Les chroniques de l’érable et du cerisier – Le sabre des Sanada – Camille Monceaux

Le comment du pourquoi

Avez-vous le livre en vrai? La tranche rouge, avec des imprimés? Comment on résiste à ça? En plus, un roman historique au Japon médiéval, je ne dis jamais non. Ajoutons à ça que j’ai beaucoup aimé le premier tome (dont je ne vous ai pas parlé… shame on me), malgré un rythme inégal… c’était écrit dans le ciel que j’allais lire la suite.

De quoi ça parle?

Nous somme donc au Japon, au 17e siècle et ce deuxième tome nous reprend là où on nous avait laissés à la fin du premier. Ici, nous nous éloigons du théâtre kabuki où notre jeune orphelin avait trouvé un chez lui après sa fuite. Rappelons qu’au départ, ce jeune homme avait vu son maître, celui qui lui avait appris La voie du Sabre, se faire tuer suite à l’arrivée chez lui d’un mystérieux sabre.

Bref, ici, il doit fuir et quitter son petit monde, accompagné de son meilleur ami Shin, pour tenter de retrouver le fameux sabre et le remettre à son propriétaire, qui résiste encore au Shogun.

Mon avis

Ce type de roman jeunesse est tout ce que j’aime. Le mélange de passages contemplatifs et de moments d’action me plait particulièrement. Et que dire de la plume! C’est à la fois recherché, poétique, ciselé et hautement lisible. J’adore ce type d’écriture, surtout en jeunesse. Cette histoire est dépaysante car ancrée dans une époque que je connais somme toute peu, avec la guerre entre le shogun et les armées de l’Ouest. D’ailleurs, un petit résumé de l’époque aurait été fort apprécié étant donné que plusieurs ados doivent être aussi dans la brume que moi. C’est que ces noms polysyllabiques ne sont pas toujours si faciles à se rappeler! J’ai dû lire pas mal pour mieux comprendre le contexte historique ainsi que les tenants et aboutissants de ce récit. On sent que l’autrice aime sincèrement le pays et qu’elle s’est réellement documentée avant d’écrire son histoire. Ne serait-ce que pour ça, pour apprendre tout en se divertissant, ça vaut le coup.

Dans ce tome, nous faisons à la fois des voyages intérieurs et des voyages sur la route. En effet, notre jeune Ichirô a quitté Edo, il est de nouveau sur la route et ne sait plus à qui il peut se fier. Il va apprendre à se battre « pour vrai » et mieux comprendre le portrait global de la situation. Ses loyautés seront mises à l’épreuve et il a du mal à se pardonner pour certains événements qui se sont passés dans le tome 1. Bref, un vrai passage à l’âge adulte, dans un contexte pas facile.

Encore une fois, le rythme varie énormément d’une partie à l’autre. Certains ont reproché au roman ces passages très contemplatifs mais pour ma part, c’est exactement ce que j’aime lire… alors je ne me plaindrai pas! Un parfait mélange d’action et de recherche de soi, ça m’a définitivement beaucoup plu!