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Les oubliés du dimanche – Valérie Perrin

Le comment du pourquoi

Simplement parce qu’il était en audio à ma bibliothèque. Des fois, vraiment, cette section du billet est inutilissime!

De quoi ça parle

Justine a 21 ans. Elle travaille dans une maison pour personnes âgées et prend vraiment plaisir à écouter les histoires de celles-ci. Sa vie, ce sont ses « vieux ». Elle habite avec son pépé, sa mémé et son frère-cousin Jules car leurs parents sont décédés dans un accident de voiture il y a des années. Alors qu’elle raconte l’histoire d’Hélène, résidente de 92 ans, à son petits fils parfait, une personne semble prendre plaisir à faire un vilain coup aux familles des « oubliés du dimanche », ceux qui n’ont jamais de visite…

Mon avis

Vous savez le genre de roman touchant, plein de bons sentiments, un peu trop sucré par moments, pas toujours crédible mais dont les pages se tournent toutes seules? Ben voilà, c’est tout à fait ce genre d’ouvrage. J’ai passé un bon moment, j’ai parfois eu les yeux humides (les histoires de personnes âgées m’émeuvent toujours énormément) mais je ne sais pas si je m’en souviendrai longtemps. Et bon, avouons-le tout de suite, ce n’est pas le style d’écriture que je préfère.

Justine est une jeune fille qui vit un peu par procuration et qui a besoin de comprendre son propre passé pour avancer. Entre son boulot d’aide soignante et ses nuits endiablées suivies d’aventures éphémères, elle chouchoute son cousin Jules et continue sa petite vie, dans son petit village du centre de la France. Elle n’a jamais connu l’amour « pour vrai » et préfère le rêver.

L’histoire qu’elle nous raconte est celle d’Hélène, qui n’a jamais appris à lire et qui le vit très difficilement. Nous la rencontrons enfant, nous la suivrons ado, puis adulte, pendant une bonne partie du 20e siècle. Dans sa maison de retraite, elle se croit sur une plage et elle se souvient de Lucien, elle raconte Lucien, son grand amour. Leur histoire est très belle, un peu tirée par les cheveux mais réussit à nous émouvoir.

La partie présent m’a moins passionnée, même si certains aspects sont bien construits. La réflexion sur les personnes âgées délaissées, la vision un peu idéalisée, certes, mais pas trop, l’humour avec lequel Justine choisit de voir les choses. On voit venir le mystère du fameux « corbeau », j’ai été agréablement surprise par les aspects « romance », qui sont, pour une fois, allés où je le voulais.

Toutefois, l’aspect « dyslexie/trouble de lecture » a manqué de crédibilité et aurait mérité davantage de recherches préalables (vous la voyez venir, là, l’orthophoniste râleuse?). Il y a quand même des pas pires incohérences et on va dire que ça passe parce qu’une partie de l’histoire se passe il y a longtemps… mais bon, disons que j’aimerais bien comprendre quel type de profil cognitivo-langagier peut mener à ce genre de manifestations, aussi sévères… et avec ces autres forces! Bref, ouais!

Si vous aimez les histoires avec des personnes âgées, je suis pas mal certaine que ça peut vous plaire. L’écriture n’est pas à tomber mais ça se lit tout seul et on passe un bon moment. J’ai tout de même préféré « Changer l’eau des fleurs », de la même autrice… dont, je le réalise, j’ai oublié de parler ici!

Comme je le disais… on en reparlera dans quelques mois, pour savoir si je m’en souviens toujours!

6 Commentaires

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    • Mes échappées livresques sur 14/09/2020 à 08:31

    Je n’ai lu que Changer l’eau des fleurs que j’ai vraiment adoré.

    1. Je pense avoir préféré Changer l’eau des fleurs. Davantage touchée.

    • krol sur 14/09/2020 à 15:33

    Bons sentiments, sucré, pas toujours crédible… bouh que des qualificatifs qui me font fuir.

    1. D’après ce que je lis sur ton blog, ce n’es tpas le genre de roman que je t’aurais conseillé en premier lieu!

    • choup sur 15/09/2020 à 03:55

    Il ne m’en reste pas grand chose de cette lecture. Je l’ai trouvée moyenne. Pas plus convaincue que cela par le style de l’autrice. Même si je lui trouve des côtés touchants et bien vu.

    1. Oui, je suis assez d’accord. C’est un roman pour lequel il fallait que je fasse le billet vite. J’ai bien aimé, sans vibrer pour autant.

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