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Déc 27 2011

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The last letter from your lover – Jojo Moyes

last-letter.jpg Présentation de l’éditeur

« Je serai à Paddington, plateforme 4, à 7:15 lundi soir, et rien au monde ne pourrait me rendre plus heureux que toi, trouvant le courage de venir avec moi.  Je t’attendrai sur la plateforme à partir de 7 heures moins le quart.  Sache que tu as mon coeur et mes espoirs entre tes mains.

 

Ton B »

 

Commentaire

C’est Pimpi qui avait remarqué ce livre en libairie il y a quelques mois, lors de sa sortie.   J’ai lu la lettre sur la quatrième de couverture et j’ai été charmée aussi.  Du coup, il a rejoint ma pile.  Bon, ok, passons rapidement sur le fait que j’étais certaine que c’était un roman épistolaire, ce qui, je m’en suis vite rendue compte, était nettement à côté de la track.  Mais il y a bel et bien une histoire de lettres dans tout ça et bien que j’aie quelques petits bémols, j’ai beaucoup, beaucoup aimé cette lecture qui correspond tout à fait à ce que j’avais envie de lire ces temps-ci.   En fait, je cherche mes mots pour bien décrire ce roman.  Je pense à « charmant » et là, je me dis que non, en fait, il y a des côté sweet mais beaucoup de déchirements.  Je pense ensuite à « délicieux » mais non, en fait.  Il y a des remises en question, des moments où rien ne va.  Bref, je ne sais toujours pas. 

 

« The last letter from your lover » est, vous ne serez pas surpris, une histoire d’amour.  Le roman s’ouvre dans le Londres de1960 alors qu’une jeune femme, Jennifer, se réveille d’un grave accident de voiture avec une cicatrice sur un bras et une amnésie presque totale.  Elle n’a aucune idée de qui est son mari, ne se souvient plus de ce qu’a été sa vie jusqu’alors.  Jenny ne sait plus qui elle est et a du mal à se reconnaître dans ce qu’elle découvre.  Hôtesse hors pair, jolie, toujours tirée à quatre épingle, elle est l’épouse parfaite de Laurence Stirling, un homme d’affaires de quelques années son aîné.   Puis, retour en arrière, quelques mois avant l’accident…

 

La première partie alterne entre différents moments du début des années 60.   Cette époque où la femme n’était souvent qu’une parure ou alors un symbole du statut social de son mari, je ne la connais pas beaucoup.  Jenny a toujours vécu dans cette société étriquée et le portrait qui est tracé de la classe moyenne-aisée de l’époque, où les apparences comptent plus que tout, ne peut que nous faire réagir.  La normalité de tout ça.  Le fait de considérer qu’une femme qui pense et qui a des opinions, c’est anormal.  Moins décoratif, en fait.   Jenny, qui comprend rapidement que personne ne veut savoir qu’elle ne va pas bien, qu’elle ne se souvient de rien, trouve un jour une lettre magnifique.  Une lettre remplie d’amour, qui lui est adressée.  Et à partir de ce moment, tout bascule. 

 

La seconde partie du roman nous amène en 2003 où nous rencontrons Ellie, journaliste.  Embourbée dans une relation avec un homme marié, elle stagne dans son travail.  Jusqu’à ce qu’elle trouve, dans les archives, des lettres signées B. 

 

Ces deux histoires finiront bien entendu par s’entrecroiser de façon claire et franche.  Je ne dirai pas, of course, si ça finit bien ou mal mais j’ai beaucoup aimé cette lecture, par moments belle et triste à la fois.  Le début, plus lent, nous fait découvrir une Jennifer complètement désoeuvrée, perdue dans ce monde dans lequel elle a toujours été mais qui ne lui ressemble pour finir pas tant que ça.  Ses tentatives pour comprendre, pour ressentir, pour récupérer sa vie sont touchantes.  Elle est profondément prise dans son époque dans le carcan social et il ne semble pas avoir d’issue pour elle.  Au fond d’elle-même, elle sait que ces lettres ont une signification, qu’elles ont compté, mais elle n’a aucune idée de qui elles proviennent…  Impossible de ne pas avoir d’empathie pour cette jeune femme (très différente de moi, aucun moyen de m’identifier).  Impossible de ne pas être indignée devant certains agissements, de ne pas réagir devant la façon dont certains personnages ne sont pas vrais.  Impossible non plus, de ne pas réaliser qu’au fond, la vie de Jenny n’était pas si terrible, pour l’époque.  Loin de là, en fait.  Elle était une femme enviée de tous. 

 

J’ai espéré des rencontres, j’ai désespéré aux rendez-vous manqués, j’ai ragé à certains moments donnés… mais une fois dans l’histoire, j’ai dévoré le roman, carrément.  Une histoire certes pleine d’amour of course, mais pas que.   Je ne vais pas songer au plausible de la chose, j’aime à croire que ça puisse exister, des histoires comme ça.  Grandioses mais ordinaires à la fois.  J’aime croire que tout peut basculer, comme ça.  J’ai aussi souffert de l’attente avec Ellie, tout en sachant comme elle que ça n’avait aucun sens.  Et j’ai donc espéré qu’elle puisse faire quelque chose!

 

Le parallèle entre la société de 1960 et celle de 2003 est très intéressant et les différentes relations amoureuses, leurs répercussions, la façon dont elles se vivent, le tout m’a semblé très réaliste.   J’ai aussi apprécié le fait que les deux histoires soient davantage qu’un miroir l’une de l’autre, même si après tout, bien que les conventions changent, les sentiments, eux, sont toujours aussi forts.

 

Bien entendu, aucune surprise pour moi, j’ai vu venir tous les éléments de « surprise » (mon mot est mal choisi, il n’est aucunement question de suspense ici) de loin.  Tous.  Je reprocherais également des personnages un peu trop vilains par moments, sans pour autant être intéressants.  J’aurais préféré des tons de gris et un certain événement m’a fait un peu bougonner.  Toutefois, au final, c’est presque rattrappé.  Presque. 

 

Rajoutons à ça une écriture très visuelle et très agréable.  La construction m’a beaucoup plu et les promenades dans le temps ne sont pas du tout confuses.  Au contraire, elles ajoutent à l’histoire.  En fair, ce serait limite un roman doudou.  Bon pas tout à fait en raison de l’histoire mais pour l’atmosphère, c’est tout à fait ça.  Bref, j’ai beaucoup aimé.   Et je serais curieuse de lire autre chose de l’auteure!

 

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(14 commentaires)

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  1. Manu

    J’ai un roman de cette auteur dans ma PAL et je pense que cela a tout pour me plaire 

    1. Karine :)

      Manu: Lequel tu as?  Je ne connaissais pas du tout l’auteure avant de lire celui-là.  Je vais explorer davantage je pense.

  2. fashion

    Plus que tentant !

    Et il existe au format kindle. 

    Cliquera, cliquera pas ? 

    1. Karine :)

      Fashion: Dans l’état où tu es ces temps-ci, je gage sur « cliquera »!!

  3. Laura

    Je le mets de suite sur ma liste !

    Est-ce que tu as déjà lu « Les fiancées du Pacifique », de la même auteur ? Je l’avais beaucoup aimé 🙂

    1. Karine :)

      Laura: Non, je ne connais pas du tout, en fait.  Si c’est bien, je le note!  Son écriture me plaît!

  4. cathulu

    « Sous la pluie » est un ecellent souvenir d electure ! celui-ci a-t-il été traduit en français, please?

    1. Karine :)

      Cathulu: Celui-là est sorti cette année en anglais mais je pense qu’il est en passe d’être traduit.  Je note « sous la pluie » alors.

  5. nymphette

    En tous cas tu es convaincante, ce je ne sais quoi de charmant, non délcieux, non plus encore a éveillé ma curiosité! Belles fêtes à toi!

    1. Karine :)

      Nymphette: Aussi de belles fêtes à toi!  J’ai beaucoup aimé ce roman, c’est très charmant…mais pas tout à fait!  Vraiment, je ne trouve pas LE mot que je voudrais.

  6. Manu

    Le titre est Arcadia Hotel. Et il y en a un autre qui me tente avec des femmes de soldats qui embarquent sur un paquebot pour rejoindre leurs époux. Je ne me souviens plus du titre mais il y a Pacifique dedas je crois. 

    1. Karine :)

      Manu: Aaaaah, oui, les fiancées du Pacifique, je pense… je l’ai noté aussi, celui-là!

  7. Valérie:)

    Billet plus que tentant, mais il faut que je le trouve en vf…

    1. Karine :)

      Valérie:) : Il va falloir attendre un peu, je pense… il n’est paru que cette année, je ne sais pas pour quand est la traduction.  Mais comme ses autres livres sont traduits, j’imagine que celui-ci le sera aussi.

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