils sont riches et ils décident de commander quelque chose dans le célèbre catalogue Walker and Dawn, cet énorme volume qui les fait rêver avec tous les possibles à l’intérieur.  Ce sera donc un revolver. Sauf que dans la boîte, ce ne sera pas un révolver mais plutôt une drôle de montre, une montre qui semble vraiment, vraiment intéresser beaucoup de gens.

 

Va alors débuter une grande aventure parce que nos quatre amis, tous pour des raisons différentes, vont choisir de prendre la route et de se rendre à Chicago rendre la montre et récupérer le revolver. Ou devenir riche, pourquoi pas!

 

Et savez-vous quoi? J’ai adoré. Quel bon roman jeunesse. Les personnages sont pleins de failles, mais on s’y attache et on veut vraiment, vraiment qu’ils s’en sortent pour le mieux.  Sur la route, ils vont rencontrer plusieurs personnes, vont être confrontés aux apparences, au sexisme, au racisme et aux à des gens qui ne leur veulent pas nécessairement du bien.  C’est plein de rebondissements, il y a beaucoup d’actions et ça se lit tout seul, pour les adultes comme pour les enfants.  Il FAUT que je réussisse à faire lire celui-là à the neveu de 11 ans.  C’est plein de références à Huckeberry Finn et c’est tout à fait le roman qui donne envie de lire aux jeunes.

 

Bref, une réussite!  Je conseille.

Juin 15 2018

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L’ombre de l’oiseau-lyre – Andrés Ibànes

J’avais ce roman dans ma pile depuis des années. Je l’avais spotté il y a des années sur un blog (désolée, je ne sais plus lequel, la coupable peut se révéler) et c’est Delphine qui me l’avait offert lors d’une visite. J’ai donc profité du défi de Madame Lit de mai (ouais, je sais, on est en juin mais le calendrier et moi, on a souvent des problèmes) pour lire ce roman espagnol.

 

L’auteur nous balade ici entre univers magique, conte, SF et fantasy. C’est un joyeux mélange, qui nous balade d’un monde à l’autre, que j’ai bien aimé, mais auquel j’ai trouvé quelques longueurs… et une peut-être incohérence… ou pas!

 

L’histoire s’ouvre donc sur le prince Adénar d’Amaule, fils du roi de Glabris, un monde très particulier où les tapis sont vraiment volants, où les animaux parlent et où la mémoire est un lieu réel.  À tous les pourquoi, on répond que « c’est dans le conte ».  Mais un jour, le prince est méconnaissable. Déprimé, il sent que sa mémoire est colonisée par des insectes… le roi va appeler les mages… et va s’ensuivre une grande aventure.

 

Seconde partie, planète Demonia, ville de Fleuris, la Lune.  Dans le sens de Lunatique. Le vrai sens. Bref, Adénar d’Aumale est inconnu au bataillon et est apparu « out of nowhere ». Un fou, quoi. Que lui est-il arrivé? Que fait-il là? Et surtout, qui est-il? Cette société semble parfaite, mais, comme vous pouvez vous l’imaginer, ce n’est pas nécessairement le cas.

 

C’est un récit très poétique, aux images originales et aux mondes fantasmagoriques et un peu évanescents.  L’imagination de l’auteur, les multiples facettes et niveaux de lecture, tout ça fait plaisir. On est parfois un peu perdus, mais en se laissant porter, on passe un très bon moment. Toutefois, il y a une nette transition entre les deux parties, et j’ai vraiment eu du  mal à m’attacher à ce personnage qui se cherche et qui laisse presque tout derrière sans y repenser par la suite. Ou si peu. Bref, c’était à la fois long et les deux mondes pas suffisamment développés pour vraiment me fasciner. Genre, deux moitiés de livre.  Je me sens terriblement pas claire… ai-je raison?

 

Bref, beaucoup de bonnes choses, une très belle plume, une poésie et un côté féérique qui m’ont beaucoup plu, mais un sentiment de « pas assez » par rapport à la fin. Ça ouvre sur l’imagination de chacun et si vous l’avez lu, j’aimerais bien en jaser. Il me manque juste une petite explication!

(En retard) (Je sais) (oups)

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