Jour 12 – Monastère et château haut perché

Aujourd’hui, on avait tout un programme. Le monastère San Juan de la Pena, la château de Loarre… et Saragosse. Vous pouvez vous imaginer qu’après les deux premiers, non seulement on était crevées, mais la nuit allait tomber. Je voua ai déjà dit, hein, qu’on avait un petit problème de lenteur à la visite et d’arrêts intempestifs?

Le truc chouette, c’est que je réalise que je réussis à me faire comprendre en espagnol. BOn, c’est souvent un peu… approximatif comme syntaxe, mais on ne COMPREND! Et je comprends aussi. Bon, avec un temps de retard (et sans doute l’air d’un poisson hors de l’eau), mais j’y arrive. C’est pas si tant pire pour une fille qui vient de commencer l’espagnol, non?

On réussit à partir à une heure potable (je suis LENTE le matin… ya rien à faire à ça, surtout ces temps-ci), direction le monastère San Juan de la Pena. ON monte joyeusement (et en voiture) les 1200m, en trippant parce qu’on est dans les nuages… il nous en faut peu.

Le monastère remonte au 10e siècle. Il a été très influent à une époque et il abrite les sépultures de plusieurs souverains. Le premier monastère troglodytique, celui du bas, a été abandonné à la fin du 15 e siècle suite à un incendie. Celui du haut a été reconstruit au 17e siècle avant d’être détruit à son tour par un incendie. La reconstruction actuelle est très moderne et, sous des planchers de verre, nous permet de voir des scènes de la vie monastique reconstituées. Moi, ça allait, mais Lau et son vertige n’ont pas réussi à marcher sur le verre. Enfin oui… mais sur les lignes!

Et bon, j’ai pris en photo TOUS les chapiteaux historiés. Je vous en mets quelques uns ici… mais quand même! Et vous savez pas quoi? Tout ce temps où on cherchait le St Graal? Ben il était ici. Et à Valence. Avoir su!

Arrêt pour manger à Santa Cruz de la Seroz, (délicieuse salade) où nous visitons deux églises… sans jamais trouver l’autre monastère, celui des femmes. Ceci dit, c’était bien joli.

Puis, départ pour le château de Loarre. Le problème, c’est que la route est jolie. Très jolie. Donc, on est tout le temps arrêtées. Le Mallos de Riglos, qui cache la sorcière, est particulièrement imposant… et que dire de l’eau bleue, bleue, bleue! On s’arrête sur tous les bords de route, bien entendu. Et on voit même une église avec un figuier qui pousse dans le clocher. Saintes figues?

Finalement, château! De loin, il est magnifique et la vue, la vue… on comprend pourquoi ils se sont installés là! Il date du 11e, a été construit en étapes, et a été surtout un château militaire, malgré la présence d’une « tour de la reine », carrée, qui ouvre la porte aux suppositions. Il a également servi de monastère. L’audioguide est hyper bien fait (quand il fonctionne, hein, Lau) et nous en prenons plein les yeux! Un petit café avec vue… et on repart, espérant trouer ouverte la collégiale de Boleas, qui, selon les sites, ferme à 19h30.

Sauf que bon, les églises et les heures d’ouverture, en Espagne… c’est souvent assez approximatif hein! Bref, c’est fermé… il faut refaire la route à l’envers. Ce que je n’ai pas dit, c’est que l’arrivée a été rocambolesque. Moi, avec une voiture qui n’est pas la mienne, dans des rues à peine plus larges que la dite voiture et où les mamies semblent avoir bien l’habitude de se mettre dans les cadres de porte quand ils voient arriver un truc à a roues… ça le fait juste moyen. Surtout qu’au retour, on nous indique un drôle d’endroit… et nous voilà à devoir choisir entre… un champ et un autre champ. De toute beauté!

Rassurez-vous, on y est arrivées hein… mais pas sans quelques fous rires! Et une bonne frousse pour la survie de la voiture du côté de Laurence!

Le retour a été limite calme… mais l’arrivée… FOUTUS STATIONNEMENTS! On a fini par trouver hein, après avoir tourné, tourné… Il faut dire que je ne me stationne pas en parallèle… et que Lau a besoin d’une GRANDE place (comprendre deux places), à droite. On était légèrement à bout… et on a décidé de prendre un repas à l’espagnole. Ben quoi, on commençait à 21h30!

On nous avait donc conseillé du Paxaran (bon sur place.. incapable d’en reboire au retour, ça goûte l’anis, ce truc!) et on a fait comme les locaux. Un verre et deux tapas dans chaque bar. On en a fait 6. Et on s’est payé THE luxe pour dessert… une assiette de fromages et confitures de coings à 5 euros… à deux. Et des bulles! Bref, super soirée mais Laurence ne marchait plus droit. Selon elle, c’est la route qui n’était pas droite, mais je doute… Je dis ça, je dis rien!

(4 commentaires)

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  1. C’est pas bien beau de denoncer surtout qu’on a strictement fait les mêmes bars… J’dis ça…

  2. j’ai visité ce monastère il y a une quinzaine d’années, tu me rappelles d’excellents souvenirs! Et l’envie d’aller explorer les environs!

  3. Vous me faites bien rire … et voyager 🙂

  4. Tes photos sont vraiment superbes ! j’adore ce genre de lieux et de paysages.

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