La coupure – Fiona Barton

Le pourquoi du comment

Parce que j’ai discuté avec Fiona Barton au salon du livre de Montréal et qu’elle était fort sympathique. Oui, je sais, il m’en faut peu.

C’est quoi, cette histoire?

Une coupure de journal peut-elle changer des vies? C’est ce que va faire un entrefilet relatant la découverte du squelette d’un bébé dans un chantier de construction. Du coup, Kate Waters, journaliste d’enquête, va être intriguée et elle va décider de mettre son nez dans cette histoire. Ailleurs, il y a Emma, la quarantaine, éditrice qui travaille de son appartement londonien, pour qui cette nouvelle est un raz-de-marée. Et il y a aussi Angela, qui va revivre malgré elle le pire jour de son existence : celui où sa fille a été kidnappée dans sa chambre de la maternité.

Nous allons donc suivre ces personnages (et quelques autres) pendant les jours où l’enquête va prendre de l’ampleur et que leurs vie sont sans dessus dessous.

Mon avis

Je vais encore être la vilaine. Ce roman a eu beaucoup de succès. L’auteure est adorable. Et moi…ben j’ai trouvé ça moyen. Vous savez, quand vous avez l’impression que la solution est é-vi-den-te, que les personnages principaux ont tout pour faire les liens… et qu’ils ne le font pas? Ben avec moi, ça a été pas mal ça. Pendant une grande partie du roman. Disons qu’après un moment, c’est un peu longounet comme expérience. Je n’en pouvais plus de les foire patiner alors que ça me semblait vraiment logique.

Ceci dit, quand on a le « Ohhhhhh » en même temps que les personnages, j’imagine que la sensation doit être différente. Le début m’a beaucoup plu, et j’aime bien le personnage de Kate, journaliste d’expérience, qui se sent un peu dépassée par l’évolution de son métier tout en sachant ce qu’elle vaut. Elle est loin d’être parfaite, elle est prête à beaucoup pour avoir un scoop, mais pour moi, le personnage fonctionne. Le portrait du monde du journalisme est bien esquissé et c’est l’aspect qui m’a le plus accrochée.

Il faut quand même souligner la justesse des portraits de femmes qui sont au bord de craquer et qui dont les souffrances se répercutent forcément dans leurs comportements. Elles ne sont pas toujours attachantes, on sent comme lecteur les secrets devenir trop lourds et nos perceptions changent graduellement (un personnage est tellement, tellement à taper… mais bon). Ce n’est donc pas mal fait… mais pour moi, beaucoup, beaucoup trop simple comme résolution. Sérieux, je savais presque depuis le départ. Mais ça, c’est normal. Par contre, pendant le dernier quart, ils avaient TOUT pour comprendre… et j’avoue avoir perdu patience.

Ceci dit, comme j’aime bien Kate, je lirai peut-être La veuve, le premier tome la mettant en scène. Maintenant que je sais à quoi m’attendre, je vais peut-être apprécier davantage.

(6 commentaires)

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  1. je fais partie de celles qui ont aimé, mais j’adore ton article! Mon premier sourire ce matin! bonne journée!

    1. Good si je t’ai fait sourire! La preuve qu’on peut avoir des avis différents et quand même comprendre le point de vue de l’autre.

  2. Moi qui adore les thrillers, j’ai bien peur de ne pas accrocher…

    1. Il a plu à beaucoup, beaucoup de gens hein… c’Est juste moi qui suis gossante dans les polars et thrillers.

  3. Tiens, c’est drôle, je viens juste de publier une note sur la veuve, il y a cinq minutes …. Et comme j’ai une mémoire de poisson rouge, en lisant ta note, je me disais que je commençais ce nom d’auteure … Kate n’est pas vraiment sympathique dans le premier tome, mais la personnage de la veuve est bien attachant, et même si dans ce premier titre, tu as aussi la solution assez vite, les parts d’ombres ne sont pas sur le qui ? mais le pourquoi ? Et c’est pas mal fait.

    1. Ah, tiens, pourquoi pas! Ici, ça semble différent sur la façon de raconter. C’est quand même bien pour une même auteure. Kate n’est pas adorable non plus dans ce tome, mais elle est intéressante.

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