Charlotte – David Foenkinos

CharlotteOh boy que je ne sais pas trop quoi dire à propos de ce roman.  C’est que, voyez-vous, comment ne pas être fasciné par le destin de Charlotte Salomon?  Je ne savais pas grand chose d’elle, malgré tout.  En fait, je connaissais son destin et quoi… 4 tableaux.  Par contre, malgré le sujet malgré la richesse du personnage, j’ai été ma foi assez déçue du rendu dans le roman.  Mais je m’explique.

 

J’ai commencé le roman en audiobook.  Et je n’ai pas pu.  Sujet-verbe-complément.  Sujet-verbe-complément.  Du coup, je me suis trouvée à faire systématiquement une analyse syntaxique des phrases pour voir si, à l’occasion, une phrase complexe se glissait parmi toutes ces phrases SVC (orthophoniste, sors de ce corps… et je vous rassure, il y en a quand même).  Du coup, vous pouvez comprendre que le contenu passait en second hein… J’ai finalement été emprunter la copie papier.  Bizarrement, avec les retours à la ligne, ça passait un peu mieux.  Un peu.  Un tout petit peu.  Mais quand même pas assez pour apprécier le style de Foenkinos qui, je crois, je ne convient pas du tout.  Cette extrême simplicité a bizarrement peu collé dans ma tête à l’idée complexe que je me faisais de Charlotte Salomon, jeune fille à l’histoire familiale tragique et au destin qui l’a été tout autant.  Distance, donc.    Et je n’ai pas du tout aimé les incursions de l’auteur dans le texte.  Ces « je » qui parlent de sa recherche, de sa fascination.  J’ai trouvé le tout étrangement hors-propos… mais pour avoir discuté avec d’autres lecteurs ravis, c’est hautement personnel!

 

Mais, pour moi, le pire problème, c’est que dans le roman, je n’ai rien ressenti de Charlotte.  Elle m’a semblé vide, dépourvue de substance.  Elle doute, elle attend, elle aime, elle ne reste pétrifiée…  mais je n’ai rien su d’elle.   Pourtant, quand on lit un peu sur l’artiste et qu’on regarde l’oeuvre (c’est d’ailleurs la partie qui m’a semblé la plus intéressante), il en ressort une émotion incroyable.  Émotion que je n’ai pas trouvé dans le roman tel que présenté.

 

Ceci dit, je n’ai pas détesté la partie lue.  Le roman a réussi à me faire découvrir davantage l’artiste et, surtout, à me donner envie de voir l’oeuvre de sa vie (il y en a une version en livre, je pense… mieux que rien) ,  enchevêtrement singulier de musique, de mots et d’images où elle raconte ce qu’a été sa vie.    L’admiration et la fascination de l’auteur sont tangibles, elles.  Et je peux tout à fait comprendre le besoin de lui rendre hommage.  Mais la forme m’a trop dérangée pour que j’apprécie réellement.

 

Mais, comme je le disais… comment ne pas être ému par Charlotte Salomon?

 

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Images prises sur Wikipedia

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