Jour 18 – Chutes et déprime matinale

En me levant, j’ai tout de suite su que ce serait un jour « sans ». Faut croire que mon mois dernier se fait encore sentir et que je suis encore parfois à côté de mes pompes. Disons que dormir autant, c’est ma foi étrange. Toujours est-il qu’après avoir reconduit Laurence, je me suis fermé les yeux une petite minute… et que finalement, je me suis réveillée à l’heure de manger. Oups! Et dans ce temps-là, je me sens coupable d’être ici et de ne même pas en profiter. En oubliant qu’il n’y a que maman qui est capable de tenir ce rythme.

Après avoir mangé à l’hôtel (mon repas du MIDI, je précise), je prends la voiture et direction Figeac pour aller faire la « balade des clés ». C’est vraiment cool, on prend un petit dépliant au bureau touristique et on suit le chemin pour découvrir les bâtiments et les églises de la ville. Figeac est un très bel endroit, tout en pente. Je l’avais déjà visité avec Morgane il y a quelques années donc je n’ai pas revu le musée des écritures (magnifique… on y avait presque passé la journée) et je me suis plutôt baladée dans la ville, en suivant le tracé, pour admirer les anciennes maisons et les bâtiments d’époque.

On a trouvé sur le site des murailles romaines et un monastère y aurait été fondé en 753, sous les ordres de Pépin le Bref. En fait, ce serait la faute d’un vol de colombes en forme de croix. Oui, j’aime bien les légendes du genre!

Après avoir bien visité, bien monté et bien descendu, j’ai pris la direction de Cardaillac, petit village situé pas très loin et dont j’avais entendu dire quelque part (comprendre « quelque part sur internet » qu’il était joli. Une petite visite à l’office de tourisme plus tard, je repardais avec mon petit plan et je partais me balader. J’ai ainsi pu voir la tour de Sagnes, du 13e siècle, ainsi que de le puits et de nombreux sites du musée éclaté. Les maisons anciennes sont aussi super jolies. Il y a aussi un très très beau jardin médiéval, très reposant, mais avec tout plein d’abeilles. Et j’ai survécu sans m’enfuir. Je ne me lasse pas de ce type de coin.

J’ai récupéré Lau, nous avons pris une bière, trempé nos orteils (uniquement nos orteils) dans la piscine de l’hôtel, et nous avons pris la direction de St-Christophe pour aller voir l’ancien coloc d’Émilie (l’autre fille de Laurence, celle qui passe 3 mois à Bali présentement), qui y est chef de gare. C’est une gare… calme! On y trouve d’ailleurs des appareils datant de la 2e guerre mondiale qui nous ont fait beaucoup rire.

Direction Rodez où Ander connaît un bon resto où les gens sont aussi très sympathiques, en plus. On partage des plats avec Laurence et le serveur, désespéré par le fait que je ne connaisse pas l’aligot, nous en a donné un bol. Et c’est Trop Bon. Patates et fromage. Non mais je ne peux pas demander mieux, non?

Après le repas, on s’arrête faire une balade dans le village de Salles-la-Source à la brunante. Le village est super beau, avec, au beau milieu… une chute d’eau. Mais une bonne chute d’eau! On est impressionnés! On décide donc de monter en haut de la dite source par un petit escalier mystérieux (au grand désespoir des talons hauts de Laurence), que l’on ne pourra d’ailleurs pas descendre, en raison des dits talons.

En haut, c’est vraiment joli, avec quelques églises et surtout, une magnifique vue sur le paysage. Il faudra revenir dans le coin, c’est vraiment joli… et on me dit que je n’ai vraiment pas tout vu. Bref, ce n’est que partie remise… et on retourne dormir. C’est qu’il y en a qui travaillent. Encore!

Jour 16 – Thé et copines blogueuses

Je pense que je suis fatiguée. Je vous avise que ce billet sera non seulement inintéressant mais aussi non-illustré. Je l’écris pour moi-même… na!

Laurence travaille alors je me suis levée disons… un peu tard. J’ai réussi à avaler un café et à prendre une douche avant qu’Anne-Laure arrive pour m’amener chez Choupy et de sa choupinouchette pour manger et prendre du thé, en papotant. C’était hyper cool de pouvoir avoir un peu de temps pour placoter et se mettre à jour sur nos dernières aventures. La petite cocotte est super mignonne, hyper drôle (et en avance dans son langage… ouais, orthophoniste un jour…), je l’ai prise en photo plein de fois… mais je ne les place pas ici. J’ai créé un monstre en la faisant pirouetter par contre. Ça ne se tanne pas, les enfants!

En fin de journée, je visite le nouveau centre commercial – climatisé – de Fenouillet… où j’ai FAILLI m’acheter des chaussures. Mais comme je suis sage, je n’ai même pas craqué pour un livre. Call me raisonnable! Par contre, je vais devoir m’acheter des trucs frais… la canicule s’en vient, paraît-il!

À bientôt!

Jour 17 – Chapiteaux et villages français

Ce matin, j’ai été obligée de me lever. Pas le choix, vu que Laurence part pour trois jours travailler à l’extérieur, et que moi, je l’accompagne, en allant visiter les trucs en journée. Disons que je suis un peu chancelante le matin même si je n’ai même pas fêté la veille. Je perds l’habitude de me lever, faut croire.

Faut aussi croire que je suis un peu stressée parce que l’idée de traîner entre 7h45 et 10h, heure d’ouverture de l’abbaye, m’angoisse un peu. Je dois être complètement folle. Finalement, je m’arrête au café et je discute avec des gens qui font Compostèle, en anglais, et le temps passe tout seul. Ce sont des américaines qui sont complètement décontenancées par les tout petits mini cafés qui leur sont servis. J’ai eu l’impression de leur sauver la vie en leur expliquant comment commander un « américano »! Elles trouvent aussi les choses bien vieilles ici… et trouvent que les français devraient rénover. Ceci dit, elles était super sympathiques, ces 4 dames qui sortaient de leur pays pour la première fois dans la soixantaine!

Je pense avoir déjà parlé de Moissac en long et en large sur ce blog. Ce n’était pas la première fois que j’y allais mais je gardais un souvenir assez ému de tous ces chapiteaux historiés romans. aujourd’hui, un spectacle se prépare dans le cloitre alors c’est un peu moins glamour. J’ai toutefois l’occasion d’observer plusieurs boxers de Français. Faut croire que le syndrome des craques de fesses à l’air, c’est commun à de nombreux pays!

L’abbaye de Moissac aurait été fondée au 7e siècle, mais rattachée à Cluny au 11e. Sécularisé au 17e, il a été en partie abandonné et a failli être démoli par le passage d’un train. Finalement, ce ne sont que les cuisines et le réfectoire qui ont été sacrifiées et le cloître est toujours debout. Heureusement! Il y avait des moines en visite et même si je n’ai pas fait exprès (non mais…), j’ai tout entendu les explications des chapiteaux et du tympan. Vous pouvez vous imaginer que j’étais fort déçue… non mais, ces paroles brisaient le silence!

Et là, je vais mettre des photos de chapiteaux. Et encore… j’ai trié. Ils sont TROP beaux! Et bien conservés en raison du marbre, même si les visages ont été détruits à la révolution.

Je suis retournée visiter l’abbatiale, puis la salle avec la magnifique voûte de pierre où les ouvriers ont signé leurs pierres. Je trouve ça étrangement hyper émouvant.

Petite balade dans la ville pour trouver un sandwich, revoir les statues de Toutain et la place de tous les angles… et retour à la voiture. Imaginez-vous que j’ai vu une pancarte « village médiéval » et que j’ai bien l’intention d’aller voir. J’arrête au point de vue du Boudou en faisant un mini détour, question de contempler le panorama… ça donne rien en photo, mais c’était hyper beau, cette vue sur la campagne.

Route vers Lauzerte, donc. Perchée sur un promontoire rocheux, la ville n’a pas été épargnée par les guerres de religion. Je garde surtout le souvenir d’une très jolie place, avec des maisons à colombages… et rien d’ouvert. Une chance que j’avais mon sandwich! La visite était toutefois fort agréable et j’ai pu visiter de très beaux jardins avec interprétation de même que l’église dont j’ai oublié le nom… en fait, il y en a deux dans le village et je n’arrive pas à me souvenir de laquelle j’ai pu visiter. Silly me. Les rues sont très jolies, avec les vieilles maisons de pierre.

J’ai ensuite continué la route pour aller voir un autre petit village qu’on disait mignon : Castelsagrat. Je n’ai surtout pu voir que la place et les rues environnantes car c’est minuscule, mignon… et fermé! C’est mon karma! Je suis aussi arrêtée à une pancarte de château (fermé)… mais j’ai eu la peur de ma vie quand j’ai failli me faire attaquer… par un paon! C’est que ça beugle, ces petites choses-là! J’étais certaine d’assister auditivement à un assassinat.

Retour ensuite à Moissac pour aller récupérer Lau, mais petit arrêt au pont canal, pour voir des bateaux passer sur le canal… au dessus de la garonne. Ça me plait toujours autant et j’ai pu faire une jolie marche.

Comme on dort à Figeac (ou plutôt à Capdenac-gare, dans la vieille partie avec ses maisons biscornues, on fait la route, on mange à l’hôtel… et ensuite balade à Capdenac-le-Haut, magnifique village haut perché et médiéval, tout en pierre et tout plein de petites rues mystérieuses. Il y a un très mignon jardin des 5 sens et se promener à la brunante était un peu magique. Bref, charmant!!

Ensuite, dodo… yen qui travaillent demain. Bon, pas moi, mais yen a!

Jour 14 – Route et Mont Perdu

Aujourd’hui, c’est le retour en France. On a bien décidé de partir tôt, de faire seulement un mini-arrêt au Mont Perdu et peut-être à Ainsa… et de rentrer tôt. Oui, je vous entends penser. Avec Laurence et moi dans la voiture, c’est loin d’être gagné, vu qu’on s’arrête à chaque fois qu’on voit un truc intéressant, mais bon. C’est beau l’espoir.

Nous partons donc, semi-guillerettes, vu que la voiture est un peu loin et qu’on a beaucoup, beaucoup de courses! Comme la route de montagne est hyper jolie, et pleine de petits trucs mignons (ooooh, regarde, une élise… oooooh, une fleur), évidemment, on s’arrête! Et comme j’écris les trucs avec un mois de retard, je ne sais plus EXACTEMENT où nous nous sommes arrêtées. Oups. Oui, je sais, j’avais oublié un jour… ça arrive dans les meilleures familles.

Nous sommes notamment arrêtées à cette église (ouverte… wouhou!) où nous avons pu admirer un magnifique St-Michel… version fée! Je me moque, mais le cadre était magnifique et le ciel fâché (mais pas de pluie) donnait un aspect irréel à l’ensemble. Surtout à la fée, en fait…

Comme on était warriors, on est ensuite allées au parc du Mont Perdu pour faire une toute petite mini balade. On avait lu quelque part (comprendre : dans le guide) qu’il y avait de jolies chutes. Pas question de monter le truc en entier hein… on est pressées!

Le sentier part à Torla-Ordessa, très jolie ville des pyrénées avec une église très photogénique, du moins de loin, vu qu’on était trop pressées pour aller voir de près. On avait prévu un pique-nique et tout… hyper prévoyantes, les filles.

Au début, petite déception dans le sentier. C’est joli, certes, mais c’est dans les bois, sans trop de vue sur les montagnes. On se dit qu’on va continuer un peu plus longtemps que prévu, question de tomber sur quelque chose de joli… pour arriver à une chute. Une chutinette. Genre un mini-bébé-chute, avec des parents qui faisaient poser leurs enfants à tour de rôle devant. Longtemps. Dans plusieurs poses. Bref, déçues les filles… et on décide de continuer.

Ce qui nous met, bien entendu… en retard. Quelle surprise! Mais ô joie, ça valait le coup parce que les chutes suivantes sont hyper belles et le chemin du retour beaucoup plus dégagé, avec vue sur les Pyrénées! On est déjà beaucoup plus satisfaites… et on recommence à chanter. Ok. JE recommence à chanter. Lau ne me remercie pas! C’est vraiment super beau et un voyage juste pour faire de la rando dans le coin serait nécessaire, je pense. C’est magnifique.

On pique-nique donc à l’entrée du site… et on n’a strictement pas le temps de visiter Ainsa… ce sera pour une autre fois. (L’avenir me donnera raison sur ce coup). Par contre, en chemin, on s’arrête pour voir une église qui a pour hôte… un figuier dans le clocher. Pour produire des saintes figues, peut-être? On trouve aussi des ruines super jolies, qu’on regarde de haut, faute d’avoir le temps de partir en exploratrices dedans.

Le temps d’un dernier (et très mauvais) café avec une (très jolie) vue… et hop, retour dans la voiture SANS NOUS ARRÊTER! Non mais avouez qu’on est top! Et comme il n’y aura pas de billet pour le lundi vu que j’étais épuisée et que je n’ai strictement rien foutu à part écrire des billets ne vous surprenez pas si ça saute un chiffre. Ah oui! On n’a pas eu internet pendant 2 semaines… du coup, les billets sont écrits… mais pas de photos uploadées et rien n’est publié. Ceci explique les délais!!

Jour 13 – Art roman et épicerie espagnole

Ce matin, le lever du corps était… un peu plus ardu que de coutume… c’est que nous avions bien… marché n’est-ce pas! Non, la tournée espagnole n’a rien à voir là-dedans!

Le matin, c’était musée de l’art roman à Jaca. Et quel musée, quel musée! Il y aurait deux romans à écrire là-dessus et j’aurais le goût de commenter toutes les photos, mais entendons-nous, avec les blocs si je fais ça comme ça, je ne vais pas y arriver. Je vais y être encore la semaine prochaine.

Le clou du musée est sans doute la reconstitution de fresques trouvées dans de petites églises espagnoles, souvent très décrépites. Ça date de l’époque romane et c’est juste magnifique. On a bien bossé en tentant de trouver les scènes illustrées et une salle a même la forme d’une des églises, pour en donner le ton. On dirait des bandes dessinées.

Le cloître est hyper beau et on réalise à quel point c’est intégré dans la ville. Limite que certains murs sont partagés.

Ceci dit, parce que c’est nous, on a quand même bien ri hein… St-Michel avec un couteau sanglant, Jésus en gougounes, St-Sébastien en habit renaissance et socques, un dragon dans une coupe, une vierge à l’enfant qui ressemble à Shrek…. On est un peu irrécupérables. Mais les vierges avec la robe rouge… j’adore toujours.

Et on en parle, des objets finement taillés? Ils sont beaux! Et on a finalement déterminé que les vitraux en albâtre… ben c’est la mode. Voilà!

On avait ensuite prévu un pique-nique (super bon… sauf un truc qui goûtait l’anis. Ma faute, ma très grande faute) sous le pont San Miguel, pont médiéval qui fait un peu penser celui de Mostar, par sa forme. On s’est donc installées dessous, les pieds dans l’eau… et on a regardé les oiseaux qui faisaient un truc étrange. On a pas vraiment bien déterminé quoi, mais c’était choupi. Le reste de la balade s’est terminé par un petit chemin mystérieux (il a fallu demander notre chemin pour se retrouver), avec une superbe vue. On a même vu un chat espagnol (spéciale dédicace à Marie-Josée).

Après notre super pique-nique, on a décidé ben… de marcher encore pour voir les églises et les autres monuments de Jaca. Le problème, c’est que les églises, elles sont fermées. Et que nous, on veut les voir. On fait quoi alors? Ben on va à la messe. Oui, nous. À la messe. C’était l’heure de la bénédiction des pèlerins alors on a attendu jusqu’à a fin pour pouvoir aller voir les retables dont nous avaient parlé le guide. C’était particulier de les voir tous arriver avec leur coquillage autour du cou, en chantant

Puis, nous nous sommes balades pour voir les petites rues et la tour de Jaca. On a aussi refait le tour de la citadelle, avec les biches et le petit bébé faon. La citadelle date de fin 16e et ressemble fort à Vauban, même si c’est pas Vauban mais ingénieur italien qui la construite, sur l’ordre de Phiippe 2. Nous n’avons pas visité l’intérieur pour une question de timing mais il semblerait qu’elle abrite un musée de miniatures militaires. .

Puis, nous nous sommes balades pour voir les petites rues et la tour de Jaca. On a aussi refait le tour de la citadelle, avec les biches et le petit bébé faon. La citadelle date de fin 16e et ressemble fort à Vauban, même si c’est pas Vauban mais ingénieur italien qui la construite, sur l’ordre de Phiippe 2. Nous n’avons pas visité l’intérieur pour une question de timing mais il semblerait qu’elle abrite un musée de miniatures militaires.

Nous avons écumé les épiceries (la chasse aux miels a été infructueuse mais celle au fromage et à la charcuterie a été réussie), nous sommes allées manger (une seule bière… une seule)… et dodo! La veille a été un peu difficile, mettons!

Quand nos souvenirs viendront danser – Virginie Grimaldi

Le pourquoi du comment

Besoin de doudou. Et de doudou-amer. Donc, voilà. Virginie Grimaldi.

De quoi ça parle

Il y a 63 ans, plusieurs couples ont emménagé dans l’impasse des Colibris. À travers les années, cette petite communauté s’est entraidée, a vu naître des enfants, a vu des couples rire, danser et pleurer, a vu partir des joueurs et évoluer des amitiés. Maintenant, ils apprennent que l’impasse sera rasée pour construire une école, initiative du maire de la commune. Du coup, plus rien à perdre, ils vont se battre.

Mon avis

Avec Virginie Grimaldi, je passe toujours un bon moment. J’avoue que ses romans ne me restent pas toujours en mémoire très longtemps, contrairement à la plupart des lecteurs, Ce roman, lu encore une fois dans ma « période creuse », m’a distraite, je l’ai lu rapidement (ce qui était à ce moment un exploit) et j’ai apprécié, même si je n’ai pas été aussi émue que la plupart des copines.

J’aime beaucoup les romans qui mettent en scène des personnes âgées. Ici, le problème est que j’ai vu venir dès la page 4 et que comme plusieurs problématiques évoquées dans le roman font partie de mon quotidien au travail, je me suis moins « attachée » à ces personnages fictifs qu’aux vrais gens que je côtoie au quotidien. Normal, quoi. Et très personnel, je le sais.

Ceci dit, j’ai beaucoup aimé la structure du récit. Je suis nostalgique dans l’âme et de voir les souvenirs venir se balader au fil des pages m’a beaucoup plu. Ça m’a permis de connaître un peu mieux les personnages, de les voir évoluer et de m’attacher à eux. La façon qu’à l’auteure de nous faire comprendre petit à petit pourquoi ils se sont éloignés et surtout, de les voir se retrouver pour protester contre l’anéantissement de leurs souvenirs m’a énormément plu. D’ailleurs, cette partie est hilarante! Le rap… my god!

Un récit doux-amer, avec un personnage que j’ai reconnu tout de suite (et du coup, j’ai compris sa joke… je sais, j’ai mis deux romans, je ne suis pas toujours vite vite!), des moments de bonheur et d’autres d’émotion. Pas mon préféré de l’auteur (pour moi, c’est « tu comprendras quand tu seras plus grande ») mais tout de même, une lecture agréable!

Jour 12 – Monastère et château haut perché

Aujourd’hui, on avait tout un programme. Le monastère San Juan de la Pena, la château de Loarre… et Saragosse. Vous pouvez vous imaginer qu’après les deux premiers, non seulement on était crevées, mais la nuit allait tomber. Je voua ai déjà dit, hein, qu’on avait un petit problème de lenteur à la visite et d’arrêts intempestifs?

Le truc chouette, c’est que je réalise que je réussis à me faire comprendre en espagnol. BOn, c’est souvent un peu… approximatif comme syntaxe, mais on ne COMPREND! Et je comprends aussi. Bon, avec un temps de retard (et sans doute l’air d’un poisson hors de l’eau), mais j’y arrive. C’est pas si tant pire pour une fille qui vient de commencer l’espagnol, non?

On réussit à partir à une heure potable (je suis LENTE le matin… ya rien à faire à ça, surtout ces temps-ci), direction le monastère San Juan de la Pena. ON monte joyeusement (et en voiture) les 1200m, en trippant parce qu’on est dans les nuages… il nous en faut peu.

Le monastère remonte au 10e siècle. Il a été très influent à une époque et il abrite les sépultures de plusieurs souverains. Le premier monastère troglodytique, celui du bas, a été abandonné à la fin du 15 e siècle suite à un incendie. Celui du haut a été reconstruit au 17e siècle avant d’être détruit à son tour par un incendie. La reconstruction actuelle est très moderne et, sous des planchers de verre, nous permet de voir des scènes de la vie monastique reconstituées. Moi, ça allait, mais Lau et son vertige n’ont pas réussi à marcher sur le verre. Enfin oui… mais sur les lignes!

Et bon, j’ai pris en photo TOUS les chapiteaux historiés. Je vous en mets quelques uns ici… mais quand même! Et vous savez pas quoi? Tout ce temps où on cherchait le St Graal? Ben il était ici. Et à Valence. Avoir su!

Arrêt pour manger à Santa Cruz de la Seroz, (délicieuse salade) où nous visitons deux églises… sans jamais trouver l’autre monastère, celui des femmes. Ceci dit, c’était bien joli.

Puis, départ pour le château de Loarre. Le problème, c’est que la route est jolie. Très jolie. Donc, on est tout le temps arrêtées. Le Mallos de Riglos, qui cache la sorcière, est particulièrement imposant… et que dire de l’eau bleue, bleue, bleue! On s’arrête sur tous les bords de route, bien entendu. Et on voit même une église avec un figuier qui pousse dans le clocher. Saintes figues?

Finalement, château! De loin, il est magnifique et la vue, la vue… on comprend pourquoi ils se sont installés là! Il date du 11e, a été construit en étapes, et a été surtout un château militaire, malgré la présence d’une « tour de la reine », carrée, qui ouvre la porte aux suppositions. Il a également servi de monastère. L’audioguide est hyper bien fait (quand il fonctionne, hein, Lau) et nous en prenons plein les yeux! Un petit café avec vue… et on repart, espérant trouer ouverte la collégiale de Boleas, qui, selon les sites, ferme à 19h30.

Sauf que bon, les églises et les heures d’ouverture, en Espagne… c’est souvent assez approximatif hein! Bref, c’est fermé… il faut refaire la route à l’envers. Ce que je n’ai pas dit, c’est que l’arrivée a été rocambolesque. Moi, avec une voiture qui n’est pas la mienne, dans des rues à peine plus larges que la dite voiture et où les mamies semblent avoir bien l’habitude de se mettre dans les cadres de porte quand ils voient arriver un truc à a roues… ça le fait juste moyen. Surtout qu’au retour, on nous indique un drôle d’endroit… et nous voilà à devoir choisir entre… un champ et un autre champ. De toute beauté!

Rassurez-vous, on y est arrivées hein… mais pas sans quelques fous rires! Et une bonne frousse pour la survie de la voiture du côté de Laurence!

Le retour a été limite calme… mais l’arrivée… FOUTUS STATIONNEMENTS! On a fini par trouver hein, après avoir tourné, tourné… Il faut dire que je ne me stationne pas en parallèle… et que Lau a besoin d’une GRANDE place (comprendre deux places), à droite. On était légèrement à bout… et on a décidé de prendre un repas à l’espagnole. Ben quoi, on commençait à 21h30!

On nous avait donc conseillé du Paxaran (bon sur place.. incapable d’en reboire au retour, ça goûte l’anis, ce truc!) et on a fait comme les locaux. Un verre et deux tapas dans chaque bar. On en a fait 6. Et on s’est payé THE luxe pour dessert… une assiette de fromages et confitures de coings à 5 euros… à deux. Et des bulles! Bref, super soirée mais Laurence ne marchait plus droit. Selon elle, c’est la route qui n’était pas droite, mais je doute… Je dis ça, je dis rien!

Jour 11 – Tapas y Espana

Aujourd’hui, c’est l’Espagne pour Laurence et moi. Comme elle n’a que quelques jours de congé, on en a profité pour se taper un petit road trip espagnol. Bon, dans les Pyrénées espagnoles, en Aragon plus particulièrement. Et c’était bien! Notre point de chute : Jaca, petite ville entre les montagnes, parfaite pour rayonner. Bon, le parking, c’est pas tout à fait ça, mais tout de même, on y arrive! Après moults tours de ville!

Le problème avec Lau et moi, c’est qu’on arrête partout. Ooooh, une pancarte! Oooooh, c’est joli! Oooooh, c’est mystérieux! Du coup, la route est toujours, toujours longue! En fait, faut doubler le temps du GPS. Rien de moins!

On était pourtant bien parties, hein… On a réussi à ne pas s’arrêter jusqu’à Sarrance, petite ville des Pyrénées. Bon, il y a eu des aires d’autoroute (parce que le shopping d’aires d’autoroutes, c’est la vie), mais ça ne compte pas. Bref, Sarrance. On avait besoin d’un café et, en plus, il y avait une jolie église et surtout un monastère. Paraît-il que Marguerite de Navarre a écrit une partie de l’Heptaméron à Sarrance. Non mais, ça aurait été fou de ne pas s’arrêter!

Il se passe des drôles de choses, dans ces régions… je cherche encore à comprendre!

On a ensuite suivi des petits chemins mystérieux pour aller au calvaire (tant qu’à sonner pour visiter le monastère, autant en profiter. Et nous, on aime bien les chemins mystérieux! Même quand ça monte et que certaines personnes doivent travailler fort… je ne nommerai personne!

Après le tunnel, direction Canfranc-Estation où se trouve une ancienne gare de train. Elle est toujours majestueuse… mais ben ben maganée. Construite au début du 20e siècle, elle a été abandonnée en 1970. C’est impressionnant une si grande gare à cet endroit!

Puis, un peu plus haut, on se rend à la frontière. La vue est wow! On se croirait dans la mélodie du bonheur, à la fin! Grandiose! Et bon, c’est cool de pouvoir sauter une ligne et d’être en Espagne… puis en France… puis re-en-Espagne.

On se pose finalement à Jaca en fin d’après-midi. Et on a fait. On décide donc de commencer le souper à l’heure canadienne. 19h, on était assis dans le resto de tapas qu’on nous avait conseillé, la Tasca de Ana… et on y est restées jusqu’à tard. C’était dé-li-cieux. Les tulipes (mangue, fromage de chèvre, artichaut), les crevettes, les bébés-calmars… c’était le bonheur. On a visité la cathédrale rapido, puis on s’est baladées dans la ville… et au dodo! Comme des gentilles filles sages.

Moi : Prends un air rêveur et inspiré…
Résultat : Ben… ça!

Croyez-moi, ce n’a été qu’apparences!

Ah oui! On a digéré et regardé le coucher de soleil autour de la citadelle… où on a croisé un gars qui promenait… son cochon… et un troupeau de cerfs. Dans les douves. Très sympathique comme première journée!

Le sillon – Valérie Manteau

Le pourquoi du comment

Parce qu’il était dans la première sélection du prix des libraires du Québec. Et que j’avais prévu de peut-être aller en Turquie dans ce différé. Peut-être.

C’est quoi cette histoire

Entre le récit, roman, autofiction et témoignage, cet ouvrage nous emmène au coeur d’Istambul avec l’auteure.Ce qui commençait par le roman d’une relation qui s’étiole, celle qui la liait à un homme turc, se dirige petit à petit vers tout autre chose. Valérie Manteau esquisse avec justesse, malgré son statut d’outsider et les barrières linguistiques, le portrait d’une ville en plein bouleversement, à la frontière de l’Europe et de l’Asie, alors que le climat politique devient de plus en plus instable. En filigrane, on découvre l’histoire de Hrank Dink, journaliste d’origine arménienne assassiné par un jeune turc qui se disait « nationaliste ». S’en suit une réflexion sur la politique, la liberté d’expression, la manipulation des informations et le féminisme par le biais de la présence d’Esli Erdogan (désolée, je n’ai pas les accents sur mon clavier!)

Mon avis

J’avoue, j’ai dû lire ce livre deux fois. Je l’ai dit à plusieurs reprises, j’étais « mentalement absente » ces dernières semaines. Du coup, je lisais par périodes de 10 minutes… et je manquais sérieusement d’investissement pour pouvoir l’apprécier. Par contre, après avoir lu la dernière partie tout d’un bout, je me suis découvert un grand intérêt pour certains des personnages… et j’ai repris du début pour mieux comprendre. Et c’est à ce moment-là que j’ai vraiment apprécié.

Avouons-le d’emblée, je ne connais pas grand chose à la situation de la Turquie, si ce n’est que les dernières années ont été difficiles. J’ai donc beaucoup appris (c’est certain que les heures passées à lire sur Hrank Dink et le génocide arménien ont aussi aidé). J’ai beaucoup apprécié les balades dans Istambul et surtout le regard « d’outsider » qu’à Valérie Manteau. J’ai aimé tenter, avec elle, de pénétrer la situation et la culture sans jamais y parvenir tout à fait. J’ai découvert avec le personnage principal le génocide, la situation politique et les lois qui permettent au gouvernement de faire taire les gens (en les mettant en prison) et qui manipulent l’histoire à leur gré. J’ai aimé voir la narratrice tenter de se mobiliser et se heurter à cette jeunesse turque sacrifiée et désillusionnée. J’ai aimé voir Hrant Dink prendre petit à petit l’avant-scène et nous faire réaliser que l’intégrisme et le nationalisme est partout… et que les premiers à en souffrir sont les habitants de ces pays.

L’écriture est simple, facile d’accès pour les étrangers que nous sommes, mais on met un moment à rassembler les morceaux, à bien saisir où le texte s’en va. Puis on saisit. On comprend que ça parle de la transformation d’une ville, d’identité nationale, de racisme et du pouvoir de la parole et de l’écriture.

Bref, cette déambulation m’a beaucoup plu et j’ai maintenant une envie folle d’aller en Turquie. Surprenant, n’est-ce pas!

Mon Paris – Jour 8 – Lumières et Cartons

Aujourd’hui était le dernier jour à Paris avant… je ne sais pas quand, en fait. Ça fait vraiment bizarre d’avoir autant « pas de planning ». Apprentissage, dirons-nous.

Je me suis donc dirigée vers l’atelier des lumières pour voir Van Gogh. C’était bien, beau et tout… mais le lieu est quand même moins mythique qu’aux Baux-de-Provence. Ceci dit, c’est un enchantement, autant Van Gogh que le court-métrage sur le Japon qui est magique. La nuit étoilée me fascine toujours autant… et que dire de l’église! Bref, j’ai tout regardé deux fois!

À Paris, il y a des gens. Beaucoup de gens. Et de gens bizarres. Il y a ceux qui filment TOUT le truc, en faisant des commentaires. Il y a ceux qui font des vlogs. IL y a ceux qui font du Facetime pour faire profiter du truc aux êtres chers. Il y a ceux qui ne comprennent pas ce que « pas de flash » veut dire. Il y en a d’autres qui filment avec une lumière full ébouissante devant leur appareil et qui s’obstinent quand on le mec de la sécurité leur dit « pas de flash » (mais c’est pas un flash, connard! En criant. Parce que sinon c’est pas drôle). IL y a ceux qui se prennent en selfie devant TOUS les tableaux présentés. Ceux qui se parlent au téléphone en criant d’un bout à l’autre de la salle, ceux qui dorment, ceux qui jouent à Fortnite. Bref… les gens!

Après cet éblouissement, c’était l’heure des boîtes, chez M’dame Morelli qui déménage. Ceci dit, on a seulement fait la bibliothèque parce que le plombier devait passer au nouvel appart… et qu’il fallait bien manger, non? On ne pourra pas dire que je n’aurai pas ESSAYÉ de donner un coup de main. Ceci dit, c’est moi qui fait les plusse belles boîtes!

Puis, finalement, j’ai décidé de faire une petite balade dans le marais pour finir tout ça en beauté. J’ai habité avec Angie ce quartier pendant 6 mois alors j’y suis un peu chez moi. J’ai donc marché dans la place des Vosges et arpenté les petites rues, pour finir à St-Eustache, que j’ai encore revisitée. J’aime les églises, même si je préfères les vieilleries romanes!

Dernier souper chez Delphine. On a – oups – pas fait la valise parce que – oups – le vin était bon! Mais c’était chouette!

Et je vous le dis tout de suite, les prochains billets seront pour l’Espagne. Mon premier jour à Toulouse (jours 9-10), j’étais dé-cal-quée… et pour dire qu’on faisait un peu d’exercice… on est allées marcher dans le centre commercial. Et on est revenues avec du vin! On va éviter de faire un billet complet pour dire ça!

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