Août 12 2017

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Road trip with Angéla Morelli – Part 1 – Le départ

Contrairement à ce que certains ont pu penser (selon les messages que j’ai eu par Instagram), Angéla Morelli est certes un amour, mais pas au point de partir en road trip avec une de ses « fans »!!  Si, si, on m’a dit que j’avais beaucoup de chance qu’elle accepte de partir avec une admiratrice!  Bon, je suis bien entendu admiratrice de ce qu’elle fait, mais c’est avant tout une amie, depuis 10 ans.   Plusieurs le savent et les « vieux » blogueurs l’ont connue sous le pseudo de Fashion (et ses Happy Few), ce blog où se déroulaient des jeux, des concours… et des déconnades incroyables.  On a eu – elle et moi – un coup de foudre amical.  Et depuis, on s’appelle mutuellement aux petites heures du matin (et pas juste parce qu’avec le décalage horaire, c’est un peu la seule autre personne qui soit debout) quand on freake à propos de la hausse des taxes, d’un « bizarre de bouton » ou de nos relations complexes et complicationnées avec les hommes, ces créatures incompréhensibles dont nous ne pouvons malheureusement pas nous passer!

 

Au boulot, l’année a été disons… épique.  Et j’avais besoin d’un sérieux décrochage.  Du coup, quand elle a parlé de ce projet de faire un road trip pour un projet (qui est mort et, tel un phénix, rené de ses cendres en mieux au cours du voyage), j’ai dit « je viens »… et, quelques semaines d’avance, c’était réglé.   Je savais que je voulais boire du vin et bouffer des fruits de mer… et le reste, advienne que pourra!

 

On a donc opté pour la côte, d’Étretat à la frontière belge, et on a ensuite poussé au Pays-Bas pour une petite virée au pays du pot légal (et omniprésent).   On est parties avec une valise chacune (je vous tairai le nombre de sacs au retour), une bonne dose de bonne humeur et our usual silly selves.  Ça suffit normalement!

 

On a donc pris la voiture qui, pour une raison qui restera éternellement mystérieuse, a décidé de nous faire faire du tourisme dans Paris à la sortie.  Le Gentil-G-P-S a donc eu la charmante idée… de nous faire passer par les Champs Élysées.  Alors qu’on partait du 11e…  incompréhensible.  D’ailleurs, on a rien compris au GPS et on l’a flushé après 1h30 de route, quand j’ai soudain vu une pancarte qui disait « Abbaye » (je suis une fan finie des abbayes) et qui m’a fait me souvenir qu’il y avait dans ce bout-là la route des abbayes… et hop, flushé GPS et direction Jumièges!

L’abbaye de Jumièges est un lieu un peu magique.  Amorcée au 7e siècle, il reste encore quelques vestiges de l’époque carolingienne.  C’est d’ailleurs un assemblage très particulier d’architecture romane et gothique.  Du moins ce qu’il en reste car après la révolution, le lieu a servi de carrières de pierres.  Une fois passée la porte principale, nous nous retrouvons dans de magnifiques ruines imprégnées d’une atmosphère presque magique.  J’ai suivi la visite guidée alors que Miss Morelli s’est posée pour lire… ya pire comme endroit, je pense!

Notre route comportait..  un bébé-traversier!  Je vous épargne la photo, on était échevelées comme pas possible! The lectrice… légendes normandes.  Les murs de l’époque carolingienne… et le doigt, c’est celui du guide!

Le logis abbatial, où il y avait une très belle expo photos… qu’on a pu voir malgré une panne de courant!

Puis, direction abbaye de St-Wandrille, où nous sommes arrivées 30 secondes trop tard pour la visite guidée qui nous aurait permis de tout visiter.  Toutefois, on a fait le tour et surtout, nous sommes allées à la boutique… acheter du cidre mousseux et de la bière.  Ben quoi!  L’abbaye est habitée et ils fabriquent encore plein de trucs.  Du coup, il fallait encourager l’économie locale!

On ne remerciera jamais assez le monsieur-du-bureau-touristique qui nous a conseillé la route des chaumières.   C’était ma-gni-fi-que.  Quel plaisir de nous balader tranquillou sur cette petite route, à nous pâmer devant les maisons aux toits de chaume, à arrêter partout pour prendre des photos et à chanter des chansons de Michou à tue tête!  Voyager avec nous, ce n’est jamais ennuyant… mais ça peut être dur pour les oreilles!

C’est en passant par toutes les mini-routes qu’on est arrivées à Étretat, après avoir passé le méga pont de Tancarville.   On s’est baladées, on est allées voir la mer (vous verrez, c’était un thème récurrent dans le voyage… vous allez en avoir marre dans pas long!) et on est montées dans l’aiguille creuse pour tenter de trouver le repère d’Arsène.  Ceci dit, nous avons eu beau mettre notre nez sur toutes les pierres… nope, pas de passage secret!

(Désolée, pas de photo… j’avais plus de batteries!)

On a donc fini la soirée avec un super-souper de poissons et de fruits de mer, 3 services, avec tout le tralala… et c’était bon, et c’était chouette… et on était en vacances!  Sans ordinateur.  Du coup, je vous écris ça au retour, de mémoire!

 

Je ne sais pas jusqu’où je vais aller… mais bon, là, je suis revenue, un peu désoeuvrée… donc j’écris!

Août 10 2017

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Watership Down – Richard Adams

Une histoire de lapins.  Comment résister à une  histoire de lapins?  En fait, avant de voir les billets sur la récente réédition chez Monsieur Toussaint Louverture, je pensais que c’était l’histoire militaire dans un sous-marin.  Oui, je sais.  Pardonnez mon inculture!  Ce que je savais, par contre, c’est que le roman avait été écrit en 1972.  C’est toujours ça!

 

Nous rencontrons ici une garenne plein de lapinous. Sans être anthropomorphique, les lapins ont ici un fonctionnement très hiérarchisé, une mythologie, une langue et des légendes, tout en ayant un comportement de lapins, ce qui donne un résultat assez particulier.   Je les ai imaginés sautillant, tapant de la patte et mangeant de l’herbe tout au long du récit. Les fameuses légendes rythment le récit et rappellent certains de nos mythes, avec un  El-ahrairah rusé, qui réussit toujours à se sortir de situations folles… et qui aime bien se tenter l’impossible.   L’histoire que nous allons suivre se déroule dans ce contexte.  Chacun y voit les allégories qu’il souhaite (politique, écologique, religieuse, réécriture, what if) mais pour moi, ça a surtout été un récit d’aventures jeunesse.  Et je m’attendais à autre chose.  Du coup, je suis tout de même moins enthousiaste que la plupart des lecteurs.  Oui, fouettez-moi.

 

Nous somme donc dans une garenne, Sandalwood.  Fiver, un tout petit lapin, le plus petit de la portée, a des visions prophétiques où il voit la destruction de leur habitat.  Il réussit à convaincre son frère Hazel, lapin intelligent et leader et, avec un tout petit groupe, ils vont suivre la prophétie et partir en quête de l’endroit parfait pour fonder une nouvelle garenne.  En chemin, ils rencontreront plusieurs épreuves, des tentations, des ennemis… avant d’aboutir à Watership Down. Vous comprendrez les parallèle avec la terre promise hein.

 

J’ai eu une lecture faite de hauts et de bas.  J’ai adoré les légendes mais j’ai trouvé des longueurs, des répétitions.  Moi qui adore les descriptions idylliques de nature, j’avoue que celles-ci, nombreuses, m’ont parfois lassée et que les différentes péripéties, où les obstacles s’accumulent, m’ont un peu ennuyée comme lectrice adulte.  Toutefois, avoir lu ce roman enfant, je suis pas mal certaine que j’aurais complètement adhéré.  Les gros livres de 540 pages ne me faisaient pas peur et ces héros presque épiques (Bigwig… yeahhhh!!) me plaisaient beaucoup, surtout quand leurs terribles épreuves (une forêt, une route… c’est gros pour des lapinous) sont si faciles à imaginer.  Comme grande, j’ai dû me remettre en contexte de l’époque (et de lapineries… que je ne connais pas… mais je croyais que les femelles avaient quand même plus de place que ça) pour ne pas grincer des dents au tout petit rôle donné aux lapines.    J’ai donc bien aimé, sans pour autant tripper, sauf à la toute fin, que j’ai trouvée géniale, surtout la partie sur la fondation des fameuses légendes!  Toutefois, je suis quand même contente de connaître cette histoire!  Et je le ferai lire à Creton1 et Creton 2!

 

Vert, au contraire, le conseille aux adultes,  Sookie, Jérome, Tamara, et Keisha ont pour leur part adoré!

Août 07 2017

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L’Oeuvre – Émile Zola

L’oeuvre est un tome des Rougon-Macquart que j’attendais particulièrement.   En effet, il a été écrit dans les années 1880, peu après la montée de l’impressionnisme et on y retrouve à la fois l’exhubérance de l’époque, le fol espoir des « peintres du plein air » et l’étroitesse d’esprit de l’école et du salon annuel.   Et ne serait-ce que pour le contexte, j’ai vraiment aimé ce roman.

 

L’Oeuvre, c’est l’histoire d’un homme Claude Lantier, qui se laisse dévorer par une oeuvre plus grande que lui.  Claude est le fils de la Gervaise de l’Assomoir et nous l’avions aussi déjà croisé dans Le ventre de Paris.   Au début du roman, nous le rencontrons, jeune, à Paris, jeune peintre passionné épris d’idées nouvelles (le plein air) et vénéré par ses pairs, qui le voient comme un précurseur, un futur maître.   Mais son style choque tant le public que les Grands consacrés… et l’avenir ne sera pas rose pour ce jeune homme idéaliste.

 

Comme dans d’autres oeuvres, il y a une montée et une descente dans l’histoire.    Même si ça semble moins cruel que dans d’autres romans, il est extrêmement triste et certaines scènes sur le deuil de la jeunesse et de l’amitié vont droit au coeur.   Dans le groupe d’amis que nous suivons, les destins ne suivront pas toujours le chemin escompté et le succès ne a pas nécessairement au mérite.  Zola a réussi à créer un groupe de gens très imparfaits mais très crédibles, très humains.  Sandoz, qui a des ambitions fort semblables à Zola avec son projet de série de volumes qui parlera d’héridité et de société, est le plus « pur » de tous, le plus naïf aussi.  Fagerolles, lui, sera celui qui verra le succès à coups de concessions.  Quant aux autres, certains vont abandonner leurs rêves et d’autres s’y accrocher… bref, un groupe de d’artistes à un moment clé de l’histoire, dans un Paris foisonnant, coloré, vu par les yeux d’un artiste fasciné par les formes et les coloris.  Vous pouvez vous imaginer les descriptions que ça occasionnent chez Zola.  Et moi, j’adore.  Ce n’est pas tout le monde qui adhère mais je suis de plus en plus fan.

 

La descente vers la folie de Claude est fascinante.  Les descriptions des deux salons sont juste géniales et le dernier souper va droit au coeur.  Bref, j’ai adoré.  Mais j’avoue que le prochain, La Terre, me tente pas mal moins!

Août 06 2017

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Joyeux rêveur – Peter H. Reynolds

Voici donc un album coloré qui parle de la capacité infinie qu’ont les enfants de rêver, d’imaginer et de s’évader dans leurs propres univers magiques.  Nous rencontrons donc un petit coco qui a du mal à rester dans le moment présent, à se concentrer et à rester calme.  Toutefois, dans sa tête, c’est un monde parallèle où il s’envole et où il crée des merveilles.

 

C’est donc un ode coloré à l’enfance.  Chaque image est un peu particulière et éclatée.  Pour ma part, j’ai un faible pour les feux d’artifices!  C’est aussi une bonne introduction pour discuter des rêves, des aspirations et des désirs des cocos, avec, derrière, ce message d’empowerment.  Vous savez, ma phrase préférée… « Be yourself, no matter what they say… » (Ça y est, je vais chanter du Sting toute la journée!)

 

Bon, par contre, l’album a suscité certaines réactions heu… particulières chez un coco de ma connaissance qui a shooté à ses parents « JE ME SENS VIDE ET ENFERMÉ QUAND TU M’OBLIGES À RANGER MA CHAMBRE, ET C’EST TA FAUTE »!   Disons que certaines choses s’ancrent plus facilement que d’autres!  Et qu’une partie du contenu doit être disons… discutée!  (C’est juste ces pages-là… mais c’est arrivé deux fois dans mon entourage… je préfère donc prévenir!).  Ah oui, on a eu droit à « Donc, le prof qui me dit de rester assis, elle a pas raison?  J’ai le droit de pas l’écouter parce qu’elle comprend rien aux enfants et qu’elle ne les RESPECTE pas? »

 

Chers petits trèsors, hein!  J’avoue que la dernière, je la ris encore.  Les parents, moins!

 

À découvrir, pour la poésie du truc et pour les souvenirs d’enfance que ça éveille en nous!

 

Août 03 2017

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Pas si simple – Lucie Castel

Au moment où j’écris ces lignes, je suis hors de chez moi pour cause de travaux majeurs, il manque un mur dans la maison (et il fait 2 la nuit) un fou-furieux peut entrer n’importe quand pour m’assassiner dans mon lit, on a trouvé des fourmis dans la charpente, on a dû démolir la verrière, recommencer, ça va me coûter une fortune et demie et on ne parlera même pas du boulot.  Bref, il me fallait une romance sucrée, sweet et drôle.  On m’a conseillé celle-ci, je l’ai prise, je l’ai lue… et j’en suis sortie mitigée.   Oui, je sais, je suis difficile en romance.   De plus en plus, je pense.  Mais j’ai envie d’en lire de temps en temps… je pense que je suis romance-schizophrène.

 

Donc, je pitche un peu.  Nous sommes le 23 décembres, Scarlett et sa soeur Mélie (Thanks GWTW) sont coincées à Londres, à Heathrow.  C’est le premier Noël depuis la mort de leur père et elles s’inquiètent pour leur mère, un peu drama queen mais tout de même vulnérable.  Sauf qu’il y a la tempête du siècle et en raison d’une sombre histoire de toilettes et de sièges pour bébés, elle rencontre William, un homme beau, flegmatique, riche et sarcastique.  Anglais quoi.

 

Nous suivrons donc histoire sur quelques jours, dans un Londres un peu féérique et enneigé (quoique j’avoue qu’à nos températures actuelles, je ne m’ennuie pas du tout de la neige).   Ceux qui me connaissent vont tout de suite froncer les sourcils.  Quelques jours.  Voilà.  Ça ne peut pas me plaire.  Je n’aime pas beaucoup les histoires rapides, qui font un peu insta-love.  Voilà, pour moi, Insta-love = moins de deux semaines.   Vous devinerez que mon premier grand soupir a été : trop vite, trop vite, trop vite, surtout pour les deuils et l’évolution des sentiments.  Car il n’y a pas qu’une histoire d’amour, mais on effleure aussi le deuil, les blessures familiales, les parents toxiques.  Pour moi, cette partie a été vraiment rapide et selon moi peu crédible, surtout pour l’un des deux personnages.

 

Ceci dit, ça a bien commencé.  C’est bien rythmé, les dialogues sont souvent drôles, sarcastiques et les répliques bien envoyées.   Les premières scènes sont hilarantes (l’aventure de Choléra-le-lapin-bélier a été pour moi le highlight du roman), il y a des références chouettes et un joli brin de plume.  C’est juste un peu « too much », comme si on avait voulu un peu trop en faire question ironie.   Personne ne parle toujours comme ça.  Et Mélie, sexologue qui analyse parfaitement toutes les situations en 3 secondes sans jamais se tromper, comme si elle était devin… ça m’énerve, c’est incroyable.  Du coup, malgré l’humour, le sens de la répartie et le côté très théâtral / vaudeville, je suis passée à côté et j’en suis la première déçue.

 

Cette romance a par contre d’excellentes critiques.  Je vous envoie chez Mylène (qui a adoré), Galleane (un peu plus mitigée), Un brin de lecture, She reads a book et Clarabel.

Juil 31 2017

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Rule – Marked Men #1 – Jay Crownover

Non mais qu’est-ce qui m’arrive?  Je n’arrive plus à apprécier la romance.  Plus du tout.  Et ça me rend triste parce que bon, j’ai toujours bien aimé.  Et tant qu’à prendre un livre « de plage »… ce serait cool de l’apprécier.  Toujours est-il que j’ai lu plusieurs romances récemment et que je n’arrive à m’intéresser à aucune de ces histoires, à aucun de ces personnages torturés qui trouve l’amour au bout d’épreuves terribles ou drôles.

 

J’ai donc craqué pour Marked Men, série dont on m’a dit le plus grand bien.  Verdict?  Bof.  Oui, je sais, je suis super super constructive.  J’espérais des histoires de tatouage, une belle exploitation de l’univers… et finalement, ce n’est qu’en background.   Vais-je continuer la série?  Probablement pas.   Bref, je suis déçue.

 

Rule est le bad boy de la famille Archer, tout le contraire de son frère Remy, décédé d’un accident de voiture quelques années auparavant.  Il est artiste tatoueur, percé de partout (partout) et est un serial fucker.  Chaque dimanche, Shaw,  l’ancienne petite amie de son frère, vient le sortir du lit ou des bras d’une fille, pour l’emmener au traditionnel brunch du dimanche dans sa famille (à lui) où il doit affronter sa mère, qui le rejette, est horrible avec lui et semble lui en vouloir à mort.   Ces deux-là s’endurent et aux yeux de tous, Shaw n’est que l’ex-copine de Rémy, qui fuit sa famille riche et démissionnaire chez les Archer.  Mais la vérité est tout autre…

 

Vous l’avez deviné, nous allons suivre l’histoire de Rule et Shaw.  Tous deux ont des passés difficiles, une famille fuckée et une relation pas évidente du tout.   Rule est un mauvais garçon, il est tatoué et a des cheveux complètement wild, au grand désespoir de sa famille.  Shaw est l’image de la fille parfaite et elle tente de se débarasser de son petit ami riche, Gabe.   Et… je ne sais trop quoi dire de plus à propos de l’histoire.

 

Je m’attendais à quelque chose de moins convenu.  Les grands secrets, on les voit venir à 100 km et en plus et on ne comprend pas du tout pourquoi c’est si grave que ça, en fait.   C’est vraiment cousu de fil blanc.  En fait, je n’en peux plus des personnages super exagérés, vrament méchants méchants.  Et ce livre en est plein.   Entre les clichés, les chicanes pour presque rien et le grand amour salvateur, j’en ai eu un peu marre et je n’ai jamais réussi à m’intéresser à leur sort.  Je m’en fichais pas mal de ce qui allait leur arriver, en fait.  Et ça, c’est pas bon signe.

 

Bref, un gros bof pour moi.  Mais je suis un peu la seule.  Ma copine Mylène a adoré.

Juil 30 2017

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Le chat blanc et le moine – Jo Ellen Bogart / Sydney Smith

Pangur Bàn est un poème qui a été écrit par un moine il y a longtemps.  Il compare sa vie de recherche de connaissance à celle de son chat blanc, semblable dans leur simplicité. Je connaissais le poème mais en lisant l’album, j’ai appris qu’il était bénédictin, probablement irlandais et que le poème avait été écrit dans l’île monastique de Reichenau, en Allemagne.   Vous savez comment j’aime les albums qui s’inspirent de poèmes ou de légendes.  Du coup, j’ai totalement adhéré à cet album tout simple, poétique, aux illustrations qui donnent une impression de calme et de bonheur tranquille.

 

Je ne l’ai pas utilisé au boulot car la comparaison est un peu complexe pour eux mais je l’ai lu dans mon entourage.   Les enfants ont eu besoin de mise en contexte et d’explications, mais l’album a suscité la discussion sur la vie des moines, sur les abbayes… et les habitudes de chasse des chats.  Et bon, je dois avouer que cette dernière partie en a intéressé plus d’un.  Limite plus que la vie des moines!

 

Toutefois, les illustrations nous font entrer dans un silence de pierre, avec les plafonds magnifiques en ogive (ok.  On s’entend.  On n’est pas au 9e dans les illustrations… mais on s’en fiche un peu!), les petites cellules et les magnifiques enluminures.   Il y a peu de texte, le contenu se rapproche du texte original (même si la forme diffère) et la complicité tranquille entre le moine et le chat fait sourire.

 

Un très bel album!

Juil 28 2017

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Pause vacances!

Fin juin et début juillet ont été pour moi sous le signe des rénos.  Mon coin lecture prenait l’eau, il ventait dedans et les fourmis avaient colonisé le plancher à mon insu.  Du coup, on a refait… et j’ai eu une maison à trois murs pendant un grand bout de temps… si ça vous tente, je vous ferai un avant après un moment donné!

 

Et bon, pour une girouette pas capable de prendre une décision (si vous m’aviez vue assise par terre devant une paire de sandales à me demander si je la mettais ou non dans ma valise… pendant une demi-heure), les rénos, c’est pas reposant.  En fait, l’année que j’ai eue depuis mon retour de différé n’a pas été reposante non plus.  Alors je suis due pour des vacances.

 

Over méga due.

 

Je vais donc débarquer à Paris chez Delphine et ensuite partir en road trip avec Fab-chou (mieux connue sous le nom de Fashion par les anciennes et d’Angéla Morelli pour les lectrices de romance).  Le programme?  Manger des bulots, boire du vin blanc et se faire venter en écoutant le bruit des vagues.  Lire en masse.  Débriefer sur les épisodes mouvementés de nos vies tourmentés, rire et profiter du moment (et faire du vélo à Amsterdam mais il faut que je saoule Fab pour lui faire promettre-jurer-sur-la-tête-de-Joffrey-de-Peyrac qu’elle va venir avec moi… chuuuuuuut).  Imaginez, je pars sans mon ordi, première depuis 10 ans!  Bon, j’aurai mon téléphone ET ma tablette… mais j’ai pas d’ordi!  C’est limite angoissant!

 

Du coup, il y a des billets préprogrammés mais je vais répondre à mon retour, dans deux semaines.

Des bisous et bonnes vacances!

(Et moi je vais tenter de survivre à mon vol… j’aime pas l’avion!)

Juil 28 2017

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Les mystères de Larispem – 1 – Le sang jamais n’oublie – Lucie Pierrat-Pajot

J’ai reçu le tome 2… et je me suis donc empressée d’emprunter ce premier tome à la bibliothèque.  J’en avais entendu pas mal de bien et j’étais curieuse de découvrir le gagnant du prix Gallimard Jeunesse de 2016.  Et comme je dois bientôt lire le tome 2, je suis ravie d’avoir accroché!

 

Il faut savoir que c’est jeunesse.  Middle grade, je dirais, mais du bon middle grade.  Nous sommes dans un univers uchronique steampunk qui entraîne le lecteur dans le Paris de la fin du 19e.  Le point tournant se situe dans les années 1870 et la caste la plus « hot », ce sont les bouchers.  Les louchébems, comme ils disent.  Les noms des rues et des places sont modifiés, Paris est une ville-état indépendante, avec une technologie plus avancée qu’ailleurs, où Jules Verne est vénéré.   Toutefois, un groupe rebelle, les Frères du Sang, sème la terreur…

 

Ce premier tome est introductif, même si l’action ne manque pas.  Nous découvrons le monde petit à petit, ainsi que les trois personnages principaux.  Carmine, une jeune apprentie louchébem féroce, Liberté, son amie, apprentie horlogère douée ainsi que Nathanaël, orphelin au passé mystérieux.   Ces destins se rencontreront (ou pas… on ne sait pas encore) et j’ai bien l’impression qu’ils se retrouveront, d’une façon ou d’une autre, pris entre deux puissances où le bien et le mal ne seront pas clairement définis.

 

Ici, l’auteur pose les bases.  J’ai certes eu l’impression de lire la première partie d’un gros roman mais il y a beaucoup de potentiel dans les personnages et dans l’histoire.  Comme c’est très jeunesse, il manque un peu de descriptions des machines et de la ville à mon goût mais pour le public-cible, c’est juste bien pour nous permettre de nous imaginer ce monde un peu irréel.   Il y a de jolies trouvailles (la vision de Notre-Dame… j’adore) et j’ai hâte de voir la suite.

 

Un bon rythme, de l’action, une histoire qui s’annonce bien… bref, ça me plaît.  Michèle, pour tes élèves, je pense que ça pourrait le faire!  En plus, ça te permettrait de leur parler de l’histoire de Paris.  Et bon, Paris, c’est toujours une bonne idée!  De plus, le langage utilisé, celui des bouchers, a réellement existé.  Encore plus intéressant, non?

 

Phooka a adoré, Galléane et Oriane sont plus mitigées, même si elles ont bien apprécié leur lecture.

Juil 24 2017

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The Handmaid’s Tale (La servante écarlate) – Margaret Atwood

Ce roman a été écrit en 1985.  Pourtant, il est tellement d’actualité que ça fait peur.  C’est une dystopie qui se passe à la fin des années 80.  Nous sommes dans une société théocratique intégriste, Gilead.  La narratrice est une servante écarlate de la première génération.  Elle a connu l’avant.  Elle a vu les femmes perdre petit à petit leurs droits.  Elle a vu la population laisser faire.   C’est arrivé à une vitesse folle.  Et ça pourrait encore arriver.  Parce que Margaret Atwood mentionne qu’elle n’a rien inventé. Et que souvent, pendant les crises politiques, les droits des femmes en prennent plein la gueule.

 

Ce roman est marquant et glaçant.  On a l’impression de débarquer dans un univers complètement dérangé, où ce qui se passe est tellement aberrant.  Nous ne savons pas tout, on sent que certaines horreurs sont passées sous silence et le lecteur comprend petit à petit dans quelle situation se trouve notre personnage principal, Offred.  Rien n’est exposé simplement, le lecteur doit travailler pour comprendre le monde et les ellipses de la narratrice sont aussi parlantes que ses mots.

On comprend graduellement que nous sommes en Nouvelle-Angleterre et que les dirigeants religieux et armés ont divisé la société féminine en castes.  Les Épouses sont en bleu, souvent stériles en raison de la pollution et des déchets nucléaires, les Marthas sont en vert et sont les servantes.  Et les femmes encore fertiles sont en rouge, les Servantes.  Au service des Commandants, elles existent pour porter leurs enfants.  Comme Leah et Bilah dans la Genèse.  Ici, la bible est appliquée au sens propre.   Et ça fait peur.

 

J’ai adoré.  Ça m’a coupé le souffle par moments mais je l’ai dévoré.  La narration est distanciée, froide, surtout au départ et je sens que ça va freiner plusieurs lecteurs et ce serait dommage car non seulement c’est un roman coup de poing, qui vaut le coup, mais c’est un roman nécessaire, qui questionne sur la condition de la femme, sur la procréation et sur les dangers des extrémismes.

 

Roman d’anticipation qui fait froid dans le dos, roman qui questionne et qui oblige le lecteur à être actif dans leur découverte du monde et du récit.  À lire.

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