Mai 14 2017

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Prix Bédélys Québec… j’en ai lu quelques unes

 

Le prix Bédélys est un prix assez nouveau.  Cinq ans, je crois.  Cette année, les seront remis le 20 mai et, entre autres catégories, il y a la BD québécoise.  Mise au défi par Mel Jannard, j’ai décidé de lire la dite sélection, pour avoir un avis.  Entendons-nous, je ne connais rien en BD.  Je ne sais pas du tout ce qui est passé date  ni ce qui est dans l’air du temps.   Mais je me suis amusée à les lire quand même, du moins les quatre que j’ai pu trouver.

 

J’ai donc pu lire:

  • Nunavik – Michel Hellman (Pow Pow)
  • Les 500 premiers Cadieux – Xavier Cadieux ( la mauvaise tête)
  • Main d’oeuvre – Ariane Denommé (la mauvaise tête)
  • Hiver nucléaire II – Cab (Anticyclone)

 

Et je n’ai pas trouvé

  • Le retour de l’Iroquois – Louis Rémillard

 

Les billets arrivent bientôt et, en attendant, vous pouvez m’écouter déblatérer!  Avez-vous lu quelques unes d’entre elles?  Avez-vous aimé?  Vos prédictions, c’est quoi?

Mai 14 2017

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Si les chats de Venise… – Edith de Cornulier-Lucinière / Sara

Voici un album qui  ne plaira pas à tout le monde et qui peut laiser perplexe.  Par contre, quand on a un peu les références (soit le carnaval de Venise), il s’avère fort intéressant.  J’ai bien aimé cette exploration de Venise, avec ses mythes et coutumes, vue à travers les yeux des chats.

 

Ce qui frappe, d’abord, c’est le visuel.  Les illustrations sont principalement des collages, fait avec des papiers déchirés.  Comme sur la couverture.  Du coup, si ça ne vous plaît pas, d’emblée, il faut passer son chemin.  Par contre, je trouve intéressant de faire voir autre chose, d’autres types d’art aux enfants.

 

Ce n’est pas tant une histoire qu’une exploration de différents éléments-clé de Venise et du carnaval.   On y visite le pont des soupirs, on y croise Casanova ou le doge, qui ouvre les festivités.  On y entrevoit même quelques paires de seins (because courtisanes).  Et là, je vous laisse imaginer les exclamations des enfants (pas au travail… je n’oserais pas, tout le monde n’est pas à l’aise avec ça) : Mais, mais… ses… tu sais, ses… ils sont À L’AIR!  Elle est comme… PRESQUE TOUT NUE!  Imaginez le fou rire ensuite… il leur en faut peu.

 

Il y a aussi une légende, à la fin, qui donne un tout petit peu d’explications sur les références.  Un album différent.  À tester!

Mai 13 2017

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Qui dort où? – Christophe Boncens

Oh, un album avec des petites portes!

Je suis bébé.  J’aime les albums avec des petites portes!

Ici, nous sommes transportés dans le monde des animaux, où les cocos doivent deviner QUI se cache derrière la porte.  Qui est dans le nid?  Dans la niche?  Dans la ruche?  Une très bonne occasion pour travailler le nom des habitats des animaux dans un contexte ludique.  Eh oui, imaginez-vous que les enfants sont aussi fans que moi des petites portes… qu’il faut toutefois surveiller, en cas d’enthousiasme excessif.

 

Pour ma part, j’utilise aussi l’album pour travailler les questions « qui » et « où ».  Bon, ok, surtout le « qui » en fait.  Mine de rien, pour certaines enfants, ce n’est pas si facile à comprendre.  Mais avec la petite porte et la réutilisation de l’abum, c’est une belle activté.

 

Ajoutons à ça des images très simples, adaptées aux touts petits, sans trop de distractions… et ça vous dit bien pourquoi j’aime utiliser cet album!

Mai 12 2017

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Les cendres bleues – Jean-Paul Daoust

« Les cendres bleues », c’est un long poème, d’une soixantaine de pages.  Il a été écrit en 1990 par Daoust, un poète et essayiste québécois.  Je l’ai écouté en livre-audio (merci Radio-Canada) et ce format est, selon moi, parfait pour bien appréhender ce texte si vous n’avez pas – comme moi – l’habitude de lire de la poésie, à part les poèmes « classiques ».

 

Ce poème est dérangeant.  Très dérangeant.  Écrit par un homme adulte, il relate l’histoire d’abus mais aussi de passion consentie d’un enfant de six ans et demi qui entretenait une histoire avec un jeune homme du début de la vingtaine.   C’est un texte extrêmement dérangeant car même si l’homme sait très bien ce qui s’est passé, qu’il sait qu’on lui a volé son enfance, il réussit presque à transcender les événement et à les transformer en une passion folle, incandescente.   On sait très tôt que le jeune homme est décédé, on ressent parfaitement la colère du narrateur mais les mots, les mots!  D’une beauté fracassante, à couper le souffle.  De magnifiques images.  Et ce malgré le thème.

 

Il y a une grande ambivalence dans le propos, dans les sentiments.  Et comme lecteur, on reste parfois sur le c… (Oui, mes mots à moi sont quand même moins chouette que les siens).  Les mots martèlent, les répétitions ancrent le propos, le long monologue nous bouscule… et m’a presque empêchée de dormir!

 

Ouf!

Mai 11 2017

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La ronde des émotions – Molly Potter /Sarah Jennings

Voici un album « spécial travail » dans mon cas.  Et un album super bien fait, en plus!  Vous savez, les cocos en difficultés langagières et les émotions, ça fait souvent deux.  Voire même trois.   Du coup, cet album est génial pour mieux comprendre les émotions, les reconnaître et les gérer.  Ce n’est pas pour les petits de 3 ans hein…  les plus grands y réagissent souvent mieux et la discussion peut être super riche.

 

Chaque double page nous présente donc une émotion, agréable ou désagréable.  En quelques lignes, on nous décrit l’émotion, pourquoi on se sent comme ça et « comment » ça se ressent dans le corps.  Mais le gros du texte est surtout consacré à des idées de choses à faire quand on se sent de telle ou telle manière.   C’est parfois sérieux, parfois drôle, souvent imaginatif.   Joie, tristesse, jalousie, plusieurs émotions y passent.

 

C’est vraiment vraiment bien fait.  Je sais, je me répète.  J’aime énormément le côté ludique ainsi que l’aspect « orienté vers l’action ».   Ces albums qui ouvent la porte à la discussion, c’est le bien.  De plus, les illustrations sont mignonnes comme tout!

 

Je conseille… pour tout le monde!

Pas juste mes cocos à moi.  Les émotions c’est universel, non?

Mai 10 2017

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La collectionneuse – Pascal Girard

Ce matin, j’ai descendu « ma côte » pour aller à la bibliothèque municipale afin de trouver, dans la section BD, les finalistes pour le prix Bédélys Québec.  Finalement, comme je suis NULLISSIME pour me retrouver dans une bibliothèque, j’ai finalement tout réservé sur le net… mais je ne suis pas repartie les mains vides.  C’est qu’à force de balades dans les rayons, on en trouve, des choses!   Et cet album de Pascal Girard, un auteur d’ici sorti en 2014 en faisait partie.

 

C’est donc l’histoire de Pascal, jeune trentenaire bédéiste et alter-égo de l’auteur.  Attention.  Il mentionne souvent s’inspirer de lui-même pour les mésaventures de son personnage, mais la BD n’est pas une « histoire vraie » pour autant.  Toutefois, elle aurait pu l’être car il a un talent particulier pour nous remettre dans ces périodes de bouleversements, de grands changements, où nous tentons de nous rattraper nous-mêmes.

 

Dans cette histoire, il vient de se faire larguer par sa blonde des 9 dernières années.  Il loge chez un couple d’amis « with bébé », se drogue à la course (et à la sérotonine ainsi induite) et se demande vraiment où il s’en va, autant au point de vue personnel que professionnel.  Un dessinateur qui n’a pas envie de dessiner?  Ça va pas ben!

 

Puis, un jour, en librairie, il voir une jeune fille voler un livre.  SON livre.  Il est flatté et intrigué car une vague de vols a lieu dans la librairie en question… il va donc mener l’enquête.

 

Pascal Girard a beaucoup, beaucoup d’auto-dérision.  C’est hilarant de le voir s’excuser et accumuler les gaffes (oui, je sais, quand je lis ce genre de chose, je me sens moins seule) les unes après les autres.  Très drôle aussi de le voir se convaincre sans vraiment réussir.  Le trait, en noir et blanc, en est un qui me plait bien.  C’est clair mais les décors ont aussi tout plein de petits détails… et il y a les livres!  Comment ne pas se sentir intrigué par une « collectionneuse » de livre?

 

Un très bon moment de lecture, fort agréable et léger malgré le thème du changement et de la rupture.

C’était ma BD de la semaine et c’est chez Noukette, cette fois!

Mai 09 2017

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L’attente – Kevin Henkes

Quel album étrange et beau.  je ne suis pas certaine de tout comprendre (et les cocos non plus) mais je l’ai relu plein de fois juste pour la beauté des images vintage et de cette histoire douce et tendre.  Histoire où il ne passe certes pas grand chose, mais où il fait bon passer quelques minutes avec ces cinq amis, qui attendent tous quelque chose.

 

On peut s’imaginer beaucoup de choses.  Pourquoi sont-ils là?  Métaphore de l’amitié et des aspirations de chacun?  Des petits et des grand rêves?  Des petits bonheurs que nous n’attendons pas?   Je ne sais certes pas, mais malgré le peu de texte, il se dégage une certaine poésie de l’album, une grande sérénité.

 

Quand on est petit, l’attente, c’est terrible.  Avec les cocos, on en a profité pour parler des choses qu’ils attendent le plus et de leurs émotions pendant l’attente et au moment tant attendu.   On a aussi pu discuter sur le fait que pendant qu’on attend, il se passe plein de choses, et surtout, que tout le monde n’attend pas la même chose, et n’aime pas la même chose.  Je ne sais pas si c’était le but de l’auteur… mais je l’ai exploité comme ça.

 

Et ces dessins, ces dessins!

Ce qu’ils peuvent être jolis!  Je craque!

Mai 08 2017

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Prix des libraires du Québec… les gagnants!

 

Ce soir, c’était la remise du prix des libraires du Québec, l’un des rares prix littéraires que je suis vraiment.  Bon, ok, cette année, je n’avais presque rien lu de la sélection (seulement 3 en québécois et 2 en international) mais n’empêche que des romans choisis par des libraires, on dirait que ça me parle, comme genre de prix!   Cette année, ma librairie préférée, la librairie Marie-Laura, organisait une webdiffusion en direct pour la révélation des lauréats et j’y ai traîné ma mère.  Of course.

On a été super bien reçus avec un verre de vin et des verrines, et on a ensuite eu droit à des extraits des textes nominés, lus par des acteurs d’ici (Fanny Mallette, Maxim Gaudet – que j’ai vu récemment dans Don Juan revient de guerre – et Vincent-Guillaume Otis), avec David Marin en fond sonore.   J’adore les lectures de textes (forcément hein…) alors j’ai passé une très belle soirée, entourée de romans, en plus.

En étranger, étaient nominés:

 

Et la gagnante… Emily St-John Mandel pour Station Eleven!  J’ai lu, j’ai aimé… mais j’ai quand même préféré « Le garçon », na!

 

En québécois, on avait le choix entre

 

Et le gagnant?  Le roman qui parle de « machine à sous pis de vaisselle sale » de Stéphane Larue : Le plongeur.

Que j’avais aussi beaucoup aimé!

Et merci la librairie pour cette soirée!

On espère remettre le rendez-vous l’an prochain!

Mai 08 2017

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L’imparfaite amitié – Mylène Bouchard

J’ai pu discuter avec Mylène Bouchard au dernier salon du livre de Québec.   Ce qui est un peu fou, c’est que la maison d’édition est située à Chicoutimi… et que j’habite à environ 10 minutes de là!   Comme quoi faut aller à Québec pour rencontrer nos voisins!  Elle a donc réussi à me convaincre et j’ai pu récupérer le roman lors de mon plus récent passage en librairie.

 

Avec mes copines lectrices, on ne s’entend pas sur ce roman.  Certaines se sont senties à distance.  Moi, j’ai adoré.  Le format, les références, les métaphores, les réflexions… tout.  Parce que je ne suis pas duuuu tout du genre à tout sur-réfléchir hein!  Du coup, je me suis sentie, par moments, assez proche du personnage principal, malgré que nous la découvrons par le biais d’une petite boîte qu’elle laisse à sa fille Sabina.  Celle-ci contient des listes, des réflexions, des souvenirs aussi.   C’est donc à travers ce miroir que nous découvrons Amanda Pedneault, journaliste culturelle native de l’Ile au Coudres mais vivant aujourd’hui à Prague.

 

Amanda porte le nom d’un bateau, celui de l’Amanda Transport, qui a brûlé le jour de sa naissance. Elle est presque née de ses cendres.   Cette image est omniprésente tout au long du roman car Amanda brûle de plus, brûle d’aimer, brûle de vivre passionnément, pleinement, jamais en marge de sa propre vie, même si elle doit souvent lutter, faire des choix déchirant,  résister, comme elle dit.    Elle est à Prague, elle erre à Prague. Un jour, en entrant dans une galerie d’art, elle prend une résolution.  Désirer sans jamais posséder.  Pour garder la flamme brûlante.  Pour ressentir.

 

Un roman qui pose plus de questions qu’il n’offre de réponses.  Un roman qui m’a fait réaliser que je n’étais pas la seule étrange qui s’était déjà posé toutes ces questions au sujet de l’amour et de l’amitié aussi, sentiment souvent oublié mais qui a toujours eu une place si importante dans ma propre vie.    J’ai adoré pousser la réflexion, être en désaccord parfois.   La plume m’a beaucoup plu, le format particulier du roman aussi.  Assez pour que je veuille lire le précédent roman de l’auteur où, paraît-il, on retrouve l’un des personnages secondaires rencontré dans celui-ci.

 

Et bon… comment ne pas revoir Prague dans ces lignes, même si elle n’est qu’esquissée… ces quelques mots ont éveillé des images, des souvenirs… et m’ont fait apprécier encore davantage le roman!

 

Je suis donc conquise!

Mai 07 2017

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Vague d’albums – #3 – En vidéo

 

Allez, une autre petite vague d’albums!  J’aime bien ce format mais il semblerait que je suis la seule à l’aimer!  Pourtant c’est cool pour voir davantage d’images, non?  Du coup, je verrai si je poursuis ou pas!

 

Dans celle-ci, je vous parle de…

 

Alors… ça vous intéresse, ou pas?

 

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