Anxiété, quand tu nous tiens…

2015-01-02 14.16.28

(La photo a été prise dans mon salon est représente une toile de Martine Tremblay, artiste de la région, dont je vous invite à aller voir le site)

 

Tiens… un billet où je raconte ma vie!  Ça faisait longtemps hein!  Mais vu que je me suis réveillée à 3h du matin en train de paniquer parce qu’il ventait et que l’abri tempo allait peut-être s’envoler, et peut-être tomber sur le toit du voisin et le briser, et peut-être occasionner une poursuite, et me ruiner, et scrapper mon voyage en Europe en 2016… je me suis dit que ça s’imposait.  Et que peut-être ça me ferait moins déconner dans les jours qui viennent…  Et bon, même si j’ai des petites rechutes, ça va mieux.  VRAIMENT mieux.  Et peut-être que ça peut montrer à d’autres que ça peut aller mieux, que c’est possible.  Quand on trouve la solution qui nous convient.

Oui, je sais, c’est sur un sujet dont j’ai déjà parlé… mais radoter, ça fait paartie de mon charme, ça a l’air.

 

Je vais vous parler d’anxiété.  De mon anxiété.  Yep. Là, vous allez vous dire… « Mais quel rapport avec les livres?!?! »  En fait, il y en a un tout petit mini!  Et vous le verrez à la fin!  Mais avant, je vais parler de moi.  Ben oui je tiens un blog, j’aime ça parler de moi!

 

Là, j’en entends quelques uns penser…

– Elle veut se faire plaindre et faire pitié…

– Elle veut nous donner des conseils à la con…

– On va avoir droit à un exposé scientifique sur l’anxiété…

 

En fait, non, pas du tout.  Je ne veux pas me faire plaindre parce que, justement, je ne suis pas à plaindre.  Ça va bien!  Je vais bien et depuis un bout de temps.  En fait, je vais bien depuis que j’en parle vraiment et que j’admets que ce n’est pas qu’une vaste blague.   Et non, je ne vais pas donner de conseils… mais je vais peut-être parler un peu de ceux que des gens, voulant bien faire, m’ont donnés!  Et question exposé scientifique, on repassera.   Le Pharmachien nous fait une jolie caricature ici... (moi, il me fait mourir de rire… mais bon, il peut être un peu raide parfois!).   Bref, je vous explique.

 

J’ai toujours été stressée.  Du moins, c’est comme ça que je nommais la façon dont je me sentais.  Stressée.  Mais c’est normal.  Tout le monde est stressé.  Tout va vite.  La pression sur tout le monde est énorme.   Si tu dis que tu es stressée à quelqu’un, dans 90% des cas, tu auras la réponse « moi aussi »… et la liste des raisons pour lesquelles il a plus de raisons que toi d’être stressé.   Donc, dans ma tête, c’était normal.   Je « retenais ça de ma mère » (à qui je ressemble psychologiquement, à un tel point que ça fait peur… mais elle a juste la folie un peu mieux placée que moi!).  Dans ma tête, c’était normal de paniquer au moment de recevoir les résultats d’un examen à l’école (pas au moment de le faire… ça, ça allait bizarrement super bien… j’étais super passeuse d’examens quand j’étais à l’école… j’avais toujours THE déclic en plein milieu de l’épreuve… vous direz que bon, si j’avais essayé  les exercices avant, je l’aurais peut-être eu avant, le foutu déclic… mais c’est une autre histoire!).  Dans ma tête, c’était normal de me réveiller la nuit pour faire un devoir parce que peut-être que je n’aurais pas le temps.  Et tout aussi normal de faire 99% des trucs à la dernière minute… parce que bon, stresser avant parce qu’on n’aura pas le temps, ça prend de l’énergie… et du temps!.  C’était normal aussi de m’imaginer le pire scénario avant chaque moment de ma vie.  Normal de s’imaginer le monde tout le temps « au cas où » il y a une épidémie de peste/grippe/autre-maladie-incurable et de freaker. Normal de refuser d’aller chez le médecin parce que j’anticipais trop une mauvaise nouvelle.  Normal de ne pas pouvoir écouter une émission sur la fin du monde pour cause de nuits d’insomnie obligatoire après.   Normal de jouer à « et si… » jusqu’aux petites heures du matin.  Normal de masquer ça en devenant tellement hyper parfois que j’avais du mal à respirer et que je devais me concentrer pour ne pas oublier de le faire.

 

Anyway, quand tu ne dors pas pendant des nuits, un moment donné, ça finit par paraître.   Mais je suis une fille forte, moi.  Il n’y a personne d’autre qui freake pour ça et tout le monde est soumis aux mêmes contraintes… du coup YES WE CAN!   Et surtout, chuuuuut.  Ferme. Ta. Gueule.  Et contente-toi d’avoir l’air d’une extraterrestre!

 

Chez moi, ça se manifestait extérieurement surtout par de l’hypocondrie.  Mais pas de la petite hypocondrie, là…  Le genre carabiné.  Le genre qui te pourrit la vie, mais D’APLOMB!    Vous savez, pour moi, ça a toujours été normal de penser qu’un mal de tête est une tumeur au cerveau.  Forcément.  Ca se peut.  Et un bouton enkysté?  C’est un cancer!  Ben quoi, c’est ce qui est arrivé au héros de roman Harlequin que j’ai lu la semaine passée.  Juste quand je commençais à être heureuse (souuuuvenir ému de mes 17 ans…  je suis certaine que le copain que j’avais à cette époque s’en souvient encore…).  Je n’ai pas 100% à un examen (et je ne niaise même pas), c’était un début d’Alzheimer précoce, j’allais perdre mon intelligence et devenir légume… et mon intelligence, c’est touuut ce que j’ai (Ça, ce sont mes 14 ans…  pas étonnant que je n’aie jamais osé les drogues chimiques).   Une nuit où j’ai transpiré?  Ca y est, c’est le sida!  Même quand on a 9 ans, qu’on a jamais vu une b… de proche et qu’on n’aurait, en fait, pas trop su quoi faire avec.  Mais c’est un symptôme… je l’ai vu à l’expo-science!  Ma première vraie crise d’angoisse… je me souviens que j’ai failli m’évanouir et que je n’ai jamais eu aussi chaud de ma vie.    Je m’accroche sur un clou?  J’ai l’hépatite, ça y est.  Quelqu’un a touché ma main et il a saigné du nez avant?  Qu’importe si je n’ai pas de bobo sur la main, que le sang est sec et qu’en fait, je n’en ai même pas sur la main… c’est MICROSCOPIQUE ces machins… j’ai peut-être le VIH!   Ceux qui se souviennent de mon « cancer du coccyx » pendant que j’étais en Grèce ont cru que j’étais cinglée (finalement, c’est de l’arthrose… je suis juste vieille, pas malade).  J’ai eu la peste (un abcès derrière une oreille), la variole (deux gros gros boutons en même temps), l’Ebola (une indigestion) et le H1N1.  Pour de vrai.  Et bizarrement, quand c’est arrivé, j’étais a moins stressée de la gagne.

 

Ceux qui me connaissaient en 2009 gardent, je suis certaine, un souvenir ému de ma SLA carabinée, qui m’a fait péter les plombs.

 

Mais là, vraiment.

 

Vous avez déjà vu un ours en cage?  Ben j’étais comme ça.  Je passais mes JOURNÉES à me regarder les mains pour voir si j’avais des fasciculations musculaires.  J’analysais le moindre de mes efforts musculaires pour voir si c’était plus ou moins dur qu’avant.   Je ne pensais qu’à ça.  Je ne dormais plus.  À toute les fois que je voyais quelqu’un qui marchait dans la rue, je me disais « maudit chanceux ».  J’anticipais les prochaines étapes, mon voyage à New York probablement en chaise roulante…

 

Bref, l’enfer sur terre.  Il a fallu que bébé-frère me traîne à l’urgence.  Parce qu’aller à l’hôpital?  Jaaaaamais!  Au cas où ils me disent que j’ai raison!  Et je suis juste INCAPABLE d’attendre des résultats d’examens.  Je ne suis pas capable de m’éloigner de mon téléphone et je ne vis plus pendant ce laps de temps.  Du coup, je n’en passe jamais.  Ouais… call me contradictoire.

 

Anyway, je suis hypocondriaque.  Je suis hyper vigilante pour ce qui concerne mon corps, toutes les sensations.  Je remarque tout.  La maladie, je n’ai pas de contrôle.  Ce n’est pas MA faute.  Ce n’est pas parce que je ne suis pas forte, parce que je suis moins solide qu’une autre.  Ca ne dépend pas de moi.  Contrairement au boulot où à ma vie en général.  Ça, pas le droit d’être faible…  mais la maladie, ça, ça passait dans mon étrange caboche dérangée…

 

… tout en pensant que tout le monde était comme ça… mais qu’ils le cachaient mieux.

 

Toute façon, quand j’en parlais, mettons que je n’avais pas vraiment de compassion!  Les gens sont gentils et veulent bien faire… mais sérieux, dans l’état où je suis quand je freake, ya rien à faire… et je leur répond dans ma tête…

Eux: Mais calme toi donc… Prends une grande respiration, ça va aller mieux!

Moi:   Ben oui, beau fin-fin… j’ai xxx de QI, c’est OFFICIEL que je n’ai jamais pensé à ça toute seule hein!  Jaaaaamais je n’aurais eu une telle idée!  Regarde, Bozo, je t’appelle à 3h du matin parce que je pense que j’ai un cancer généralisé du trapèze (un muscle du dos), je te dérange, et je réveille tout le monde… OF COURSE que c’était ma première solution!

 

Eux: Ben non, c’est pas ça… tu aurais aussi ça, et ça…

Moi: Biiiiiip, mauvaise réponse.  Combien tu gages que dans 2 heures, je vais les avoir tous, les foutus symptomes dont tu viens de me parler?  Ok, 2 jours, avec un peu de chance.  J’ai un talent INFINI pour somatiser tous les symptomes possibles et inimaginables!

 

Eux: Et le yoga (ou méditation)?   Moi, ça a fonctionné quand j’ai déménagé et que j’étais stressé. 

Moi: Ca non plus, jamais pensé, voyons!  Jamais même essayé genre… 10 fois!  Mon problème, c’est que je suis INCAPABLE de me vider la tête et d’arrêter ces pensées qui tournent en boucle.  C’est officiel que me concentrer sur mon corps, ça m’aide au boutte!  Comme si je n’y pensais pas assez comme ça.  T’as déjà essayé de faire du yoga en te demandant chaque fois si c’était plus ou moins dur hier (parce que tes muscles, dans ta tête, sont en train de se ratatiner??).  Ouais, c’est ce que je me disais.

Ceci dit, quand je ne suis pas en crise, ça peut aider, oui… mais visiblement, ça ne m’en ferait pas sortir!

 

Eux: Tu cherches juste à attirer l’attention!

Ben oui.  J’aime ça, d’abord, me sentir de même.  Je choisis ça.  Of course.   Genre que c’est COMME ÇA que je veux que les gens se souviennent de moi.  Une folledingue qui ne se contrôle pas.  Je fais exprès, d’abord!

Encore une fois, c’est peut-être inconscient… mais quand quelqu’un me disait ça, j’avais juste le goût de leur en amancher une en pleine face!

 

Eux: C’est très très improbable… ya quoi… une chance sur 1 000 000?

Moi: Oui mais elle exiiiiiiiiiste cette chance!  … … Non?

 

Eux: Eh que t’es donc une petite nature!  Moi, j’ai survécu à ça, à ça et à ça… pis regarde, j’ai jamais arrêté une minute (air fier de lui)

Moi: Grumble grumble grumble… ben oui, t’es bon, t’es beau, t’es capable pis moi je suis folle… je me sens pas assez mal de même, faut que t’en rajoute, espèce de c…!

 

Eux: Eh que t’es donc drama queen!

Moi: Crisse, si j’étais juste drama queen, penses-tu VRAIMENT que je choisirais ça comme show?  Je choisirais un truc hot avec Bradley Cooper, genre… pas la cinglée de service qui ne se contrôle pas!

 

Eux: Tu te cherches juste une raison pour arrêter de travailler et avoir des vacances à nos frais…

Moi: Noooooooon, ne m’arrêtez paaaaas de travailler!  Si je ne travaille pas, je vais penser à ça touuuute la journée!

Mais il faut bien admettre que je n’était pas la plus… efficace!

 

Bien évidemment, j’ai dû finir par m’arrêter.   J’ai dû piler sur mon orgueil.  Et surtout sur mes préjugés.  Parce que oui,  je fais partie de celles qui n’ont « pas tenu le coup ».  Et oui, je jugeais avant.  Au boutte à part de ça.  J’étais tellement mal moi-même que je ne pouvais m’empêcher de me dire des horreurs dans ma tête, sur ceux qui « profitaient du système » et qui étaient arrêtés.  Je ne voulais pas ça, hein.  Non, pas moi.  J’étais forte.  Et surtout, je n’étais pas MALADE!

 

Finalement, ça a pris 7 mois et quelque hors du travail pour me remettre sur pieds.  En 2012.   Une année que je ne voudrais pas revivre mais qui, finalement, a été une bonne chose.  Parce que je vais mieux.  Et que j’ai eu la révélation de ma VIE… non, ce n’était pas « normal » tout ça.   Je n’étais pas obligée de vivre dans cette angoisse constante.   Oui, je suis anxieuse.  Et oui, je vais le rester.

 

Et non, pour moi, la psychothérapie n’a pas suffi.  Elle ne suffit toujours pas, malgré le suivi.  Et ça, ça a été mon gros deuil à faire.  Le vrai de vrai.    Toute seule, je n’arrive pas à gérer.  En fait, je survivrais… mais de quelle manière?!?!   J’ai choisi que ma vie ne serait pas un combat constant.   Je ne suis pas obligée de subir ça.   Allez-y, jugez-moi.

 

Maintenant, vous pouvez me dire que « la société est droguée », que « tout le monde marche sur les pilules et que c’est le mal », que « je n’ai pas fait assez d’efforts ».  Go.  Portez des jugements et dites-moi que ça contrevient à vos valeurs.  Ne vous gênez même pas.

 

J’assume.   Et je le dis haut et fort parce que j’en ai un peu assez que ce soit tabou.  Que ce soit une honte.  Du coup, j’ai décidé que pour moi, ce ne le serait pas.  Parce que, croyez-moi, dans ma petite tête, la chose la plus courageuse que j’ai faite, ça a a été d’aller chercher de l’aide… et d’accepter de les prendre, ces foutues pilules.   Et de continuer à les prendre pendant l’ajustement… parce que croyez-moi, ça n’a pas été facile tous les jours (Fabienne et Yueyin se souviendront de Karine-qui-essaie-d’expliquer-un-truc-simple-et-qui-n’y-arrive-pas-mais-pas-du-tout… traumatisant!)

 

 

Et voici maintenant le lien avec les livres…

 

En connaissez-vous, des romans qui traitent du sujet?  Pas des histoires vécues, juste des romans, jeunesse ou pas, qui parlent d’anxiété/troubles anxieux/hypocondrie.

 

Parce que je serais bien preneuse pour les titres.  Récemment j’ai lu « Girl online » écrit par je-ne-sais-qui pour le compte de Zoe Sugg (youtubeuse connue que je ne connaissais pas, of course), qui en traitait du sujet de façon assez parlante, même si les manifestations de l’héroïne sont super différentes des miennes.   Mais finalement, je réalise que, de mémoire, je n’ai pas d’autre idée.

 

Donc, of course, je veux les vôtres!

Ouais, je suis une grosse profiteuse!

 

(Avant qu’on ne me le reproche… ce billet n’est pas pour vanter la médication. C’était le meilleur choix pour MOI, pas pour tout le monde.  Chacun a des besoins différents, chacun fait des choix différents, et c’est bien correct comme ça.  Si j’avais pu m’en passer, je l’aurais fait.  Je ne peux pas.   C’est tout!)

 

(55 commentaires)

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  1. Je vais te conseiller un livre que je n’ai pas lu…mais que je veux lire un jour 😉 Son titre est La peur d’avoir peur d’André Marchand. Accepter d’être une personne anxieuse, c’est déjà un premier pas. Moi aussi, je vis ce genre de choses…le tai chi m’aide, mes proches m’aident et on arrive même à en rire 🙂 Cela ne fait pas de nous des mauvaises personnes, juste peut-être très sensibles 😉

    1. Tu sais, maintenant, ça va et ça m’arrive beaucoup moins… et quand ça arrive, je contrôle beaucoup mieux, en fait. Je ne voulais pas avoir l’air trop athétique parce que sérieux, ça va, depuis les deux dernières années. Et je suis capable d’en parler!

  2. Je me retrouve dans ce que tu dis ici, à tel point que durant une période , qui dure encore un peu mais moins intensément, je ne parvenais pas à lire un livre dans lequel un des personnages était malade, c’est ainsi que je ne suis pas allée plus loin que la page 4 d’un roman de Douglas Kennedy, c’est dire ! Ces derniers temps je me bourre de trucs Déstress, de magnésium, j’ai des palpitations, des crises d’angoisse qui s’amplifient parce que bien sûr je fais une crise cardiaque 😉 ! Bref, je crains de ne pas t’être d’une grande aide, sauf peut-être que cela peut te faire du bien de savoir que tu n’es pas la seule !

    1. Pareil pour les livres… je pensais que j’étais guérie, en fait… mais j’ai lu Mailman… et j’ai réalisé que bon, peut-être pas tout à fait! :)) Mais je vais beaucoup mieux, sérieux… je n’écrivais pas ce billet pour avoir de l’aide, vu que sérieux, je m’en sors plutôt bien. C’était plutôt le contraire, pour pouvoir montrer que c’est possible de s’en sortir. Je pense que j’ai un pue manqué mon coup! Mais non, je ne suis pas toute seule et c’est pour ça que j’en parle… pour que tout le monde sache qu’ils ne sont pas seuls. Et que c’est ok!

  3. Coucou Karine :-),
    Je suis une grande anxieuse aussi, je me reconnais dans cette difficulté à penser à autre chose quand l’inquiétude me ronge.
    Je me reconnais assez dans le commentaire de George également, il m’est arrivé en cas de crise d’avoir les pulsations qui montaient à 110 et la tension à 19 (je le sais parce qu’une fois ça m’a pris alors que j’étais à l’hôpital pour autre chose) et au lieu d’y voir les manifestations d’une crise d angoisse, j’ai peur que ce soit les symptômes d’une autre maladie.
    Quand la crise est passée j’en rigole… ma sœur est un peu pareil aussi ce qui nous aide à relativiser.
    Je te dirais la même chose que George, tu n’es pas seule.
    Bonne année Karine 🙂

    1. Pareil pour les manifestations… c’était forcément autre chose! maintenant, j’en ris, parce que je SAIS, même quand je suis dedans, que c’est fou-brac! Je le SAIS! Maintenant, je le vire en joke… comme je dis, je suis la plus grande miraculée de tous les temps… va falloir que je crée une religion!

  4. Oh la la bienvenue au club ! Crise d’angoisse, spasmophilie, nuits sans sommeil…il y a des traitements pour ça. Il ne faut pas hésiter à les prendre parce que cela fait du… BIEN !!!
    Et tu as raison d’en parler…

    1. Moi, en tout cas, ça a changé ma vie. Et ça va bien maintenant. Quand on a pas de pensées qui tournent, on peut voir le vrai problème… et travailler dessus :)) Ca aussi ça fait du bien!

  5. ton billet est très touchant car il permet aux gens qui ne savent pas de comprendre comment ça se passe pour ceux qui souffrent à l’intérieur. Ne te culpabilise pas (ou n’écoute pas ceux qui voudraient te culpabiliser) : si les médicaments existent c’est pour une raison et si tu en as besoin pour vivre normalement, quel mal y a t il à aller bien (ce n’est pas comme si tu te soignais à la cocaïne 😉 Je n’ai pas en tête des romans avec des personnages anxieux mais j’ai lu une BD qui raconte ce phénomène (c’est plus un témoignage) : « L’effet pas kiss cool » de Leslie Plée : http://ennalit.canalblog.com/archives/2012/06/24/24454905.html
    Je t’embrasse!

    1. Oh, merci! Je note ça! C’est un sujet au sujet duquel je n’ai pas lu souvent, et toutes les fois que j’ai lu à ce propos, ça se résolvait par une méthode non-traditionnelle, méditation… un truc qui passe mieux, tu vois. Je note, ne serait-ce que pour voir!

  6. Et belle année 2015 ! 🙂

    1. Merci! Une belle année 2015 à toi aussi!

  7. Je n’ai hélas rien à te conseiller (à part du Xanax, mais bon, ce n’est pas un livre hein?!!!) Et maintenant tu te sens mieux? L’écriture (et la lecture) sont aussi des bonnes thérapies pour l’anxiété! Bises et bon week-end!

    1. Nope… à moins qu’il y ait un livre qui s’appelle Xanax :)) Et oui, sérieux, ça va vraiment beaucoup mieux. C’est pour ça que j’en parle!

  8. Tu sais à quel point je comprends tout ça miss, c’est d’ailleurs la raison de mon amour pour la romance! 😉
    Du coup, je vais réfléchir, mais je crois que je fuis meme les romances qui parlent de ça… Ca m’interesserait bien pourtant!

    1. Moi je suis à l’étape où je veux vraiment lire sur le sujet… auto-thérapie, peut-être. Mais oui, je sais que tu comprends!

  9. Ah l’anxiété ! une vieille complice pour moi, mieux apprivoisée depuis un bon moment, mais elle me collera toujours à la peau, le mieux c’est de faire avec comme on peut. Je ne vois pas de roman traitant vraiment du sujet, si jamais un titre me revient, ou si j’en trouve un, je te fais signe ..

    1. Oui, c’est ça. On l’apprivoise, on vit avec, mais elle reste avec nous hein!

  10. Pas de livre à te conseiller, juste une petite pensée amicale, en passant… Je t’envoie plein de bises ! 😉

    1. Merci! xxx

  11. Bravo de pouvoir en parler, c’est une sacrée étape. Je n’avais jamais pris de petits comprimés jusqu’à un coup dur cet été ( en rapport avec un de mes enfants) et même si ça va mieux je ne ne suis pas encore capable de m’en passer, alors on verra bien….
    En revanche je n’ai pas de lecture en tête sur le sujet
    biz

    1. Ce n’est pas facile à trouver, on dirait, ce genre de roman! Mais bon, oui en parler c’est vital pour moi. Parce que j’en ai marre de cacher ça. C’est moi et c’est tout! Et gros bisous pour ce que tu as vécu.

  12. Étant agoraphobe je crois que je saisis très bien 😉

    1. Ah oui, autre contexte, même sentiment, hein!

  13. Bravo pour ton «coming out» 😉 je suis sûre que tu vas aider plein d’autres gens qui n’arrivent pas à en parler… Car tu as raison, c’est encore tabou!
    Pas d’idée de livres, mais je vais y penser!

  14. Je connais quelqu’un qui est anxieux (même si c’est plus ou moins aigu selon les périodes) et qui prend aussi des médicaments, je sais donc à quel point ça peut être difficile… et à quel point on se sent impuissant quand la personne est en crise et que rien de ce qu’on dit ne semble aider !
    Bon courage, je souhaite que tu ailles mieux !

    1. JE confirme, en crise, ya pas grand chose qui aide. Moi, sérieux, il fallait me secouer un peu, me saisir pour que je sorte de ma follerie. MAis là, sérieux, ça va beaucoup mieux. Vraiment :))

  15. Merci, c’est super d’oser parler des problèmes psychologiques et du recours parfois nécessaire aux médicaments.Ce sujet est perpétuellement tabou et on ne peut pas l’aborder en public sous peine de passer pour folle et surtout ne jamais avouer prendre des anxiolytiques sinon on te regarde comme une droguée. Pourtant je suis certaine qu’on est nombreux à avoir eu besoin à un moment ou un autre de ce secours .C’est mon cas, et ton message m’a fait un grand bien car le plus difficile c’est de se croire seule.J’ai lu un livre sur les différentes névroses que j’ai apprécié Alistair Campbell Tout est dans la tête mais je ne sais pas si il peut te convenir car il ne donne pas de recette puisque le psychiatre qui suit ces personnes névrosés se retrouve également à une période angoissée de sa vie.ce qui m’a plu dans ce roman c’est le témoignages de ces souffrances qui m’a permis de me sentir moins seule et moins coupable dans mon comportement. je ne suis pas hypocondriaque et je ne sais pas comment tu le ressentiras à toi de juger . par contre pour finir sur une note positive.Tu parles d’un voyage en Europe est ce que la France fait partie de ton voyage? les projets voilà un super remède avec du positif ( j’aime l’humour de ton pharmachien ) passe une très bonne année 2015 et a bientôt sur ton blog

    1. Le pharmachien me fait mourir de rire. Bon, il est parfois un peu condescendant mais qu’importe! Je prends ton ouvrage en note. En fait, je chercher surtout à lire sur le sujet, parce que côté « me faire du bien », ce n’est plus nécessairement mon besoin. Mais je tiens à en parler, justement pour la raison que tu évoques… se sentir moins seule et peut-être donner un peu d’espoir à certains!

  16. Anxieuse, oui ! mais beaucoup moins que toi !
    Allez, je te bise…

    1. Dans mon cas, c’était super problématique. Là, ça va super donc je peux en parler! Et ça dédramatise!

  17. Je suis fière de toi mon amie! Fière de ton cheminement! C’est drôle mais on a passée beaucoup de temps ensemble en cette difficile année 2012, et malgré le fait qu’on était au plus bas, qu’on ne faisait pas grand chose a part glander, ben j’en suis sortie grandi, avec un bon bagage pour passer à travers les moments moins évidents…

    1. Oui, moi aussi. Tu m’as donné un sérieux coup de main juste en étant là pendant cette année-là. Mais là, je m’ennuie mon amie… il faut se voir bientôt!

  18. Ah, ma tite toi! 😮
    On avait évoqué, lors de notre brève rencontre au SLM en novembre, la possibilité que tu voies à avoir une consultation en neuro-psy pour un TDAH. Ok, je sais, c’est la « mode », le TDAH. Mais tu décris ici pas mal TOUS les symptômes. Et l’anxiété et l’hypocondrie en font partie.
    Bref. Je n’ajoute ici que d’autres conseils à tous ceux que tu as pu avoir jusqu’à présent. Désolée!!! :p

    Et zut pour les lectures…

    1. On dirait que ce n,est pas facile à trouver, des lectures sur ce thème… Pour le TDAH, vu que j’ai un un cursus scolaire un peu inhabituel, j’ai déjà passé beauuuucoup de tests psychométriques… et même si j’ai des symptômes, je ne « cote » pas du tout du tout dans le TDAH à part dans les questionnaires… Quand j’ai parlé de mon idée de TDAH à mes collègues neuropsy, ils ont un peu ri de moi, en fait… mais bon, je ne sais pas ce qui explique quoi.. mais je suis sous contrôle pour l’instant alors je vais attendre un peu avant de pousser pour autre chose.

  19. Allo Karine,

    C’est drôle je suis tombée sur ton blog par amour des livres et le titre de ton billet m’a attiré puisque je suis une vraie de vraie anxieuse assumée mais pas guérie. Tu me ressembles énormément, j’ai bien rit en te lisant !!!! J’ai lu beaucoup sur le sujet et j’ai jamais vraiment trouvé le miracle qui me libérerait de cette anxiété, je suis médicamenté depuis quelques années, ça m’aide et j’ai essayé sans et mon anxiété revient assez vite malheureusement!!!! La psycho m’a aidé à me comprendre, j’adore lire là dessus mais je ne m’attend plus à guérir totalement et je m’en porte assez bien quand même!!!! Il y a juste que mon corps réagit sans mon accord mais bon ca fait partie de l’anxiété. Moi le Yoga ça me stress!!!!!! Bon, pour les livres, il y a « guérir à gorge déployée » de Patrice Coquereau, je ne l’ai pas lu mais je vais m’y attaquer bientôt!!!! Il y a aussi Bouddha en pyjama que j’ai beaucoup aimé, il parle de méditation mais ça explique vraiment bien notre esprit qui se tire partout!!!! J’essai de méditer, je ne perd rien d’essayer…. bon si tu as le gout d’échanger sur le sujet, ça me fera plaisir!!!! Ha l’anxiété on s’en passerait tellement…..

    1. Voilà, moi non plus je ne m’attends plus à ne plus être anxieuse… et une fois que cette attente a disparu, ça m’a beaucoup aidée. Et merci pour les suggestions, je vais aller fouiner de ce côté-là! Merci pour ton témoignage!

  20. Je te comprends tout à fait et tu es très courageuse d’en parler… Je suis moi aussi une anxieuse mais surtout depuis mes nombreuses opérations depuis 2006 (quatre en huit ans ça fait quand même pas mal) et depuis j’ai toujours peur que ça revienne et comme toi j’ai tellement peur que je n’ose même pas aller chez le docteur, du coup il faut que je sois au bord de l’agonie pour y aller ;0) Alors tu vois je comprends tout à fait ce que tu ressens… Pour la médication je suis contre (pour moi même bien sûr, pas pour les autres) pour la seule et bonne raison que le chimique ça me cause souvent problème, j’ai déjà fait tant d’allergie… Mais là je suis tant déprimée par les derniers évènements de décembre que je me demande si je ne vais pas changer d’avis ;0) Je t’embrasse et souhaitons nous d’aller bien mieux en 2015…

    1. Je te souhaite un bien meilleur début d’année, en tout cas. Et oui, on peut réagir chacun à notre manière et choisir les solutions qui nous conviennent, peu importe la raison. Et pareil pour le docteur… je ne veux pas du tout savoir ce que je pourrais bien avoir. C’est fou, pourtant… des fois, ça me permettrait de m’arrêter de m’inquiéter… mais j’ai quand même des relents, hein!

  21. Très intéressant ! je me retrouve un peu dans ton billet, avec mes particularités évidemment ! Mais je sais qu’il y avait chez moi une grande souffrance surtout de ne pas être comprise par « les autres », qui minimisent toujours un peu ce problème. je m’en suis sortie à ma manière, avec l’aide de médocs, d’analyse aussi, et un grand travail sur moi, mais quelle lutte. Ton témoignage me parle beaucoup…

    1. Chachun est différent, en effet… et la bonne solution est également différente pour chacun. Et je suis fière d’être en contrôle! J’imagine que tu l’es aussi.

  22. bravo ma karine, haut les coeurs, tu vas mieux et ça c’est bien…

    1. Voilà, c’est l’important!

  23. Pas d’idées de roman mais un gros coucou en passant!

    1. :))))

  24. J’étais pareille pour les examens. Je stressais comme une dingue des jours avant de le passer, j’étais obligée d’y aller sous anxiolytiques (sinon je ne pouvais pas franchir la porte de la salle ^^) mais une fois que j’étais devant ma feuille, toute mon anxiété s’envolait comme par magie. Par contre, à peine sortie de l’épreuve, je recommençais à stresser comme une folle, en disant à tout le monde que je m’étais totalement loupée, etc. Pour le bac, j’ai tellement stressé mes parents qu’ils ont perdu 3 kilos chacun (je ne déconne pas :-D) !

    Quant aux gens… Seuls ceux qui le vivent et qui savent ce que c’est peuvent comprendre. Les autres, eh bien les gentils ils essaient mais tu vois bien que malgré toute leur bonne volonté ils n’y arrivent pas. Les moins gentils, ils pensent que tu aimes faire ton intéressante parce que bien sûr, tu n’as que ça à faire de ta vie, hein. Comme je dis toujours, si vous croyez que ça m’amuse d’avoir peur de sortir de chez moi, ne serait-ce que pour aller chercher le courrier ou le pain, et d’être terrifiée en permanence par le monde extérieur et par les gens (oui je suis une grooooosse agoraphobe, et si je m’écoutais je vivrais recluse chez moi ^^). Et les vraiment pas gentils, ils pensent juste que tu es bonne pour l’asile.

    Avec le temps je m’y suis faite. Puis ça permet de faire le tri et ne garder que les vrais amis, ceux qui t’acceptent avec tes « bizarreries ». J’en ai toujours parlé autour de moi, je n’ai jamais caché que je souffrais du syndrome d’anxiété généralisée, j’ai choisi d’en rire et parfois même j’en joue. Bon j’avoue qu’en plus j’ai vraiment un coté drama-queen 😀

    Je suis sous anxios depuis l’adolescence. Après j’ai des périodes où je les prends moins, même des périodes où je n’en prends pas du tout. Mais clairement sans les médocs, il y a longtemps que je n’aurais plus du tout de vie 🙂 Je ne pourrais jamais arrêter totalement, toute ma vie je serai dépendante de mes xioxios comme je les appelle. Et alors ? Rien à frapper de ce que pensent les gens !

    1. Oui, moi aussi j’ai un côté drama queen… et maintenant, je ris de moi-même alors ce n’est plus un secret… Pour les examens, c’était juste après. Avant, pas du tout… I’m weird! Et oui je pense que les gens ne peuvent pas comprendre quand on a un freak out. Je ne suis pas agoraphobe alors même en vivant l’anxiété, je ne peux même pas m’imaginer ce que ça peut être et que quelqu’un puisse stresser pour ça. Même en connaissant l’anxiété. C’est fou pareil.

  25. Ah sinon je ne l’ai pas encore lu mais on m’a conseillé la BD d’Olivia Hagimont :  » Ça n’a pas l’air d’aller du tout ! ou comment les crises de panique me sont tombées dessus », il paraît que c’est très drôle.

    1. Merci, bonne idée! Je ne la trouve pas là maintenant dans mes marchands de vice habituels… mais je garde ça en tête!

      1. Je reviens signaler qu’au hasard d’un blog, je viens de tomber sur un livre intitulé « Confession d’un hypocondriaque » de Christophe Ruaults:-)

        1. Thanks!

          1. Bonjour!

            Je suis l’auteure de « Ca n’a pas l’air d’aller ». Je viens de lire votre billet, très bien écrit et très juste.
            Bon courage à tous et toutes, nous ne sommes pas seul(e)s!
            Sachez que dans chaque commune, il y a un CMP (centre médico psychologique), pour entamer une thérapie gratuite, n’hésitez pas, ce sont des gens très très compétents.
            Perso, arrivée en 2015, et ayant identifié la source de ma panique, mes angoisses et mon agoraphobie, j’ai réussi à enlever cette source, manque de bol, c’était quelqu’un de ma famille que j’aimais plus que moi. Depuis, ça va beaucoup mieux, mais je n’ai pas réussi à reprendre les transports en commun depuis 1 an, je vais bientôt me lancer!

            Le livre est dispo ici:
            http://www.amazon.fr/daller-comment-crises-panique-tombees/dp/2738128076

          2. Merci pour le lien! Je vais fouiner de côté.

  26. Bonsoir!

    Voici ma suggestion écrit par Robert Ladouceur!

    http://www.renaud-bray.com/Livres_Produit.aspx?id=1147669&def=Arr%c3%aatez+de+vous+faire+du+souci…+N.+%c3%a9d.%2cLADOUCEUR%2c+ROBERT+%26+AL%2c9782738125781

    Personnellement, il m’a beaucoup aidé!

    1. Merci! Je vais fouiner!

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