Pourquoi cours-tu comme ça? – Collectif

pourquoi cours-tuJe vais vous faire un gros aveu.  Dans mon milieu de travail, je ne serai jamais branchée, jamais « in », jamais dans la gang qui a Compris.

 

Voyez-vous… je déteste courir.

 

Sans joke.  Je peux faire 3 cours d’aérobie de suite en sautant comme une folle, taper des talons en flamenco sans relâche, faire du vélo et du vélo… et vite malgré l’ancêtre qui me sert de bécane!  Mais courir???  Oh my… je déteste ça.  J’ai essayé hein… dans la recherche d’un sport polyvalent et pas trop cher.  Mais c’était un calvaire pour moi et j’étais limite contente de ne plus pouvoir courir en raison de périostites à répétition.  C’est dire comment je n’aime pas ça.

 

Et au boulot… tout le monde court.  Tout le monde bouffe santé.  On les voit partir sur l’heure du dîner et revenir exaltés.   Et ils en parlent tout le temps!  Vous savez, ma collègue a gagné le marathon de Montréal chez les filles l’an dernier.  Du coup, c’est un gros sujet de conversation au-dessus de mes sandwiches achetés… et de leurs salades composées (j’exagère… mais je suis celle qui a les pires lunchs de l’hôpital, je pense).

 

Bref, je ne ferai jamais partie de la gang des coureurs.  L’aspect « temps » me dérange.  En fait, je ne suis pas du tout compétitive.  Même contre moi.  Encore moins contre moi, en fait! Du coup, j’avais un peu peur en recevant ces nouvelles.  Mais à ma grande surprise, j’ai sérieusement bien aimé et j’ai dévoré ce court recueil (pas tout à fait 200 pages) en une petite soirée.  C’est que oui, il y a la course.  Il y a les rituels de la course.  Mais il y a aussi ce qui se cache derrière.  La peine d’amour, le besoin de contrôle, la remise en forme, l’exutoire, l’amour du sport… bref, autant de motivations que de personnages.  Et ça, ça m’a plu.  Voir l’humain derrière le sport.  C’est que nous sommes des bestioles fascinantes!

 

J’ai aimé le mélange de plumes et de styles différents, dont certains qui sont bien reconnaissables.  En fait, ces recueils de nouvelles à plusieurs auteurs, sur un même thème, me plaisent beaucoup.  Ca permet d’exploiter à fond quelque chose sans tomber dans la redite et la monotonie.  Ici, on nous promène de plume en plume, de sujet en sujet.  Du jeune qui se fait intimider et qui découvre que, définitivement, il court vite à la femme qui veut se vider la tête après une peine d’amour, en passant par le fils qui court pour sa mère, la dame qui fait de la course un gros party d’amis et celui qui court pour courir, tout simplement, on a là un vase éventail de sujets.

 

Je ne les décrirai pas toutes mais un petit mot sur mes préférées, quand même!  Un gros coup d’émotion pour la nouvelle de Julie Gravel-Richard, avec tout plein de sourires aux références antiques.  Une tension très bien maîtrisée pour celle de Florence Meney, dont j’aime définitivement la plume.  Une folle envie d’écouter The Clash après avoir lu celle de Michel Jean qui nous raconte Leslie et Jean-Nicholas, qui se rencontrent au début de l’âge adulte.  Finalement, celle de Patrice Godin m’a preeeeeesque fait comprendre comment quelqu’un peut aimer courir.  Presque.  Et elle donne à réfléchir, en plus!

 

Un recueil que je conseillerai à tous mes amis coureurs, sans faute.  Parce qu’avouons-le… les parties qui m’ont le moins accrochée sont quand même celles… qui décrivent les sensations éprouvées à la course!

 

Fidèle à moi-même hein!

 

Ailleurs… le billet de Jules.

 

 

14 Commentaires

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    • Martine tremblay sur 07/09/2014 à 07:37
    • Répondre

    Ton commentaire me rejoint trop! Je cours l acheter!

    1. Hmmmm… travaillerait-on au même endroit?
      Et courir pour acheter des trucs, ça aussi ça me connaît!

  1. toi et Jules vous me tentez! Mais il n’est pas sorti en France (un jour peut-être?)

    1. Ah oui, je pense que ce serait tout à fait pour toi, ça! Tu risquerais de bien aimer ces nouvelles!

  2. Karine, je ne suis pas une très grande coureuse non plus, tu sais. Mais c’est fou le plaisir que j’y ai pris, assez vite. Maintenant, quand je vois mes souliers de course, dans l’entrée, ça me donne le goût d’aller faire une virée! Je n’aurais jamais cru ça de moi, qui préférais laisser passer l’autobus et attendre le prochain, au lieu de courir vers l’arrêt! Sache aussi qu’on peut courir sans être obnubilé par le « temps ». Ça compte, c’est vrai, mais l’essentiel se passe entre les deux oreilles.
    Bref. J’ai été bien contente de ma participation au recueil et je me réjouis de l’accueil que tu as fait à notre livre!

    1. À date, mes essais se sont révélés bien infructueux. Et j’ai essayé, pourtant. Pour de vrai! Mais plus ça va, plus je pense que ce sport n’est pas fait pour moi. Et je n’ai aucun problème avec le sport en général! Mais ce recueil peut convenir à tout le monde, je crois. Coureur ou pas. Justement pour ce qui se passe entre les deux oreilles!

  3. Eh bien moi j’aime courir et j’aime lire, autant dire que ce bouquin m’intéresse beaucoup, malheureusement je ne pense pas qu’il soit disponible en France. Tant pis.

    1. Il est tout nouveau ici! Si tu lis en ebook, tu peux l’acheter sur le site de l’éditeur!
      http://www.editions-stanke.com/pourquoi-cours-comme-ca-/collectif/livre/9782760411616

  4. Des nouvelles?!!! Chic!!! Je note illico presto! Au pas de course!!! 🙂

    1. Allez hop, 1-2-1-2!

  5. et bien moi j’aime courir! ( mais je ne suis pas intégriste ça ne me gène pas que les autres n’aiment pas …)
    je m’étais donnée comme défi de faire cet été , la liste des pourquoi je cours …mais je ne l’ai pas fait !!!!
    Bon comme le livre n’est pas en france j’ai le temps de m’attaquer à cette liste …..

    1. Icath: Comme je l’ai dit, en ebook, il est dispo sur le site de l’éditeur! Mais oui, je pense que tu as le temps de faire ta liste!

  6. Je ne suis pas vraiment encline pour lire des nouvelles.
    Ceci dit, j’aime de plus en plus courir et c’est vrai que les raisons qui poussent les gens à courir sont souvent aussi différentes que les personnes elles-mêmes.
    Je présume que j’y plongerai un de ces jours, juste pour le plaisir de relire Julie ou Michel et de découvrir les autres que je n’ai jamais lu encore.

    1. J’avoue que le fait que Julie ait écrit dedans a beaucoup beaucoup aidé à ce que je le lise vite!

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