Noms fictifs – Olivier Sylvestre

Les noms fictifs, ce sont ceux des gens qu’Olivier Sylvestre a vu passer dans son accueil de répit-toxico au centre-ville de Montréal.  Bien entendu, il a changé les noms, les détails, les histoires, mais ces récits sentent le vécu et leur lecture fait mal.   L’intervenant nous permet de jeter un oeil, juste un, sur ces gens qui, souvent, n’ont plus rien et qui ont été remodelés par la drogue, la rue et les violences diverses.   Des gens avant tout.  Derrière sa vitre pare-balle, il les voit arriver avec bienveillance et nous les raconte, parfois avec espoir, parfois avec rage et souvent avec introspection parce que, parfois, il se reconnaît.  Un peu.  Juste un peu.

 

Les récits sont courts, rythmés, parfois hachés mais toujours très poétiques.  Ces gens, ces grands poqués de la vie, souvent oubliés et pris dans les craques du système, il les rend beaux à leur façon.  Beaux et surtout tragiques.  Le regard porté est rempli d’humanité et de contradictions parfois.  On sent l’impuissance, la rage des intervenants pris dans leurs limites et à la fin de chaque histoire, j’ai eu l’impression d’abandonner ces gens à leur propre sort et ça fait mal.

 

C’est très dur, puissant mais on est transporté par les mots de l’auteur, qui transcende la laideur pour la rendre – presque – regardable… et nous donner envie de faire quelque chose.  C’est Billy Robinson qui me l’avait prescrit au salon du livre de Montréal!

(6 commentaires)

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  1. Un très bon conseil de lecture que tu as reçu.

    1. En effet! IL est souvent de très bon conseil!

  2. Si c’est un conseil de Billy, évidemment… c’est difficile de résister 😉

    1. Impossible, en effet! Et ça a été une très très belle lecture en plus. Il rend ces gens fascinant.

  3. Je note tout de suite.

    1. Excellente idée!

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