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Oct 12 2016

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Seul dans Berlin – Hans Fallada

seul-dans-berlin« Mère, le Fuhrer a assasiné mon fils ».

Ce cri du coeur, je l’ai lu à Berlin.   Et j’en suis sortie ravagée, bouleversée.  Surtout en ayant vu cette ville, ces lieux.  Et après que j’aie entendu parler des Allemands de cette période, de ce que leurs grands-parents ou arrière-grands-parents ont fait, ou vécu.   De cette ombre du passé qui pèse sur la ville encore aujourd’hui.

 

Cette histoire, c’est celle de gens normaux, dans l’allemagne nazie pendant la guerre.  Des gens ordinaires qui tentent de le rester sous le régime nazi, mais aussi de gens prêts à tout pour des cartes de rationnement ou un peu de reconnaissance du parti, ou quelques sous.  Des gens capables du meilleur ou du pire, dans une situation intenable.  Nous faisons la connaissance de petites frappes, de profiteurs, de gens persuadés que Hitler va sauver le monde, des gens qui suivent parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement et d’autres qui, graduellement, se désengagent et tentent de résister à leur manière.

 

Et c’est l’un de ces couples que nous suivons, entre autres, dans ce roman.   Les Quangel fonctionnaient tant bien que mal dans ce régime de terreur quand, un jour, leur fils meurt à la guerre.  Otto et Anna ressentent alors le besoin de faire quelque chose pour dénoncer, combattre, avec les moyens qu’ils ont.  Des cartes.  Des cartes laissées dans des immeubles.  Des cartes qui dénoncent le régime.  Ils risquent leur vie.  Ils le savent.  Et ils continuent.    Acte vain?  Début d’un vent de changement?

 

Ces héros ordinaires résistent à leur façon, malgré leur peu d’éducation, leur peu de liberté.  Ils ont dû exister, mais on a oublié leurs noms.  On a oublié leurs moyens limités, la terreur quotidienne dans laquelle ils vivaient eux aussi, l’atmosphère oppressante, quand le voisin peut se transformer en délateur et que tout le monde est à l’affût.  Et c’est cette atmosphère qui plane sur tout le roman, que l’on se surprend à dévorer pour connaître la suite.  On a parfois le goût de hurler, c’est extrêmement émouvant à d’autres moments et on se surprend à entre apercevoir des morceaux d’âme poindre parfois dans toute cette noirceur.

 

À lire.

Surtout qu’il paraît que l’histoire est basée sur une histoire vraie, dont Fallada aurait eu les dossiers après la guerre.

(7 commentaires)

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  1. Goran

    Ce livre est dans ma LAL…

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      C’Est un roman qui, selon moi, va traverser encore un peu de temps. Il vaut le coup.

  2. gambadou

    Un poche noté !

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      Je pense que ça peut te plaire.. c’est pour moi un livre qu’on lira encore longtemps.

  3. Alex-Mot-à-Mots

    Tu as ressenti cette ombre encore présente sur la ville ? Je n’ai pas eu cette impression. Les vestiges du communisme étaient beaucoup plus présents.

  4. nathalie

    Un livre très impressionnant, et une lecture très prenante en effet.

    1. Photo du profil de Karine:)
      Karine:)

      C’est assez fascinant comme histoire. Il m’a beaucoup marquée, ce roman.

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