My Sister, the Serial Killer – Oyinkan Braithwaite

Le pourquoi du comment

Parce qu’il est dans la Longlist du Women’s Prize for fiction. Et que le titre m’a intriguée.

C’est quoi, cette histoire

Korede est infirmière dans un hôpital. C’est une bonne employée, elle est compétente, et amoureuse de Tade, le médecin avec qui elle travaille. Quand elle reçoit un appel de sa petite soeur, Ayoola, qui fascine tout le monde, elle se doute que c’est un bien mauvais présage… et qu’elle risque à finir la soirée à effacer les traces d’un meurtre.

Mon avis

J’avais envie d’un roman différent. J’avais entendu dire que celui-ci était un petit bijou d’humour noir et qu’en plus, on nous transportant dans le Lagos actuel. Et c’est en effet un court roman très particulier, à la fois frustrant et drôle, qui nous parle d’une famille ma foi fort dysfonctionnelle, aux membres tous assez cinglés à leur façon. On n’est pas dans le registre hilarant, loin de là. C’est plutôt grinçant, toujours à la limite de la morale (ok, ça la dépasse. Souvent).

La narratrice est donc Korede, l’aînée des deux soeurs. Elle est celle qui protège, celle qui est raisonnable. Et celle qui aide sa petite soeur à s’en sortir avec ses meurtres. Ayoola fascine tout le monde et enroule toute l’humanité autour de son petit doigt (qu’elle a joli d’ailleurs). Quand cette dernière séduit Tade, le collègue dont est elle secrètement amoureuse, elle se demande alors ce qu’elle va bien pouvoir faire pour lui éviter de finir sous le couteau de sa charmante petite soeur.

L’écriture n’est certes pas ce qui m’a plu dans ce roman. C’est un peu simple, ça fait souvent brouillon, et il m’a manqué de « fond » pour pleinement adhérer au style. J’ai bien aimé les dialogues qui dépaysent, mais j’aurais préféré un peu plus de profondeur dans l’arrière-plan. J’aime bien quand c’est suggéré, quand on en dit pas trop, mais il y a beaucoup de thèmes exploités dans ce roman, qui auraient mérité d’être davantage fouillés et exploités.

Toutefois, c’est tout sauf politically correct et ça change. L’auteure fait confiance au lecteur pour se faire son idée et si le personnage de Korede fait souvent rager avec son inertie, c’est tellement exagéré que ça en devient un peu jubilatoire. Le fond est assez horrible mais c’est présenté sur un ton décalé, avec beaucoup d’humour. De plus, les problématiques présentes en filigrane et la relation entre les soeurs sont ma foi très bien traitées.

Une auteure à suivre, en tout cas!

(2 commentaires)

  1. Ton billet donne bien envie.

  2. Je l’ai emprunté cet après-midi à la bibliothèque… J’avais écouté l’auteure aux Quais du Polar, et ma foi, ça m’avait donné envie de lire son livre !

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