Ninth House – Alex Stern #1 – Leigh Bardugo

Le comment du pourquoi

C’est avec ce roman que je découvre la plume de Leigh Bardugo. J’avais au départ choisi de lire Six of Crows, mais j’ai tellement entendu de bien sur cette série que j’ai perdu l’envie de la lire. Je sais, je sais, il ne faut pas chercher à comprendre. Mais bon, on m’a dit les mots « Yale » et « sociétés secrètes ». Dites, comment on résiste à ça, hein?

De quoi ça parle

Alex Stern n’a pas eu une adolescence facile. Un jour, elle se retrouve sans trop s’en rendre compte dans une relation abusive, et nous savons très tôt qu’elle n’en est sortie qu’à la suite d’un drame. Elle n’a pas du tout le niveau mais se retrouve à Yale, recrutée par un mystérieux doyen pour faire partie de la société secrète Lethe, la fameuse 9th House, chargée de s’assurer que les huit sociétés secrètes majeures de l’université ne dépassent pas les bornes. Pourquoi elle? Car elle peut voir les fantômes. Les Gris, comme ils disent. Alex y voit sa chance. Non seulement elle peut fréquenter une grande université, mais pour une fois, on la croit et personne ne lui dit qu’elle est folle. Mais rapidement, son mentor, Darlington, n’est plus là pour la guider et elle va devoir faire face seule, sans connaître les codes.

Mon avis

Voici donc un roman que j’ai bien aimé, tout en sachant qu’il ne plaira pas à tout le monde. Il est très sombre, parfois glauque, le déroulement du roman est lent (parfois très lent) mais pour ma part, j’ai passé un bon moment avec ce roman, que j’ai dévoré en une journée, dès que j’ai eu un peu de temps. C’est à dire dès que ça a été le week end et que je ne me suis pas effondrée dans mon lit au retour du travail. J’avais fait une fixation sur Yale et ses sociétés secrètes après avoir vu Gilmore Girls. Du coup, j’ai tout de suite adhéré, ne serait-ce que pour ça. Et l’idée d’une fille « comme ça », qui ne vient pas des beaux milieux, qui se retrouve en plein milieu d’une bande de privilégiés qui ne s’en rendent même pas compte, ça me plait terriblement. Cette atmosphère est hyper bien réussie, nous sommes toujours à la frontière entre le réel et l’imaginaire, et même si certaines scènes sont… comment dire… un peu-beaucoup gore, avec moi, ça a passé. Il y a certes beaucoup d’événements très dérangeants, mais au pire, on les lit vite!. Du moins, c’est ce que moi je fais, parce que sincèrement, dans ce cas-ci, on aurait pu se passer de quelques détails.

Alex, notre héroïne, ne vient clairement pas du même milieu que les autres. Elle ne maîtrise pas les codes, mais elle en a vu d’autres. Le roman fait un aller-retour passé-présent entre l’automne, où la jeune fille fait son apprentissage en tant que membre de Lethe en compagnie de Darlington, son mentor, et l’hiver, où nous la retrouvons seule, à tenter de se dépêtrer dans ce monde qu’elle ne comprend pas vraiment, et qu’elle ne prend pas toujours aussi au sérieux qu’elle ne le devrait. C’est quand une jeune femme, une dealeuse, est retrouvée assassinée qu’elle décide de mener l’enquête, et d’entraîner là-dedans Turner, l’inspecteur de police et Dawes, l’Oculus de Lethe. Et un fantôme aussi. Ça donne une idée du genre d’enquête… et du fait que ça ne va pas se passer nécessairement comme prévu.

Sérieux, j’ai passé un bon moment. J’ai a-do-ré Darlington, « The Gentleman of Lethe ». On n’a jamais trop de gentlemen et celui-là est vraiment choupi, avec sa « mission » qu’il prend très au sérieux. J’aurais juste aimé qu’il soit davantage présent car Alex, il faut apprendre à l’aimer, disons. Oui, je sais, c’est un peu lent au début et ça déboule par la suite, on peut tout voir venir (anyway, j’aurais ma place dans une société secrète vu que je suis devin… et que je n’ai besoin d’aucun boyau pour ça… ceux qui ont lu comprendront) et certaines scènes ne sont pas « nécessaires ». Je sais tout ça mais je l’ai quand même dévoré. J’ai particulièrement apprécié la notion de privilège qui est abordée dans le roman, le fait que certains peuvent s’en permettre plus que d’autres et que certains trouveront toujours une bonne raison pour expliquer pourquoi certaines femmes sont traitées comme elles le sont. On explore aussi le stress post traumatique, et j’espère que ça va se poursuivre dans le prochain tome. Les réactions d’Alex ne sont pas toujours logiques, mais nous pouvons comprendre petit à petit pourquoi elle agit de cette façon. Et ça c’est bien.

Une intrigue certes longue à démarrer, mais une chose est certaine, je veux lire la suite. J’aime bien la plume , ce qui ne nuit pas et, peut-être que je lirai Six of Crows, pour finir!

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