A heart in a Body in the World – Deb Caletti

Le comment du pourquoi

La couverture. Ni plus, ni moins. Une fille qui court, une larme, l’idée du corps dans le monde d’aujourd’hui, ça m’a bien parlé!

De quoi ça parle

Un jour, dans un fast food de Seattle, deux mecs un peu saouls font des commentaires à Annabelle Agnelli, 17 ans. Dans le parking, l’angoisse monte, jusqu’à devenir incontrôlable. Et Annabelle, marathonienne, se met à courir droit devant elle. Et comme ça, sans préparation ni rien, elle décide de traverser les États-Unis à la course. À travers ces pages, nous allons la suivre dans son périple où elle est accompagnée de son grand-père et de son RV et petit à petit, nous allons comprendre ce qui l’a menée là.

Mon avis

Quelle agréable surprise que ce roman! Je souhaite de tout coeur qu’il soit traduit, même si une partie des thèmes est davantage relié à la réalité américaine. Sérieusement, j’ai trouvé hyper réussi le portrait de cette jeune femme qui a vu sa vie s’arrêter il y a quelques mois, alors que la tragédie a fait irruption dans sa vie. Elle est clairement en choc post-traumatique, ne se reconnaît plus, a perdu ses repères et ne sait plus du tout ce qu’il y a devant elle. Son périple est complètement désorganisé, elle n’a aucune idée de pourquoi elle court, sinon parce qu’elle ne sait pas quoi faire d’autre.

Petit à petit, nous allons faire la connaissance avec l’adolescente qu’elle était, en dernière année avant d’entrer à l’université, avec des amis, des rêves et une vie normale. Elle n’avait rien de spécial, était populaire sans être la reine des abeilles. Elle sent le malaise poindre quand arrive un nouvel élève, qui semble plutôt gentil au départ mais qui, on le sait très vite, est responsable de ce qui va arriver ensuite. En effet, pour elle, c’est The Taker, celui qui lui a tout pris. Nous allons la suivre dans cette vie d’avant pendant plusieurs mois, nous allons voir les choses arriver et avoir le coeur serré d’avance car même si les choses ne sont pas nommées, on les voit venir. Je ne parlerai pas du thème principal, mais ce n’est pas un secret pour autant. Je préfère juste que vous faissiez le voyage avec une Annabelle en petits morceaux, que vous viviez avec elle le fait rassembler les pièces éclatées, et à comprendre petit à petit ce que va être son combat, alors qu’elle n’en a aucune idée au départ.

Certes, à un moment, on peut se dire qu’il y a des longueurs, qu’Annabelle semble progresser pour retomber aussitôt mais c’est hyper réaliste et j’ai beaucoup aimé que la vision fragmentée du départ se construise petit à petit, autant pour l’héroïne que pour le lecteur. Le côté désorganisé, parfois centré sur des détails, réussit à nous faire comprendre la psyché de la jeune fille, qui n’est pas capable de regarder les choses en face et qui se centre sur ce qu’elle peut supporter.

Bref, une très belle histoire, où la famille demeure centrale, même si elle est parfois éloignée. Un roman qui parle de coeurs, d’amours, d’amitiés et de solidarité. Vraiment j’ai aimé.

(8 commentaires)

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  1. Un peu psychologique aussi, non ?

    1. Oui, très. On explore la guérison de cette jeune fille plus qu’autre chose.

  2. Il n’y a plus qu’à attendre la traduction ! Oh comme j’aimerais être bilingue par moments !

    1. J’avoue que je trouve ça ben pratique en lecture! J’espère qu’il sera traduit parce qu’il vaut le coup.

  3. tu me donnes vraiment envie !!!

    1. Je pense que ça peut vraiment te plaire, même si c’est axé davantage sur le parcours personnel que sur la romance.

  4. Hello!
    Once again, you rode books I don’t know! Okay, je reviens au français. Et tu me sembles avoir chroniqué en ce mois de mai, des livres dont tu lisais des adaptations.
    Et c’est cette couverture qui m’a fait venir voir cette chronique. Et bien, je note, car je suis intriguée. La question, c’est, est-ce que je le lirai en anglais?

    1. Ca se lit super bien en anglais par contre! Et c’est vraiment un roman que j’ai beaucoup aimé.

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