L’Appât – José Carlos Somoza

Ceux qui me suivent sur Insta savent maintenant que j’ai décidé de lister, ranger et épurer ma bibliothèque. C’est le travail d’une vie, je n’y arriverai clairement jamais, mais dans une énorme pile à lire jamais référencée vu que tout le monde me donne des livres et que parfois, je ne regarde même pas! Bref, j’ai vu cette couverture, réalisé que ça avait été écrit il y a plus de 10 ans et que ce serait donc parfait pour le Black November. En plus, ma lecture de « La dame numéro 13 » a été marquante… je l’ai donc lu.

De quoi ça parle

Diana est un Appât. Elle a été entraînée, elle est puissante et elle est une arme létale. Ses munitions? La connaissance des psynomes et des masques, lui permettant de donner à ses proies ce qui lui offre le plus de plaisir et ainsi le détruire. Elle a 25 ans, est en amour, et a décidé de prendre sa retraite mais quand sa petite soeur sera envoyée sur le terrain pour attirer le Spectateur, un tueur en série, elle choisit de reprendre du service.

Mon avis

Vous n’êtes pas certains de tout comprendre? C’est normal. Même pendant les 100 premières pages, vous ne comprendrez pas tout et c’est normal. C’est Somoza quoi! Il faut aussi accepter d’embarquer dans cette fascinante théorie (totalement imaginaire) que nous propose l’auteur. Des séries de mouvements, de poses et de contrastes qui peuvent posséder les gens, et ces profils, ces philia, seraient codés et représentés dans les pièces de Shakespeare. Comment on résiste à une telle théorie? Surtout quand ça donne l’occasion pour l’auteur de parler de différents aspects des pièces. J’ai déjà dit que j’adorais Shakespeare hein?

Ce roman est sombre, parfois glauque et n’hésite pas à descendre dans les recoins les plus sombres de la psyché humaine. Certains éléments sont très troublants, même si l’auteur évite l’écueil de décrire en trop de détails les tortures et les abus. J’ai dit « trop » car il y a quand même des descriptions de trucs pas cool et surtout, c’est suggéré. Tout le temps. Nous ne nous sentons jamais en sécurité dans ce livre, que ce soit avec Diana, le personnage principal, que dans les autres points de vue que nous explorons. On visite les bas fonds de Madrid et ces Appâts, qui ont tous subi des choses difficiles et qui ont dû être entraînées par des gens parfois sans scrupule, ne savent pas toujours qui elles sont derrière tous ces Masques. Tout au long de l’histoire, Diana poursuit des tueurs en série, elle n’a aucun instinct de self-préservation car qui est-elle si elle n’est pas un Appât?

C’est certes un peu long à se mettre en place, c’est extrêmement weird mais ça adonne bien, j’adore ce qui est étrange et bizarre. Après un moment, j’ai été envoûtée et captivée par cette histoire et cette atmosphère très sombre et presque onirique tellement l’idée de départ est étrange et loin de notre conception de ce qui est possible. Mais il faut avoir une imagination de folie pour penser à un truc pareil. Et cette fin…

Je veux tout lire Somoza maintenant car ses univers me fascinent. Le prochain sera La théorie des cordes (tout le monde m’a dit qu’il FALLAIT que je prenne celui-là)… mais pas tout de suite. J’ai besoin de respirer un peu après cette lecture. Voire même que je vais changer d’univers!

3 Commentaires

  1. Je ne l’ai toujours pas lu à cause de ce côté weird.

  2. pas trp mon genre et beaucoup de retard dans mes lectures alors je ne lirai pas ce roman malgré le bien que tu en dis

  3. Sur mes étagères depuis presque un an ! Il va falloir que moi aussi, je me mette à dépoussiérer ! Et Somoza, ça a l’air d’être quelque chose …

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