Les monstres de Rookhaven – Padraig Kenny

J’ai pris ce roman au salon du livre purement et simplement en raison de sa couverture. N’est-elle pas trop belle? Oui, je suis faible. I’m a sucker pour les jolies couvertures!

De quoi ça parle

Dans une bulle protégée tout près du village de Rookhaven habite la Famille, étrange assemblage de créatures plus étranges les unes que les autres. Depuis plusieurs centaines d’année, ils sont liés par le Pacte qui permet une entente entre les deux entités. Il faut dire que la Famille avait la vilaine habitude de dévorer les humains! Mais soudain, une brèche va s’ouvrir dans la protection qui permet l’accès au manoir et arrivent deux orphelins, Jem et Tom, qui vont rencontrer cette famille, notamment Mirabelle, qui ne semble avoir aucun pouvoir.

Mon avis

J’ai fait une lecture commune autour de ce roman et le moins que l’on puisse dire, c’est que les opinions étaient partagées. Pour ma part, j’ai beaucoup aimé l’histoire un peu spooky qui va certainement beaucoup plaire à ma nièce, qui va avoir l’impression de lire de l’horreur parce qu’il y a des monstres dedans! Je l’ai considéré comme du Middle grade. Une histoire assez simple, des personnages hauts en couleurs et – juste un peu – mystérieux, un univers intéressant… un très bon moment de lecture pour moi. Ceci dit, l’histoire met un moment à se mettre en place mais j’adore quand tout ne nous est pas dit d’un coup et que je comprends petit à petit de quoi il est question. C’est ce que d’autres ont moins aimé.

Nous avons donc une histoire assez simple qui traite du thème de l’Autre, de celui qu’on ne comprend pas, de celui qui demande des ajustements. Qui sont les monstres après tout? J’adore ce thème et je l’ai trouvé fort bien exploité. Ça ne fait pas très peur, mais c’est un peu creepy et ça amène à réfléchir sur le monstre qui peut se réveiller en chacun d’entre nous quand nous avons peur, que nous sommes manipulés ou quand nous sommes en groupe. J’ai aussi beaucoup aimé le traitement des émotions et du deuil, toujours en arrière plan.

Ceci dit, j’ai tout de même eu un sérieux problème avec le roman : certaines manies d’écriture. Je ne peux pas croire que ça a été relu et qu’on laissé passer toutes ces répétitions, toujours pour la même chose. Vous savez, des périphrases pour décrire les personnages, il n’y a qu’aux compositions des élèves de 10-12 ans qu’on les pardonne quand elles sont là à outrance. Ici c’était… impressionnant. J’aurais juré que l’auteur (ou le traducteur, je ne saurais dire), avait une liste et qu’il piochait dedans. « La soeur de Tom », « l’orpheline », « la jeune fille aux cheveux noir », « le chef de famille »… ça m’a agacée à un point! Vous ne pouvez pas savoir. Mais ça, c’est moi. Je suis la seule que ça a agacée à ce point!

Ceci dit, je n’ai pas passé un mauvais moment. C’était une bonne histoire et les illustrations sont juste magnifiques. Je vous dirai un jour comment ma Charlounièce a trouvé ça!