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Sep 02 2013

Photo du profil de Karine:)

L’art de placoter à la québécoise… 2013-1

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Je vous avais déjà parlé ici de certaines mésaventures en lien avec mon charmant vocabulaire.  Ou mon – non moins charmant – accent.  Quoique je maintiens que ce sont les français qui parlent avec un accent… pas moi!   Voici donc quelques autres exemples de la façon de parler d’ici.  Du moins, du Saguenay.  Parce que c’est là où j’ai grandi… et où j’habite encore! 

 

Ce qu’il est important de savoir, c’est que nous n’employons pas ces jolies expressions à toutes les phrases!  Et en plus, même celles que je vous expose tendent souvent à tomber dans la désuétude ou dans le langage populaire.   Pour une vision totalement exagérée, totalement anachronique et apragmatique du parlé québécois, voir « Sous les vents de Neptune » de Fred Vargas.  Je n’en dirai pas plus, même si Yueyin n’est pas d’accord!

 

Mais aujourd’hui, restons dans les généralités. 

Parlons de l’accent québécois et de ses particularités syntaxiques.

 


 

Commençons par la prononciation. 

 

C’est quoi qu’on prononce si différement des français?  (Oui, la structure est voulue.  Structure hautement orale, of course.  Mais fréquente)

 

D’abord, les voyelles.  On a une forte tendance à la diphtongue en fait.  Ainsi, une fête (que vous prononcez avec un è fermé) devient un è ouvert chez nous… avec une variation de voyelle dans certains coins, qui peut devenir une fa-ite.  De même, certains « o » deviennent des transitions o-ou dans certains contextes.  Ex: une chose.

 

Ensuite, on relâche les i, les ou et les u (les voyelles hautes, quoi)devant la plupart consonnes, en syllabe fermée.  Vite, vide, vis, ruche, coûte…

Et on les allonge devant v, z, « j » et r.    Ainsi, je viiiiire à gauche, mes cheveux friiiisent et j’aime le rouuuuge!

 

De plus, notre « an » est beaucoup plus antérieur que celui des français.  Et nos « a » (surtout les finaux mais quelques autres aussi) tendent à être plus fermés que les vôtres, allant parfois, dans les cas de gros accents, presque à atteindre le « o » ouvert.  Et ici, au Saguenay, nos « è » finaux ressemblent parfois à des « a ». 

 

Les consonnes?  On affrique les t,d devant les i et les u (ça devient tsirer, tsuer, dzur, etc…)

Les vélaires sont palatalisées, surtout devant les i, u. 

Et on efface souvent la deuxième consonne dans les groupes de consonnes en position finale (ex: une tab’ au lieu d’une table)

 

Bien entendu, il y a bien d’autres variates, surtout dans le parlé « colon »!  Des « è » qui se transforment en « a » en plein milieu du mot (ex: m’as farmer a porte), des ch-j tellement reculés qu’ils deviennent une fricative vélaire, des voyelles désonorisées… mais en gros, ça donne une idée!


Particularités syntaxiques à l’oral, maintenant?

Oh boy. 

Par où je commence. 

 

 

– Les fameuses questions qui font rire tout le monde.  Ceci dit, normalement, ce n’est pas utilisé en langage formel… quoique…  c’est discutable!  Il arrive donc fréquemment que  le « tu » après le verbe est utilisé à toutes les sauces pour poser des questions.  Des exemples?  Tu veux-tu?, Tu prends-tu, vous allez-tu, je peux-tu,  elles auraient-tu?  Toujours sous la forme de question et jamais un autre pronom que le « tu », même celui de départ – qui est obligatoirement présent – en est un autre.  Et jamais deux pronoms collés (allez-vous-tu, par contre, ça ne se peut pas.  Ce serait plutôt « vous allez-tu… »)  

 

 

– À l’oral nous n’utilisons pratiquement jamais la particule « ne » dans la négation, sauf en contexte formel.  Ça passe super bien.  Du coup, Kohler, moi, je n’y ai vu que du feu!

 

– Le « nous » est pratiquement disparu de l’usage courant.  On utilise le « on ».  (Tiens… exemple involontaire…).  Du coup, quand on vient pour accorder les participes, c’est chiant, mais chiant!!!    On est allé, quand le on veut dire « moi et mes 6 copines »… vous accordez comment pour que ça soit à la fois syntaxiquement, morphologiquement et sémantiquement correct, hein?

 

– « Je vais » devient souvent « je vas ».  Voire même « m’as ».   Il n’est pas rare d’entendre « m’as aller voir » ou « m’as t’en faire, moi, des niaiseries! ». 

 

– On a un usage bizarre des conjonctions, surtout celles de subordiation.  Je n’oserais même pas entrer là-dedans! (référence… malgré que… shame, shame, shame)

 

– Oralement, on fait souvent des élisions d’articles et de pronoms.  J’mange, j’joue, j’fais (ch’fais, of course), j’cours (ch’cours… dévoisons allègrement).  Y va, y fait (pour « il »), a joue, a dort (pour « elle ».   L’divan, l’tas, l’château…. etc.   Mais je pense que ce n’est pas spécifique à nous, ça!

 

– ah oui, il y a aussi le perpétuel « Tsé »!  Qui vient de « tu sais ».  Mais qui est dit quoi… aux deux mots, dans mon cas.  Même quand je m’adresse à un « vous »!

 

Et ça suffit hein!  Il y en a des tas d’autres mais en gros, ce sont ceux qui me viennent en tête!

 

Rendez-vous dans quelques jours pour la suite… si j’y repense!

(56 commentaires)

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  1. gaspara

    2013-1 ça veut dire qu’il y aura une deuxieme leçon? car j’ai une belle soer (ex) et une niece au Quebec et peut etre leleçons me viendrons utiles un jour!

    1. Karine :)

      Gaspara: Oui, il y aura 2013-2 et 2013-3 :))  Un petit jeu et quelques expressions!

  2. JainaXF

    OUi, ce n’est pas toujours facile de se comprendre, d’ailleurs (j’avais essayé de regarder une série québecoise, mais il m’aurait fallu des sous-titres, c’était trop frustrant !) ! On utilise aussi pas mal le « on » à l’oral, tout comme les élisions, mais elles sont quand même moins nombreuses (exemple typque « chai pas » pour « je ne sais pas ») !

    Par contre, les promnoms à la fin des questions, c’est effectivement très différent de notre version métrropolitaine, ça vient sans doute de l’anglais et de leur « are yopu/aren’t you » ou « have you/haven’t you »…

    C’est marrant, parce que je croyais que les Québecois étaient très à cheval sur la protection du Français en traduisant tout (films, termes internet…), mais je me suis rendu compte qu’en fait vous utilisiez bien plus d’anglicismes que nous (du moins à l’oral) !

    C’est intéressant, en tout cas, merci !

    1. Karine :)

      Jainaxf: Oui, nous aussi on dit « chais pas »… mais aussi le « ch » avec tous les verbes commençant par une consonne sourde (devant une voisée, ça reste « j »), quand on parle vite… ch’peux, ch'(s)aute, ch’cours… et des fois, ça vire en « m »… M’as y aller, m’as faire ça!

       

      Je pense que les pronoms, ça vient du « t’y » qui est encore utilisé à quelques endroits ailleurs dans le monde… mais je ne suis pas certaine, ça mériterait recherches!

  3. Coccinelle

    Pas facile de vous comprendre 

    1. Karine :)

      Coccinelle: Mon billet (un peu chinois, je sais) ou mon accent?? :))

  4. Le Papou

    Un vieil franco-québécois n’est pas étonné et tu as oublié ceux qui « lala-tent ». Mais bon tu parles d’une suite donc…

    Ceci dit, je n’ai pas compris la moitié des mots que tu utilises (J’exagère, dans le sens où j’en ai compris encore moins) ce qui reconnais-le pour un billet de vulgarisation de la parlure d’ché nous est fort d’café (de thé pour toi.)

    Apragmatique accolé à anachronique (ouf, déjà que je ne sais pas la signification de pragmatique alors ?) – Un « an » antérieur (mignon)- Affriquer, j’y vois une conotation raciale avec un f en trop (je blaque mais je ne sais pas ce que ça veut dire, je vais chercher.)- Des vélaires palatalisées (T’sé veux dire)- Une fricative vélaire (encore ce truc, mais kécéçaveudire)- C’est qui ça Kohler ? Un participant à la guerre du feu. Syntaxiquement (?) morphologiquement et sémantiquement me posent des questions adverbement.- 
    Tu veux-tu te mettre à la portée des « vulga pecora » pour ton prochain billet ou mieux tu veux-tu ajouter les définitions des mots utilisés ? 

    À part de d’ça lààà ! j’eum’ su ben amusé  et pis j’ai regardé les définitions sur Wiki et j’ai pas mieux compris

    Le Papou

     

    1. Karine :)

      Le Papou: Ah oui, quand même… pour moi c’est super simple, vu que c’est mon quotidien mais j’avoue que bon, ça peut sembler un peu chinois. 

      Palatalisé?  qui –> prononcé khi au lieu d’un « k » pur… bon.. en fait, c’était supposé être illustré en vidéo par Yue et moi mais on a pas eu le temps!

  5. Lystig

    on « affrique » ????

     

    un peu plus, et je croyais entendre une orthophoniste/logopède !

    1. Karine :)

      Lystig: Je pense que tu as bien entendu :)))  Je suis démasquée!

      Affriquer, dans le cas dont je parle, ça veut dire ajouter un petit « s » ou un petit « z » entre les t/d et certaines voyelles (i et u). 

      Ici, on dit tsirer au lieu de tirer. dzur au lieu de Dur.  Tu vois??

  6. DENIS

    article très savant, bravo, il ne reste plus qu’à avoir un exercice audio pour bien comprendre toutes ces subtilités

    1. Karine :)

      Denis: Bon, bon, bon, je vais y penser!  Le problème, ça va être de tenter de prononcer le mot « à la française » pour faire le comparatif!

  7. Lou de Libellus

     

    Placontons, placotons. C’est magnifique, et ce n’est qu’un début d’après ce que tu as annoncé.

    En français, il n’y pas d’accent, hélas. Nous parlons du français universitaire, tel que je le parle, parce qu’il y a tout de même des accents régionaux, parfois proches du québécois, ce qui se comprend puisque le québécois, c’est le français d’il y a trois siècles, avec la prononciation des campagnes. Quand on a fait des études classiques et qu’on a de la famille à la campagne, on comprend assez facilement ce « parlé ».

    Oui, parce qu’ils disent, ou Karine dit : le parlé. Et non pas : le parler, ce que nous nous disons. C’est un québécisme. Une erreur de frappe ne serait pas systématique. En y réfléchissant, c’est plus logique en « parlé » qu’en « parler ».

     

    Je suis allé voir ton lien sur Fred Vargas, j’ai mis un comm, j’en suis encore désopilé, pardon ! comment dit-elle, ah oui : j’en ai le piton collé.

    Toutefois, faut être gentil avec Fred. D’abord elle est un excellent écrivain, et surtout elle est charmante !

     

    1. Karine :)

      Lou de Libellus: Arghhhh, j’ai écrit « parlé » tout le long?  C’est MA faute d’orthographe réticente à la correction… je la fais à chaque fois, sans m’en apercevoir!  Donc non, aucun québécisme ici, juste de (mon) ignorance! 

       

      Il y a plusieurs « théories » par rapport à d’où vient l’accent.  Il y a celle dont tu nous parles : le français d’il y a 300-400 ans, surtout du nord et du nord-ouest, version campagnes.  Il y a aussi celle que les gens venant d’un peu partout en France et que parfois, c’était à peine la même langue, ils ont choisi le français « royal » (de la cour de France)(tant qu’à faire… et c’était avant la révolution).  Le « françouè » (tentative d’écrire en phonétique sans mes touches API), comme ils disaient.  Entre eux, ils parlaient un peu ce qu’ils voulaient, mais officiellement, c’était « ce » français.   La langue aurait aussi été influencée par les filles du Roy (pas des putes, contrairement à la rumeur populaire).  Et par les « haut-placés » successifs.  Je recherche depuis une éternité une vraie source fiable pour le français québécois mais le mieux que je trouve dans les trucs hors manuels de linguistique (auxquels je n’ai pas accès), ce sont de maigres petits paragraphes!

       

      Pour Vargas, c’est le seul roman que je casse ainsi :))  Les autres, j’aime!  Et le piton collé, c’est « vieillot » mais ça se dit!  Juste pas avec 4 autres expressions dans la même phrase!

  8. Brize

    Karine, franchement, ce billet-ci aurait mérité une vidéo (pour l’audio, bien sûr)  !

    1. Karine :)

      Brize: On devait le faire, avec Yue.  Et on a jasé… et on a bu… et on a oublié!

  9. Frankie

    Ça m’a rappelé mes vacances au Québec en 2005 ! Bon sinon, on se fait vite au phrasé québécois, y a des accents français en France qui sont plus difficiles à comprendre ! ^^

    1. Karine :)

      Frankie: Après quelques jours, en effet, je me fais pas mal comprendre!  Et des fois, je rush aussi pour comprendre certaines expressions!

  10. bladelor

    Quel bonheur à lire cet article, j’ai l’impression de t’entendre !!! Et tu as réussi à coller Kohler dans ton billet, là je dis chapeau bas !

    1. Karine :)

      Bladelor: Kohler peut avoir sa place partout, je dis! 🙂

  11. Cryssilda

    Moi j’ai une question. En fait j’ai une théorie (ne me frappe pas si t’es pas d’accord par contre!) : Est-ce que tu penses que vos diphtongues viennent de votre contact fréquent avec la langue anglaise ?

    1. Karine :)

      Cryssilda: Comme on a pu jaser sur le groupe FB, je ne sais pas, en fait… je croyais que ça venait du parler archaïque mais en fait, c’est aussi possible… va savoir!

  12. amiedeplume

    Même situation par chez moi!

    1. Karine :)

      Amiedeplume: Je sais!  Ai-je oublié des trucs majeurs?  J’ai essayé de faire le tour mais dépendant des régions et des niveaux de langage…. il y en a teeellement!

  13. Coccinelle

    Réponse à la réponse de mon commentaire ci-dessus  : les termes de linguistique (c’est pas tout le monde qui les connaît, hein !) et les mots / expressions québécois 

    1. Karine :)

      Coccinelle: Oui, je sais, je suis un peu technique 😉 Mais bon, je peux répondre à toute question!

  14. Lystig

    je vois !

    j’entends !


    1. Karine :)

      Lystig: :)))

  15. sylire

    Pour moi, cet accent est très comique… Mais peut-être trouvez-vous comique l’accent des français également ?

    1. Karine :)

      Sylire: Le français « international », je ne le trouve pas comique parce que je suis habituée.  On l,entend souvent.  Mais certains accents régionaux et certains termes… ça, ça fait sourire, à l’occasion!

  16. yueyin

    Mouhahahah « il n’est pas rare d’entendre » « m’a aller voir ça » ? Dont act !!!! pas rare pantoute même, genre « à toutes les fois » (autre expression) Bon moi les accents québécois me vont bien comme tu le sais (d’ailleurs j’aime tous les accents, je suis contre l’homogéneïsation), il est rare que je ne comprenne pas et pour cause mais je-ne-suis-pas-d’accord pour fred (la charmante de Lou)… Sinon j’ai repéré aussi (car nos discussion et nos recherche ont fait travailler mon oreille (sinon je n’entends pas la moitié des québécismes) (je commence à être grave habitué au Toulousismes aussi tssss) « On va n’en prendre » le n’ devant le en… une fois repéré, il est systématique 🙂 ah et  j’ai regardé Cornemuse avec mon Lou et j’ai été impressionnée par le français parlé utilisé : d’une correction parfaite avec les négations et tout et tout (qui se perdent un peu aussi à l’oral en France d’ailleurs). En plus c’est mignon comme tout. Il y a d’excellentes émissions pour enfant au Québéc vraiment, en France il n’y a plus grand chose sauf erreur 🙁

    1. Karine :)

      Yue: Cornemuse est super bien fait.  Il a été monté par des pédagogue (dont une orthophoniste) et fait pour les enfants.

       

      Quant à Fred, va voir le paragraphe correspondant dans mon billet des vents de Neptune.  Et rassure-moi que je ne parle pas TOUT LE TEMPS comme ça!

  17. Lou de Libellus

     

    Mince ! J’ai levé une faute d’orthographe ? Alors ça, tu vois, je ne le fais pas, sauf avec Laurence, Yueyin, on se connaît mieux, et ça devient un jeu. Yueyin écrit très bien, mais elle est rapide au clavier, elle peut même écrire depuis un i-phone, moi non plus.

    Peu importe, je maintiens que le participe est plus logique que l’infinitif.

    Pour le reste, je ne me suis pas planté. Comme tu le dis très bien, comme tu le confirmes, c’est plutôt le « parlé » de Normandie, je connais très bien le Cotentin, et comme on parle dans les campagnes, mais tu as raison de préciser que c’est aussi une manière de dire qu’on avait à la Cour.

    Ce qui a châtré notre français, ce sont les « méveilleux », au temps du Directoire, et déjà les Précieux, dont se moque Molière. On roulait les « r », comme à la campagne, et on a effacé les « r », c’est une des choses qui rend, ou qui rendent, difficile la prononciation du français, c’est aussi une difficulté pour les Français quand ils se lancent dans une autre langue.

    Tu as annoncé plusieurs « billets », dis-tu, sur ce sujet. On attend avec impatience, non, on patiente avec impatience. Moi, je (oui, je cultive mes tics) me suis arrangé pour mettre du son ou de la vidéo des auteurs québécois dont je parle, je trouve cette langue magnifique, aussi belle que le wolof – là, elle ne doit pas savoir, tout de même… un jour, je l’aurais ! 🙂

     

    1. Karine :)

      Lou de Libellus: Je trouve ça plus logique aussi… c’est pour ça que je ne réussis pas à corriger cette faute… mais là, je vais m’en souvenir.  Le parler n’est pas logique.  Voilà!

       

      Merci pour les précisions pour les origines de notre français!  C’est un domaine qui me fascine et c’est difficile de trouver des infos précises et justes sur le sujet, hors des manuels spécialisés.  J’ai lu beaucoup d’ouvrages vulgarisés sur votre français (Huchon, Walters) mais très peu sur le mien!  Au mieux, il y a un paragraphe!

       

      Pour les autres billets, j’ai un billet « devinez la signification » et un billet « expressions québécoises » (avec anecdotes).  Aucun n’est aussi technique que celui-ci, par contre. 

  18. Lou de Libellus

     

    Tu veux bien me rendre mon « s » ? Il est tombé de ma poche et il pourrais servir.

    Il pourrais… oui, je l’ai fait exprès, mais ça montre bien…

     

    1. Karine :)

      Lou de libellus : :)))  Merci de l’effort pour me réconforter dans mon orthographe déficiente! :)) (Et non, je ne parle pas wolof!)

  19. lilas

    Je lis en ce moment le souffle de l’Harmattan de Sylvain Trudel et je me demandais si l’auteur jouait avec les mots ou si ces mots étaient issus de la langue québécoise. Par exemple pour les végétariens(français) il emploie « végétatifs » et pour les parents adoptifs « adaptifs » ???

    1. Karine :)

      Lilas: Il joue avec les mots :)) C’est un peu le langage du jeune et l’aspect naïf du début du roman.  Ce qui contraste avec… mais je ne dis rien!

  20. Syl.

    Je n’arriverai jamais ! il faut que j’apprenne par coeur et que je fasse des exercices.

    1. Karine :)

      Syl : J’en suis à me demander si je ne lancerai pas un concours d’imitateur d’accent québécois! :)))

  21. Lou de Libellus

     

    Lilas, les Québécois font tous ça. C’est leur vocation. On dit qu’on ne comprend pas tout ce qu’a dit un dominicain qui redescend de la chaire. On dit qu’on ne sait pas ce que va dire un franciscain qui monte en chaire, il parle du coeur, c’est tellement spontané… On dit qu’on ne sait pas ce que pense, ce que pense, hein ! un jésuite qui est en train de parler en chaire.

    Les Québécois, surtout les Québécoises, sont dominicaines, franciscaines et jésuites. C’est comme ça…

    Syl, tu vas y arriver, mais le yoga ne suffit pas, je te conseille, sans ordonnance, Karina 30 CH, cinq granules, et on attend un mois pour voir si ça fait de l’effet.

     

    1. Karine :)

      Lou de libellus: Disons qu’on improvise question vocabulaire… mais demain n’est pas le jour où je prendrai le voile… dominicain, franciscain ou jésuite!

  22. lewerentz

    Très érudit, tout cela ! Je ne connaissais pas le verbe « placoter »; typiquement québécois ?

    1. Karine :)

      Lewerentz: Oui, c’est québécois. Tout comme « jaser ».  Ca veut dire bavarder.

  23. FondantOchocolat

    J’adoooore !! vive les expressions et l’accent québecois !! Merci, Karine !

    1. Karine :)

      FondantOchocolat: Ravie que ça te plaise… j’avais peur que ce soit un peu technico-technique!

  24. Acr0

    Héhé, je mettais rendue compte d’un certain nombre de choses que tu écris ici. Le pire, c’est qu’on s’entraine en te lisant et on a ‘presque’ l’accent québécois 🙂 C’est donc que cela réussit, huhu.

    1. Karine :)

      Acr0: En fait, je me demandais si je ne lancerais pas un concours d’imitateurs pendant le mois québécois… à réfléchir!

  25. Lyra Sullyvan

    Héhé super intéressant tout ça ! Et donc tu es orthophoniste ? 😀 Je savais pas !

    « – À l’oral nous n’utilisons pratiquement jamais la particule « ne » dans la négation, sauf en contexte formel.  Ça passe super bien.  Du coup, Kohler, moi, je n’y ai vu que du feu! »

    Pareil en français, à l’oral en contexte informel, personne ne dit le « ne » quasiment. et le « ch’ais pas », « ch’prends », etc. est aussi monnaie courante ^^

    « –  On est allé, quand le on veut dire « moi et mes 6 copines »… vous accordez comment pour que ça soit à la fois syntaxiquement, morphologiquement et sémantiquement correct, hein? » 

    J’avais cherché une fois, il semblerait qu’il faut accorder : « on est allées » si c’est plusieurs filles.

    Et sinon, ton titre me fait penser au fait que la semaine dernière, ma belle-soeur me parlait d’une série de bouquins quebecois de Marie Laberge dans lesquels il y avait ce verbe dont elle m’a expliqué la signification ! 

    1. Karine :)

      Lyra Sullivan: Yep, orthophoniste.  Depuis heu… 15 ans :))  Une vieille, quoi!  Et merci pour l’accord!  C’est ce que je faisais mais je croyais faire une entorse majeure à la grammaire!

  26. Liliba

    Eh bien ce qui serait génial, c’est que tu nous fasses la même chose… en vidéo !!!

    1. Karine :)

      Liliba: Ah mais attends… c’est VOUS qui allez le faire!  Tu verras demain!

  27. Liliba

    ??? tu m’intrigues là ! (pour ne pas dire : tu m’inquiètes !!!)

    1. Karine :)

      Liliba: gnak gnak!

  28. Lyra Sullyvan

    Orthophoniste aussi de mon côté, mais je vais à peine commencer ma carrière cette semaine ^^

    1. Karine :)

      Lyra Sullivan: Super!  Selon moi, c’est un travail extraordinaire.  J’adore ce que je fais!  J’espere que tu aimeras ça autant que moi!  Tu travailles avec quelle clientèle?

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