Les aventuriers de la mer – Robin Hobb – trilogie complète

Le comment du pourquoi

Si vous me suivez sur Instagram (@moncoinlecture, pour votre information) et que vous m’écoutez radoter, vous savez que ces temps-ci, je ne lis pas. Enfin, pas avec mes yeux. J’écoute des livres. Et je me bats contre les thrips dans mes – nombreuses – plantes. Ou les cochenilles… bref, je fais la lutte aux bestioles-qui-mangent-les-plantes. Et je ne lis pas. Par contre, écouter des livres en faisant ça, je peux. Et c’est ce que je fais. J’écoute Robin Hobb. Dans ce billet, vous aurez mon avis sur la série complète. Parce que bon, en plus, depuis que je suis installée pour faire du télétravail, j’ai un jooooli bureau… que je suis ravie de quitter le soir venu. Inutile de dire que pour écrire des billets, ça le fait juste moyen! Bref, vous savez tout!

De quoi ça parle

Cette trilogie nous emmène loin des 6 duchés, dans le sud, mais dans le même monde. Nous sommes juste après la guerre des pirates rouges, qui a eu lieu assez loin de Terrilville, lieu principal où se déroule cette histoire. Il s’agit d’une ville bâtie dans un endroit maudit, où les Premiers marchands ont obtenu des privilèges en raison des sacrifices qu’ils ont fait alors et des traités signés par leurs ancêtres. Sauf que rien de va plus, avec l’arrivée des nouveaux marchands de Jamelia et de leurs esclaves. La fortune des premiers marchands est menacée, la Calcède menace et le gouverneur semble décidé à renier les anciens traités. Bref, ça ne va pas bien du tout à Terrilville.

Althéa Vestrit est fille de premier marchand. Depuis son jeune âge, elle suit son père sur leur Vivenef familiale, Vivacia, qui doit bientôt s’éveiller. Sauf que son père est malade et que son beau-frère, Kyle Havre, semble décidé à prendre le contrôle. Et peut-être même que le dit contrôle lui sera offert sur un plateau et qu’Althéa se retrouvera devant rien. Voilà donc la mise en bouche pour une série qui nous emmènera bien, bien loin!

Mon avis

J’ai eu un peu de mal à entrer dans la série au départ. En fait, je croyais trouver plus rapidement les liens avec la première trilogie et Fitz Loinvoyant n’est pas du tout, du tout au centre de cette histoire. Ceci dit, il est tellement gossant par moments, avec tout ce qui lui tombe sur la tête, que je n’étais pas fâchée de m’en séparer pendant quelques romans! Fitz ne l’a pas facile mais parfois, il est… whiny! Bref, nous sommes ailleurs. L’autrice prend son temps pour mettre son petit univers en place, il y a plusieurs points de vue différents et les liens entre ceux-ci ne sont clarifiés que plus tard dans la série. Tout ce que j’aime, quoi.

C’est donc une aventure de de marins, comme le dit le titre. Ici, pas de lien d’art ou de vif, mais un lien avec des bateaux, ces fameuses Vivenefs faites de bois sorcier, dans le désert des pluies. Ces bateaux mystérieux et pensants sont les seuls à pouvoir naviguer à certains endroits et éviter les fameux pirates. Pas les pirates rouges, d’autres pirates, pas rouges. Et qui semblent se réunir sous le pavillon du corbeau. Nous suivrons donc plusieurs personnages : Althéa, jeune femme libre et vive, qui se voit dépouillée d’un avenir qu’elle croyait garanti. Kennit, pirate aux grandes ambitions. Hiémain, neveu d’Althéa qui a toujours voulu devenir prêtre de Ça. Ronica, Keffria et Malta, respectivement mère, soeur et nièce d’Althéa. Brashen Trell, fils déchu de premiers marchands. Ajoutons à ça de mystérieux serpents de mer qui cherchent Celle qui se souvient, et nous avons un pas pire portrait des personnages. Bien sûr, d’autres feront leur entrée plus tard dans l’histoire… mais je ne voudrais pas spoiler. Parce que j’ai des hypothèses. De FORTES hypothèses. Et bon, comme vous le savez, je suis devin! L’indice de la fin de la trilogie est trop grand. Bref… je vais me taire. Mais si vous avez lu la trilogie et que vous pensez savoir de quoi je parle… venez me voir en privé! Je VEUX en parler!

Dans cette trilogie, on se balade entre différentes contrées, du mystérieux désert des pluies à la riche Jamelia, en passant par les îles des pirates. Terrilville et ses complots politiques est au centre, de même que le mystère des Vivenefs. De plus, en arrière plan, la réflexion sur l’esclavage et les droits des Premiers marchands, qui se voient comme les seuls légitimes. La fin justifie-t-elle les moyens? Si la cause semble juste, peut-on tout faire pour elle? Que valent les traditions face aux nouvelles réalités? La multiplication des points de vue nous fait aussi réaliser que la bonne cause est bien différente selon la situation… et nous en venons presque à aimer la plupart des personnages. Presque. Parce que bon, je déteste Kyle encore plus que Royal dans la première trilogie. Et ce n’est pas peu dire!

L’évolution de Malta est l’une des plus intéressantes que j’ai lues depuis longtemps. L’ado détestable (et crédible) devient une femme tout aussi entêtée, mais aussi forte et prête au rôle qu’elle aura à tenir. J’adore ce personnage. Je déplore certaines facilités sur la fin, même si j’ai aimé quelques aspects doux-amers. Certains événements sont vraiment trop pratiques à mon gôut et j’aurais aimé plus d’ambiguité pour quelques personnages. C’est aussi verty straight. Mais on se rappelle que ça été écrit au début des années 2000. En gros, je suis over satisfaite. J’ai aimé voir les traditions et les croyances bouleversées, aimé voir le focus de l’histoire changer peu à peu.

Bref, à tous ceux qui se posent la question, oui, cette série vaut le coup. Et je sens qu’il y aura des liens à faire avec l’autre série. Je dis ça, je dis rien. J’ai aimé.

2 Commentaires

2 pings

  1. Il faut vraiment que je lise cette auteure, depuis le temps que j’en entends parler.

    1. Je me disais que c’était vieux… mais sérieux, je suis vraiment dedans. J’en suis à la fin de la 2e trilogie de Fitz. La 3e dans ce monde!

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