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Avr 17 2017

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Oranges are not the only fruit – Jeanette Winterson

C’est sur la chaîne Youtube de Jen que j’ai entendu parler de ce roman jeunesse.   Elle mentionnait qu’à son adolescence, ce roman l’avait sauvée pendant la découverte de sa bisexualité.   Comme j’aime bien lire des romans sur les différentes facettes du passage à l’âge adulte et de la découverte de soi, quand je l’ai vu dans la biblio d’une copine, je l’ai emprunté.  Et je l’ai lu.  Of course hein.  Sinon je n’en parlerais pas ici!

 

Ce qui se passe dans ce roman est tellement loin de ce que j’ai vécu que j’ai eu du mal à bien m’identifier au personnage.    Jeannette a grandi dans le nord de l’Angleterre, dans une famille très religieuse.  Fanatiquement religieuse.   Leur vie tourne autour de l’église.  C’est tellement exagéré que c’en est drôle (je l’imagine à la radio amateur… this is kindly light, this is kindly light… my god…).  Et sachant que c’est autobiographie, on ne peut que compatir.  Toutefois, Jeannette Winterson en parle avec beaucoup d’humour ici, en anglais (sérieux, cette entrevue est géniale).  Elle y dresse un portrait de sa mère complètement déjanté!

 

Jeannette, alors adolescente, a eu sa vie toute tracée pour elle par sa famille et son milieu.  Elle suit cette route… jusqu’à ce qu’elle tombe amoureuse.   D’une femme.  Ce qui n’entre pas du tout dans les plans de sa mère, qui la veut missionnaire ou preacher.  Son éducation religieuse et sa façon de mettre la religion partout (normal, elle ne connaît rien d’autre) est hilarante et totalement incomprise de tout le monde.  Ceci donne lieu à des situations complètement folles mais aussi très tristes, d’une certaine façon.

 

Ce roman, c’est l’histoire d’une jeune fille qui décide de suivre sa voie à elle.  Elle est drôle, intelligente, souvent frondeuse et parfois impertinente et apprend à accepter qui elle est dans une situation complètement folle, une société, une grande famille, qui la considère comme damnée, une fille pour qui il faut prier.  Et c’est sa découverte de cette autre possibilité qui nous est racontée ici.

 

Je pense que si j’avais lu le roman ado, j’aurais aimé davantage.  Dans le cas présent, j’ai bien aimé, mais je me suis sentie plutôt loin de l’histoire et des problématiques de l’héroÏne, aussi sympathique soit-elle.

(6 commentaires)

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  1. Mrs Figg

    Jeanette Winterson raconte à nouveau son histoire dans un roman plus adulte « Pourquoi être heureux quand on peu être normal ? ». Son témoignage m’avait fait froid dans le dos … notamment dans la relation qu’elle entretient avec sa mère. Tu accrocherais peut-être davantage dans ce récit, plus adulte.

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      J’ai écouté un podcast où Jeanette Winterson parlait de sa mère et de son enfance. C’était glaçant mais aussi souvent très drôle. Je prends en note.

  2. dasola

    Comme Mrs Figg, j’ai lu « Pourquoi être heureux quand on peut être normal »? (Phrase terrible dite par sa mère adoptive). Malgré mon envie, je n’ai pas toujours pas lu « Les oranges ne sont pas les seuls fruits ». Peut-être un jour. Bonne après-midi.

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      Je note, en tout cas. Ça me tente bien. Cette phrase est terriblement terrible.

  3. nathalie

    Je l’ai lu en français et en effet, sa mère l’a élevée dans un monde hallucinant (je repense aux missionnaires notamment). J’avais trouvé ça intéressant même si très loin de moi.

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      Oh mon dieu oui, les missionnaires! Et les messes. Et ses sermons… Et la radio amateur! C’est tellement fou!

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