Je suis ta nuit – Loïc Le Borgne

je-suis-ta-nuit.jpgPrésentation de l’éditeur

« Été 1980, en Bretagne… 

Ils sont six copains, inséparables, rêvant à Star Wars, à Goldorak et aux filles.  Lors d’une partie de casse-bouteilles, ils découvrent le cadavre mutilé d’un vagabond.   C’est le début d’une cascade d’événements terrifiants, mystérieux, dont les enfants sont l’épicentre.  La peur s’installe dans le village et, peu à peu, la bande comprend qu’une force maléfique rôde, qui cherche à la détruire.  Le Mal est-il de retour?  Un roman sur la perte des illusions enfantines, décrite ici avec une intense puissance d’évocation. [ …]

 

Commentaire

Je vais commencer par la mise en situation (inutile et inintéressante, m’a-t-on dit récemment) habituelle.  Je vous dirai donc que c’est Fashion qui m’a offert ce livre dans le cadre de notre dernier échange swap.  Et ce livre,  je voulais le lire depuis un bon moment car qui m’intriguait beaucoup. 

 

C’est donc une réelle plongée dans le monde de l’enfance qui nous est offerte dans ce roman.  Pierre est veuf.  Tristan, son fils de 17 ans, vient de vivre le suicide d’une amie et soudain, il ressent le besoin d’écrire.  De lui raconter l’été qui a bouleversé sa vie alors qu’il avait 11 ans.  De lui raconter la fin de son enfance.

 

J’ai beaucoup aimé ce roman.  J’ai aimé cette rencontre avec une bande de jeunes de 11 ans inséparables, qui trippent sur Star Wars, qui veulent devenir Actarus et qui sont encore dans ce monde où tout est possible, où les horreurs ne sont pas vraiment réelles, où les adultes sont protecteurs mais un peu agaçants.  On les suit dans des moments de leur vie d’enfant, dans leurs jeux, leurs courses folles, leurs fous rires, leurs grands bonheurs d’enfants causés par un rien.   L’auteur décrit très bien cette insouciance, ces grands moments, ces instants où les petites choses prennent énormément d’importance, ces amitiés qui semblent indestructibles.  C’est profondément ancré dans l’époque, avec des références qui parlent à la trentenaire que je suis.

 

Et soudain, tout dérape. 

 

La découverte d’un corps, puis l’arrivée d’une ombre, un Bonhomme Nuit.  Un Bonhomme Nuit qui rend chacun vulnérable, qui peut transformer les personnes les plus réconfortantes en menaces potentielles.   Même pendant que tout va bien, on sent la manace qui plane.  Et graduellement, le danger est partout et il va dépasser la compréhension des jeunes.  Chacun va devoir faire face à sa part d’ombre, sa colère, à sa nuit personnelle, à celle des autres.  Qu’est-ce que le Bonhomme Nuit, en fait?  À la fois fable fantastique, et histoire de la perte de l’innocence, ce roman m’a entraînée dans une atmosphère terrifiante (je suis facilement apeurée, je l’avoue) et étouffante, de laquelle je suis sortie un peu étourdie. Et très très peinée pour ces enfants qui avaient vécu l’indicible, l’inacceptable.

 

Bref, ça m’a beaucoup plu!  Merci Fab-chou!

 

 

(18 commentaires)

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  1. je suis plus vieille, mais Goldorak, ça me dit aussi !

    1. Lystig: J’ai eu le goût de tout réécouter quand j’ai lu le roman!

  2. j’ai le même âge que l’auteur, son enfance, qu’il décrit dans ce livre (au moins dans le cadre), ça a été la mienne, et j’ai vraiment beaucoup aimé le contexte, les petits détails (la télé, les voitures…) qui m’ont vraiment rappelé l’époque : hyper gros coup de nostalgie. Et en plus, l’intrigue tient vraiment la route, donc oui, très bon livre.

    1. SBM: Moi aussi, mon enfance a ressemblé à ça.  Du coup, ça m’a beaucoup parlé et l’intrigue est super bien menée. 

  3. j’avoue que ce ne me donne pas vraiment envie de lire ce livre, je reste dans un autre style:

    http://petits-livres-entre-amis.overblog.com/

    1. Armelle: Je passerai chez vous!  Mais ce livre est très bien, quand on aime le style.

  4. Moi aussi je veux revenir à 11 ans et rêver de Goldorak. (Privilège de garçon) Les petites filles préfèrent le Docteur hein ? Je le note donc en 25698 ème position dans ma LAL.

     

    Le Papou

    1. Le Papou: Na, Goldorak, c’est bien aussi! :))))

  5. Bon, bien ce n’est pas ce que je croyais. Je m’attendais à de la nostalgie sur mes années Récré A2 et mes émois pour Actarus…
    Pour ta peine, je vais te chanter la chanson :
    « Actarus dans ton Goldorak, tu n’as jamais peur de rien,
    quand l’armée  de Véga attaque tu lances tes fulgo-poings… »

    1. Syl: Il y a de la nostalgie mais probablement pas dans le sens où tu l’entends.  Et là c’est vilain, je vais chanter ça toute la soirée!

  6. Ouhou je ne sais pas. Ca peut plaire comme ça peut ne pas me plaire du tout. 

    1. Manu: Je pense en effet, que c’est un risque à prendre!

  7. Même si je suis née au milieu des années 80, les références me parlent aussi et le fait d’avoir des enfants confrontés à l’horreur me rappelle Ca ou Le livre des choses perdues, deux livres que j’ai beaucoup aimé ! J’ai aussi aimé d’autres livres jeunesse de cet auteur, j’ai donc bien vie de me laisser tenter !

    1. Jaina: Je ne connais pas du tout Ça.  En fait, j’ai vu la couverture et j’ai eu peur d’avoir peur!  C’est un tout autre registre que « Le livre des choses perdues » mais oui, le thème peut s’apparenter!  Je te conseille!

  8. je t’ai reconnu Goldorack, sort de ce corps !! Trêve de plaisanterie, ce livre parle aussi de ma jeunesse, moi la jeune quadra. Ca m’intéresse bien. Je note !

    1. Géraldine: Je pense que l’auteur est juste un peu plus vieux que moi… donc ça fitte avec ta jeune quarantaine!  Tu vas t’y retrouver!

  9. J’en avais entendu beaucoup de bien au moment de sa sortie mais je n’ai pas accroché du tout…c’était il y a un petit moment maintenant je ne me rappelle même plus pourquoi…

    1. **Fleur** : Dommage… il m’a pour ma part beaucoup plu.  Et j’ai eu une super frousse!

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