La faute de l’abbé Mouret – Émile Zola

On m’avait dit que ce Zola n’était pas l’un des meilleurs et que j’allais m’ennuyer solide.  Mais bon, peut-être est-ce parce que j’ai un esprit de contradiction fort fort développé, mais j’ai adoré ce truc.  Genre, vraiment.  Même si, je dois l’avouer, l’histoire pourrait se résumer en peu de mots.  Nous suivons l’abbé Serge Mouret, le fils de François et Marthe Mouret, les héros de La conquête de Plassans.   Il a demandé à travailler dans une toute petite paroisse, les Artaud, tout près de Plassans.  La commune est décrite comme étant profondément libertine, les membres de la communauté se mariant toujours entre eux.   Lui souhaite se dévouer à Dieu et surtout à la Vierge, à qui il dédie sa vie.   Il est solitaire, humain, tourné vers le ciel sans pour autant être intolérant comme le frère Archangias, dont la mysoginie fait frémir.

 

Un jour, une visite avec son oncle, le Docteur Pascal, l’amènera voir le Philosophe, un athée notoire habitant avec sa nièce Albine dans un grand jardin laissé à l’abandon appelé le Paradou.    On devine assez rapidement quelle « faute » va survenir… mais ces mots, ces mots!

 

Suite à la maladie de l’abbé, on nous emmène dans ce Paradou (Paradou, Paradis… on fait le lien assez vite) où il est soigné par la jeune Albine, dans rempli de plantes magnifiques qu’on voit se mouvoir sous nos yeux.  Un vrai petit bijou de sensualité… je n’aurais jamais cru devenir toute chose en lisant des pages, des pages et des pages de descriptions de plantes, de fleurs et de fruits!  C’est rempli de références au paradis terrestre et à Adam et Ève, mais vraiment tout plein.  Albine représente la pureté, la blancheur, mais ce sera quand même à cause d’elle que l’abbé va fauter.

 

Comme dans les autres romans de Zola, l’univers et la famille s’agrandit et les personnages ont le don pour nous faire rager.  Il y a certains personnage qui nous mettent dans un état pas possible (et oui, je parle du fameux frère, mais aussi de l’abbé lui-même… des fois.. grrr.) souvent parce que je suis absolument incapable de comprendre ce genre de passion.  Mais vraiment.

 

Plus ça va, plus j’aime Zola, je pense!

(8 commentaires)

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  1. J’aime bien suivre ta progression chez ces Rougon Macquart;..

    1. Je suis rendue au tome 9 :)) Je vais y arriver!

  2. Je l’ai justement acheté il y a une quinzaine de jours. Challenge perso : lire Les Rougon-Macquart !

    1. Je suis sur le même challenge! Je vais y arriver! Comme je les lis (et je les écoute) à la suite, je vois l’évolution du style… et j’adore!

  3. J’adore Emile Zola. Mon préféré de la série des Rougon Macquart c’est « Au bonheur des Dames ». L’as- tu lu?
    Je garde également un souvenir marquant du « Ventre de Paris » et de « L’oeuvre »… En fait, je crois que je les aime tous!

    1. Je suis en plain dans Au bonheur des dames. Et je dois avouer que j’adore, en fait. Et plus je lis Zola, plus je l’aime. Le ventre de Paris a été l’un des premiers que j’ai lus (je les lis dans l’ordre… faut pas chercher à comprendre) et je n’étais pas encore habituée, je pense.

  4. Des pages et des pages de descriptions qui ne t’ont pas lassée, apparemment.

    1. Non pas du tout lassée. J’ai vraiment beaucoup aimé. Je pense que j’aime de plus en plus Zola.

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