Dorothée danseuse de corde – Maurice Leblanc

Dorothee.gifPrésentation de l’éditeur

« Dans quatre familles, la même légende s’est transmise: un formidable héritage doit leur échoir.  Où, quand, comment?  Une médaille d’or est le talisman nécessaire à sa découverte. 

 

Jean d’Argonne la trouve mais est tué avant d’avoir pu la montrer à ses cousins Chagny.  Ceux-ci savent seulement qu’elle porte la devise: In robore fortuna – la fortune est dans… la fermeté d’âme… la force… ou le château de Roborey?  À la recherche de ce trésor fabuleux qui suscite bien des convoitises et provoque de nombreux drames, Maurice Leblanc, le père d’Arsène Lupin, nous entraîne dans de mystérieuses et extraordinaires aventures. »

 

Commentaire

J’ai trouvé ce petit roman dans une bouquinerie toulousaine.  Le titre n’éveillait absolument aucun écho en moi mais à ce moment-là, il y a plusieurs semaines, je n’avais pas – encore – oublié que Maurice Leblanc était au programme du Blogoclub de lecture pour le premier juin.  Le tout m’était pas la suite complètement sorti de la tête et ce n’est qu’en voyant le mail de Lisa arrivé hier que j’ai allumé.  F*** c’était pour demain.  De là le billet tardif… MAIS LE BON JOUR QUAND MÊME!

 

Mais revenons au roman à la couverture un peu trompeuse.  Oui, trompeuse.  Parce que de mon Arsène d’amour, il n’est nullement question dans ce roman.  Et oui, j’avoue avoir fait une grosse lippe quand je m’en suis aperçue.  Mais c’était compter sans Dorothée, l’héroïne de ce roman, qui m’a rapidement charmée et qui m’a permis de tourner les pages à toute vitesse.  C’est donc à une haletante course au trésor qu’on nous convie.  Une course au trésor qui dure depuis 200 ans et dont les indices ont été semés par un ancêtre un peu farfelu qui avait de drôles d’idées en tête.  C’est le moins que l’on puisse dire. 

 

Miss Dorothée est donc directrice d’un petit cirque ambulant où elle est en vedette avec ses quatre « garçons » adoptifs.  Charismatique, enjouée, gaie et surtout très intelligente, elle mène tout son petit monde de façon ma foi assez charmante et son sens aigu de l’observation lui permet de jouer les diseuses de bonne aventure sans souci.  Quand Dorothée aperçoit une indication pour un certain château de Roborey, elle se remémore les derniers mots de son père… et décide d’aller voir le château de plus près.  C’est le début de l’aventure. 

 

Nous sommes ici dans un récit que je qualifierais de « à l’ancienne » faute de meilleur qualificatif.  Des indices semés, des personnages un peu folkloriques, une quête contre un méchant bien vilain (on nous le répète souvent, d’ailleurs), un côté un peu désuet, des face à face, des situations d’où l’héroïne se sort de justesse – she’s so clever – et surtout, plein de ruines.  J’aime les ruines.  Et j’aurais adoré voir ce château recouvert de lichens… mais passons.  On nous balade à travers la France en caravane pour un rallye rendu très agréable par la personnalité de Dorothée, femme forte et douée pour le bonheur, qui ensorcelle tous ceux qu’elle croise.  Et c’est un régal que de suivre ses déductions et d’observer avec elle tout ce qui échappe au commun des mortels. Et bon, des légendes, des secrets familieux… comment pourrais-je résister à ça!

 

Je reprocherais cependant un indice très flagrant remarqué beaucoup trop tard (j’avais le goût de lui crier pour l’avertir) car il me semble qu’une personne si à l’affut aurait dû réaliser le tout bien avant.  Bien entendu, il y a quelques coïncidences très pratiques.  Mais on savoure les mini coups de théâtre et surtout, on souhaite le meilleur à Dorothée. 

 

C’était donc mon billet pour le blogoclub de lecture du 1e juin pour le Blogoclub de lecture, qui dure depuis tout plein d’années.  Ça a quelque chose de rassurant, je trouve, cette durée!  Merci à Sylire et Lisa de s’en occuper!  Et moi, je retourne chanter « c’est le plus grand des voleuuuuurs… » (dédicace spéciale à Alaure)… même si Arsène n’a pas daigné montrer le bout de son nez dans ce roman.

 

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26 Commentaires

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  1. Un Maurice Leblanc sans Arsène – qui a l’air pas mal – tu as eu de la chance!  Moi je viens de me rendre compte que je ne l’aimais plus autant que je le croyais. 

    1. Mango: Je l’ai découvert sur le tard, moi, Arsène.  Bon, j’avais vu des trucs à la télé mais rien de plus.  En fait, j’aime les romans policiers « à l’ancienne ».  Autant sinon plus que les thrillers et les trucs à la mode maintenant.

  2. Je ne connaissais pas ce titre mais ‘atmosphère a l’air charmante ! !J’ai bien envie d’en relire un Arsène Lupin

    1. Maggie: Je ne connaissais pas non plus hein,.. je l’ai pris parce que « trois romans pour 4 euros »!! ;))  Et je suis bien contente pour finir!  C’était une bonne pioche.

  3. Finalement, on connaît très peu les romans sans Arsène Lupin de Maurice Leblanc. Belle trouvaille que celle-ci ! 

    1. Manu: Oui, trouvaille fortuite mais bien agréable.  Of course, c’est daté, mais c’est justement ce qui me plaît dans ces romans.

  4. Je ne connais pas et il me semble qu’il vaut la lecture ; bon WE !

    1. Catherine: Si tu aimes ce genre de romans policiers à l’ancienne oui, il vaut le coup!

  5. Leblanc fera partie du tirage pour ma prochaine résolution en janvier 2019 après Agatha. ;D

     

    Le Papou

    1. Le Papou: 2019, rien de moins!  C’est que vous prévoyez bloguer longtemps, monsieur Papou! :))  Je fonctionne avec moi-même par contrats d’un an!

  6. je l’avais bien aimé celui-là 

    1. Niki: Je vais en garder un bon souvenir, en tout cas.

  7. Je viens de découvrir, ou plutôt de redécouvrir Maurice Leblanc, et ton billet donne envie d’aller plus loin. Ce livre a l’air sympa aussi, par contre c’est couillon d’avoir mis Arsène Lupin sur la couverture si ça ne correspond pas…

    1. Schlabaya: Oui, c’est couillon.  Mais finalement je ne l’aurais pas pris si j’avais su et j’aurais manqué une bien agréable lecture.

  8. Je n’ai pas parlé de bloguer jusqu’en 2019 mais de prendre la résolution de LIRE, si j’en suis encore capable.

     

    Le Papou

    1. Le Papou: Dans 7 ans?  Mais bien entendu que tu en seras encore capable! Tssss!

  9. L’histoire de celui-ci me parait sympathique !

    Pour ce qui est du blogoclub, oui, il continue. Une fois par trimestre, c’est bien, il ne faudrait pas plus. J’espère que Lisa ne se lassera pas non plus !

    1. Sylire: En tout cas, bravo!  C’est rare les événements qui durent depuis si longtemps!

  10. Je me disais aussi, un Arsène Lupin que je ne connais pas?!  Tout s’éclaire, à part le fait d’avoir mis son nom en couverture…

    1. Grominou: En effet, je ne comprends pas du tout ce que le nom d’Arsène fait là… J’ai eu de la chance, il est bien!

  11. Mais tu publies à une vitesse d’enfer depuis ton retour! Suis impressionné.

    Si tu es en manque de gentleman, je te conseille le Allmen de Martin Suter. Le deuxième tome de ses aventures vient de paraitre et c’est un vrai plaisir. Billet à suivre chez moi tout bientôt.

    1. Voyelle et Consonne: J’ai des billets d’avance jusque mi-juillet, en fait.  Et si je faisais comme d’habitude « un billet aux deux jours », j’en aurais jusque fin août.  Ce qui ôte de la spontanéité.  Je vais guetter le billet sur le Suter.  J’aime les gentlemen!

  12. Un titre dont je n’ai jamais entendu parler ! Aussi, je le note, ce n’est pas tous les jours qu’on entend parler d’un Maurice Leblanc sans Arsène…

    1. Lounima: Avant de lire ça, dans ma grande inculture, je ne savais même pas qu’il avait écrit autre chose que les Arsène… c’est tout dire!

  13. Déçue par l’Ile aux trente cercueils j’ai voulu poursuivre le challenge lancé par Sylire et Lisa… Mais je n’ai pas été très emballée non plus par ce titre. Et puis cette référence à Arsène Lupin sur la couverture, je trouve ça très bizarre… Racoleur ?!

    Enfin, voici mon billet.

    1. Itzamna: Oui, c’est bizarre cette référence.  Je me suis posé la question.  pour ma part, ça m’a bien plu mais j’aime bien ces polars un peu « vintage »…

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