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Sep 28 2013

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Le dragon de feu – Reine de mémoire – 2 – Elisabeth Vonarburg

Reine-de-memoire-2.jpgL’an dernier, j’avais essayé le premier tome de la série « Reine de mémoire » pour Québec en septembre.  Et j’avais aimé.  Je vous en parlais ici mais pour résumer, nous avons affaire à une série à la limite du fantastique/fantasy (un jour, je démêlerai bien les deux… je crois que c’est plus un univers fantasy mais il ressemble drôlement à ici) et de l’uchronie.  Un monde qui ressemble au nôtre mais où il y a de la magie.  Des magies, en fait.  Et un Édit du silence.  Étrangement, je n’ai eu aucun mal à me remettre dans cette histoire complexe malgré le peu de personnages.  Vonarburg n’est pas un auteur qu’on dévore… on savoure plutôt.  Et c’est ce qui m’est arrivé avec ce tome. 

 

Cette série est une histoire de quête des origines.  Pour rappel,  nous suivons parallèlement deux histoires.  L’une se déroule à la fin du 18e siècle, à Aurepas, petite ville du sud-ouest de la France.  Nous y suivons trois enfants:  les jumeaux Senso et Pierrino ainsi que leur petite soeur Jiliane, reliés par un fil d’or.  Ils sont orphelins et sont élevés par leur grand-père philosophe et un peu magicien dans une grande maison, où habite aussi grand-mère, qui ne sort jamais et qui vient de là-bas.  Et, d’un autre côté, il y a aussi l’histoire de l’ancêtre Gilles Garance, adolescent et talenté sauvage, au 16e si je ne m’abuse. 

 

Si  le tome 1 racontait plutôt l’enfance des jumeaux et Jiliane, nous sommes ici dans leur adolescence, leur ouverture sur le monde d’Aurepas et de Lamirande, où ils passent leurs étés.   On en apprend davantage sur l’univers philosophie et religieux du monde où ils vivent, les esprits s’éveillent, science et religion commencent, tout doucement à ne pas concorder.  L.a manière de Vonarburg de réinterpréter les événements historiques à la lumière de sa mythologie est tout simplement géniale.  C’est un roman intelligent et cohérent sans pour autant être hermétique.  Nous retrouvons aussi quelques perspectives économiques et politiques.  Pourquoi l’ambercite, plus efficace que le charbon,  est-elle interdite?

 

À partir d’ici, je révèle quelques éléments du tome 1… ou plutôt leurs conséquences.

 

Quant à Gilles Garance, il a quitté Aurepas suite aux événements du tome 1.  Coupé de son talent, il explore de lointaines contrées mais c’est une rencontre avec un puissant mage et avec le capitaine Ehmory qui va changer son destin et l’envoyer « là-bas ».   L’île des dragons.  Le Mynmari, en fait.  Qui deviendra le « là-bas » des jumeaux et de Jiliane.   Et là, tout s’enchaîne.  La rencontre avec Xhelin et celle avec les Ancêtres, les Natehsin, qui sont la magie.   Cette partie est plus « en action » (quoiqu’il faille quand même nuancer) que l’autre et entre la découverte de la religion minmaï et de leur magie et les événements de l’histoire, nous commençons à voir les liens se tisser, à compredre qui sont ces personnages et leur influence sur la vie de Senso, Jiliane et Pierrino.  Car Gilles Garance ne va pas que changer son destin à lui.

 

Pas de grande révélation ici, pas de feux d’artifices et de suspense incroyable.  Juste une découverte progressive des événements et une certitude qui se bâtit peu à peu.  Encore une fois, Vonarburg fait confiance à son lecteur, elle n’essaie pas de faire de l’esbrouffe ou de le faire aller dans 14 mauvaises directions.  Elle le laisse découvrir lui-même les tenants et aboutissants.  Et il y en a à découvrir!  Son univers est rempli de symboles, il est riche et complexe.  Et c’est au lecteur d’en apprécier la subtilité.

 

Encore une fois, cette saga n’est pas pour tout le monde.  Le rythme est très lent, l’action assez rare.  Et comme la compréhension des religions et de la philosophie s’effectue surtout par le biais de réflexions d’enfants (mais d’enfants doués), il y a parfois des répétitions, quelques longueurs au milieu du roman.  Mais c’est aussi très réaliste.  Les changements dans les croyances, l’éveil à ce qui ne peut être compris ne se fait pas en un jour. 

 

Une saga que je continuerai.  Bientôt, pour ne rien perdre des détails de l’histoire!

J’aime Vonarburg.

(11 commentaires)

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  1. Sandrine

    Je n’ai lu Vonarburg que version SF, je devrais essayer cette série qui a l’air pas mal du tout. De la fantasy urbaine, non ?

    1. Karine :)

      Sandrine: Urbaine, mais au 17-18e :))  J’ai pour ma part beaucoup aimé.  Qu’as-tu lu de Vonarburg en SF??

  2. Le Papou

    Je l’aime bien aussi.

    Le Papou

    1. Karine :)

      Le Papou: Il faut lire autre chose d’elle, alors!

  3. JainaXF

    J’adore cette auteur depuis « Chroniques du pays des mères » ! C’est vrai que le rythme est lent, mais l’univers est suffisemment intrigant pour plonger facilement dans l’histoire…Vivement que je le lise aussi ce tome 2 ! 🙂

    1. Karine :)

      JainaXF; J’ai aussi découvert avec Chroniques du pays des mères… et l’an prochain, je lirai Tyranaël! :))  J’a hâte d’avoir ton avis sur le tome 2.  Je suis preneuse de toutes tes idées et suppositions!

  4. JainaXF

    C’est vrai que le rythme est lent, mais l’univers est assez intrigant pour tenir le lecteur en haleine ! Vivement que je lise cette suite ! 🙂

  5. Vert

    Je me suis arrêtée à ce tome parce que la bibliothèque où je m’approvisionnais n’a jamais acheté la suite xD. C’est très confus comme histoire dans mon souvenir (si je continue un jour je suis bonne pour tout relire), mais bon si c’est comme Tyranael faut lire le dernier tome pour comprendre le premier donc je m’inquiète pas trop !

    1. Karine :)

      Vert: Il ne faut pas lire le dernier pour comprendre, mais ça apporte un nouvel éclairage, en effet… les révéléations arrivent sur la pointe des pieds, c’est dense… mais tout se dénoue à la fin!

  6. Hilde

    Je pense que j’aurais aimé ce genre d’histoire. Mon expérience SF était un peu chaotique! J’ai aimé l’écriture d’Elisabeth Vonarburg mais je me suis parfois un peu perdue, et la lecture des nouvelles n’a pas toujours été évidente.

    1. Karine :)

      Hilde: C’est une histoire dense, lente… mais j’ai adoré!  L’écriture de Vonarburg est particulière.  Je n’ai jamais lu ses nouvelles, du coup, je ne sais trop de quoi elles ont l’air pour comparer!

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