Le chat qui voulait sauver les livres – Sôsuke Natsukawa

Non mais comment on résiste à un tel titre et une telle couverture quand on aime les livres? C’est simple, on ne résiste pas. On le demande et on le lit. Toutefois, je le dis d’emblée, ça n’a pas été la lecture du siècle pour moi.

De quoi ça parle

Le jeune Rintarô Natsuki vient de perdre sa seule famille proche, son grand-père, avec qui il habitait dans une très belle librairie d’occasion. Alors qu’il s’apprête à partir vivre avec une tante éloignée, il a la surprise de voir surgir de nulle part un chat qui parle et qui va lui demander sa force pour sauver les livres.

Mon avis

Ce thème avait tout pour me plaire. Habituellement, quand il est question de livres qui parlent de livres, j’adhère. Imaginez : une librairie chaleureuse remplie de belles éditions, avec l’odeur du thé. Que demander de plus? Je comprends parfaitement que ce roman a trouvé son public et qu’il ait été traduit dans 36 langues mais avec moi, il a raté sa cible. J’en retiendrai quelques jolies phrases disséminées ici et là… mais c’est à peu près ça.

Je reproche surtout à ce roman un certain élitisme, une certaine façon de voir la lecture et la littérature qui ne me rejoint pas. Entendons-nous j’adore les classiques, j’adore relire mes livres, voir le monde avec un autre regard que le mien. Toutefois, j’aime aussi être divertie et je crois sincèrement que chacun peut bien lire ce qu’il veut, comme il le veut. J’ai donc été dérangée par certains aspects des messages qui sont transmis, à grands traits, en enfonçant certaines portes ouvertes.

Avant de me dire que j’ai manqué l’aspect « fable » et que je suis passée à côté des métaphores, don’t worry, je les ai vues. Je les ai juste trouvées faciles et je comprends qu’il s’agit de l’amour des livres, de ce qu’ils nous font ressentir et comment ça se répercute dans nos vies. J’ai compris ça. J’ai juste trouvé ça un peu donneur de leçons.

Finalement, j’ai trouvé la plume trop simple, manquant de grâce. J’ai eu l’impression de lire une plume destinée à un public jeunesse, où tout . Les missions résolues avec quelques mots, bref, il m’a manqué de substance, malgré le thème du deuil qui est en arrière-plan.

Ceci dit, je suis un peu le mouton noir car je ne lis presque que des bons commentaires au sujet de ce roman. À vous de voir!

9 Commentaires

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  1. dommage! Il m’aurait attirée aussi!

    1. Cette couv’ est vraiment jolie. Mais malheureusement, ça n’a pas passé pour moi.

  2. Je n’aime pas non plus les fables et autres contes en littérature. Et ce titre était pourtant prometteur.

    1. Oui… et souvent, j’aime bien les contes mais là, non. J’aime pas me faire dire comment lire!

  3. L’important c’est peut-être seulement de se faire plaisir à lire un livre sur un chat qui parle et qui sauve des livres ! Quel lecteur n’aimerait pas discuter avec son chat ?
    Bon lundi.

    1. Oui, peut-être… mais il est même désagréable le chat!

  4. Chat , Japon, livres! Comment résister? Hé bien non, j’ai lu un chapitre et … au revoir!
    Ma bibli l’a classé en rayon ADO.

    1. Voilà… j’aurais dû faire comme toi et arrêter après le premier chapitre.

  5. Je le lirai tôt ou tard: d’une part, le titre est juste trop tentant; d’autre part, je connais la traductrice, Mathilde Tamae-Bouhon, et j’aime bien lire le travail des consœurs. J’essairai de garder à l’esprit ton avis pour ne pas partir avec un enthousiasme aussi hystérique que celui que j’ai ressenti quand elle a annoncé la sortie. ^^

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