Mailman – J. Robert Lennon

mailmanIl y a parfois des livres qu’on lit au mauvais moment.  Je pense que ça a été le cas avec ce roman.  En fait, je me suis dit que c’était le temps des fêtes, que j’avais le temps et que c’était le moment ou jamais de prendre ce gros roman quand même exigent.  Wrong.  Very, very wrong.    En fait, pendant le temps des fêtes, j’avais envie de lire des trucs guimauve, des trucs sweet… et Mailman, c’est tout sauf ça.

 

Mailman est facteur dans une petite ville de la nouvelle Angleterre.  Il s’appelle Albert Lippincott, il est divorcé et il est dédié à son travail.  Sauf que  Mailman a une vilaine habitude : il aime lire le courrier de ses clients.  Il aime connaître les détails intimes des vies des gens de ce village où tout le monde le connaît.  Sauf que bon… vous pouvez vous imaginer que ça ne va pas toujours passer inaperçu, n’est-ce pas.   Notre Mailman est donc en mode panique.  Et en plus, il a une douleur sous un bras qui le dérange.

 

Ici, c’est un loser très malchanceux et loin d’être toujours sympathique qui est le personnage principal.  Un peu déconnecté de la réalité, il a perdu de vue les choses d’importance et vit par procuration de détails et d’angoisses quotidiennes.   Son histoire nous est racontée avec des flashbacks et nous rencontrons les personnages marquants de sa vie, ceux qui l’ont rendu amer et qui lui ont fait perdre ses illusions.  Entre son ancien prof devenu célèbre pour ses ouvrages pseudo-scientifico-populaires, un prof du primaire qui semblait lui en vouloir personnellement, sa mère et sa soeur avec qui il entretient une relation très ambiguë, on réussit à entrevoir un personnage complexe, souvent pathétique, malmené et malchanceux… mais qui court souvent après le trouble, il faut l’avouer.

 

Entre le retour aux sources, le road trip à travers les États-Unis et un voyage dans les Peace Corps, il est parfois difficile à comprendre où l’auteur nous emmène.  Du moins, moi, j’ai eu du mal à bien comprendre et j’ai parfois été perdue en chemin, extérieure.   Mais il faut dire que ça m’arrive souvent avec ce type de roman très américain et typé.  Par exemple, je n’ai pas trippé  sur le roman culte « On the road »…  Par contre, pas trop de comparaisons rapides,  il y a une partie sur la route mais ce n’est pas que ça.

 

Mais sérieusement, le vrai de vrai, c’est que sous le tout, il y a le thème de la maladie qui plane, qui rôde, qu’on ignore.  On est dans le corps, dans les ressentis et les sensations et j ‘avoue que ça m’a fait un peu freaker et me recentrer sur mes propres petits bobos.   Je me pensais guérie mais bon, on ne dirait pas.  Les livres avec la maladie, ce n’est toujours pas pour moi.  Parce qu’avouons-le, c’est très très bien décrit, on ressent l’angoisse du personnage, son déni.  Peut-être trop pour moi.

 

Je pense que c’est un roman exigeant, un roman qui aurait mérité plus d’attention que je pouvais lui consacrer étant donné mon état d’esprit.   J’ai beaucoup aimé le début, les origines …  mais j’avoue avoir perdu le fil au milieu du roman. J’avais pris l’idée de lecture chez Miss Sugartown.  Oui, c’est une chaîne Youtube.  L’une des rares dont je regarde toutes les vidéos car elle lit des choses très variées.

(16 commentaires)

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  1. Il me tente bien alors que pourtant moi aussi j’ai envie de « guimauves » en ce moment.

    1. C’est un roman qui fait réfléchir. Bizarrement, il est resté avec moi depuis que j’ai fermé le livre (et ça fait quand même 2 semaines… minimum)

  2. les différents avis lus ne m’ont pas vraiment donné envie de lire ce roman… je passe.

    1. C’est un roman u’il faut ire au bon moment, je pense. Pour moi, c’était trop downant pour moi, en plein temps des fêtes.

  3. C’est vrai qu’il y a des romans qu’on ne lit pas au bon moment, ou avec des attentes qui ne sont pas comblées, ou déçues…

    1. Oui, je pense. Pourtant, il est resté avec moi ce roman… j’ai juste du mal à comprendre pourquoi!

  4. Moi j’ai adoré, c’est typiquement la littérature américaine que j’aime.

    1. Je m’en doutais! C’est le genre de chose qui me plaît normalement alors tu peux t’imaginer que j’ai du mal à comprendre pourquoi ça n’a pas vraiment fonctionné cette fois. Pourtant, j’en ai rêvé après!

  5. Comme Jérôme, je me suis régalée(mais j’aime bien la guimauve aussi parfois ^_^)

    1. C’est tout à fait le genre de lecture que tu aimes, en effet! Du moins, selon ce que je lis sur ton blog.

  6. Je l’ai lu en septembre, ce roman, et tu as raison, il est vraiment « américain et et typé », c’est le bon terme. Je ne sais toujours pas s’il m’a plu, mais j’en garde un souvenir très précis, et la fin m’a flingué le moral pendant plusieurs jours. je crois qu’il est quand même très brillant ce roman, même s’il gratte là où ça démange.

    1. J’en garde un souvenir glauque et précis… il m’a fait freaker pendant 2 semaines après (elles durent toujours). Et oui, il est en plein dans les endroits où ça fait mal… et on en sort fort mal à l’aise. Un roman qui dérange, je pense.

  7. Perso, je lui ai trouvé quelques longueurs mais l’ensemble m’a plu malgré ce héros pathétique.

    1. Oui, des longueurs pour moi aussi. Je pense que je l’ai au mauvais moment parce que c’est le genre de roman qui me plaît normalement.

  8. Les commentaires me donnent envie d’essayer, mais pas pour un moment où j’ai besoin de guimauve alors 🙂

    1. C’est un roman qui vaut vrraiment la peine d’être tenté. Mais oui, il faut quand même être dans une bonne passe!

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