La fin du chant – Galsan Tschinag

Quand, pour Lisons l’Asie, il a fallu trouver un auteur Mongol, j’ai eu un peu peur, jusqu’à ce que je me souvienne que j’avais ce roman dans ma pile. Ne me demandez pas comment il y a atteri par contre. Je vous jure, ces petits objets plats et rectangulaires se reproduisent tout seuls! Je l’ai donc sorti et j’ai très bien fait.

De quoi ça parle

Nous sommes dans les plaines de l’Altaï, il y a quelques décennies mais aussi un peu hors du temps avec quelques membres des Touvas, peuple nomade de la Mongolie. Une famille est installée seule. Un père et ses enfants vivent là, avec ce que la nature leur donne, la mère étant décédée plusieurs années plus tôt. Le roman s’ouvre sur un combat entre la vie et la mort encouragé par le chant d’une adolescente ; une jument et son poulain mort, qui ne veut pas d’un autre poulain, vivant.

Mon avis

La fin du chant, c’est la fin d’une époque, d’une vie nomade, faite de migrations et de dur labeur, mais aussi d’harmonie avec la nature, de chamanes et de croyances. Ce texte a l’allure de conte nous plonge dans un tout autre univers, en en faisant revivre les coutumes et les traditions. L’auteur nous fait vivre le quotidien de cette famille, avec le père chasseur qui tient le coup après la mort de l’épouse qu’il a appris à aimer, la jeune fille qui a pris le rôle de femme de maison ainsi que ses trois frères et soeurs plus jeunes. Nous sommes à la fin d’une époque et c’est à travers un moment du quotidien, la naissance d’un poulain et le retour d’une femme ayant déjà fait partie de leur vie, que nous pourrons revisiter plusieurs moments de leur passé… et de leur futur.

Je trouve toujours magnifiques ces récits qui pourraient avoir lieu n’importe quand, où les gens mènent une vie simple, basée sur la survie au quotidien. Entendons-nous, je serais nulle à ce genre de vie, mais c’est tellement différent que j’ai vraiment été emmenée ailleurs. L’écriture est grandiose et nous permet d’entendre les chants, de visualiser les combats, presque de goûter le thé. Ici, la mort fait partie du quotidien et à travers les récit, nous pouvons entrevoir les pouvoirs qui se disputent le territoire.

Un moment hors du temps qui m’a permis de découvrir un peuple que je ne connaissais pas du tout. Une belle découverte.

6 Commentaires

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  1. Ce roman m’avait bien plu aussi, et le hasard veut que je viens de le conseiller à ma fille qui visite en ce moment la Mongolie.

    1. Oh, quelle chance de visiter la Mongolie!

  2. Excellent souvenir de cette lecture !

    1. C’est aussi celui que j’en garderai!

  3. Une très belle lecture, peu commune, pour moi aussi.

    1. Tu as raison, c’est peu commun. Ça nous emmène totalement ailleurs.

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