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Avr 27 2008

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Le fantôme de Baker Street – Fabrice Bourland

Résumé
Londres, 1932.  Depuis qu ela municipalité a attribué à la maison du major Hipwood le no 221 à Baker Street, le salon dupremier étage semble hanté.  S’agit-il d’un esprit, comme le prétendent certains%  Existe-t-il un lien entre ces manifestations et la série de crimes qui ensanglante Witechapel et les beaux quartiers du West End?

Motivée par un funeste pressentiment, lady Conan Doyle, la veuve de l’écrivain, sollicite l’aide de deux détectives amateurs, Andrew Singleton et James Trelawney.  Lors d’une séance de spiritisme organisée à Baker Street, ces derniers découvrent avec effarement l’identité du fantôme.  Et quand ils comprennent que les meurtres à la une des journaux imitent ceux commis par Jack l’Éventreur, Dracula, Mr Hyde et Dorian Gray, nos jeunes enquêteurs sont entraînés dans une aventure qu’ils ne sont aps pr`s d’oublier.  Un hymne enflammé à la littérature victorienne et à ses monstres sacrés!

Commentaire
En posant les yeux sur la première page de ce roman, nous sautons à pieds joints dans un Londres brumeux et mystérieux à souhait, en compagnie de héros  déjà nostalgiques de l’époque victorienne.  Ils seront entraînés (et nous les y suivrons) dans une aventure où ils rencontreront plusieurs héros littéraires de cette ère.  En fait, nous ne sommes plus à l’époque dite victorienne (qui se termine en 1901), mais on s’y croirait.   En effet, l’atmosphère a été pour moi l’un des points forts du roman.  En effet, l’auteur nous fait évoluer au milieu des séances de spiritisme et des adresses célèbres.  Le décor est résolument créé!

J’ai beaucoup aimé la narration qui m’a rappelé les « vieux » romans policiers que je lisais adolescente.  Les références en bas de page, le style « rapport d’enquête »… j’ai bien aimé, c’est différent de ce que j’ai lu récemment.  Inutile de préciser que j’ai littéralement adoré retrouver tous ces personnages imaginaires bien réels (oui, oui, même les méchants… ça fait rêver!) et j’étais toute contente quand je réussissais à en reconnaître un!  De plus, j’ai bien aimé la paire de détectives formée par Singleton et Trelawney.  Dans cette enquête, ils sont guidés par un grand maître… mais je suis curieuse de voir comment ils se débrouilleront par la suite et comment évoluera leur collaboration.

Quant à l’enquête proprement dite, elle aurait probablement bénéficié d’être plus étoffée (en fait, ça va un peu vite pour moi à certains endroits… j’aurais apprécié plus de péripéties) et on est définitivement dans le surnaturel.  Il faut être prêt à rencontrer des trucs phosphorescents et ectoplasmiques en ouvrant le livre!  Mais finalement, j’ai beaucoup aimé et je lirai avec plaisir la suite des aventures de ces détectives!

Sauf qu’à présent, mon portefeuille anticipe deux problèmes majeurs…  
1)  Je veux absolument visiter Londres (bon, pas cette années… mais une autre année!)
2)  Je veux absolument lire les aventures de Sherlock Holmes, par Arthur Conan Doyle, sur lesquelles je n’ai jamais même posé les yeux!

Il va falloir que je commence à économiser!!!

8/10

(34 commentaires)

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  1. Manu

    Je suis sûre que ça me plairait ce livre. Je l’avais déjà repéré mais sans plus … aïe aïe aïe … Encore un de plus à ajouter!

  2. Emmyne

    Moi aussi j’ai beaucoup aimé ce livre pour l’atmosphère, pas pour l’intrigue. On ne peut pas vraiment le qualifier de polar. Et comme toi, je vais lire la suite de leurs aventures.

  3. Lucile

    Si je me rappelle bien, je l’ai déjà noté chez Fashion… A lire alors! 🙂

  4. Karine

    Manu: C’est terrible, n’est-ce pas, ces LAL qui s’allongent!!! 😉 Si tu aimes l’époque victorienne, je crois que ça te plaira! Emmyne: D’accord avec toi! Je viens d’ailleurs de réaliser que le 2e tome « Les portes du sommeil », est dans ma PAL. Sauf que je n’ai aucun, mais alors là AUCUN souvenir d’avoir acheté ça!!! Je deviens PALamnésique!!!! Lucile: Je me rappelle que Fashion avait fait un billet quelques jours après que j’aie acheté le livre! Elle a bien aimé, elle aussi, si ma mémoire est bonne!

  5. cathulu

    Aie aie, aie, jamais lu Sherlock non plus ! Bon dimanche malgré le temps!

  6. Charlie Bobine

    J’adore Sherlock Holmes. Il y a un petit quelque chose de suranné mais de si familier dans ses aventures, ça me rassure, ça m’apaise. Bon, rien de transcendant comme lecture (malgré que j’admire les talents de conteur de Conan Doyle), mais néanmoins, ça a sur moi un pouvoir hypnotique. 🙂 On m’a parlé d’une nouvelle édition qui franchement vaut la peine (en v.o.), c’est le genre d’investissement à faire! 😉 Bonne découverte alors!

  7. Karine

    Cathulu: Bon dimanche à toi aussi!! Je suis en pleine recherche « Holmienne » à l’heure actuelle!!! Charlie Bobine: Quelle est cette édition dont tu parles? Parce que je fouine un peu sur Chapters… et que je ne trouve rien qui semble convenir! Je crois que j’aimerai bien aussi!

  8. Fantômette

    En V.F., il existe pas mal de Conan Doyle chez Librio, ce qui ne pourra que séduire ton portefeuille ! Aaaah les aventures de Sherlock Holmes ! Leur petit côté surrané fait une partie de leur charme, mais il faut se souvenir que les enquêtes datent d’un temps où il n’était pas question d’ADN, ni même d’empreintes digitales… Perso, j’adore !

  9. Emeraude

    tu sais, Paris n’est qu’à 2h30 de Londres en train… 😉 Et je te rassure, moi non plus je n’ai jamais posé les yeux sur les aventures de ce fameux Sherlock et j’en ai d’autant plus envie depuis que j’ai lu Oscar Wilde et le meurtre aux chandelles!

  10. yueyin

    pas lu Sherlock Holmes????? Grand Tolkien… il faut faire quelquechose, que dirais-tu de commencer par les nouvelles, bien supérieures aux romans (sauf le chien des baskerville qui est excellentissime) Dans l’ordre « Les aventures de Sherlock Holmes » qui commencent par un scandale en bohème, les « mémoires de Sherlock Holmes » qui commencent avec flamme d’argent (c’est dans celle-là qu’il attire l’attention sur le bizarre incident du chien pendant la nuit :-)) et le « retour de sherlock holmes » qui commencent par la maison vide (celle où il ressuscite :-)) ensuite pour compléter le « canon » (et si tu es accrochée) il a deux autres recueil de nouvelles et 4 romans… J’adore bien sûr, tu t’en serais douté :-)) et l’avantage c’est qu’on trouve facilement ces roman d’occasion ce qui permet des arrangement avec sa conscience :-))))

  11. yueyin

    plus de choses par ici http://www.sshf.com/ 😉 (et même tout le canon à lire en ligne si tu veux 🙂 moi je préfère lire dans mon lit mais bon !)

  12. Karine

    Fantômette: Ce petit côté vieillot, l’absence de grandes méthodes d’investigations, ça me plaît bien. J’aime beaucoup ces enquêtes résolues « avec le cerveau »!! Emeraude: Si près que ça? Ce n’est pas plu long que d’aller à Québec à partir de chez moi!!! Vais-je réussir à trouver une copine pour une virée d’une journée ou deux à Londres?!?! ;))) Yueyin: Mais tu es une véritable encyclopédie Holmienne, dis donc!!! Merci pour le site, il y a vraiment plein de trucs intéressants!!! Je préfère toutefois lire sur papier… j’ai mal à la tête sinon! Et ma conscience est très, très facilement négociable!!! 🙂

  13. fashion victim

    Quoi ???? Tu n’as jamais lu Sherlock Holmes ???? Honte à toi!!!

  14. Joelle

    Je suis tout à fait de ton avis : l’auteur aurait pu étoffer un peu plus l’histoire car il y avait matière à faire ! Cela m’a un peu frustrée mais l’atmosphère du livre est vraiment très réussie !

  15. Karine

    Fashion: Hé non… jamais lu Sherlock Holmes… je devrais me promener avec un sac en papier sur la tête, selon toi??? 🙂 Joelle: Oui, il y avait matière à y faire… une péripétie de plus aurait selon moi rendu ce livre encore meilleur. L’atmosphère m’a beaucoup plu!

  16. florinette

    Alors, nous serons deux à nous balader avec un sac sur la tête, car moi non plus je n’ai jamais lu Sherlock Holmes !! ;-o))

  17. Karine

    Florinette: Fiou! Je ne suis pas toute seule! On va se partir un club de sacs sur la tête!!! ;))

  18. Nanne

    J’ai ce livre en attente dans ma PAL qu’il faudra que je commence un jour où l’autre, sinon il va prendre la poussière !!! Mais son histoire me plaît beaucoup. En plus, dans un Londres fin 19ème Siècle, avec le fantôme de Sherlock Holmes. Pas de problème :o)) Pour les Sherlock Holmes, tu pourras te les procurer à moindre frais chez de bons bouquinistes … Raison de plus de plonger dans du bonheur littéraire, Karine.

  19. Karine

    Nanne: En effet, je compte bien aller bouquiner à Montréal cette semaine, si je peux avoir 2 minutes à moi dans mes 2 jours! J’imagine que j’y trouverai quelques aventures de Sherlock!

  20. arlette

    ton commentaire renforce mon opinion sur ce livre vu également chez Joëlle !

  21. Karine

    Arlette: Si je me souviens bien, Joelle a bien aimé aussi! Si tu aimes les histoires de fantômes et l’époque victorienne, ça risque de te plaire!

  22. pom'

    voila un serie 10/18 qui faut que je découvre

  23. Karine

    Pom’: C’est une série qui me plaît bien aussi… en fait, j’aime bien cette édition!

  24. Lou

    Je devrais d’ailleurs remercier Fabrice Bourland moi aussi car j’ai un peu plus creusé dans mon portefeuille pour acheter le tome 1 des éditions intégrales de Holmes en anglais 🙂

  25. Karine

    Lou: Je m’en vais à Montréal ce soir et je compte justement faire cet achat en particulier!!! 😉

  26. niki

    bon, là c’est sûr, je le veux ce livre-là et tant pis pour ma décision de ne plus acheter de livres avant d’avoir fait fortement baisser ma PAL. et Londres, j’y retourne dès que j’ai des sous et AVANT 2012, l’année de nouveaux J.O.

  27. niki

    Sherlock Holmes, je l’aime presqu’aussi grave qu’Hercule Poirot, c’est dire !

  28. Karine

    Niki: Cette décision… toute bonne LCA la prend 3 fois par année… AU MOINS!!!

  29. The Bursar

    ça fait un certain temps que le titre de ce livre m’intrigue mais je suis pas sûr d’aimer ce mélange entre réalité et personnage de fiction, c’est un peu trop étrange pour moi.

  30. Karine :)

    The Bursar: En fait, dans le genre bizarre… et c’est pas mal tout imaginaire. C’est quand meme assez soft dans le genre bizarre!  Bon, ok, c’est une histoire de fantômes mais on comprend assez facilement où ça s’en va.

  31. Yvon Verrier

    J’ai réellement découvert Sherlock Holmes, quand j’avais quinze ans, grace à un ami, plus agé, qui était un véritable maniaque de Holmes. Je me rappelle qu’il fumait la même pipe, et qu’il portait un long imperméable, ainsi qu’une casquette comme celle de Holmes. Depuis, j’ai lu et relu plusieurs fois les aventures de Sherlocks Holmes, surtout en automne, le soir, avec un petit whisky. Hélas, je me rappelle de tous les petits détails. Il me faut donc faire des efforts, pour en oublier quelques uns, et profiter à nouveau du petit plaisir. C’est un peu comme de presser un citron, pour en faire sortir la dernière goutte. Quel dommage! Il me reste un espoir. En vieilissant, je finirai par oublier, et je pourrai alors redécouvrir Sherlock Holmes.

     

    Ce qui m’attire, c’est d’abord l’univers relativement clos, dans lequel se déroule les aventures. J’aime quand Holmes dit à Watson: prennez quelques affaires, nous partons pour le Sussex. Watson ne demande rien. Il fait les baggages, et vérifie les départs des trains. Franchement, je ferais la même chose. D’une part, Watson abandonne sa clientèle, et même sa femme, pour partir avec Holmes. C’est souvent sa femme qui lui conseille ce remède: allez donc voir si votre ami Holmes n’a pas besoin de vous… En fait, Conan-Doyle a lui-même abandonné la médecine pour écrire ses romans.

     

    Conan-Doyle est un terrible conteur. À un moment, il laisse même Sherlock Holmes reconter son aventure. Et vraiment, on s’y croirait. Holmes reproche souvent à Watson de conter les histoires à l’envers, de façon à créer des effets dramatiques. Aussi, puisque Watson lui en laisse la chance, il se promet bien de conter l’histoire de la bonne manière, sans rien cacher, de façon à surprendre le lecteur. Et pourtant, il nous surprend quand même.

     

    Je pense qu’à travers ses histoires, Conan-Dolye nous fait rêver, pas tellement à cause des succès de Holmes, comme pour la vie étrange qu’il mène. Il ne semble pas travailler, en tout cas, il ne fait rien comme les autres, jamais au même moment, et jamais pour les même raisons. Il n’a aucun patron, il est libre, il ne manque jamais d’argent, et les plus grands personnages de la planète viennent requérir ses services.

     

    Mais, il y a un point qu’on discute rarement. Holmes n’aime pas les femmes. Il en respecte une, Irene Adler. Mais il n’en fréquente aucune, et à la fin, il se retire à la campagne, pour y étudier les abeilles. Pourquoi Conan-Doyle a-t-il défini son héros de cette manière, alors que lui, beaucoup plus semblable à Watson, ne peut résister aux charmes de ces dames? Je sais bien que ca n’est pas une oeuvre de psychologie. Mais il me semble que Conan-Doyle insiste beaucoup trop sur l’apparente mysogénie de Holmes, pour qu’on ne soit pas ensuite tenté d’y chercher une cause.

     

    Voilà une chose dont les habituels amateurs des cercles holmiens ne discutent pas souvent. Ils se contentent de revetir sa cape, sa casquette, et de fumer sa pire.

     

    Mais pour les curieux, je me permet de révéler un petit secret. Le fils de Conan-Dolye, qui avait par la suite, continué quelques aventures de Holmes, a déjà commenter dans un article, que pour son père, il était important de ne pas donner de compagne à Holmes, afin qu’il conserve un figure enfantine, peut-être, à la Peter Pan. Dans l’histoire non écrite de Holmes, il y a un drame caché, entre lui, sa mère et son beau-père, un criminel qu’il voudra traquer toute sa vie. Par contre, Conan-Dolye, qui joue un peu le rôle de Watson, fait plutôt figure du père manquant de Holmes.

    1. Karine :)

      Yvon Verrier: Je crois avoir lu quelques épisodes de Sherlock adolescente mais j’en ai un très vague souvenir à part les phrases qui sont galvaudées un peu partout.  J’ai récemment récupéré les oeuvres complètes que j’ai bien l’intention de relire avec ma tête d’adulte!  J’aime aussi cette petite bulle dans laquelle ils vivent, un peu à leur manière, comme si ce qui se passait dans ces enquêtes était extérieur à la vraie vie.  Je ne connais pas assez le personnage de Conan Doyle pour faire le lien avec ses personnages mais bizarrement, même ado alors que je me choquais d’un rien, la mysoginie d’Holmes  ne m’a jamais irritée dans mes lectures.   Très intéressant l’anecdote relative à son fils… je ne savais pas du tout.

  32. Yvon Verrier

    Je l’ignorais aussi. J’ai appris ca, en relliant une vieux livre d’une des premières édition, dans laquelle un lecteur avait utilisé un article de journal comme signet. Ca m’a invité à apprendre plus sur le fils, qui est demeuré volontairement discret, afin de laisser vivre le fantôme de son pêre plus longtemps.

     

    Souvent, comme un artifice pour créer l’intérêt, Watson commence une histoire en disant quelque mots d’une autre aventure dont il ne parle presque pas. Par exemple, cet homme qui sorti un matin de chez lui, y retourna aussitôt pour prendre son parapluie. On ne le revit plus jamais. Il y a plusieurs anecdotes de ce genre. Le fils de Conan-Doyle décida d’écrire des histoires pour justifier ces anecdotes. Et franchement, elles sont si bien écrites, qu’on croirait qu’elles l’ont été par Conan-Dolye, mais qu’il les avait caché, bien sur, pour une obscure raison…

     

    Pour ceux qui le peuvent, ca n’est pas une mauvaise idée de lire Conan-Doyle en anglais. Il m’a semblé que les Anglais de la fin du siècle dernier, ne parlaient pas tout à fait comme nos contemporains. En tout cas, leur écriture est beaucoup plus simple, et quand on peut lire en anglais, c’est même assez agréable. On peut y retrouver le rythme de l’auteur.

    1. Karine :)

      Yvon Verrier: J’ai racheté les oeuvres complètes en anglais.  Je lis presque tout en anglais quand c’est la langue d’origine vu que je sais ce qu’on perd en traduction, même si celle-ci est excellente.  Il faut vraiment que je m’y remette!

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