L’ombre de l’oiseau-lyre – Andrés Ibànes

J’avais ce roman dans ma pile depuis des années. Je l’avais spotté il y a des années sur un blog (désolée, je ne sais plus lequel, la coupable peut se révéler) et c’est Delphine qui me l’avait offert lors d’une visite. J’ai donc profité du défi de Madame Lit de mai (ouais, je sais, on est en juin mais le calendrier et moi, on a souvent des problèmes) pour lire ce roman espagnol.

 

L’auteur nous balade ici entre univers magique, conte, SF et fantasy. C’est un joyeux mélange, qui nous balade d’un monde à l’autre, que j’ai bien aimé, mais auquel j’ai trouvé quelques longueurs… et une peut-être incohérence… ou pas!

 

L’histoire s’ouvre donc sur le prince Adénar d’Amaule, fils du roi de Glabris, un monde très particulier où les tapis sont vraiment volants, où les animaux parlent et où la mémoire est un lieu réel.  À tous les pourquoi, on répond que « c’est dans le conte ».  Mais un jour, le prince est méconnaissable. Déprimé, il sent que sa mémoire est colonisée par des insectes… le roi va appeler les mages… et va s’ensuivre une grande aventure.

 

Seconde partie, planète Demonia, ville de Fleuris, la Lune.  Dans le sens de Lunatique. Le vrai sens. Bref, Adénar d’Aumale est inconnu au bataillon et est apparu « out of nowhere ». Un fou, quoi. Que lui est-il arrivé? Que fait-il là? Et surtout, qui est-il? Cette société semble parfaite, mais, comme vous pouvez vous l’imaginer, ce n’est pas nécessairement le cas.

 

C’est un récit très poétique, aux images originales et aux mondes fantasmagoriques et un peu évanescents.  L’imagination de l’auteur, les multiples facettes et niveaux de lecture, tout ça fait plaisir. On est parfois un peu perdus, mais en se laissant porter, on passe un très bon moment. Toutefois, il y a une nette transition entre les deux parties, et j’ai vraiment eu du  mal à m’attacher à ce personnage qui se cherche et qui laisse presque tout derrière sans y repenser par la suite. Ou si peu. Bref, c’était à la fois long et les deux mondes pas suffisamment développés pour vraiment me fasciner. Genre, deux moitiés de livre.  Je me sens terriblement pas claire… ai-je raison?

 

Bref, beaucoup de bonnes choses, une très belle plume, une poésie et un côté féérique qui m’ont beaucoup plu, mais un sentiment de « pas assez » par rapport à la fin. Ça ouvre sur l’imagination de chacun et si vous l’avez lu, j’aimerais bien en jaser. Il me manque juste une petite explication!

(En retard) (Je sais) (oups)

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