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Avr 01 2010

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Perfect Chemistry – Simone Elkeles

perfect-chemistry.jpgPrésentation de l’éditeur (librement « traduite » et adaptée par moi-même)
« À l’école secondaire Fairfield, en banlieue de Chicago, tout le monde sait que les habitants du nord et les habitants du sud ne sont pas des éléments compatibles.  Alors quand la cheerleader en chef, Brittany Ellis et le membre d’un gang de rue Alex Fuentes sont forcés d’être partenaires de laboratoire en chimie, les résultats ne peuvent qu’être explosifs.   Mais aucun des deux adolescents n’est préparé pour la plus surprenante des réactions chimiques – l’amour.  Peuvent-ils combattre les stéréotypes qui menacent de les séparer? »

Commentaire
Le roman s’ouvre presque au son de « Summer lovin' » de Grease.  Et voilà, le ton est donné.  The bad boy.  The good girl.  Deux cercles différent.  Et l’amour, bien entendu!

Bon, ici, pas de balades main dans la main sur une plage l’été précédent.  Et l’héroïne ne vient pas d’Australie… elle n’est pas nouvelle non plus.  Et ça ne finit pas dans une fête foraine avec une voiture qui s’envole.  Mais quand même, Alex Fuentes, le bad boy pas si bad que ça dont il est question ici, is way, way, way much hotter than John Travolta!!!  (Je sens que mon correcteur de phrases mal-fichues en anglais, que je ne nommerai pas, va me dire que celle-ci fait dur… mais bon, je m’en fiche!  Je l’aime ma phrase mal foutue!)

Ce livre était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment précis.  Une bonne dose de romance et un bad boy.  Ce qu’il y a de bien avec les bad boys adolescents, c’est qu’il y a quand même de l’espoir.  Un jeune membre de gang de rue à quand même plus de chances de se sortir de ce milieu à 18-19 ans qu’à 35 ans.  Donc, ça fait quand même rêver, non?  Moi, si, en tout cas!  Et celui-ci est pas mal hot… pour une petite jeunesse!

Brittany est donc la fille parfaite.  Bonnes notes, beauté parfaite, jamais une mèche de cheveux déplacée, le maquillage parfait, le body parfait, chef des cheerleaders, ses parents sont très très riches et elle fréquente le capitaine de l’équipe de football, rien de moins.  Ça, c’est la façade.  L’image que Brittany est prête à tout faire pour conserver.  Parce que bon, une fois chez elle, c’est quand même beaucoup moins drôle. 

Alex a vu son père mourir quand il avait 6 ans.  Il est devenu membre d’un gang de rue, les Latino Blood, pour protéger sa famille et en a vu d’autres.  Bien qu’intelligent, il est résigné à ce qu’il croit être son destin – la drogue, les armes, les gangs – et n’éprouve que mépris pour Brittany et ses amis, qui ne se préoccupent que d’eux-mêmes, croit-il.  Côté façade, il est quand même assez expert aussi.  Sauf que c’est l’image du gros méchant membre d’un gang de rue au-dessus de tout qu’il cultive.  Ah oui!  Il y a aussi le fait qu’il a parié avec ses copains qu’il se tapperait Brittany avant Thanksgiving.  Rien de moins. 

Mais bon, ils vont se rencontrer.  Et si l’étincelle jaillit sans que ni l’un ni l’autre ne veuille l’admettre, ils ne tombent pas immédiatement fou amoureux et commencent plutôt par se lancer insulte sur insulte qu’ils croient sincères.  Les deux se déchirent et sont confrontés à ce qu’ils sont vraiment, ainsi qu’à l’image qu’ils veulent projeter… et ce n’est pas nécessairement compatible.  Une rencontre de deux mondes qui ne sera pas toujours facile. 

L’histoire est racontée alternativement pas Brittany et Alex.  Leurs voix sont très différentes et ma foi assez crédibles.  On suit leurs sentiments à tous deux, au fur et à mesure . J’ai bien ressenti l’ambiguité de l’adolescence, ces sentiments contradictoires qu’on n’ose pas s’avouer.  Les hormones adolescentes, aussi.   Parce que bon, ils se veulent.  C’est clair.  Et la tension est très présente tout au long du roman mais ça reste très accessible aux ados.  Les choses sont dites, sont constamment ressenties, mais pas non plus de manière trop crue qui pourrait gacher l’ambiance romantique.  Mais ce qui est bien c’est que ça ne se limite pas à ça.  On voit aussi l’univers des gangs de rue (du moins, en partie) et le quotidien de ces jeunes qui n’ont pas vraiment eu le choix et qui en sont prisonniers.    Pour ma part, j’aurais aimé en voir encore plus à ce sujet, aller plus loin.  Voir davantage Alex dans son rôle de bad boy, de petit dur à cuire. 

Les sentiments, les perceptions évoluent graduellement et même si les deux changent au cours du roman, ce n’est pas du tout au tout.  Et surtout pas instantannément.  Ils réalisent des choses, décident d’agir, à la fois l’un pour l’autre mais aussi pour eux-mêmes.   Même si on a parfois le goût de les taper!  Brittany surtout.  Et j’ai beaucoup aimé Paco, le meilleur ami d’Alex, qui m’a rappelé celui de Will Hunting dansn le film qui porte son nom. 

Bon, on n’échappe pas aux clichés et aux stéréotypes, bien entendu.  Personnellement, je n’en peux plus d’entendre parler de « cadeau » quand il s’agit de la virginité d’une fille ou du fait qu’elle se montre nue.  J’aurais aimé plus de drame, vu qu’ils étaient déjà bien partis en ce sens.  Et selon moi, l’épilogue est de trop. 

Ah oui.  J’ai dit que Alex Fuentes était quand même sooooo hot??? 😉
Je sens que j’ai besoin d’aller voir un soooo hot bad boy latino guy de mon âge moi!!!  Raaaaaanger, wait for me!!! 😉

LireEnVoMini.jpg

(16 commentaires)

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  1. Marie

    Voilà un roman qui t’a fait une trèèèès foooorte impression dis-moi ! Es-tu sûre que ce livre est à classer en catégorie jeunesse ? lol !

     

     

    1. Karine :)

      Marie: Forte impression, je ne sais pas trop si ce sont les mots exacts… mais j’avais besoin de ce genre de choses et ça a fonctionné!!!  Et il est classé en jeunesse, avec des préoccupations très « jeunesses »… mais peut-être pas à lire à 13 ans!

  2. bladelor

    Il est inscrit dans ma LAL depuis le billet de Clarabel…. C’est le genre de lecture qui fait du bien !!!

    1. Karine :)

      Bladelor: Exactement.  Faut pas s’attendre à un truc immortel qui restera dans les annales mais je l’ai bien aimé, le sexy-latino!

  3. Joelle

    Un bad boy latino à Chicago ? D’après ma petite expérience de cette ville, je l’aurais plutôt vu noir ! Mais le livre a l’air intéressant … en tout cas, ton billet l’est 😉

    1. Karine :)

      Joelle: J’aurais cru aussi!!!  Mais bon, m’en fiche!!!  :)))  Dans ce genre de livre, on passerait à peu près n’importe quoi, hein!

  4. Clarabel

    Ah oui, un épilogue à la JK Rowling (dirons-nous) …

    Mais le reste … ohlala. Big BIG sigh.

    1. Karine :)

      Clarabel: Je me suis fait exactement la même comparaison!!!   Et bon, je m’en serais passée, dans les deux cas, de l’épilogue!! ;))  Mais j’attendais un big big sigh pour le reste… et c’est ce que j’ai eu! ;))

  5. Nataka

    J’aime aussi les histoires où les deux héros sont si différents qu’ils commencent par ne pas pouvoir s’encadrer, pour finir par se sauter dessus après une grosse dispute qui a bien fait monter la tension… Oui, c’est toujours très efficace.

    1. Karine :)

      Nataka: Yep, c’est efficace! ;))  Et dans ce type de littérature, ça me plaît toujours!

  6. Ame

    J’ai adoré ce bouquin. je l’ai dévoré, je l’ai adoré, et j’en ai même rêvé. Ca faisait longtemps que j’avais pas lu un truc sympa comme ça, c’est pas niais, j’ai trouvé qu’il y avait de la sincérité et de la sensualité entre les deux. Bon j’avoue, le coup du « cadeau » quand la fille se met nue ou saute le pas : hum hum (mais bon). Je trouve qu’il y a de bonnes choses, le double point de vue était une bonne idée : je crois que c’est habituel chez Elkeles. Ce n’est pas transcendant mais très plaisant. Et cette idée d’image qu’on projette et de relation aux autres m’a bcp plu. Sans compter qu’Alex Fuentes est franchement pas mal…

    1. Karine :)

      Ame: Je n’ai jamais lu aucun autre livre de l’auteure (mais ça va changer!) alors je ne sais pas si le double point de vue était inhabituel mais ça a fonctionné pour moi.  J’ai aussi aimé l’idée de l’image et des barrières.  Quant à Alex oui, il le vaut bien!

  7. Grominou

    Le coup des partenaires de lab, on a vu ça ailleurs, non?

    1. Karine :)

      Grominou: Heu… oui! ;))  Souvent ces temps-ci, me semble!

  8. Cécile

    Moi j’ai completement fondue pour Alex ! Hummm un rebel comme je les aime 🙂

    1. Karine :)

      Cécile: Ah oui, il est hot, Alex.  Très très hot!  Ca m’a quand même beaucoup plu, malgré quelques petits bémols!

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