Ace of Spades – Faridah Àbíké-Íyímídé

J’ai choisi de lire ce roman dans ma quête de nouveaux livres de type Dark Academia. On m’a souvent proposé celui-ci et il m’avait été présenté comme une Dark Academia dans une école secondaire, avec des héros noirs. Entendons-nous, je l’ai davantage vu comme un thriller jeune adulte « set in school » mais peu importe car après avoir cessé une atmosphère prégnante et studieuse , j’ai passé un très bon moment.

De quoi ça parle

Premier jour de la dernière année du secondaire pour Devon et Chiamaka, les deux seuls élèves noirs de l’académie Niveus, un riche établissement destinés aux grandes fortunes. Ils ne fréquentent pas du tout les mêmes cercles, viennent de milieux très différents, Chiamaka étant la It girl et Devon un boursier très réservé. Ils ne s’apprécient même pas tant que ça. Toutefois, quand des messages textes commencent à arriver sur tous les téléphones de l’école, révélant leurs plus sombres secrets et leurs failles, leur univers et leurs espoirs semblent s’écrouler. Aces a pris le contrôle.

Mon avis

Tel que mentionné au début du roman, les débuts ont été un peu difficiles car je ne cherchais pas la bonne chose dans ce roman. Je m’attendais à une atmosphère particulière et ce n’est pas ce que j’y ai trouvé. Au départ, je me croyais dans Gossip Girl, puis en fait, non. Les choses se précipitent, les horreurs s’accumulent pour les deux personnages principaux sans nous laisser le temps de souffler. Bref, c’est rapide et ça dégénère. Nous n’avons pas du tout ce sentiment de avant/après que l’on retrouve souvent en Dark Academia. Toutefois, après un moment, quand j’ai compris le propos de l’auteur, je n’ai plus pu le lâcher et j’ai laissé derrière moi les invraisemblances pour m’immerger dans cette quête folle : qui cherche à leur nuire et pourquoi.

Entendons-nous, le « pourquoi » est hyper évident pour nous dès le départ et c’est presque rageant de les voir se poser toutes les mauvaises questions alors que pour le lecteur, c’est hyper clair. Devon a une existence vraiment difficile, à croire que tout lui tombe dessus et Chiamaka est prête à tout pour réussir et être au top. On met un moment à l’apprécier et quand on voit sa lucidité à propos dans le monde dans lequel elle évolue, ça nous offre un portrait très triste. On y parle bien entendu de racisme, d’homophobie (beaucoup de queerness dans tout ça) et l’autrice réussit réellement à nous faire ressentir la solitude des personnages qui ne peuvent se fier à personne, pas même aux autorités, ce qui explique peut-être certaines de leurs réactions.

Certains ont reproché au roman d’ête caricatural/exagéré et je peux comprendre pourquoi. Selon moi, c’est clairement fait exprès, comme quand on grossit le trait pour faire comprendre les subtilités par la suite. Le procédé permet toutefois de mettre en lumière certaines réalités et surtout le sentiment des personnes noires qui se sentent noyés dans un océan de blancheur et pour qui les règles semblent différentes. J’ai beaucoup aimé le fait que les deux personnages principaux, bien que les deux seuls noirs de l’école, soient très différents et ne soient pas proches. On évite les généralisations. Bref, un thriller qui fait vraiment peur, des protagonistes qui sont loin d’être parfaits et des pages qui se tournent toutes seules. J’ai aussi vu que le roman était « lent »… je dois avoir un sens de la lenteur vraiment fucked up car il me semble que ça n’arrête jamais! Bref, j’ai beaucoup aimé!

1 Commentaire

  1. à lire donc quand mon rythme de sollicitations baissera un peu

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.