FastForward – Robert Pasternak

Cet ouvrage, paru chez Moelle Graphik, est décrit comme une histoire complète en soi. C’en est probablement une. Mais pour moi, c’est davantage une oeuvre d’art. Lire cet album, c’est accepter de perdre ses repères et de ne pas chercher à tout comprendre. Dans mon cas, je n’ai clairement pas tout compris. Genre, vraiment pas. Étrangement, ça ne m’a du tout dérangée et ça n’a aucunement nui à mon plaisir de lecture.

C’est que chaque planche fascine. J’ai passé de longues minutes sur chaque page, faite de couleurs franches et de formes géométriques. L’auteur joue sur les classiques 12 cases, avec divers thèmes et variations sur un même thème. On passe de la terre à l’espace, les personnages de notre histoire côtoient les robots et les astéroïdes. Certes, l’histoire est accélérée mais la lecture ne l’est absolument pas. Pour apprécier, il faut prendre son temps, observer chaque page et chaque planche et, parfois, avoir l’impression de comprendre quelque chose et de discerner un pattern ou une thématique. Entendons-nous, je ne connais pas l’oeuvre de Robert Pasternak alors dès que je croyais « voir » quelque chose, je faisais limite une danse de la joie mais juste me casser la tête pour trouver ue possible signification me poussait à réfléchir. Oui, ça m’arrive, des fois!

Ceci dit, il faut aimer l’abstraction et les motifs hallucinants et géométriques. Comme j’adore, c’était gagné d’avance dans mon cas. J’ai vu plein de choses… quant à savoir si ce sont les bonnes, c’est une autre histoire! Si la couverture vous plaît et que vous avez envie de voir près de 100 pages du même genre, allez-y sans crainte!

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