Diamants – Vincent Tassy

C’est dans une récap de Corn8lius sur Youtube que j’ai repéré ce roman. Ils ne l’avaient pas à ma biblio alors je l’ai fait acheter (ouais, je suis une fille comme ça) et j’avais en tête de vloguer ma lecture. Toutefois, vous me pardonnerez mais je ne suis pas à mon meilleur… et je n’ai rien vlogué du tout. Oups.

De quoi ça parle

À Œtrange, le mancien Dolbreuse a eu une vision. L’Or Ailé descendra bientôt du ciel et apportera la prospérité en Vaivre, royaume où la magie est presque disparue. Sauf que son arrivée attise la convoitise des peuples voisins et la paix est bientôt menacée.

Mon avis

Entrer dans l’univers de Diamants, c’est accepter de se laisser porter dans un univers onirique et gothique, que nous découvrons petit à petit. C’est aussi accepter d’être flottant, de ne pas tout comprendre et de se laisser aller à la langueur ambiante. Tout au long de ma lecture, j’ai « vu » cette histoire se dérouler tout doucement devant mes yeux et ça a donné un moment de lecture assez délectable.

Nous rencontrons plusieurs personnages du royaume de Vaivre. Nous avons une reine triste, dont le mari est parti pour le royaume de Ronce il y a plusieurs années; deux princesses fort différentes dont l’une semble entrer peu à peu en elle-même; un grand mancien qui semble perdre son pouvoir; un jeune homme du commun possédant un pouvoir relié aux fleurs et qui est destiné à devenir le Laquais de l’Or Ailé, cet être évanescent et distant qui apparaît un jour dans le royaume. Chacun a son caractère, ses particularités et ses défauts et ils sonnent vrai, même si nous ne faisons que les entrevoir. Vous savez, cette impression de voir se dérouler l’histoire à travers un filtre? C’est tout à fait ce que j’ai ressenti en lisant ce roman.

Impossible de ne pas mentionner la plume poétique de Vincent Tassy. Le vocabulaire est riche, il y a une grande place laissée à la couleur, à la lumière, le ton mélancolique, c’est rempli d’images et de réflexions sur l’histoire, la mémoire et l’humanité en général. C’est beau, un véritable plaisir de lecture. Limite que nous avons envie d’en lire des parties à voix haute. Le résultat est un univers éthéré, un peu conte de fées, avec des légendes qui lui sont propres. Il faut cependant accepter que les aspirations des personnages soient différentes des nôtres et qu’ils soient dant un tout autre schéma de pensée.

J’aurais peut-être aimé que certains éléments révélés à la toute fin soient davantage disséminés dans le roman, même si cette structure donne aussi un petit quelque chose au récit. J’ai aussi eu de la difficulté avec les prénoms-inventés-en-A. Il y en a plusieurs et je devais toujours regarder deux fois pour être certaine de qui/quoi on parlait! C’est ça quand on ne prononce pas les mots pour vrai dans notre tête! Et bon… bougonnage de québécoise. Un personnage s’appelle Mauront. En bon québécois, un « moron », c’est un tapon, un taouin, un imbécile. Comme en anglais quoi. Ça m’a… perturbée! Surtout que j’aime le personnage.

Une très belle découverte, une histoire intrigante, avec plein de personnages queer, que je recommande à ceux qui aiment les récits lents et presque contemplatifs, même dans les moments d’action. Il faut également accepter le flou. Après tout, il ne faut pas trop en savoir sur les Anges…

2 Commentaires

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  1. l’univers a l’air très marqué, pourquoi pas!

    1. Si tu es dans le mood pour ce type de roman, je te conseille!

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