De cendres et de larmes – Sophie Loubière

Le comment du pourquoi

C’est le deuxième roman que je lis de l’autrice et j’attends toujours la fulgurance. J’avais tout de même bien aimé « Black coffee » (dont le billet est à moitié écrit) et le côté spooky de celui-ci (il se passe tout de même dans un cimetière) m’a incitée à le choisir pour ce Pumpkin Autumn Challenge (dont je n’ai toujours pas publié ma pile à lire… est-ce qu’on la sent, la procrastination, ces temps-ci?) Ceci explique cela.

De quoi ça parle

15 avril 2019. Notre-Dame brûle et Madeline, pompière, combat les flammes. Même période, Christian, son mari, décroche un boulot avec logement de fonction… comme gardien de cimetière. Comme ils rêvent d’une maison plus grande, ils y a emménagent avec leurs trois enfants mais peu à peu, l’atmosphère s’assombrit et ce cimetière a décidément une étrange influence sur cette famille…

Mon avis

Entendons-nous, je ressors mi-figue mi-raisin de ce roman. Tout ça pour ça? Entendons-nous, je suis une grande peureuse. Un rien m’empêche de dormir (on en reparle, des 6 mois à dormir avec une veilleuse après avoir vu « Le sixième sens »). Mais là, sérieux? L’atmosphère est bien esquissée mais de frousse, que nenni. Et le tout me semblait TELLEMENT évident… j’aurais réellement voulu autre chose. Donc, déception.

J’ai bien aimé le personnage de Madeline, du moins dans une partie du roman. Mais, mais… comment elle fait pour supporter Christian? Et surtout POURQUOI elle le supporte? Cet homme m’énerve et je n’ai pas du tout aimé l’évolution du personnage. La finale m’a dérangée, comme si tout était balayé sous le tapis. Bref, je ne me suis pas attachée aux personnage (peut-être à part la petite voleuse) et j’ai été agacée plus qu’intrigée par tout ce qui se passe.

Ceci dit, il y a une réelle réflexion sur l’influence des lieux, des atmosphères. Les murs ont-ils une mémoire? Les fantômes du passé existent-ils vraiment? La chute graduelle dans la folie aurait pu me plaire, si je n’avais pas tout vu venir, ce qui a enlevé une dimension au récit pour moi. La distinction papa/maman (l’un qui veille sur les morts, l’autre sur les vivants) reste très bien pensée mais c’est pour moi tombée à plat.

J’ai lu tout plein d’avis ravis et dythirambiques, de gens qui ont complètement adhéré alors ne vous fiez pas à mon seul avis… mais rendez-vous manqué pour moi.

2 Commentaires

2 pings

  1. L’enfant aux cailloux m’avait plu, mais sans plus. Je n’en ai pas lu d’autres depuis.

    1. Je vais certainement tenter l’enfant aux cailloux… je suis encore curieuse.

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