Le jour où – Amélie Antoine

Le comment du pourquoi

J’ai lu plusieurs Amélie Antoine déjà (je ne vous en ai pas toujours parlé par contre… 2019 et 2020 ont été chaotiques en terme de blogging) et j’aime son côté sombre, torturé. Du coup, je n’ai pas hésité à lire son dernier roman, espérant justement y trouver cette noirceur. J’aurais dû me douter, avec cette couverture, que ce ne serait pas nécessairement le cas.

De quoi ça parle

Le roman s’ouvre sur une scène tragique, qui va marquer Benjamin, qui assiste à celle-ci avec son neveu. Quand il va par hasard croiser Rébecca, il va rapidement se sentir attiré par elle et vouloir la connaître. Mais la jeune femme a un lourd passif et ne se laissera pas approcher aussi facilement.

Mon avis

Si j’avais su au départ dans quoi je m’embarquais, peut-être que j’aurais davantage apprécié ce roman. Toutefois, j’y cherchais quelque chose de précis, que je n’ai pas trouvé, de là ma déception. Et mon statut de devin n’a clairement pas aidé. Pourtant, il y a plein de bonnes choses dans le roman, n’allez pas croire le contraire. C’est juste que je ne m’attendais pas à ça et que je ne peux pas tout vous expliquer par crainte de spoiler.

Ce roman est un curieux mélange de guimauve et d’histoires de vie horribles. Les thèmes abordés sont sérieux, tragiques et le personnage principal féminin, Rébecca, en a lourd sur le coeur. Ses sentiments lui font peur, elle ne sait comment réagir et semble difficile à comprendre à certaines occasions. Son passé va influencer sa relation naissante avec Benjamin et celui-ci va tout tenter pour continuer cette relation malgré tout car il sent qu’avec Rébecca, il y a quelque chose.

Bien entendu, il y a un suspense psychologique, on doute de plusieurs éléments et on se questionne sur le comment du pourquoi. Dans mon cas, j’avais TOUT vu. TOUT. Du coup, je n’ai pas été retournée et chamboulée par tout ça. J’ai certes été touchée, mais pas assez pour compenser ce qui m’a moins plu.

Les pages se tournent toutes seules, j’aime beaucoup le jeu passé-présent et l’alternance des temporalités. Ce type de construction me plait toujours et c’est bien fait. Par contre, par contre…

Quel manichéisme pour deux des personnages masculins, surtout pour l’un d’entre eux. Et il m’a clairement manqué d’explications. Certes, dans la vie, on n’en a pas toujours, mais tout de même, c’est tellement gros comme truc, tellement machiavélique… j’aurais aimé comprendre davantage. Avoir ne serait-ce qu’un début d’explication à certains retournements de situation.

Attention – SPOILERS AHEAD

En fait, si on m’avait dit « ça va un peu vers le « feel good », j’aurais pu modérer les attentes. Certes, je n’ai rien contre ce côté un peu plus lumineux, mais s’il y a une chose que je déteste, c’est le « sauvetage par l’amour ». Certes, il n’y a pas que ça, mais ça tire vers ça et je crois fermement qu’on ne se sauve que seul. D’accord, il y a un suivi psy – qui m’a d’ailleurs plu… ce sont mes scènes préférées, je crois – mais tout de même. La finale est beaucoup trop guimauve. Beaucoup, et ce même si j’aime voir un peu d’espoir vers la fin. Là, c’était… trop. Ça m’a fait penser à ces romances new adult avec les personnages aux passés sombrissimes… vous savez, ce que je n’ai dit que j’aimais pas dans ce billet?

FIN DES SPOILERS

C’est donc un avis en demi-teinte pour moi au sujet de ce roman qui fait pratiquement l’unanimité. Considérez-moi par la vilaine petite bête! Et non, ce n’est pas parce qu’un personnage trouve l’accent canadien turn off!

2 Commentaires

2 pings

  1. j’ai bien aimé ce que j’ai lu d’elle jusque là, à voir…

  2. j’avais beaucoup aimé mais contrairement à toi, j’essaye d’éviter d’attendre quelque chose de précis d’une lecture pour ne pas finir déçue (même si ça arrive forcément 😛 )

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