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Juil 16 2018

Cinéma Royal – Patrice Lessard

J’avais lu d’excellents commentaires sur ce roman. On m’avait parlé de cinéme d’HItchcock, de personnages hors-normes, de faux semblants et de jeux de miroirs. Comment on résiste à ça? Du coup, je l’ai attrapé sans crainte à la bibliothèque. Sauf que je suis clairement passée à côté et que je crois que je n’ai vraiment pas tout compris. Du coup, j’ai passé toute ma lecture à me demander où l’auteur s’en allait sans trop comprendre… et par conséquent, à m’ennuyer un peu. Ouais, je sais, cet avis est tout sauf celui d’une chroniqueuse littéraire « légitime ». Mais qui a dit que j’étais légitime hein?

Certainement pas moi!

 

Le personnage principal s’appelle Jean-François et habite à Louiseville, sur le bord de la 40. Il est dans la quarantaine, a commencé des études de lettres, les a abandonnées, puis a fini par devenir serveur au Windsor, un bar au passé glorieux mais dont le présent l’est beaucoup moins. De même, il habite au-dessus de l’ancien cinéma royal, qui n’a plus de royal que le nom.  Il vivote, passant d’un chiffre à l’autre où il vend de la bière aux joueurs compulsifs et aux soulons du coin. Bref, une vie étriquée dans un village qui semble être également. Avouons que les habitants en prennent plein la gueule.

 

Un jour arrive dans le bar Luz Santander, l’épouse d’un avocat corrompu qui semble être de mèche avec la pègre locale. Luz est évanescente, belle, classe. Bref, elle ne cadre pas du tout dans le décor. Et Jeff va être fasciné. Le reste du roman va tourner autour de cette relation, de scénarios (Body Double, Rear Windows)jde films et… de vins espagnols. En quantité. En fait, même si ce n’était pas particulièrement intéressée, ça m’a donné envie de boire du rouge.  Jeff est un peu sociopathe sur les bords, l’histoire avec Luz semble être irréelle une porte de sortie pour se sortir de ce quotidien terne, une lumière (ouh, jeu de mots poches) dans la grisaille. C’est plein de parallèles avec les films noirs et on sent que l’auteur s’est fait plaisir de ce côté.

 

Sauf que moi, je ne suis pas certaine d’avoir saisi toutes les subtilités. Et je n’ai pas su profiter du côté décalé qu’on vantait par tout. Une déception pour moi.

(2 commentaires)

  1. Alaska

    Je ne connais peut-être pas suffisamment les films noirs pour apprécier… Quoique le parallèle avec Hitchcock m’aurait tout de suite attirée! Peut-être que je tenterai si je tombe dessus.

    1. Karine:)

      Pourquoi pas! Je manquais clairement de référence. Un de mes contacts Twitter Lyne Roy, a adoré, je pense.

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