Le dit de Murasaki – Liza Dalby

dit de murasakiCe roman m’a été offert par mon amie Yueyin.  En fait, je pense qu’elle a inondé le monde (en tout cas celui de ses copines) avec ce roman.   Et je dois avouer qu’elle m’a ouvert tout un monde avec ce cadeau: celui du Japon et de ses traditions.   J’avoue que j’en connais très peu sur ce pays.  J’ai même dû aller lire un peu après quelques pages parce que j’avais peur de manquer des références.  Mais bon, assez de racontage de vie et passons au roman!

 

Murasaki Shikibu est l’auteure du premier « roman » japonais, « Le dit du Genji » (roman que je veux lire maintenant, d’ailleurs).  Elle a vécu aux alentours de l’an 1000 et était la fille d’un lettré japonais.  C’est son histoire que Liza Dalby a reconstituée ici à partir du fameux roman et d’extraits de ses lettres et journaux.  Bien entendu, c’est romancé.  On s’entend qu’elle ne l’a pas interviewée hein!  Mais Dalby est anthropologue spécialiste du Japon, ce qui me pousse à dire qu’elle ne nous raconte quand même pas n’importe quoi.

 

C’est donc la vie de cette femme qui, enfant, a imaginé avec sa cousine un prince parfait, un prince Radieux, séducteur, magnétique : le prince Genji.  Nous la verrons évoluer d’enfant sans mère à jeune fille un peu hors-norme, puis en mère et en femme.  Nous la verrons à Miyako, en province et à la cour de l’impératrice Shoshi, à l’époque du régent Michinaga, l’homme derrière l’empereur.  Nous rencontrerons une femme passionnée mais aussi contemplative, ayant des hauts et des bas et une vision de la vie souvent triste, désabusée.   Mais c’est surtout tout un monde que nous voyons naître devant nos yeux.  Un monde d’antan mais un monde qui devient terriblement vivant sous la plume de Liza Dalby.

 

Ca a été un réel plaisir pour moi d’évoluer dans cet univers d’écrans de papier, de dents laquées et de robes manifiques, multiples et soigneusement assorties.  Cet univers où l’on se parle par poèmes, où tout est raffiné et où on se fait la cour derrière des éventails.   Tout au long du roman, on retrouve les poèmes de Murasaki, remplis d’images et de double-sens.     Un roman et un monde à découvrir et dont je me suis délectée.

 

Sauf que maintenant, j’ai une envie folle d’aller au Japon.   De l’an 1000.  Va falloir appeler le Docteur hein!

 

Et c’était mon 2e pavé de l’été!

pavé de l'été logo

 

 

(4 commentaires)

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  1. Ouiiiiiii il faut le lire, quelle merveille ce roman quelle merveille 🙂

    1. Je vois que mon billet n’a pas été assez tentateur parce qu’il semble y avoir assez peu d’intéressés… déçue je suis 😉

  2. Mince alors, un de plus sur la LAL!

    1. Je pense que tu peux vraiment aimer! Je suis super ravie d’avoir tenté quelqu’un!

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