Fates and Furies (Les furies) – Lauren Groff

Le comment du pourquoi

Ok, gros aveu, j’avais besoin d’un livre qui entre dans une catégorie particulière pour le Cold Winter. Je ne rappelle même plus quelle catégorie. Et j’ai pris ce roman parce que « Furies » était un mot qui fittait. Ouais, je sais.

De quoi ça parle

Le roman commence par un mariage, celui de Lotto et Mathilde. Il est brillant, solaire, semble promis à un brillant avenir artistique. Elle est souriante, gentille, dévouée. Pourtant, il y a toujours deux versions à une histoire. Et parfois, deux versions assez différentes…

Mon avis

Voici un roman particulier, qui doit, je le sens, diviser. Et moi, je me situe entre les deux. Si j’ai apprécié beaucoup d’aspects du roman, j’ai mis 9 jours à le lire. Neuf. Jours. Ça ne m’arrive pas souvent. J’avais du mal à lire longtemps et du mal à m’y remettre, du moins pendant la première partie. De là mon avis mi-figue, mi-raisin; la première partie est un peu longuette. À mon goût à moi, du moins.

La plume est magnifique, mais il faut aimer les écritures un peu fleuries. C’est rempli de métaphores, de comparaisons et de phrases pas toujours simples. On a donc besoin de toute notre attention pour en profiter pleinement. Ceci explique peut-être le neuf jours! Ceci dit, ça me plait et Lotto, le personnage principal, est acteur shakespearien et auteur de théâtre, on comprend un peu le choix d’un tel langage. Ça fonctionne.

Toute la première partie de l’histoire raconte Lancelot, dit Lotto (ouais, je sais… ya des choses qu’il ne faut pas chercher à comprendre). Né dans une famille riche, souffrant de la perte prématurée d’un père, il sera coupé de la fortune familiale quand il se mariera avec Mathilde, que sa mère n’approuve pas. Lotto a toujours eu la cuisse légère, s’est tapé les trois-quarts de la population féminine de l’université (et une partie de la population masculine), mais il va être ébloui par Mathilde et lui jurer fidélité. Imbu de lui-même, superficiel, plein d’orgueil, nous le verrons évoluer en tant qu’artiste et en tant que mari auprès de la douce et dévouée Mathilde.

Heu… douce? La deuxième partie va tempérer cette vision. Car oui, il y a deux côtés à une même histoire. J’ai beaucoup aimé les non-dits, les secrets que deux personnes peuvent avoir l’un pour l’autre. Peut-on connaître quelqu’un sans tout connaître DE ce quelqu’un? Peut-on l’aimer réellement quand on ignore les dits secrets? La deuxième partie du roman est beaucoup plus intéressante, avec la découverte de l’autre côté de la médaille. Si j’avais été davantage attachée aux personnages, j’aurais trippé sur le procédé car les conséquences psychologiques des secrets sont somme toute terribles.

Bref, un roman sur le mariage, les apparences, les blessures et la difficuté à s’ouvrir aux autres, à montrer son vrai visage. À découvrir quand on a la totalité de son cerveau de disponible!

7 Commentaires

7 pings

Passer au formulaire de commentaire

  1. Je l’ai abandonné celui-là… Pas qu’il me déplaisait juste j’avais pas envie d’y revenir. Je devrais peut être le reprendre.

    1. Comme je le dis… ça m’ apris 9 jours à le lire. Ca parle hein! Mais au final, c’était bien.

  2. J’ai complètement adhéré ! La structure narrative, avec ces deux facettes d’une même histoire, m’a beaucoup plu. J’ai juste trouvé la fin peu crédible..

    1. J’avoue, j’avoue! Le côté « même histoire, deux points de vue » m’a bien plu mais le début m’a semblé longuet.

  3. Je rejoins les deux avis, le début est longuet et le style est un peu ampoulé … Et le fin peu crédible … Entre les deux, le retournement des points de vus est vraiment bien fichu.

    1. Oui, voilà! Tu as très bien résumé!

  4. Je l’ai abandonné assez vite, je n’accrochais pas à l’histoire, ni aux personnages.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.